Histoire de Montréal

Un casino dès 1993 ?

Un casino dès 1993 ?

Un casino à Montréal dès 1993 ?

Le gouvernement du Québec devrait aller de l’avant avec son propre réseau de machines vidéo-poker et la création d’un casino à Montréal, et ce, dès janvier 1993. Telles sont les recommandations faites par le ministre des Finances, Gérard D. Lévesque.

Le document de cinq pages recommande la création d’un réseau étatisé de loteries vidéo, administrées par Loto-Québec qui pourraient se trouver dans les bars, les brasseries et certains dépanneurs, « à condition que les appareils soient regroupés dans une aire strictement réservée aux adultes. »

Le président de Loto-Québec, Michel Crête, est resté beaucoup plus vague. La mise en place d’un casino prendrait entre huit mois et deux ans, selon l’ampleur de l’établissement. Les retombées économiques d’un établissement de classe internationale pourraient 140 millions, a-t-il dit en ajoutant que, à Montréal, un casino pourrait compter sur un bassin de population de 29 millions d’habitants dans un rayon de 500 km. Par comparaison, le casino de Winnipeg n’a que deux millions de clients potentiels dans le même rayon. La surveillance policière d’un tel établissement coûterait environ 1,6 million de plus par année à l’État, et des mesures d’autodiscipline pourraient être proposées à des joueurs compulsifs, une formule appliquée avec succès en Hollande, a-t-il fait valoir.

La maladie du jeu se développe surtout chez les jeunes qui y sont exposés trop tôt, a reconnu M. Crête en soulignant que la question de l’accès des mineurs aux machines constituait le principal problème du dossier des vidéo-poker.

Du côté des casinos, le ministre Lévesque recommande au gouvernement d’autoriser Loto-Quebec à enclencher le processus en vue de l’implantation en janvier 1993 d’un premier casino à Montréal, suivi d’un deuxième dans Charlevoix au cours de 1993.

La forme de casino proposée amènerait des recettes de 44 millions par an en revenus et dividendes au gouvernement, auxquels il faut ajouter 14 millions de recettes fiscales et para-fiscales. Ces casinos créeraient 1500 emplois à Montréal et 300 dans Charlevoix. Les retombées touristiques seraient de 44 millions à Montréal et 10,6 dans Charlevoix, et permettraient de récupérer une partie des 135 millions que les Québécois perdent chaque année dans les casinos étrangers.

(C’est arrivé le 29 avril 1992).

(Note : L`Assemblée nationale s’est finalement opposée à la clause vidéo-poker que fut remise sine die).

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