C’est un simple note concernant l’arrestation du maire Camillien Houde à cause de sa position contre la guerre et la conscription. Nous analyserons les motifs et les raisons de cette position dans un autre article.
Ici, prêtez attention aux conditions d’internement, à la diffusion de la nouvelle, aux témoignages, etc. Quelle différence de certains pays participants de la même guerre ( peu importe leur affiliation politique ), où un homme osant à s’exprimer serait fusillée (parfois, avec toute la famille) et personne n’oserait faire des commentaires et où des internés mouraient de faim par milliers.
Arrestation du maire Camillien Houde
Le maire de Montréal est arrêté et interné
Le 5 août 1940, le maire de Montréal Camillien Houde a été arrêté et interné.
M. Lucien Croteau, secrétaire particulier de M. Houde, a déclaré aux journalistes qu’il accompagnait le maire à son bureau de l’hôtel de ville et qu’il y a rencontré Mme Houde. Le maire semblait très calme et comme il avait plusieurs affaires à examiner, il demeura au travail de 8 h. à 10 h. 45. C’et alors qu’il se dirigea vers l’ascenseur pour sortir au square Vauquelin par la porte nord-ouest de l’hôtel de ville. C’est à cet endroit que le maire a été arrêté par les policiers fédéraux et provinciaux.
Le lendemain, le Gouvernement du Canada a simplement ignoré la question au commencement de la séance de la Chambre des Communes Un représentant du gouvernement fédéral a tranquillement dit : « Je ne peux pas discuter ces choses ».
La question que tout le monde se posait était sur la durée de l’internement du maire. Rares étaient ceux qui croyaient que ce serait pour toute la durée de la guerre, mais tout le gouvernement a laissé entendre que cela dépendrait probablement de la conduite de M. Houde.
Au même temps, les autorités ont confirmé que le maire serait incarcéré dans un camp de concentration, d’après les règlements, il y a égalité absolue de traitement, sans favoritisme. Le lever se fait entre 5 heures 30 et 6 heures du matin et à 10 heures du soir, la lumière s’éteint. Le travail est distribué suivant la capacité physique de l’interné. On rapporte que le contremaître d’une équipe de mineurs est un millionnaire. Pour la nourriture, le régime est le même pour tous, excepté que l’on peut recevoir des fruits, etc.
Les internés n’ont pas d’argent, mais il existe dans les camps de concentration un système de crédit.

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