Histoire de Montréal

On n’y a vu goutte ce matin

On n’y a vu goutte ce matin

On n’y a vu goutte ce matin

Que de précautions pour avancer d’un pas

Un brouillard d’une densité extraordinaire

Dès le lever du soleil, – lever que personne ne vit – le matin du 5 décembre 1912, – un brouillard épais s’abattit sur la ville de Montréal. Il devint si épais que la circulation des voitures et de tramways en souffrit considérablement.

Dans certains endroits, on ne voyait pas à cinq pas, tant la brume était épaisse. Le nord de la ville a particulièrement souffert, car une toute petite brise du sud-est soufflait et amoncelait du côté de la montagne la fine nouée du brouillard.

On ne rapport pas d’accidents, mais les voitures et même les piétons ne s’avançaient qu’avec précaution dans cette mer de brume enveloppant les hommes et les choses. Ce brouillard semblait un présage d’une continuation du temps doux.

À maints endroits les tramways ont dû stopper, crainte de provoques des accidents.

Le brouillard, en tombant, rend les pavés très glissants, et nombreux sont les chevaux qui sont tombés, surtout sur les rues en pente. On a dû exhorter les entrepreneurs à moins charger ces pauvres bêtes, qui ne pouvaient traîner sur un pavé aussi glissant la moitié de sa charge ordinaire.

fille bronze

 Un sourire coûte moins cher que l’électricité, mais donne autant de lumière. (Abbé Pierre, 1912-2007, religieux français). Photo : © GrandQuebec.com

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