Histoire de Montréal

Canal de Lachine coupé

Canal de Lachine coupé

Canal de Lachine coupé

La circulation des vaisseaux a été complètement arrêtée à cause d’un grave accident

Le vapeur «Dundurn» de la «Hamilton-Montreal Navigation Co.» brise l’écluse du canal Lachine à Ville Saint-Paul, et les eaux se précipitent en torrents.

Le 28 août 1906, vers six heures, le vapeur «Dundurn» de la Hamilton-Montreal Navigation Co. a été la cause d’un accident désastreux en brisant une écluse du canal Lachine à la Ville Saint-Paul.

Cet accident a eu pour effet de faire déverser les eaux du canal sur ses deux berges en inondant les manufactures riveraines.

Le Dundurn était parvenu dans le bassin formé par les deux écluses qui se trouvaient immédiatement au bas du pont qui unit la Ville Saint-Paul à Montréal.

Les employés de M. Fichaux, gardien de l’écluse, avaient ouvert la première porte et laissé entrer le vapeur dans le bassin. Ils devaient quelques instants plus tard refermer cette première porte pour ouvrir la deuxième, et donner libre cours au vapeur. Mais pour une raison quelconque le «Dudurn» continua son élan et brisa la deuxième porte. Les préposés de l’écluse tentèrent immédiatement de refermer la première porte, mais il était trop tard.

La pression du courant était énorme et a brisé la deuxième porte. L’eau descendait en torrent impétueux et en quelques minutes gonfla le canal dont les bords étaient devenus insuffisants.

L’eau se déversa ainsi de chaque côté inondant les clos de bois Rutherford, à Saint-Henri, la Scranton Coal Co., le petit village connu sous le nom de Venise et autres endroits plus bas.

A la Ville Saint-Paul et à Saint-Henri, les fossés, les canaux d’égout, la petite rivière Saint-Pierre étaient insuffisants pour laisser écouler ces eaux montantes. Le chemin Saint-Patrice, mieux connu sous le nom de chemin Poitras, situé au côté du canal, a été complètement inondé, et l’on voyait ce matin des voitures complètement submergées. Plus au sud s’étendait une immense nappe d’eau claire où des gamins se plaisaient à se promener dans des barques improvisées. Le canal inachevé des égouts de la Ville Saint-Paul a pris un cours qui était tout autre que celui qu’on voulait lui donner. Il a plutôt suivi les caprices et les accidents du terrain pour se frayer un chemin en bouleversant tout sur son passage.

Vers onze heures, le canal avait repris son cours ordinaire laissant à l’homme le trouble de réparer ces dégâts incalculables.

La circulation des vaisseaux est complétement arrêtée pour un temps indéterminé.

Le Dundurn, avec le capitaine Malcolmson à la tête, après avoir enfoncé l’écluse du canal à la Côte-Saint-Paul, poussé par un torrent impétueux, est venu amarrer près du pont de la rue des Seigneurs, où maintenant il dresse ses formes majestueuses au-dessus de l’eau qui est devenue limpide comme une glace de Venise.

Le Dundurn appartient à la Hamilton Montreal Navigation Co et fait le service entre le port de Montréal et Hamilton, en Ontario. Le vaisseau est commandé par le capitaine Malcolmson qui attribue l’accident au fait que le navire n’a pu faire la machine en arrière assez vite.

Il était environ 6 heures lorsque l’accident se produisit. Presque tous les soixante-quinze passagers qui étaient à bord, dormaient dans leurs cabines, et le choc fut si faible que personne ne fut éveillé, une panique a été ainsi évitée.

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