Histoire de Montréal

Fondation de l’ACPM

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L’Association canadienne des policiers de Montréal : deuxième tentative de syndicalisation des policiers de Montréal

C’est en 1918, lors de la Première guerre mondiale que les policiers montréalais ont fondé leur premier syndicat et c’est durant la Seconde guerre mondiale que l’Association canadienne des policiers de Montréal voit le jour, mais le premier syndicat disparaît en 1940.

Encore une fois, tout comme en 1918, l’administration municipale montréalaise est sous tutelle et c’est la Commission municipale de Québec qui a droit de veto sur les décisions du Conseil municipal de la Ville de Montréal.

Au mois d’août 1943, une grève de quatre jours des cols bleus, qui sont déjà syndiqués et membres du Congrès canadien du travail (CCT) force la Commission municipale à leur proposer la mise sur pied d’un conseil d’arbitrage et la CCT réussit à imposer que la révision des conditions de travail des pompiers et des policiers soit incluse dans le mandat du Conseil.

À la faveur de ce revirement, le constable Roger Lavigueur, un personnage qui marquera l’histoire de la Fraternité des Policiers et Policières de Montréal, est délégué pour représenter les policiers devant ce conseil d’arbitrage. Le 1er septembre, les policiers l’élisent à la tête du nouveau syndicat.

Ensuite, les syndicats des employés municipaux (cols bleus, pompiers et policiers) déposent un mémoire faisant valoir les avantages de l’établissement d’une convention collective pour résoudre les conflits entre la direction et les employés, principe déjà reconnu par le gouvernement fédéral et plusieurs provinces. On y défend le droit à la syndicalisation, le principe de l’atelier fermé, qui amène tous les membres d’une unité d’accréditation à faire partie d’un syndicat reconnu, de même que le droit pour un syndicat de s’affilier à l’organisme de son choix.

Rappelant la grève des policiers de 1918, le mémoire déposé par les autorités municipales conteste au contraire le droit des policiers et des pompiers de se syndiquer ainsi que le droit de faire grève de toutes les personnes travaillant dans les services publics.

Le 19 novembre 1943, le Conseil d’arbitrage reconnaît aux policiers, comme aux autres employés municipaux, le droit de se syndiquer et le devoir de l’employeur de négocier une convention collective avec eux. Mais en 1944, le gouvernement interdit les arrêts de travail des employés municipaux et préconise, pour le règlement des conflits, le recours à un tribunal du travail dont les décisions sont exécutoires.

(D’après le Musée de la Police de Montréal).

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