Monde des plantes

Hydrocharis grenouillère au Québec

Hydrocharis grenouillère au Québec

Le berceau de l’hydrocharis grenouillère – rivière des Outaouais

L’hydrocharis grenouillère (Hydrocharis marsus-ranae) est connue sous une panoplie de noms dont l’hydrocaris grenouillère ou grenouillette, l’hydrocharis des greonoulles, le petit nénuphar, la morène, le mors de grenouille et la morsure de grenouille.

Cette plante aquatique à fleur blanche simple, oriringare de l’Eurasie, fut introduite accidentellement en 1932 à des fins horticoles par l’arboretum de la ferme expérimentale centrale d’Ottawa. Sept ans plus tard, on l’identifiait pour la première fois dans le canal Rideau. Dès 1952, cette plante s’est installée dans la rivière des Outaouais et elle a fait son apparition dans les eaux autour de Montréal vers la fin des années 1950. Aujourd’hui, on la tranque non seulement dans un grand nombre de lacs, dont Ontario et Érié, mais le long du fleuve Saint-Laurent, jusqu’à la ville de Québec. Elle a envahi également des plans d’eau et des marécages qui n’ont aucun lien direct avec les rivières majeures.

L’invasion de l,hydrocharis grenouillère dépend de la capacité de stolonisation et de la formation de bourgeons capables de résister aux rigueurs de l’hiver québécois. Année après année, à l’approche des premiers frods, les bourgeons de dormance s’enfoncent sous l’eau; ils refont surface dès le printemps suivant, prêts à reprendre leur croissance. Chaque plant produit l’équivalent d’environ 100 à 300 bourgeons d’hiver par année, phénomène qui explique la rapide dispersion du « petit nénuphar » au Québec.

Cette plante n’est pas encore très connnue, mais certains chercheurs estiment qu’elle nuit aux espèces locales en limitant la pénétration de la lumière dans la colonne d’eau bloquée par les denses et épaisses nappes flottantes de sa feuillaison. Une compétition inégale pour la consommation des gaz dissous et des nutriments présents dans l’eau n’est pas exclue. Pour l’instant, l’hydrocharis grenouillère ne faitl’objet d’aucun contrôle comparable à celui qui est exercé sur la châtaigne d’eau du Richelieu et sur d’autres plantes.

hydrocharis grenouillère

L’hydrocharis grenouillère forme sur la surface des lacs et rivières un tapis agréable à l’oeil. Photo : GrandQuebec.com

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *