Monde des plantes

Prunes au Québec

Prunes au Québec

Prunes au Québec

Le prunier, symbole de vie en Asie, est connu depuis des millénaires et il semblerait que ce soit les Japonais ou les Chinois qui aient commencé à utiliser les fruits du prunier, à les manger à l’état frais ou séchés, ainsi qu’à les cuisinier depuis des milliers d’années.

Les Pères Récollets et Samuel de Champlain sont les premiers à introduire les arbres fruitiers au Québec. Ce sont les prunes, les premiers fruits cultivés goûtés en Nouvelle-France, avant il n’y avait que les baies ou les fruits sauvages. Il est vrai que la prune des grèves (Prune maritima) qui pousse à l’état sauvage à l’est de l’Amérique du Nord était utilisée par les Amérindiens qui en faisaient une gelée, servie avec le canard ou le gibier, mais ces prunes sont plutôt acides et non comestibles à l’état frais.

Selon ses récits, Champlain a semé un grand nombre de pruniers durant ses nombreux voyages sur les rives du Saint-Laurent, à La Malbaie, à l’Île-aux-Coudres, où il a planté de nombreux arbres. Les pruniers arrivèrent en Nouvelle-France à bord du Jonas, le bateau sur lequel Champlain fit son premier voyage au Canada, embarquant à bord des pruniers, des pommiers, des cerisiers, des poiriers et des pêchers.

Le but de ces arbres fruitiers était d’abord d’améliorer le menu des colons pendant ces longs et rigoureux hivers qui n’en finissaient pas. Les premières variétés de pruniers étaient, entre autres, la mirabelle, la Reine-claude et la prune de Damas pourpre et jaune (la prune de Damas s’appelle ainsi parce qu’elle est originaire de Syrie).

La culture de la prune se répandit vite, si bien que vers la moitié du XVIIe siècle, on trouve des pruniers à Québec, sur l’Île d’Orléans, sur la Côte-de-Beaupré, dans Charlevoix, à l’Île-aux-Coudres et sur la Côte-du-Sud.

Certaines espèces de pruniers introduits à cette époque lointaine sont encore présents dans des vergers du Québec. Il y en avait tant qu’au début du XXe siècle, Kamouraska expédiait par goélette les petites prunes du Bas-du-Fleuve vers les marchés des grandes villes.

Selon Paul-Louis Martin, fondateur et propriétaire du Musée de la Prune,  en 1901, on comptait pas moins de 218 000 pruniers dans l’est du Québec. En 1983, on en recensait seulement 2000 au Kamouraska.

Aujourd’hui, on prépare plusieurs types de confitures à base de prune. Plusieurs recettes ont été inventées et testées en Nouvelle-France, des jus et cocktails, des tartes, des barres et beaucoup plus. On prépare de la sauce aux prunes à la chinoise, des compotes, on les jette dans du thé fort à la manière traditionnelle arabe, en les laissant macérer toute une nuit, on fait des muffins, clafoutis, gâteaux renversés, on ajoute des morceaux de prunes fraîches aux céréales du matin ou on fait une farce pour les crêpes avec des prunes. Puff… il y a tellement de recettes…

Et tout a commencé avec le voyage du Jonas, le premier voyage de Champlain au Québec…

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