Vous ne le saviez pas !

La Vie et le Cosmos

La Vie et le Cosmos

La Vie et le Cosmos : Évolution cosmique

Dans quelques milliards d’années, la Terre connaîtra une ultime journée parfaite. Ensuite, le Soleil, continuant lentement à rougir et à se dilater, présidera aux destinées d’une Terre étouffant de chaleur, même aux pôles.

La calotte glaciaire de l’Arctique et de l’Antarctique se mettra à fondre, inondant les côtes du globe. Les hautes températures océaniques libéreront dans l’air davantage de vapeur d’eau; des nuages plus abondants protégeront la Terre du rayonnement solaire et retarderont pour peu de temps sa fin. Mais l’évolution du Soleil n’en reste pas moins inéluctable. Les océans entreront en ébullition, l’atmosphère s’évaporera dans l’espace et finalement une catastrophe d’une ampleur inimaginable frappera la planète.

Entre temps, les êtres humains auront sans doute considérablement évolué. Nos descendants se montreront peut-être même capables de maîtriser ou de modérer l’évolution des étoiles, qui sait… Ils seront partis chercher dans quelque système solaire jeune et engageant une planète inhabitée.

Le Soleil finira ses jours sous l’aspect d’abord d’une géante rouge, puis d’une naine blanche.

L’effondrement d’une étoile d’une masse deux fois supérieure à celle du Soleil fait d’elle une supernova, puis une étoile à neutrons (mais une étoile plus grosse qui, après sa phase de supernova, conserverait une masse disons cinq fois supérieure à celle du Soleil, connaître un sort encore plus remarquable – sa gravité la transformerait en trou noir).

Il y existe des planètes qui décrivent leur orbite autour d’étoiles situées dans les nuages de Magellan ou dans les amas globulaires entourant la Voie Lactée. C’est un déploiement galactique stupéfiant : dans une immense spirale comprenant quatre cents milliards d’habitants stellaires, des nuages de gaz s’effondrent, des systèmes planétaires se condensent, tandis qu’apparaissent de lumineuses étoiles supergéantes, d’autres stables dans leur maturité, des naines blanches, des nébuleuses planétaires, des novae, des supernovae, ds étoiles à neutrons, des trous noirs. De tous ces mondes, il doit être clair, notre matière, notre forme, et pour une bonne part notre caractère, sont déterminés par les liens profondes qui unissent vie et Cosmos.

Les Aztèques ont prédit un temps «où la Terre sera fatiguée, où sa floraison aura pris fin ». Ce jour-là, le Soleil tombera du ciel et les étoiles de leur séjour céleste. Image : Megan Jorgensen.

Évolution cosmique

Pendant des éternités, après le déversement explosif de matière et d’énergie du Big Bang, le Cosmos resta informe. Pas de galaxies, de planètes ni de vie. Partout une obscurité profonde, impénétrable. De simples atomes d’hydrogène dans le vide. Et puis, ici et là, une accumulation plus dans de gaz se produisit imperceptiblement, des globes de matière se condensèrent, gouttes d’hydrogène plus massives que des soleils. Dans ces globes de gaz s’alluma pour la première fois le feu nucléaire latent dans la matière.

Une première génération d’étoiles naquit inondant le Cosmos de lumière. Il n’y avait pas encore des planètes en ce temps-là pour recevoir la lumière, ni de créatures vivantes pour admirer le firmament.

Au plus profond des creusets solaires, l’alchimie de la fusion nucléaire créa des éléments lourds, cendres de la combustion de l’hydrogène, matériaux atomiques de construction des futures planètes et des formes de vie.

Les étoiles massives épuisèrent bientôt leurs réserves de carburant nucléaire. Secouées par de colossales explosions, elles restituèrent presque toute leur substance au gaz ténu dans lequel elles s’étaient jadis condensées. Et là, dans les gros nuages sombres qui emplissaient l’espace interstellaire, se formèrent d’autres gouttes faites de divers éléments, annonciatrices de prochaines générations d’étoiles à naître. Non loin, les gouttelettes, corps célestes trop menus pour embraser le feu nucléaire, se préparaient à devenir les planètes. Parmi elles, un petit mon de fer et de pierre : la jeune Terre.

En se congelant et se réchauffant, la Terre laissa échapper des vapeurs de méthane, d’ammoniac, d’eau et d’hydrogène, emprisonnées en son centre, qui formèrent l’atmosphère primitive et les océans.

Ensuite, la lumière stellaire du Soleil lui donna sa chaleur, elle déclencha des orages illuminés d’éclairs et grondants de tonnerre. Les volcans vomirent leur lave. Ces événements bouleversèrent les molécules de l’atmosphère primitive. Soudées en fragments aux formes de plus en plus complexes, elles devaient se dissoudre dans les océans…

Un jour, par hasard pourrait-on dire, une molécule se singularisa par sa capacité de créer des copies sommaires d’elle-même à partir d’autres molécules nageant dans le bouillon. Et au fil du temps, on vit apparaître des molécules capables de se reproduire avec une plus grande exactitude.

Ainsi, graduellement, furtivement, la vie venait de naître.

Si on retrouve dans l’évolution l’accent d’une légende épique, on aura raison. (Citations de Meg Jorgensen,Image : © Naissance de notre Univers par Megan Jorgensen).

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