Vous ne le saviez pas !

Sexe et magnétisme

Sexe et magnétisme

Le sexe déterminé par le magnétisme ?

Chez les humains on considère qu’une femme a autant de chances de donner naissance à une fille qu’à un garçon. Mais il est peut-être possible d’influencer le hasard.

Le professeur Kenneth Glander, biologiste et anthropologue de l’Université Duke de Chicago, a passé dix ans au Costa-Rica à étudier le comportement sexuel des singes hurleurs, des primates supérieurs dont la libido et la physiologie sont très proches de celles de l’homme. Il en est arrivé à la conclusion – par analogie – que le sexe d’un enfant dépend de la polarité des voies génitales au moment de la fécondation.

Attrait…

Si rien ne lui permet encore de tirer une conclusion formelle, Glander ne doute plus que les femelles « électropositives » attireront les spermatozoïdes ayant un chromosome XX, plus électronégatifs que les chromosomes Y (chromosome XY) et engendreront  ainsi des petits de sexe féminin. Quant aux femelles « électronégatives », fécondées par des spermatozoïdes Y, elles devraient surtout mettre au monde des mâles.

Kenneth Glander a ensuite observé que la polarité vaginale était liée à la qualité de la nourriture absorbée. En effet, les femelles dominantes, nourries des meilleures feuilles, donnent surtout naissance à des mâles, tandis que les dominés engendrent presque uniquement des femelles.

Pour influencer le choix du sexe, il suffirait donc d’adopter un régime alimentaire particulier. De nombreux couples pourraient ainsi déterminer le sexe de leur enfant, ce que, selon l’auteur de l’article, « risquerait d’avoir les conséquences désastreuses sur la démographie humaine, la préférence allant souvent (pour des raisons culturelles, entre autres) au sexe fort. »

(La nouvelle, publiée le 7 novembre 1992).

amour au quebec

Amour au Québec. L’absence de libido figure dans la liste des troubles psychiatriques … L’asexualité est pour les psychiatres un quatrième sexe. (Thomas Abercorn, pseudonyme d’un journaliste scientifique français). Photo : © Serge Keln.

Libido

La Libido est le terme détourné par Freud de son sens classique, noble, de Volupté en général (Libido sciendi, dominandi des Pères de l’Église) pour désigner l’élan de la sexualité, l’énergie sexuelle.

Sorte d’instinctivité, non exclusivement attachée au fonctionnement des organes sexuels, ou d’aimance – concept plus philosophique que biologique.

Dans la théorie « pansexualité » de Freud, la sexualité est la puissance émanée d’un « instinct de vie » (Eors) s’opposant à un « instinct de mort » ou de destruction de l’individu par lui-même. Pour les psychanalystes freudiens, tout ce qui a trait à la Libido, à la qualité d’être « libidinal » (objet libidinal, choix libidinal, etc.)

Il tend à tomber en désuétude en psychanalyse contemporaine, qui considère de plus en plus la sexualité comme un secteur essentiel du comportement de l’individu total et singulier, le comportement étant conçu objectivement à la manière des behavioristes.

A. Hesnard.

Hédonisme

Ensemble des pulsions instinctives qui tendent à la recherche du plaisir dans son acception la plus générale. Le terme a été parfois préféré à celui de libido – dont il exprime le mode – en raison de sa signification étymologique plus large. On parle d’hédonisme oral, anal, génital, etc., pour désigner les divers stades de développement instinctuel.

Th. K.

Paradoxisme ou paradoxie

L’activité génitale normale se situe dans le temps physiologique entre certaines limites comprises entre le voisinage de la puberté et les environs de la sénescence. Lorsqu’elle se manifeste hors de ces limites, on dit qu’il y a Paradoxisme ou Paradoxie.

La paradoxie infantile est la précocité extrême des fonctions génitales chez l’enfant. Il ne s’agit pas ici, bien entendu, des formes infantiles de la libido de Freud (satisfactions sadiques anales, par exemple), mais bien d’actes tels que la masturbation que l’on a pu observer chez des enfants de 3 ans ou, comme dans un cas de Forel, de la pratique du coït normal et complet par un garçon de 7 ans avec des filles de même âge ou plus jeunes.

De causes inconnues, bien souvent, la paradoxie infantile peut être le fruit conjugué d’une hérédité malencontreuse et de l’exemple. Elle s’observe dans certains états endocriniens tels le cas de tumeurs hypophysaires, habituellement accompagné alors de macrogénitosomie ou de puberté précoce (syndrome de Pellizi).

Elle se complique aisément de perversions comme la bestialité, pour peu que le niveau mental soit abaissé. Elle se prolonge par l’aphrodisie de l’adulte. Elle aboutit facilement à des situations délictueuses ou criminelles.

La paradoxie sénile est la réapparition ou seulement l’exagération chez le vieillard de l’appétit génital. C’est souvent un symptôme précurseur de la démence. Le divorce n’est rare entre les excitations cérébrales conservées et les possibilités physiques amoindries ou disparues : « Ma volonté parle encore quand les sens se taisent » (J.J. Rousseau). Et l’on voit des vieillards rechercher des stimulants érotiques pour tenter de soutenir des préoccupations qui ne peuvent avoir de satisfaction normale. Ils versent plus aisément dans l’exhibitionnisme que dans une hyperactivité réellement génésique.

Ch. Bardenat

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