Vous ne le saviez pas !

La perruque

La perruque

La perruque en Nouvelle France

II y aurait de quoi faire un gros volume, paraît-il, sur l’histoire de la perruque à travers   les âges. Elle tait connue des anciens puisque Martial et Juvénal se moquent des femmes qui, de leur temps, se rajeunissaient pur leurs faux cheveux, et des hommes dont les cheveux changeaient de couleur selon les saisons (Rien ne change sous les cieux, note de GrandQuébec).  

Mais nous ne voulons pas remonter si loin par le passé. Contentons-nous de noter que sous le régime français, on a vu au Canada, tout comme dans la vieille France, la perruque de ville, la perruque de campagne, la perruque carrée, la perruque de Palais, la perruque ronde, la perruque à bourse, la perruque nouée, la perruque à oreilles, la perruque à deux queues, la perruque à calotes, etc., etc. Comrne on le voit, il y avait des perruques pour tous les goûts.

La perruque était surtout portée par la noblesse, mais elle n’était pas le privilège exclusif de cette classe de la société.

L’Eglise a toujours eu la perruque en horreur, du moins pour le clergé. Un M. Thiers – pas l’ancien président de la France – a publié tout un traité pour montrer que la perruque est une parure mondaine et indécente chez un ecclésiastique. Il va même plus loin. La perruque bouclée et poudrée, d’après lui, est directement contre les décrets et les canons des conciles. Un abbé au visage fleuri relevé d’une jolie perruque lui paraît un monstre dans l’église.

La perruque ornementée pour les prêtres s’introduisit dans la Nouvelle-France mais Mgr Dosquet, dès 1735, lui donna le coup de grâce.

Dans son mandement « pour remédier à certains abus » du 24 février 1735, Mgr Dosquet, écrivait :

« Quoique nous ne puissions désapprouver l’usage des perruques à ceux qui ont peu de cheveux dans un pays où le froid est excessif, nous défendons à tout ecclésiastique de la porter sans nécessité et sans en avoir obtenu la permission par écrit de nous ou de nos grands vicaires; ce qui ne s’accordera qu’à la condition qu’on la porte si modeste qu’on puisse juger que le seul besoin la fait prendre « .

Il ne s’agit ici, il va sans dire, que de la perruque ornementée, c’est-à-dire de luxe. Il n’y a jamais eu d’interdiction pour la perruque telle qu’on la porte de nos jours.

Bulletin des Recherches Historiques, 1937, p. 127.

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