Vous ne le saviez pas !

Mercredi des Cendres

Mercredi des Cendres

Mercredi des Cendres

Le mercredi des Cendres est un jour de pénitence qui marque le début du carême. Il a lieu le lendemain du Mardi gras, et il est considéré le 1er jour du Carême.

Le terme pénitence peut se résumer en trois actions : la prière, l’aumône et le jeûne. Le but essentiel est de se préparer à la fête de Pâques, résurrection du Christ. Au fait, c’est une manière concrète pour le chrétien de s’unir à Jésus Christ, qui lui-même a jeûné 40 jours dans le désert pour se préparer à sa mission, celle de sa mort et de sa résurrection.

C'est aussi l’occasion de se détacher de tout ce qui éloigne de Dieu, c'est pourquoi le jeûne ne prend pas toujours la forme de « privation de nourriture », mais peut être plus large.

Les fidèles se rendent à l’église pour assister à la messe, où le prêtre après la proclamation de l’Evangile et de l’homélie leur trace une croix sur le front avec de la cendre, en prononçant ce verset de la Genèse (3, 19): « Homme, souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » (en latin, Memento, homo, quod pulvis es, et in pulverem reverteris).

Les fidèles catholiques sont tenus à l’abstinence et au jeûne le Mercredi des Cendres (canons 1249 à 1251 du Code de Droit Canonique) sauf cas particuliers (jeunes enfants, personnes malades, personnes âgées, personnes ayant un métier physiquement difficile).

(D’après fr.wikipedia.org/wiki/Mercredi_des_Cendres)

Le 7 mars 1907, sur une page consacrée au Mercredi des Cendres, le quotidien la Presse proposait le texte circonstanciel suivant aux lecteurs :

Memento

Crachant au monde qu’il effleure
Sa bourdonnante vanité.
L’homme est un moucheron d’une heure
Qui veut pomper l’éternité.

C’est un corps jouisseur qui souffre,
Un esprit ailé qui se tord ;
C’est le brin d’herbe au bord du gouffre,
AVANT LA MORT.

Puis, la main froide et violette,
Il pince et ramène ses draps,
Sans pouvoir dire qu’il halète,
Étreint par d’invisibles bras.

Et dans son cœur qui s’enténèbre,
Il entend siffler le remord
Comme une vipère funèbre,
PENDANT LA MORT.

Enfin, l’homme se décompose,
S’émiette et se consume tout.
Le vent déterre cette chose
Et l’éparpille on ne sait où.

Et le dérisoire fantôme,
L’oublie vient, s’accroupit et dort
Sur cette mémoire d’atome,
APRÈS LA MORT.

mercredi des cendres

Photo:  © Nadia Fetisova

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