Médias au Québec

L’âge d’or de la publicité

L’âge d’or de la publicité

L’âge d’or de la publicité en français au Canada

C’était l’époque des facéties juteuses et des personnages savoureux…

Trois événements, qui se précipitent dans le temps, vont venir éclairer le fanal de la publicité québécoise : la venue de la télévision en 1952, le lancement du Publicité-Club en 1958 et la fondation de BCP Publicité en 1963.

La télévision, véhicule par excellence du verbe de la publicité, s’accommode mal de la camisole de force de la traduction publicitaire, celle du mot-à-mot. Le réseau d’État veut créer ses propres émissions et n’a aucun intérêt à se laisser encadrer par la post-synchronisation des messages commerciaux américains et ontariens.

Les publicitaires québécois passent donc à l’attaque et à l’adaptation libre. C’est-à-dire que l’on ne traduira plus l’expression anglaise « Tom, Dick and Harry par « Thomas, Richard et Henri » mais par « Pierre, Jean, Jacques ».

Cinq ans plus tard, en 1958, quand naîtra le Publicité-Club (après trois lancements avortés depuis 1940), les publicitaires francophones dont l’isolement et le solisme ont été le seul partage, vont réaliser qu’ils sont plus de 200 à souhaiter la même chose : une place au soleil.

« L’avenir de la publicité québécoise dépend de la création publicitaire québécoise, car seule la création est un événement économique et culturel dans notre propre marché ». – Cet énoncé de principe avait été formulé un an avant la lancement de l’association par sept ou huit publicitaires francophones dans un bureau discret de l’agence américaine J. Walter Thompson, à Montréal : les sœurs Mineau y étaient, aussi Caron, Tougas, Côté-Mercier, tous traducteurs publicitaires.

Le Publicité-Club lança immédiatement son Concours annuel de la publicité française avec deux catégories de prix : adaptations et créations : avec l’aide de l’École des Hautes Études Commerciales, le club va inaugurer ce que le publiciste québécois appelait pompeusement Le premier cours de publicité française en Amérique du Nord. Gérard St-Denis en était le titulaire. Le Publicité-Club deviendrait bientôt la plus importante association de publicitaires au Canada.

Sur l’élan du Publicité-Club et de la Révolution tranquille, l’agence BCP allait tenter, ce que l’on qualifiait, en 1963, de folie douce, la conquête des gros budgets nationaux en suggérant aux annonceurs d’avoir deux agences, une pour le marché anglophone et BCP pour le marché francophone. D’après Yves Bourassa, le doyen des publicitaires du Québec, la toute première campagne de publicité créée en français au Québec fut exécutée pour le compte du Ministère de la Défense Nationale en 1939. Il s’agissait de recruter des « kakis » pour outre-mer et on imagine que la traduction de There will always be an England… and England shall be free devait manquer un peu d’empathie après les discours anticonscriptionnistes de Camillien Houde. Alors, à la hâte, on aurait créé une campagne de toute pièce sur le thème qui devait ressembler à « Fils de découvreurs et de hardis marins, nos libertés sont menacées… Faites un beau voyage… »

L’épopée de BCP est celle de Jacques Bouchard, Jean-Paul Champagne, Pierre Pelletier et Alphée Gauthier. À partir de « Lui y connaît çà », BCP va participer à la renaissance de la publicité québécoise de trois façons :

en faisant la preuve incontestable de la rentabilité pour l’annonceur « du principe des deux agences » ;
en formant ou en initiant à plusieurs disciplines de la communication, des centaines de jeunes Québécois ;
en défrichant le terrain pour les nouvelles agences francophones du Québec.

(Le Mémorial du Québec, Tome VII, 1953-1965).

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On pourra faire encore de beaux voyages par le Pacifique Canadien.

Vous vous rappelez comme il était agréable de voyager sur les bateaux du Pacifique Canadien ! Vous vous rappelez le confort de ces superbes paquebots, l’excellence de la cuisine, la perfection du service, la courtoisie du personnel et le charme de la vie à bord ! Il y a beaucoup à faire en ce moment pour rétablir les services d’avant-guerre, pour remplacer les navires perdus. Mais, quand on aura accompli cette tâche essentielle, vous pourrez de nouvau voyager avec agrément… comme vous étiez habitué de le faire âr le Pacifique Canadien. Bientôt, les paquebots de deux nouvelles flottes sillonneront les grands océans du globe… et alors, on pourra de nouveau se rendre de Shanghai à Southampton… exclusivement par le Pacifique Canadien.

Le Pacifique Canadien encercle le monde !

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Vous buvez votre brandy blanc Mont Blanc comme ça, avec rien… Parfait ! Il est si pur et vieilli avec tant de soin qu’il est bien à votre goût! Vous buvez votre brandy blanc Mont Blanc avec un jus, une autre boisson alcoolique, une eau gazeuse… ? Parfait ! Il est le seul brandy qui se mélange, le seul qui se marie si bien aux saveurs que vous aimez… C’est pas mêlant, le brandy blanc Mont Blanc… avec rien ou avec quelque chose. Parfait ! Et tout le monde le mélange !

Connaissez-vous le Blancola ? C’est nouveau, délicieux et rafraichissant. Découvrez un autre excellent mélange, le Mont Blanc Stinger.

Blancola : 1 ¼ oz de brandy blanc Mont Blanc , 1 tranche de limette, glaçons, 3 à 5 oz de 7up (au goût).

Mont Blanc Stinger : 1 ¼ oz de brandy blanc Mont Blanc, ¾ oz de crème de menthe blance Leroux, glaçons, zeste de citron

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Où est Jos ? À prendre une Dow. Bière old stock. Fondée il y a 147 ans

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Un horaire pratique sur toute la ligne

Quand je voyage, j’ai besoin de savoir que je pourrai être à destination à temps. C’est pourquoi, les horaires variés et flexibles d’Air Canada me sont un bon appui. De plus, les Boeing 747 ou les Lockheed 1011 qui me mènent vers Toronto ou Vancouver me sont aussi un bon appui car ils signifient pour moi sécurité et confort accrus. Ce sont certes là des côtés pratiques d’Air Canada. Mais de pouvoir réserver une chambre d’hôtel, une voiture… grâce au système Réservec II d’Air Canada, voilà ce qui me fait dire que pour l’homme d’affaires… et pour moi, Air Canada c’est pratique sur toute la ligne.

On y va? On y va! Air Canada

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« Bienvenue » dit le poste “Red Indian” à l’automobiliste

Pour des milliers d’automobilistes canadiens, l’enseigne du Red Indian est le symbole d’une qualité supérieure d’huiles et de carburants… d’un meilleur service… d’une valeur supérieurs. Où que vous alliez aujourd’hui, vous serez toujours à proximité d’un poste Red Indian. Les grandes routes du pays en sont jalonnées et tous, aujourd’hui et toujours vous souhaitent la « Bienvenue! »
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