Médias au Québec

Médias au Québec

Les médias au Québec, s’adressant à une assez vaste population, exercent une certaine influence sur toutes les classes et groupes sociaux.

Aujourd’hui, au Québec, il y a une demi-douzaine de journaux quotidiens, tels que La Presse, Le Devoir, le Journal de Montréal, le Journal de Québec et Le Soleil en langue française, et The Gazette en anglais. De plus, il existe des dizaines de journaux hebdomadaires régionaux, municipaux, d’arrondissements, professionnels, corporatifs, etc. s’adressant à un public spécifique, selon l’âge, le domaine d’activité ou les intérêts.

En fait, aujourd’hui, plus de 90% des journaux québécois appartiennent à deux groupes de médias: Quebecor et Gesca/Power, qui possèdent également des intérêts dans d’autres régions du monde. Seul le quotidien Le Devoir, qui regroupe environ 3 % du tirage québécois, demeure indépendant (données de 2005).

Curieusement, depuis 1964 (année de la création du Journal de Montréal), toutes les tentatives de création de nouveaux quotidiens ont échoué, même les journaux lancés par les partis politiques les plus populaires.

Le public d’aujourd’hui préfère la presse hebdomadaire. De 1985 à 2005, la presse hebdomadaire s’est multipliée par six au Québec. Ensuite, la situation s’est stabilisée.

Quant à la presse alternative, elle occupe une place marginale. Cependant, le quotidien gratuit Métro distribué aux entrées du métro de Montréal, paraît par centaines de milliers d’exemplaires. Le quotidien gratuit 24 heures, distribué aussi dans les stations de métro, occupe également une place grandissante.

Du côté de la radio et de la télévision, les médias sont soumis au Québec à un processus de législation (droits juridiques, appartenance à la collectivité ou à des sources privées, pourcentage des espaces publicitaires, etc.) et à un processus de réglementation (le nombre de stations émettrices dépend directement du nombre de fréquences limitées par les longueurs d’ondes).

Une des caractéristiques de la radio au Québec est que la concentration du capital dans ce secteur est limitée: le réseau Radiomutuel possède environ 10% des parts de marché et le réseau Télémédia en possède moins de 10%. De plus, de nombreuses radios possèdent chacune un certain pourcentage.

En ce qui concerne la télévision, il existe deux réseaux privés francophones au Québec: TVA et TQS, et deux réseaux privés anglophones: CTV (pan-canadien), et Global.

TVA appartient au groupe Québécor. TQS (Télévision Quatre Saisons) appartenait au holding CFCF de son lancement, en 1986 jusqu’en 1997, quand il a été acquis par le groupe Québécor. À son tour, Québécor a vendu TQS à Vidéotron, en 2001. En 2007, le réseau s’est déclaré en faillite et en mars 2008, le syndic de faillite a annoncé qu TQS était désormais propriété de Remstar. Aujourd’hui, Vidéotron est une filiale du groupe TVA qui appartient à Québécor. TQS à été vendu par Québécor à l’achat de TVA (anciennement Télémétropole) par obligation du CRTC. C’est le groupe Cogeco et Bell Globemédia qui en ont fait acquisition jusqu’à ce que la chaine soit sur le bord de la faillite.

Il existe aussi des réseaux publics : Société Radio-Canada (radio et télévision en français), Canadian Broadcasting Corporation (radio et télévision en anglais) et Télé-Québec (en français). Sans oublier la télévision communautaire (au Québec, on désigne sous ce terme les réseaux des communautés ethniques).

Internet n’est pas réglementé au Canada, mais naturellement le contenu des sites internet est soumis aux diverses lois comme la Protection des renseignements personnels, le droit d’auteur, etc.

bourdes de l'état

Photo : GrandQuebec.com

 

2 Comments

  1. AlexRho

    2013/04/17 at 4:42

    Bonjour,

    Je viens de lire votre page. Par contre je suis un peu offusqué des erreurs qui la parsème. Vous savez que TVA n’appartient pas à Vidéotron mais bien à Québécor. Vidéotron est une filiale du groupe TVA qui appartient à Québécor. TQS à été vendu par Québécor à l’achat de TVA (anciennement Télémétropole) par obligation du CRTC. C’est le groupe Cogeco et Bell Globemédia qui en ont fait acquisition jusqu’à ce que la chaine soit sur le bord de la faillite et soit vendu à Remstar 2007.

    Merci de diffuser la bonne information et de faire honneur au monde des communications.

    • ginette comtois

      2016/02/17 at 11:00

      il y a de multiples erreurs de toutes parts….j y travaillais à TM en 1973-77 ….c est en ces temps de jeux olympiques, pour contrecarrer un peu RC, que les stations affiliées se sont regroupées sous l étiquette TVA! TQS est venue beaucoup plus tard et n’ avait rien à y voir! Videotron n’existait même pas….( C était la cie Cablevision)…. Bell s’occupait de ses télephones et Pierre Peladeau des ses ti joiurneaux à potins…..Tele Metropole était la création d Alexandre de Sève et les actions détenues par beaucoup d employés…..Quand il est décédé, le fond Alexandre de Seve s est éparpillé….Dans ce fond il y avaient également France Film ( d ou le théatre St Denis) Paul l Anglais et JPL production……Avant d avancer quelque chose vérifier donc toutes vos sources….

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