André Labrosse

Petra

Petra

 

 

 

 

 

Je piétine un chemin calcaire.
De mes mains, une pierre ollaire.
Autour de moi, un rocher isolé.
Des cailloux éparses, caracolés.

Arbres monolithiques, splendeurs pierreuses.
Le grandiose d’une plaine caillouteuse.
Joie céleste d’une émeraude naturelle
Que l’on porte au cou d’une jouvencelle.

Chemin tracé, pierres tombales.
Des inscriptions, fleurs machinales.
La triste mort sur le galet,
Tout près d’un ruisselet.

Dur vent lapidé, empierrement.
Froideur d’un grenat, arbitrairement.
Pensée philosophale gravée sur un silex.
Un charme tout à fait simplexe.

Monde impersonnel dans un jargon d’émeraudes.
Posture, d’une allure faraude.
Sentiment d’un toucher quelque peu glacial.
Je m’apaise à ce point solsticial.

André Labrosse (épervier)

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