XXe siècle

Ligne du temps : 1918

Ligne du temps : 1918

Ligne du temps : 1918

Quelques statistiques : La Coopérative des fromagers de la province de Québec regroupe 78 coopératives, le Québec compte 33 usines à pulpe, on retrouve 21 213 automobiles immatriculées dans la province.

1er janvier 1918 : Le gouvernement de la province de Québec admet que le coût de la vie a augmenté de 40% depuis 1915. Un charpentier gagne 0,50$/l’heure et le salaire d’une travailleuse du coton est de 4,50$ par semaine. Le Québec compte 20 agronomes.

1er janvier 1918 : Le barrage de la Loutre sur le Saint-Maurice entre en fonction.

2 janvier 1918 : Un incendie rase l’Aréna de Westmount. Le travail des pompiers n’a pu sauver l’édifice qui s’est effondré peu après leur arrivée et n’est plus qu’un monceau de ruines fumantes. Le Canadien jouera désormais ses parties locales au Jubilé, d’une capacité de 3200 places.

3 janvier 1918 : Le feu cause la mort de trois enfants, dans l’Hôpital général d’Ottawa.

7 janvier 1918 : Sir Wilfrid Laurier et Lomer Gouin se rencontrent à Montréal.

8 janvier 1918 : Reprise de la session au Parlement de la province de Québec.

13 janvier 1918 : Le gouvernement libéral du Québec, présidé par Lomer Gouin, adopte un décret permettant aux femmes de travailler la nuit dans les manufactures. Ce décret est justifié par les efforts de guerre du Canada. En effet, les usines souffrent d’une importante pénurie de main-d’œuvre. Le décret sera annulé le 12 janvier 1919, après la guerre.

18 janvier 1918 : Le Canadien de Montréal obtient le premier blanchissage de l’histoire de la LNH.

19 janvier 1918 : À Montréal, on assiste en grand nombre à l’inauguration du Salon de l’automobile de 1918.

28 janvier 1918 : Instauration de la Commission des tramways de Montréal.

1er février 1918 : Le ministère de l’Information devient le ministère de la Propagande.

6 février 1918 : Le comité des bills privés décide d’annexer Maisonneuve à la cité de Montréal.

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Hum… ce n’est pas le Salon de l’automobile de Montréal – 1818, mais quand même… Photo : © GrandQuebec.com

8 février 1918 : Nomination d’un aumônier au Conseil central national du travail.

9 février 1918 : Par économie, on ferme des commerces et des industries.

14 février 1918 : Un violent incendie détruit une aile du siège des Soeurs Grises, sur la rue Dorchester (aujourd’hui, boulevard René-Lévesque) entre Saint-Mathieu et Guy, à Montréal. L’incendie coûte la vie à 53 bébés (il y 65 victimes au total). Il fut causé par un court circuit.

28 février 1918 : Le gouvernement fédéral est autorisé à percevoir l’impôt de guerre (Loi sur l’impôt de guerre).

4 mars 1918 : Création du ministère des Affaires municipales. Walter George Mitchell devient le tout premier ministre des Affaires municipales.

13 mars 1918 : Le Canadien de Montréal participe à la première finale de la LNH.

16 mars 1918 : M. W.-J. Lalonde, surintendant du service d’alarmes du département des incendies de la ville d’Ottawa, présente son invention: un avertisseur automatique destiné à réduire le risque d’incendies.

16 mars 1918 : La loi militaire est modifiée et tous les célibataires âgés de 20 à 23 ans, ainsi que les veufs sans enfants, seront appelés sous les drapeaux.

16 mars 1918 : Décret du Conseil privé, selon lequel les portions restantes des Territoires du Nord-Ouest sont divisées en trois districts provisoires: Mackenzie, Keewatin et Franklin.

18 mars 1918 : Début d’une autre session au Parlement fédéral.

27 mars 1918 : M. Arthur Dansereau, doyen des journalistes canadiens français et ancien directeur politique du quotidien La Presse, décède à Montréal, à l’âge de 74 ans. Il est mort ce matin, à 2h 45, en son domicile, 49, rue Saint-Marc. C’est une figure très commune et très estimée dans le monde du journalisme canadien et de la politique qui disparaît, et, malgré qu’il fût d’un âge avancé et qu’il eût à son actif une carrière bien remplie, rien, jusqu’à ces derniers jours, ne faisait prévoir la fin de ce vétéran des lettres canadiennes. M. Dansereau a reçu, avant de mourir, la visite de Sa Grandeur Monseigneur Bruchési. Il a rendu le dernier soupir entouré des membres de sa famille, à l’exception de deux de ses deux fils : le lieutenant-colonel Adolphe Dansereau, et le lieutenant M.-E. Dansereau, actuellement en Europe. Chez ses amis et parmi tous ceux qui l’avaient connu, sa mort laisse les plus vifs regrets.

28 mars 1918 : À 10:00 heures, c’est le début de l’émeute contre la circonscription.

28 mars 1918 : 20:30 heures: Joseph Mercier de Québec est arrêté par les policiers.

29 mars 1918 : Des émeutes éclatent à Québec à la suite de la chasse entreprise par la police fédérale aux conscrits insoumis. Manifestation et incendie du bureau du Registaire à Québec. Des policiers sont battus, des immeubles sont saccagés.

30 mars 1918 : Bagarre entre civils et policiers devant le Manège militaire de Québec.

1er avril 1918 : Cinq jeunes gens sont tués à Québec et plus de soixante-dix sont blessés lorsque des soldats tirent dans la foule lors d’une manifestation contre la conscription. Il semblerait que le premier coup de feu soit parti de la foule en colère. Les soldats tirent à la mitrailleuse. La police procède à 58 arrestations. Le 4 avril, un arrêté ministériel du gouvernement Borden proclame la Loi martiale et les libertés civiles garanties par l`Habeas corpus sont suspendues. (L’Habeas corpus, du latin «que tu aies le corps», garanti par la loi anglaise de 1679, empêche l’emprisonnement prolongé sans que le prévenu n’ait comparu devant un juge).

1er avril 1918 : L’heure avancée d’été est décrétée par le gouvernement fédéral. En bénéficiant d’une heure d’ensoleillement supplémentaire en fin de journée, on pouvait ainsi économiser l’électricité servant au fonctionnement des appareils dans les usines de fabrication d’armes et de munitions. Cette pratique sera abolie après le conflit, en 1919, pour être réinstaurée 20 ans plus tard, au cours de la Deuxième Guerre mondiale. La décision d’opter ou non pour l’heure avancée est toujours laissée à la discrétion de chaque province.

4 avril 1918 : Proclamation de la loi martiale à Québec.

16 avril 1918 : Amendement à la loi militaire. Désormais tous les célibataires et les veufs sans enfants âgés de 20 à 23 ans seront appelé sous les drapeaux.

16 avril 1918 : Arrêté ministériel renforçant la censure.

20 avril 1918 : Arrêté ministériel annulant presque toutes les exemptions.

21 avril 1918 : Le port de Montréal débute une autre saison.

23 avril 1918 : Présentation d’une grande compétition d’haltérophilie au parc Sohmer de Montréal.

28 avril 1918 : Réunion interdiocésaine de prêtres et d’ouvriers à Montréal.

Mai 1918 : Lionel Groulx publie La Confédération.

1er mai 1818 : Entrée en vigueur de la prohibition à Hull.

11 mai 1918 : Décès à Saint-Jean-Deschaillons du poète et romancier canadien-français Pamphile Le May, à l’âge de 81 ans.

24 mai 1918 : Grâce à la mobilisation des sufragettes, le gouvernement fédéral du Canada accorde le droit de vote aux femmes. Le Québec sera la dernière de toutes provinces à donner aux femmes le droit de vote, soit en 1940.

24 mai 1918 : Ouverture de l’Hôtel-Dieu Saint-Michel à Roberval.

4 juin 1918 : Le Département de la sécurité publique de Montréal est fondé. Ce département comprend les services de police et d’incendie. À cette époque, l’effectif du corps de police de Montréal compte 759 hommes répartis dans plus de 30 postes de quartier.

13 juin 1918 : Première réunion du Cercle d’étude Léon XIII à Montréal.

19 juin 1918 : La ville de Québec accueille en véritables triomphateurs les hardis chasseurs alpins, mieux connus sous le nom de Diables bleus, alors en visite dans la Vieille Capital. Dans un des nombreux discours d’occasion, M. de Saint-Victor, agent consulaire de France à Québec, loue les héros de la Marne et de Verdun, qui, «arrêtant la ruée des barbares, ont assuré la victoire finale du droit, de la justice et de la liberté».

24  juin 1918 : Inauguration du premier service de courrier aérien au Canada. Le premier transport de lettres est effectué entre Montréal et Toronto en six heures par le capitaine aviateur Brian Peck, résident de Montréal, qui a apporté à Toronto 120 lettres et quelques caisses d’alcool.

30 juin 1918 : Le gouvernement annonce que la province de Québec a un excédent budgétaire de 1 500 000$.

1er juillet 1918 : Début de la grève aux chantiers maritimes de la Cie Davie à Lauzon.

11 juillet 1918 : Un insoumis à la conscription se suicide à Vaudreuil.

9 juillet 1918 : Premier cas de la grippe espagnole au Canada. Cette épidémie causera au moins 30 000 décès au pays.

19 juillet 1918 : La Cour suprême du Canada confirme la validité de l’Arrêté du 20 avril 1918 concernant la conscription.

20 juillet 1918 : Fondation de l’Association des fermiers unis du Québec.

12 août 1918 : Fondation de l’Union des cultivateurs de la province de Québec.

1er septembre 1918 : 27 syndicats catholiques tiennent leur premier congrès à Québec.

3 septembre 1918 : À Québec, dévoilement de la statue élevée à Louis Hébert.

10 septembre 1918 : Les 760 policiers de Montréal constituentl’Union ouvrière fédérale des policiers, le premier syndicat des policiers au Québec.

23 septembre 1918 : La grippe espagnole frappe le Québec. Elle fera des milliers de victimes.

24 septembre 1918 : Victoriaville est frappée par la grippe espagnole. C’est l’une des premières villes au Canada à être touchée par l’épidémie.

25 septembre 1918 : De nouveaux cas de grippe espagnole se déclarent à Victoriaville et dans le village de Saint-Norbert. Quelques personnes sont dans un état grave.

26 septembre 1918 : Cinq Montréalais sont hospitalisés à l’hôpital Général avec la grippe espagnole. Les hôpitaux Royal Victoria et Western rapportent qu’ils n’ont aucun cas, la situation semble tranquille.

27 septembre 1918 : Les autorités admettent qu’aux casernes de Saint-Jean-sur-Richelieu, l’épidémie de grippe espagnole devient plus sérieuse. Depuis avant-hier, le nombre des cas a augmenté de 355 à 450.

27 septembre 1918 : Les soldats canadiens prennent le bois de Bourlon, près de Cambrai.

29 septembre 1918 : Le gouvernement fédéral du Canada interdit 14 organisations politiques.

30 septembre 1918 : Le beurre est réquisitionné jusqu’au 9 novembre.

1er octobre 1918 : Début de la bataille de Cambrai, en France.

7 octobre 1918 : La grippe espagnole fait sa première victime à Montréal.

8 octobre 1918 : Tous les lieux publics du Québec, soit tous les théâtres, écoles, cinémas et salles de danse, sont fermés à partir d’aujourd’hui jusqu’à nouvel ordre. Mgr Bruchési accorde la dispense d’assister à la messe dominicale. La grippe espagnole fait des dizaines de morts chaque jour.

10 octobre 1918 : On annonce officiellement que 59 personnes ont succombé à la grippe espagnole dans la journée d’hier. Les nouveaux cas de grippe, rapportés au bureau municipal d’hygiène, pour ce même jour, s’élèvent à 398. Personne ne croit à ces chiffres officiels.

11 octobre 1918 : Toute grève est interdite à travers le Canada.

18 octobre 1918 : Décès en fonction de sir Évariste Leblanc, lieutenant-gouverneur du Québec.

18 octobre 1918 : Le maire de Montréal Martin est réélu. Il recueille plus de 53 mille voix, comparativement à moins de 23 mille pour son adversaire Rochefort. Les Montréalais ont donc décidé de dissoudre la Commission administrative qui était formée de membres nommés par Québec. La nouvelle administration sera dirigée par un conseil composé de 35 échevins et d’un maire.

18 octobre 1918 : Les Bulldogs de Québec de la LNH sont vendus à P.J. Quinn de Toronto.

20 octobre 1918 : En dix jours, la grippe espagnole a tué 3 500 personnes à Montréal et 500 à Québec.

20 octobre 1918 : Inauguration du tunnel sous le Mont-Royal. Ce tunnel s’est avéré l’un des principaux moteurs du développement économique du grand Montréal. Le tunnel électrifié a été construit sur une période de 18 mois à raison de 26 pieds par jour.

21 octobre 1918 : Arrivée d’un premier train au village Bel-Air.

22 octobre 1918 : Sir Charles Kirkpatrick, Canadien irlandais, est nommé lieutenant-gouverneur de la province, une première depuis la Confédération.

23 octobre 1918 : Le chiffre officiel des décès dus à la grippe espagnole à Montréal, enregistrés de neuf heures du matin à onze heures du soir, le 22 octobre 1918, est de seulement 64 morts. Le 21 octobre, il était de 120 morts.

25 octobre 1918 : Le naufrage du paquebot canadien Princess Sophia, près de l’Alaska, entraîne dans la mort 346 personnes.

26 octobre 1918 : Une poudrerie explose à l’Île Perrot, plusieurs maisons sont détruites. Les pertes matérielles dépassent 2 millions de dollars (en dollars de l’an 1918).

30 octobre 1918 : Fin des hostilités de la Première guerre mondiale. Le nombre des pertes humaines militaires et civiles s’élève à plus de 40 millions. Environ 64 944 Canadiens ont été tués pendant la guerre, dont plus de 15 mille sont des soldats québécois. Plus de 173 mille Canadiens ont été blessés.

7 novembre 1918 : Fausse rumeur annonçant la fin officielle de la Grande guerre.

10 novembre 1918 : Les églises sont rouvertes au culte. Elles avaient été fermées pour éviter la contagion pendant que sévissait la grippe espagnole.

11 novembre 1918 : Signature de l’armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale.

12 novembre 1918 : Ingersoll Rand congédie 200 employés à Sherbrooke.

19 novembre 1918 : Tenue d’une conférence fédérale-provinciale à Ottawa.

19 novembre 1918 : Par arrêté en conseil, Ottawa réunit des compagnies de chemin de fer en difficulté ; la Canadian National Railways débutera en juin 1919.

1er décembre 1918 : Fondation de l’Union des cultivateurs de la Rive Nord à Saint-Jérôme.

1er décembre 1918 : Éclate la grève des vidangeurs de la ville de Montréal.

12 décembre 1918 : Déclenchement d’une grève par tous les employés de la ville de Montréal.

14 décembre 1918 : Tenue du 2e congrès de la section québécoise du Parti ouvrier du Canada.

16 décembre 1918 : Montréal accueille un détachement du 22e Régiment, la première unité à rentrer après la guerre.

27 décembre 1918 : Tenue d’élections partielles dans trois circonscriptions du Québec.

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Entrée dans le bâtiment où le wagon de l’Armistice est conservé. Photo : © GrandQuebec

11 novembre 1918 : L’armistice est signé dans le wagon-restaurant aménagé par le maréchal Ferdinand Foch en forêt de Compiègne.

26 novembre 1918 : Début d’une vaste campagne contre la tarification de Bell Téléphone, jugée trop élevée pour un service d’utilité publique.

12 décembre 1918 : Début d’une grève de 33 heures des policiers et des pompiers de la ville de Montréal. La grève est très violente. Des casernes sont saccagées, des voitures de lutte contre les incendies sont sabotées. Les autorités sont obligées d’abolir le Département de sécurité publique, créé en juin de cette année, et d’annuler la décision d’unir les services de la police et celui des pompiers.

27 décembre 1918 : Tenue d’élections partielles dans 3 circonscriptions du Québec.

Date à concrétiser :

1918 : Fermeture du funiculaire de Montréal, déclaré dangereux à cause de son mauvais état.

1918 : Début du service des autobus à Montréal.

1918 : La Fédération des femmes canadiennes-françaises (FFCF) est fondée en Outaouais par Almanda Walker-Marchand. Trois des six paroisses fondatrices de la FFCF sont québécoises : Hull, Aylmer et Pointe-Gatineau. La Fédération recrute ses membres de chaque côté des rives de l’Outaouais et concentre d’abord son action autour des oeuvres de guerre. Peu à peu, ses activités s’élargiront vers la défense de la langue française et de la religion catholique, les oeuvres de bienfaisance et l’éducation. Siégeant sur plusieurs comités nationaux visant l’amélioration des services de langue française au Canada, la FFCF représentera la voix des francophones à l’échelle nationale.

1918 : Fondation du Council of Jewish Women (Conseil des femmes juives) du Québec.

1918 : Fondation à Hull, dans l’usine d’allumettes de bois de Hull, de l’Association syndicale féminine catholique, premier syndicat féminin.

1918 : Fondation au Québec de la première station de radio au monde – X.W.A. (elle diffuse en anglais).

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