Ligne du temps: 1903

17 janvier 1903 : Une terrible explosion détruit la Poudrière de Longueuil. La détonation s’entendit à des dizaines de milles à la ronde. L’usine appartenait à la Hamilton Powder Compagny. Par miracle, il n’y eut pas de morts.

6 février 1903 : La grève des transports en commun est déclarée à Montréal. Tous les «petits chars» et tous les tramways ont disparus des rues de la ville. Personne ou presque ne peut aller travailler.

8 février 1903 : La compagnie des tramways cède sur tous les points et se rend aux conditions imposées par ses employés en grève. Elle reconnaît tous les droits des grévistes.

9 février 1903 : Une explosion survenue sous un tramway du circuit de la rue Notre-Dame, près de la rue des Seigneurs, a complétement détruit le véhicule, mais sans heureusement faire de victimes.

10 février 1903 : Sous la direction de M. Thompson, président de l'union des cochers de place, les cochers de Montréal défilent dans les rues de la ville, protestant contre la construction des lignes de tramway.

1er mars 1903 : Fondation de la Ligue nationaliste canadienne. Olivar Asselin, célèbre journaliste, devient son premier Président.

7 mars 1903 : Un violent incendie détruit complètement Le Montréal, un superbe bateau de la compagnie du Richelieu. Au cours du sinistre, la charpente d’un hangar de la compagnie Allan s’effondre. Une personne est tuée et près de cent sont blessées.

14 avril 1903 : Visite à Montréal du Barde breton, Théodore Botrel, accompagné de son épousse.

17 avril 1903 : Les débardeurs du port de Montréal se mettent en grève.

28 avril : La Loi martiale est déclarée dans le port de Montréal à la suite des actes de violence entre les débardeurs en grève et les non-grévistes. Les militaires occupent le site du port et les travailleurs envoyés par le Bureau Indépendant du Travail, escortés par la cavalerie et l’infanterie, commencent à décharger les bateaux.

10 mai 1903 : Après trois semaines de grève, les débardeurs de Montréal retournent au travail.

10 mai 1903 : Tout juste trois ans après la terrible conflagration qui détruisit Hull et une partie d'Ottawa, le 30 avril 1900, Ottawa est le théçatre d'un autre incendie majeur qui jette 600 familles sur le pavé.

17 mai 1903 : Un pont de chemin de fer inachevé s'écroule sous le poids d'un train de marchandises à Grand'Mère.

20 mai 1903 : Un immense incendie s’est déclaré à Saint-Hyacinthe. Des dizaines de maisons et d’établissements sont rasés par le feu. Du fait de la violence du vent, l’incendie a détruit tout le centre de la ville.

23 mai 1903 : Les employés des tramways de Montréal déclenchent une grève.

25 mai 1903 : Inauguration du pont de Richmond qui permet aux citoyens de la ville de franchir la rivière Saint-François.

4 juin 1903 : Une innovation peu banale et qui promet d’avoir du succès a été tentée par la troupe dramatique de Ben Greet. Cett innovation consiste à donner des représentations dramatiques en plein air. Deux pièces de Shakespeare, As You Like It et Comedy of Error ont été mises en scène sur le terrain de l’Université McGill.

17 août 1903 : Pour la première fois, Montréal accueille la réunion de toutes les Chambres de commerce de l’Empire britannique.

25 août 1903 : Réunies en congrès, les institutrices du Québec se plaignent d'abus dont elles sont la cible.

28 novembre 1903 : Le premier garage d’automobiles ouvre ses portes à Montréal.

3 décembre 1903 : L’Université d’Ottawa est ravagée par les flammes. On évalue les dégâts à 500 mille dollars.

16 décembre 1903 : Un automne d’une sécheresse sans précédent s’abat sur la province de Québec. Un grand nombre de municipalités manquent d’eau. C’est la disette absolue et un cri terrifiant se fait déjà entendre un peu partout : De l’eau! Donnez-nous de l’eau!

17 décembre 1903 : Des milliers de rats envahissent le Marché Bonsecours. On a recours à une meute de ratiers, ces chiens spécialisés dans la chasse aux rats. On croit que la prolifération des rats est due à la sécheresse qui règne alors sur le Québec.

29 décembre 1903 : La police arrête une quinzaine d’agents de loteries clandestines dans neuf maisons de jeux connues sous le nom de policy shops, à Montréal.