Ligne du temps-2016

22 mai – 28 mai 2016

22 mai – 28 mai 2016

C’est arrivé au Québec entre le 22 mai et le 28 mai 2016

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu du 15 mai jusqu’au 21 mai 2016

22 mai 2016 : La police de Montréal a procédé à l’arrestation de deux suspects qui auraient séquestré et agressé un jeune homme de 22 ans, dans l’arrondissement de Lachine, à Montréal. Les autorités ont reçu un appel vers 3 h 20 signalant qu’un homme était retenu contre son gré dans un appartement situé sur l’avenue Duranceau, près de la rue des Érables. À leur arrivée, les policiers ont pu maîtriser un suspect de 27 ans qui tentait de fuir les lieux, tandis qu’un autre a temporairement réussi à leur échapper. À l’intérieur de l’appartement, les policiers ont trouvé la victime blessée à la tête par un objet contondant. Le jeune homme a été conduit dans un centre hospitalier où son état est jugé stable. Après avoir secouru la victime, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a établi un large périmètre autour de l’appartement afin de retrouver le deuxième suspect. Après plus d’une heure de recherche, qui a nécessité les services d’un maître-chien, les policiers ont finalement mis la main sur un homme âgé de 27 ans, comme le premier suspect. Une enquête est présentement en cours afin de faire la lumière sur cette séquestration. Un problème de dette pourrait être à l’origine du conflit, a indiqué l’agent André Leclerc, porte-parole de la police de Montréal. La victime s’est montrée peu coopérative avec les autorités jusqu’à présent.

22 mai 2016: Six personnes se trouvant sur la terrasse du resto-bar Top Shot de Lachute, dans les Laurentides, ont été conduites à l’hôpital, dimanche après-midi, après avoir été fauchées par un véhicule utilitaire sport. Deux personnes ont été grièvement blessées, mais leur vie n’était pas en danger. L’accident est survenu lorsqu’une femme a subi un malaise au volant de son VUS qui a alors percuté un autre voiture juste devant cet établissement, à l’angle de la rue Principale et de la rue Baron, selon la Sûreté du Québec. Le VUS a terminé sa course en montant sur la terrasse en béton surélevée d’environ un pied, fréquentée par les clients du Top Shot. La conductrice a aussi été transportée à l’hôpital, mais son état n’inspirait aucune crainte. Heureusement, la terrasse n’était pas bondée lorsque l’accident s’est produit vers 15h30. «C’est sûr que cela aurait été pire si ç’avait été plein», a mentionné le copropriétaire du Top Shot, George Haranitis, en entrevue téléphonique. Il a précisé qu’aucun employé n’a été blessé, mais que «c’est une situation difficile». Des chaises et des tables ont été détruites sur la terrasse qui a été fermée pour permettre à la police de mener son enquête. L’intérieur du resto-bar qui accueille aussi des spectacles, comme celui de Mike Ward vendredi prochain, est cependant demeuré ouvert.

22 mai 2016 : Un violent incendie a ravagé un complexe canin situé sur le chemin des Prairies à Brossard, en Montérégie, dimanche matin. Par chance, le bâtiment était désaffecté et il n’y avait aucun animal à l’intérieur. La propriété est une perte totale. Si la cause de l’incendie est toujours inconnue, les premiers pompiers arrivés sur les lieux ont constaté une forte odeur d’essence, a rapporté le chef de division du Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil, Mario Martin. Le feu a été maîtrisé en quelques heures par plus de 75 sapeurs. Des renforts ont notamment été appelés de Varennes, Chambly, Saint-Jean-sur-Richelieu, McMasterville, Saint-Amable et Saint-Basile-le-Grand pour donner un coup de main à leurs collègues de Longueuil.

22 mai 2016 : Après avoir été retrouvé inanimé dans un bassin, un bambin de la Nouvelle-Écosse décrit par sa famille comme «miraculé» s’est réveillé d’un coma sans aucune séquelle vendredi. Le garçon de moins de deux ans, Landon Carrier-Michaud, est tombé mercredi dans l’étang à poissons situé sur la propriété de son grand-père, à Fall River, a rapporté le réseau Global. «Il était dans la cour avec son grand-père, il s’est tourné pour une seconde […] et il n’était pas là», a confié la mère du bambin à Global, Kim Carrier. En arrivant devant l’étang, le grand-père a retrouvé son petit-fils sous 60 cm d’eau. Le petit Landon aurait arrêté de respirer durant plusieurs minutes avant d’être réanimé et transporté d’urgence vers un centre hospitalier, où il a été placé dans un coma artificiel. Il s’est non seulement réveillé deux jours plus tard, mais sans aucune séquelle, ce qui relève du miracle selon sa grand-mère, Amanda Carrier. La grand-mère de Landon a tenu à rappeler qu’un accident est vite arrivé et qu’il est important de bien surveiller ses petits.

23 mai 2016 : Le maire de Louiseville Yvon Deshaies est furieux concernant un incendie qui s’est probablement déclenché dans un immeuble désaffecté et qui a ensuite embrasé le restaurant El Greco, une institution dans le centre de cette ville de Mauricie. «On le savait que c’était un nid à feux», a dit le maire en parlant d’un édifice abandonné qui abritait auparavant le bar laitier Gélato, mais qui n’était plus approvisionné en eau et en électricité. Le maire dit avoir tenté sans succès de faire détruire cette bâtisse, dont le propriétaire ne payait plus ses taxes. «On a les mains liées, c’est choquant, a dit Yvons Deshaies. Quand c’est dangereux, on démolit et on envoie le « bill »!» Les pompiers ont été dépêchés sur l’avenue Saint-Laurent, qui porte également le nom de route 138, près de la rue Saint-Thomas vers 1 h 30. Le feu a complètement ravagé deux édifices qui abritent des logements et deux commerces, dont le restaurant El Greco qui employait une vingtaine de personnes. Un édifice adjacent a également été touché par l’incendie. Au total, huit logements ont dû être évacués. «Si on avait eu un gros vent, le centre-ville aurait pu y passer», a précisé le maire de Louiseville. En raison de l’intensité du brasier, des renforts ont été appelés des municipalités avoisinantes pour le combattre. Le feu a été maîtrisé en matinée, mais la route 138 est restée fermée dans ce secteur. La cause de l’incendie demeurait inconnue et la Sûreté du Québec a ouvert une enquête, mais pour Yvon Deshaies, il s’agit d’un acte criminel. Les pertes pourraient s’élever à plus d’un million de dollars.

23 mai 2016 : Un homme de 19 ans a été blessé par deux suspects qui ont voulu voler le contenu de ses poches, mais qui sont repartis avec seulement sa paire de sandales, dimanche soir, dans l’arrondissement de Montréal-Nord. La victime marchait près de l’avenue Balzac et du boulevard Henri-Bourassa lorsqu’elle a été approchée par ses assaillants, vers 21 h 45. Ils lui auraient demandé de leur remettre le contenu de ses poches et une altercation s’est est suivie. L’homme de 19 ans a reçu plusieurs coups de poing avant d’être blessé au bas du corps par une arme blanche. Les suspects auraient ensuite volé les sandales de la victime avant de prendre la fuite, a indiqué l’agent Daniel Lacoursière, porte-parole pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Le jeune homme a été conduit dans un centre hospitalier, mais sa vie n’est pas en danger. Il sera rencontré par le SPVM lorsque son état de santé le permettra. Un périmètre a été établi afin d’analyser la scène de crime. L’escouade canine a été mise à contribution pour tenter de trouver les deux suspects qui sont toujours recherchés.

24 mai 2016 : La Société de protection des forêts contre le feu a relevé 25 incendies de forêt ou feux de broussailles au Québec pendant la dernière longue fin de semaine. À Austin, en Estrie, une dame qui voulait se débarrasser d’un nid d’insectes est à l’origine d’un feu qui a ravagé environ 2,3 hectares. L’incendie aurait pu être dévastateur pour les résidents du secteur et même une partie des terres boisées du parc du Mont-Orford. Ce qui semblait être au départ une opération de routine a rapidement dégénéré lundi après-midi dans les champs et le sous-bois longeant la route 112 à Austin. «Tout allait bien jusqu’à ce qu’un tas de traverses de chemin de fer désuètes le long de la voie ferrée s’embrase. Avec les produits chimiques qu’elles contiennent, il se dégageait une fumée toxique. La chaleur y était intense, un travail qui aurait normalement pris quelques heures, en a duré une douzaine», a précisé Paul Robitaille, chef du service incendie d’Austin. Appelé en renfort, l’avion-citerne de la SOPFEU a dû faire une quinzaine d’aller-retour au Lac Memphrémagog pour arroser du haut des airs et aider la quarantaine de pompiers au sol. Si le feu avait réussi à traverser la voie ferrée ou si les tisons avaient atteint les résidences, la situation aurait pu devenir incontrôlable. «Les flammes atteignaient une vingtaine de pieds en hauteur», a témoigné Denis Lessard dont la maison est située à une vingtaine de mètres de la voie ferrée. Tout a commencé lorsqu’une dame a voulu se débarrasser de nids de chenilles qui s’étaient établis dans les arbres situés derrière son terrain. Elle avait placé un chiffon imbibé d’essence au bout d’un bâton, mais le tout est tombé dans l’herbe sèche. Ajoutons que depuis un an, de nombreux citoyens se sont plaints en raison des vieilles traverses, hautement inflammables, qui traînaient en bordure de la voie ferrée. La compagnie de chemin de fer n’a pas rendu nos appels. Cet incendie est le 23e recensé par la SOPFEU en Estrie en 2016; c’est 14 de plus qu’à pareille date l’an dernier. L’indice de risque d’incendie demeure élevé et impose une extrême prudence avant de faire un feu extérieur.

25 mai 2016 : La Ville de Montréal n’aura finalement rien à payer à la famille Villanueva, qui lui réclamait près d’un million de dollars pour la mort du jeune Fredy en août 2008 à Montréal-Nord par un policier, a tranché la Cour supérieure du Québec. Après plus de sept années de procédures judiciaires, le litige civil s’est terminé de façon abrupte vendredi dernier. Comme les avocats du clan Villanueva ont largement dépassé les délais pour déposer des documents à la cour, le juge William Fraiberg a tout simplement mis fin à la poursuite judiciaire. «Tous (les) délais sont exorbitants et injustifiables», a d’ailleurs noté le magistrat dans son jugement de 18 pages. Dans sa décision, le juge a répertorié de nombreux dépassements de délais attribuables aux avocats du clan Villanueva. L’avocat qui représente Dany Villanueva et la succession de Fredy a par exemple expliqué qu’à un moment, il avait été distrait par les démêlés de Dany avec l’immigration, qui souhaite le renvoyer dans son Honduras natal. Plus tard, l’avocat était en congé de paternité. Plus tôt, l’avocat avait obtenu un autre délai, afin d’attendre le rapport du coroner sur la mort de Fredy, tué par balles lors d’une intervention des agents Jean-Loup Lapointe et Stéphanie Pilotte. D’autres délais, provoqués par d’autres avocats, n’ont toutefois pas été justifiés, a noté le juge. «Personne n’identifie donc une quelconque impossibilité pour eux d’agir dans le délai de rigueur», a expliqué le juge, qui a reproché le «laxisme» de ces avocats. Et c’en était trop des délais, même si «les demandes revêtent une apparence sérieuse», a tranché le juge. Des amis de Fredy et Dany Villanueva avaient également poursuivi la Ville, mais le juge leur a réservé le même sort en mettant fin aux procédures. Denis et Sophie Meas, Jeffrey Sagor-Metellus et Sylvia Sagor ne recevront pas un sou non plus. À moins que le clan Villanueva porte l’affaire en appel, la saga judiciaire civile de cette cause est donc terminée.

26 mai 2016 : Roxanne Auger-Lapointe, cette femme de 21 ans des Laurentides qui fait face à une trentaine de chefs d’accusation de nature sexuelle, devrait retourner en cour mercredi pour son enquête sur remise en liberté. À la suite de sa première comparution jeudi dernier au palais de justice de Saint-Jérôme, au lendemain de son arrestation, la jeune femme de Sainte-Sophie a été remise derrière les barreaux. Elle n’a aucun antécédent judiciaire. Selon l’enquête policière, Roxanne Auger-Lapointe rôdait autour des écoles secondaires à bord de son véhicule pour aborder des adolescentes âgées de 13 à 17 ans. Elle pouvait aussi se servir des réseaux sociaux pour entrer en contact avec ses victimes présumées. Dans certains cas, elle aurait réussi à avoir des relations sexuelles avec des adolescentes. Les faits qui lui sont reprochés se seraient déroulés sur une période de trois ans. Les accusations qui pèsent contre elle sont, entre autres, agression sexuelle, contacts sexuels, incitation à des contacts sexuels et exploitation sexuelle.

27 mai 2016 : La policière du Service de police de la ville de Québec (SPVQ) Isabelle Morin a formellement été accusée jeudi de conduite dangereuse causant la mort du motocycliste Jessy Drolet. Absente du palais de justice, la policière âgée de 45 ans était représentée par son avocat, Michel Roberge, qui a souligné à la cour avoir reçu des mains des enquêteurs au dossier «une preuve volumineuse» qu’il se devait d’examiner. Les parties devraient donc revenir, le 19 juillet prochain, pour l’orientation du dossier. Au sortir de la salle, le responsable des dossiers déontologiques à la Fraternité des policiers, Danny Beaudoin, a mentionné que le syndicat allait offrir tout son soutien à la policière accusée au criminel. Rappelons que, le 10 septembre 2015, Jessy Drolet, 38 ans, originaire de Sainte-Brigitte-des-Saults, près de Drummondville, circulait sur l’autoroute Laurentienne vers le sud quand il a percuté de plein fouet le côté de l’autopatrouille conduite par la policière alors que cette dernière faisait une manœuvre de demi-tour. Deux semaines après l’accident, la Sûreté du Québec confirmait que la policière ne répondait à aucun appel d’urgence au moment de faire cette manœuvre. En plus de faire face à une accusation criminelle, la policière devra également répondre d’une plainte déposée au Commissaire à la déontologie policière. Au cours de la dernière année, les policiers du SPVQ ont vu quatre de leurs membres être accusés au criminel.

28 mai 2016 : Un braqueur défiguré par de l’acide nitrique lors d’un vol dans une bijouterie réclame la clémence du tribunal, expliquant avoir déjà payé avec toutes les cicatrices bien visibles sur son visage. «Au début, j’étais frustré, puis j’ai réalisé (en prison) que je pouvais juste être frustré envers moi-même… Je me regarde dans le miroir tous les matins… Ma punition, c’est que je vais y penser toute ma vie», a lancé Richardson François à la cour. L’homme de 31 ans, dont une partie du visage est couvert de cicatrices, témoignait dans l’espoir d’avoir la peine la plus clémente possible pour deux braquages dans des bijouteries à Laval et à Montréal, en 2012 et 2013. Lors du premier vol, François et un complice avaient attaqué deux employés avant de partir avec un butin évalué à 150 000 $. Cet argent, dit-il, lui a servi à se payer de la cocaïne. Mais le deuxième braquage, commis dans le quartier Parc-Extension avec un complice, depuis condamné, avait mal tourné pour lui. Dans une vidéo présentée à la cour, on voit l’un des accusés sortir une arme à feu. Mais il est rapidement désarmé par un employé. L’autre braqueur sort une énorme machette, mais les victimes n’entendent pas se laisser faire. Un violent combat s’ensuit, mais il prend fin quand un employé asperge les accusés d’acide nitrique. Cette substance est utilisée entre autres pour évaluer la qualité de l’or. «Incroyable…» a dit la juge Hélène Morin en regardant les images. Les suspects ont pris la fuite, mais ils ont été retrouvés le jour même. Les employés de la bijouterie n’ont pas pour leur part été accusés. Si François se blâme pour avoir été défiguré, il a toutefois expliqué à son avocat, Neil Demmerle Shantz, avoir commis ses crimes parce qu’il était en dépression après que sa conjointe l’eut quitté pour un autre. À l’époque, il sortait tout juste de prison pour homicide involontaire. «Moi aussi (comme les victimes), je me réveille la nuit en sursaut», a-t-il dit tout en s’excusant pour ses gestes. Mais si François affirme vouloir changer et devenir un atout pour la société, Me Pascal Dostaler de la Couronne a rappelé qu’après les braquages, en détention, il avait passé à tabac un codétenu. Les observations sur la peine à lui infliger se poursuivront en juin, au palais de justice de Montréal.

28 mai 2016 : Trois corps ont été repêchés dans le fleuve Saint-Laurent au cours de la journée vendredi. Selon la police, il n’y a pas de liens entre ces trois décès. Aucune des victimes n’a été identifiée et il est possible qu’il s’agisse de personnes ayant été portées disparues au cours des derniers mois. Dans les trois cas, une autopsie devrait être effectuée pour déterminer l’identité et la cause du décès. «Ce n’est pas fréquent de repêcher trois corps dans une même journée, a dit l’agent André Leclerc du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). C’est une coïncidence, les victimes ne sont pas liées entre elles.» Le premier corps a été repêché vers 6 h 40 à l’extrémité est de l’île, entre Montréal et les Îles-de-Boucherville, par la Garde côtière canadienne qui a ensuite alerté le SPVM. Les premiers indices laissent croire que la mort de l’homme pourrait remonter à au moins quelques semaines. «La personne portait un manteau qui semble être un manteau d’hiver ainsi que des bottes», a dit la police. Vers 11 h 30, un citoyen marchant sur la promenade Bellerive dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve a appelé le 911 pour signaler la présence d’un cadavre flottant sur les eaux. Cette découverte pourrait être liée au dossier de disparition d’un jeune homme dépressif du secteur, survenu il y a une dizaine de jours. Une autre citoyenne a alerté les autorités vers 16 h 45, après avoir vu une dépouille flottant dans le Vieux-Port. Les policiers estiment que ce décès pourrait être lié à la disparition d’un itinérant en octobre 2015.

28 mai 2016 : Rocco Sollecito, le mafioso de longue date qui a maintenu le clan Rizzuto en vie à Montréal pendant l’emprisonnement du parrain Vito Rizzuto aux États-Unis a été assassiné en pleine rue, vendredi matin, à Laval. Le meurtre a été commis sur le boulevard Saint-Elzéar Ouest, à moins de 500 mètres du quartier général de la police de Laval. Selon nos informations, le tireur aurait longuement attendu dans un abribus que sa victime arrive à sa hauteur à bord de son luxueux véhicule utilitaire sport BMW. Lorsque Sollecito s’est immobilisé à son arrêt obligatoire, l’assassin a fait irruption et a littéralement criblé de balles le conducteur par la fenêtre du côté passager. Des témoins rapportent avoir entendu au moins huit coups de feu. «Il y a eu deux premières détonations et un bref moment de silence, puis il y a ensuite eu une rafale», a raconté un homme qui n’a rien vu du crime, mais tout entendu. Les services d’urgence sont rapidement arrivés sur les lieux et Rocco Sollecito, 67 ans, a été transporté d’urgence à l’hôpital. Les médecins n’ont rien pu faire pour lui sauver la vie. La scène de crime a été protégée par un immense périmètre de sécurité et puisque le meurtre est lié au crime organisé, l’enquête a été transférée à la Sûreté du Québec. Selon toute vraisemblance, le crime avait été très bien planifié et le tireur avait clairement étudié les allées et venues de Sollecito pour parvenir à réussir son coup. Rocco Sollecito demeurait dans un immeuble situé tout près de l’endroit où il est tombé sous les balles. En fin d’avant-midi, l’assassin était toujours au large. Les autorités n’étaient pas en mesure de fournir une description du suspect. Fidèle allié du défunt parrain Vito Rizzuto, Rocco Sollecito était considéré comme l’un des leaders de la mafia italienne à Montréal. Le mafioso était également l’un des six membres qui siègent à la «Table de direction» du crime organisé italien, à titre de conseiller. C’est son fils, Stefano, 47 ans, qui assumait le rôle de chef intérimaire de la mafia, jusqu’à son arrestation et sa détention depuis l’importante rafle policière menée en novembre dernier. Le sexagénaire était resté fidèle au parrain Vito Rizzuto pendant que ce dernier était incarcéré pour meurtres aux États-Unis, entre 2006 et 2012. C’est lui qui dirigeait les opérations en son absence et qui aurait tenu à bout de bras le clan Rizzuto au pouvoir alors que ce dernier était la cible de règlements de comptes et d’assassinats perpétrés par des factions rivales qui voulaient prendre le contrôle, durant cette période. Ex-gérant du café Consenza, l’ancien quartier général du clan sicilien à Montréal, Rocco Sollecito avait été condamné à huit ans de pénitencier à la suite de l’opération Colisée, de la GRC. C’est le deuxième homicide lié à la mafia montréalaise en l’espace de trois mois à survenir à Laval. Le 1er mars, l’aspirant parrain Lorenzo Giordano – une autre cible de l’opération Colisée qui venait de sortir du pénitencier après plusieurs années d’incarcération – avait été abattu dans le stationnement du centre d’entraînement qu’il fréquentait.

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Alexander Calder. L’homme. Image : GrandQuebec.com

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