Ligne du temps-2016

22 juin – 30 juin 2016

22 juin – 30 juin 2016

C’est arrivé au Québec entre le 22 juin le 30 juin 2016

Voir aussi : Les  événements qui ont eu lieu entre le 15  juin et le 21 juin 2016

22 juin 2016 : L’écrasement d’un drone dans une foule à Belœil a causé il y a deux semaines de sérieuses blessures à une femme de 38 ans qui a entrepris des démarches pour poursuivre en justice le propriétaire de l’appareil. Stéphanie Creignou était au parc Lorne-Worsley le 11 juin dernier pour encourager ses amis lors du Défi 5 km Arc-en-ciel, une course dans les rues de Belœil. Soudainement, un drone qui volait à environ 10 mètres au-dessus d’elle, est devenu incontrôlable et a foncé droit sur elle. «C’est comme si elle avait reçu un coup de chaise directement sur la tête», a relaté son conjoint, Éric Desjardins. L’impact a été si violent que Stéphanie Creignou s’est écroulée dans les bras de ses amis. Elle a été conduite d’urgence en ambulance à l’hôpital de Saint-Hyacinthe où les médecins lui ont diagnostiqué une entorse cervicale. «Elle est en arrêt de travail depuis le 11 juin. On ne sait pas encore pour combien de temps. Elle doit revoir les médecins à la fin de mois. On a dû annuler nos vacances», a indiqué son conjoint. «J’espère que le propriétaire a de bonnes assurances. De toute façon, notre avocat est là-dedans. La poursuite est déjà partie», a-t-il précisé. TVA Nouvelles s’est entretenu avec le propriétaire du drone, Rosaire Turcotte. Il a expliqué qu’il tournait des images avec son Phantom III pour la télévision communautaire de Belœil lorsqu’il a perdu le contrôle de son appareil. «Je le faisais voler au-dessus de moi. Je ne le quittais pas des yeux. Tout allait bien. Et puis tout d’un coup, le drone est parti. Je ne sais pas ce qui s’est passé. J’ai zéro explication», a-t-il confié. Il affirme posséder son drone depuis environ un an. «J’ai quand même fait tous les cours de pilotage par internet. Je pense avoir agi de la manière la plus sécuritaire possible», a-t-il souligné. L’accident est si sérieux que le Bureau de la sécurité des transports a affecté un enquêteur au dossier. Transports Canada et la Régie de police Richelieu-Saint-Laurent sont aussi impliqués dans l’enquête. Il y avait un autre drone dans le ciel de Belœil ce matin-là, celui de la compagnie VTol, engagée par les organisateurs de l’événement. Le pilote, Flavio Martincowski, raconte avoir interpellé Rosaire Turcotte quelques instants avant l’accident. «Nous, on est allé voir le monsieur en question pour lui demander s’il avait un certificat d’opération et toutes les autorisations nécessaires. Il nous a répondu qu’il n’en avait pas», a raconté M. Martincowsk. Plus tard, on a vu le monsieur et son drone près de la foule. On lui a dit « vous n’êtes pas un peu trop près? ». Il nous a dit « non, je suis correct ici ».» Transports Canada a affirmé dans un rapport d’événement obtenu par TVA Nouvelles que «le drone était opéré de façon récréative au-dessus d’un regroupement de personnes, sans certificat d’opération et sans l’autorisation des organisateurs de l’événement». Qu’ils soient utilisés dans un but récréatif ou commercial, les drones sont soumis à des règles très strictes de Transports Canada. L’une d’elles stipule qu’aucun appareil ne peut être utilisé dans un rayon de 9 km d’un aéroport. Dans ce cas-ci, il n’y a pas un, mais deux aéroports: celui de Belœil et celui de Saint-Hubert. Des amendes, voire des accusations peuvent être portées contre ceux qui contreviennent aux règlements. Une recherche menée dans les registres de Transports Canada montre qu’au moins 89 incidents impliquant des drones sont survenus au pays depuis 2015. Il s’agirait cependant du premier écrasement de drone avec blessé à survenir au Canada.

22 juin 2016 : Les détenus du Centre de détention de Sept-Îles qui ont pris en otage une agente des services correctionnels ont été arrêtés en début de soirée. La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé à l’Agence QMI que vers 15 h 30, un groupe de détenus «s’en seraient pris à une agente», a mentionné Christine Coulombe, de la SQ. Deux détenus sont sortis menottés tandis qu’une agente correctionnelle a été transportée à l’hôpital pour traiter un choc nerveux. Elle aurait été attaquée avec du poivre de Cayenne. L’établissement avait été rapidement évacué et un périmètre de sécurité avait été érigé tout autour de l’édifice situé sur le boulevard Laure. La prise d’otage a pris place dans le secteur de la détention, qui se trouve au sous-sol du palais de justice de Sept-Îles. La cour criminelle venait d’être suspendue, vers 15 h, pour passer d’un dossier à l’autre. Il s’agit d’une procédure habituelle, pendant laquelle les détenus qui doivent comparaître sont déplacés du secteur de la détention, au sous-sol, vers la salle d’audience située à l’étage. Un détenu, Sébastien Bordage, qui devait comparaître, a été subitement évacué de la salle d’audience où il venait d’être amené. «Prise d’otage», a hurlé un constable de l’établissement, alors que plusieurs constables escortaient rapidement Bordage vers l’extérieur de la salle. Juge, procureurs et public ont pu quitter le palais de juste et des pompiers, des policiers et des ambulanciers sont arrivés sur les lieux.

22 juin 2016 : Un incendie qui faisait rage dans des édifices à condos, à Montréal, a jeté des dizaines de résidents à la rue. Le feu s’est déclaré dans la nuit de mardi à mercredi sur la terrasse se trouvant sur le toit d’une bâtisse située sur l’avenue Pierre-de-Coubertin, en face du Stade olympique, dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. À leur arrivée sur les lieux, peu avant 3 h, les pompiers ont les flammes étaient apparentes au-dessus de l’édifice. Elles se sont propagées à deux immeubles voisins. En tout, 18 condos ont dû être évacués. «Plus ou moins 45 personnes ont été prises en charge par la Croix-Rouge et devront être relocalisées», a indiqué Éric Dahmen, chef aux opérations du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM). Personne n’a été blessé dans l’incendie, mais celui-ci a tout de même nécessité une intervention massive des pompiers, qui étaient plus d’une centaine à combattre les flammes. Les dommages aux édifices étaient importants, évalués autour de 400 000 $, notamment en raison de l’utilisation d’importantes quantités d’eau pour éteindre le brasier. La cause de l’incendie restait à déterminer, mais rien ne semblait pointer dans la direction d’une intention criminelle, selon la police de Montréal.

23 juin 2016 : Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a terminé son enquête et n’a pas les preuves suffisantes pour accuser les casseurs qui ont saccagé des vitrines de commerces ainsi que le poste de quartier 39 du boulevard Henri-Bourassa, dans Montréal-Nord. Le grabuge remonte au début du mois d’avril. Des casseurs s’en étaient donnés à cœur joie sans que la police intervienne. D’ailleurs, au lendemain du saccage, l’administration Coderre avait tenu une conférence de presse pour défendre le choix de la police de ne pas intervenir. On avait expliqué avoir choisi la non-confrontation comme choix stratégique. «On a dédié des policiers pour visionner les images et les vidéos. La réalité, est que ces images n’étaient pas d’une qualité suffisante pour nous permettre d’identifier des individus, a expliqué Guy Bianchi, commandant du SPVM. Nous devons démontrer la preuve devant la cour d’une façon objective. Par la suite, le procureur doit être en mesure d’être capable de faire ses présentations pour qu’ils soient trouvés coupables.» Les commerçants rencontrés sont très déçus de la décision du corps policier. «Notre assurance n’a rien payé. J’ai déboursé 100 $ de mes poches pour les réparations», s’est indigné l’un d’entre eux. «Ça me déçoit tout à fait, dans la mesure où il y a eu de la casse. Les coupables, il faut qu’on arrive à les trouver. Si on ne les trouve pas, il faut que la police reprenne sa recherche pour trouver les coupables», a indiqué un autre commerçant. L’enquête du SPVM est fermée, mais elle pourrait toujours redémarrer si de meilleures preuves peuvent être envoyées à InfoCrime.

23 juin 2016 : Un corps carbonisé a été découvert dans une voiture en flammes immobilisée en bordure de la route, jeudi avant-midi, à Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides. En fin d’après-midi, les autorités ignoraient toujours le sexe de la victime retrouvée dans la carcasse calcinée. La Sûreté du Québec (SQ) tentait également de comprendre ce qui a bien pu se produire juste avant que l’automobile ne s’enflamme. «Il ne semble pas y avoir eu d’accident, pas de tonneaux non plus», a indiqué le sergent Marc Tessier, porte-parole de la SQ. Le véhicule a été repéré en bordure de la route 117, non loin de l’intersection de la route 329. Un technicien en scène d’incendie de la SQ a été dépêché sur place pour établir la cause et l’origine de l’incendie. Une autopsie sera également pratiquée sur le corps au cours des prochains jours pour déterminer l’identité de la victime, ainsi que la cause du décès.

23 juin 2016 : Les corps des deux hommes qui ont sombré dans deux incidents distincts, dans la rivière Montmorency près de Québec, ont été retrouvés. Unn pêcheur a chaviré de son embarcation, dans le secteur de Sainte-Brigitte-de-Laval, et a disparu dans les eaux. L’autre personne qui se trouvait à bord a réussi à regagner la rive. Elle seule portait une veste de flottaison. Au même moment, à Boischatel, un baigneur d’origine birmane a également sombré dans les eaux de la rivière Montmorency, dans le secteur des «roches plates», un endroit où la baignade est interdite. Les recherches entreprises ont été reprises pour retrouver les deux hommes.Les plongeurs ont localisé une des victimes, le baigneur qui s’est noyé dans le secteur des «roches plates» à Boischatel, près de Québec. Trois heures plus tard, l’hélicoptère de la Sûreté du Québec a localisé le corps du pêcheur dans un endroit inaccessible en bordure de la rivière, à environ 800 mètres d’où il était tombé à Sainte-Brigitte-de-Laval. Le corps du quinquagénaire a été repêché et transporté hors des lieux.

24 juin 2016 : Un petit avion s’est écrasé vendredi matin près de l’aéroport de Saint-Mathieu-de-Beloeil, en Montérégie, et vraisemblablement, le pilote a perdu la vie dans l’accident. Vers 9 h 55, l’appareil s’est écrasé dans un champ près de l’aéroport et a pris feu en touchant le sol, a indiqué la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent. Le pilote, le seul occupant à bord, est demeuré captif dans l’avion en flammes. Vers 10 h 20, les pompiers et les services d’urgence étaient toujours affairés à combattre le feu et tentaient de sortir le pilote. En raison de la violence de l’incendie, et de la gravité de l’accident, il s’agirait d’une «mort évidente», a indiqué un représentant de Régie. Les services d’urgence, le coroner, des représentants du ministère des Transports ont été dépêchés sur les lieux. À 10 h 30, aucune information officielle concernant le type d’appareil, sa provenance et les causes de l’accident n’était encore transmise aux médias.

25 juin 2016 : Un incendie a causé des dommages importants aux locaux d’une entreprise du parc industriel de Charlesbourg dans la nuit de vendredi à samedi. Le brasier qui a lourdement endommagé la toiture de l’atelier pourrait être de nature criminelle. Les pompiers de Québec ont été appelés à se rendre sur la rue de l’Argon vers 2 h 50 pour un incendie qui faisait rage dans les locaux de l’entreprise ACI Ébénisterie. Le feu aurait pris naissance dans une remorque située derrière la bâtisse, mais se serait rapidement propagé à la toiture. Les dommages ont été évalués à des dizaines de milliers de dollars par les pompiers. Rencontré sur les lieux, samedi matin, le propriétaire de l’atelier d’ameublement commercial était ébranlé par les événements, mais gardait tout de même le moral. «On ne va pas commencer à se dire que c’est la fin du monde pour un feu. Il a pire que ça dans la vie», relativisait Marc Dechêne, dont les biens étaient assurés. Avec un carnet de commandes bien rempli et un inventaire possiblement endommagé, l’homme d’affaires a bien l’intention de se retrousser les manches rapidement. «L’eau a possiblement fait des dommages à de l’ameublement. Il va falloir se revirer de bord assez vite», a lancé le propriétaire de l’entreprise fondée en 2004. M. Dechêne s’explique toujours mal ce qui a pu se passer, mais croit bien qu’il a affaire à des jeunes en quête de sensations fortes. «C’est possiblement des jeunes, avec la Saint-Jean en plus, lance l’homme, les yeux fatigués en raison de la nuit de sommeil écourtée. Il n’y a personne dans le parc industriel la nuit.» Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’ébéniste a affaire à des vandales. Lui et d’autres entrepreneurs du parc industriel ont déjà rapporté des situations semblables. «On s’est déjà fait siphonner l’essence dans nos camions. Des gens viennent domper des gros déchets ou des vieux électroménagers dans nos cours», déplore l’homme dont le commerce n’était pas équipé de caméras de surveillance. «Les policiers vont faire leur enquête. On va voir ce que ça va donner», a laissé tomber Marc Dechêne, bien décidé à se relever de ce sinistre.

25 juin 2016 : Un enfant de quatre s’est noyé samedi soir dans la piscine familiale à Low, une localité de l’Outaouais située à une soixantaine de kilomètres au nord de Gatineau. Le drame a eu lieu sur le terrain d’une résidence du chemin McDonald. Selon les informations obtenues par la Sûreté du Québec, le bambin aurait échappé à la vigilance de ses parents pour se rendre dans l’enceinte de la piscine dans laquelle il a été retrouvé inanimé. Le service des crimes majeurs de la SQ mène l’enquête sur cet événement tragique.

25 juin 2016 : Une femme de 60 ans a perdu la vie dimanche à la plage Laurentides, dans le secteur de Charlesbourg à Québec. Un malaise pourrait bien être à l’origine de ce drame survenu dans les eaux du lac Flamand. Selon les premières informations du Service de police de la ville de Québec (SPVQ), la victime se trouvait dans le lac avec son petit-fils. Ce dernier aurait crié à l’aide vers 14 h 40 alors que sa grand-mère flottait, inconsciente, sur l’eau. Des témoins sont à ce moment intervenus pour sortir la femme et l’enfant de l’eau. Un militaire ainsi que des travailleurs du milieu de la santé qui se trouvaient sur place ont rapidement commencé des manœuvres de réanimations. Malgré leurs efforts et ceux du personnel ambulancier, le décès de la dame originaire de Québec a été constaté au centre hospitalier. Les témoins auraient «vraiment tout fait en leur possible pour sauver la dame», d’après la police de Québec. Il est trop tôt pour déterminer les circonstances entourant cet autre décès sur un plan d’eau de la région de Québec, le troisième en moins d’une semaine. D’après les premières constatations, un malaise aurait pu provoquer la chute de la dame dans l’eau. Une autopsie devrait permettre au coroner d’établir si le décès de la dame est considéré comme une noyade. Les enquêteurs du SPVQ ont pu rencontrer plusieurs témoins présents sur la plage Laurentides lors du drame pour refaire le fil des événements. Ils confirment également que des sauveteurs étaient en poste au moment de l’incident.

26 juin 2016 : «Le cœur de la Petite Italie» de Montréal a brûlé, se désolaient dimanche des clients de l’épicerie Milano, ce «commerce mythique» du boulevard Saint-Laurent ravagé par les flammes la veille. «Ça me fait vraiment mal au coeur, c’est comme une ambassade pour moi, raconte Nicolas Rallo, un client régulier. Le Milano, j’en avais entendu parler la première fois dans l’avion en venant ici en 2003. Une dame m’a dit que c’était un commerce mythique, que c’était unique au monde», D’origine franco-italienne, il en avait les larmes aux yeux de constater que son épicerie sera fermée pour les prochaines semaines. Rappelons qu’un incendie s’est déclaré au-dessus du commerce samedi après-midi, et a jeté à la rue les huit locataires qui logeaient dans cet immeuble du boulevard Saint-Laurent. Près de 120 pompiers ont combattu le brasier qui s’est rapidement propagé jusqu’au comble du bâtiment. La partie nord du commerce a été ravagée par la fumée, l’eau des pompiers et des débris. La partie sud avait toutefois l’air intacte, malgré l’odeur de brûlé qui sévissait dimanche après-midi. Puisque seulement certaines vitrines étaient masquées, de nombreux clients se heurtaient aux portes closes du commerce, ne sachant pas qu’il avait brûlé. Tous les clients rencontrés étaient unanimes: ils éprouvent un fort sentiment d’appartenance envers cette entreprise familiale.

27 juin 2016 : Un automobiliste a eu la frayeur de sa vie en se rendant au travail, tôt lundi matin. Alors qu’il se trouvait sur l’autoroute, une barre de métal a traversé son pare-brise. Stéphane Mercier roulait sur l’autoroute 40 vers son travail, dans l’arrondissement de Saint-Laurent, aux environs de 5 h 15. «Il y avait un camion en avant de moi, il était peut-être à 300 ou 400 pieds. Tout d’un coup, j’ai vu un morceau de métal voler. Je ne sais pas s’il provient du camion, mais je pense que oui. Dans les airs, je pensais que c’était un morceau de carton», a-t-il expliqué. C’est à ce moment que l’impact est survenu. La barre métallique a défoncé son pare-brise à une vitesse folle et a terminé sa course sur son tableau de bord, très près de son volant. Après avoir repris ses esprits, M. Mercier a contacté les services d’urgence. On lui a dit que c’est la Sûreté du Québec qui avait juridiction sur l’autoroute. Toutefois, comme il s’agissait des «hasards de la route», on n’enverrait pas de voiture de patrouille. Cette nouvelle a grandement déstabilisé l’automobiliste qui trouvait étrange qu’on ne vienne pas le rencontrer, qu’on ne veuille pas remplir de rapport. «J’ai trouvé ça bizarre», dit-il. M. Mercier dit avoir peu de recours et n’aura d’autre choix que de débourser de l’argent pour faire réparer son pare-brise. «La fille m’a demandé pourquoi je n’avais pas pris la plaque du camion, mais moi je pensais juste à ma sécurité, je n’ai pas pensé à quoi que ce soit d’autre», déplore-t-il. Mais M. Mercier tire une leçon de toute cette aventure. «Je voulais commencer plus tôt au travail, c’est un signe qu’il ne fallait pas que je rentre plus tôt, a-t-il blagué. Heureusement, il ne m’est rien arrivé, c’est juste de la tôle.»

27 juin 2016 : Alors que le nombre de courses est à la baisse, le nombre de plaintes envers les chauffeurs de taxi a bondi de 63 % pour les cinq premiers mois de l’année au Bureau du taxi de Montréal. «Ces chiffres m’étonnent, a dit Benoit Jugand, porte-parole du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM-Métallos). Ça veut dire qu’il y a encore du travail à faire au niveau des chauffeurs et des propriétaires.» Le Bureau du taxi de Montréal (BTM) a reçu 480 plaintes du 1er janvier au 31 mai dernier, contre 294 l’an dernier à la même période, selon les données obtenues en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Dans l’ordre, les plaintes les plus fréquentes concernent le manque de courtoisie, la conduite pas assez sécuritaire du véhicule, le non-respect du Code de la sécurité routière, le refus d’accepter un paiement électronique et la propreté du taxi. Pour cette même période, le BTM a émis 526 avis d’infraction en 2016 contre 478 l’an dernier. Mais selon le Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCDIT), ces chiffres indiquent «surtout qu’il y a plus de clients qui se plaignent, pas forcément plus de problèmes». «Et ce nombre [de plaintes] est minime sachant qu’il se fait 25 millions de courses chaque année à Montréal», relativise le porte-parole Georges Tannous, qui se dit conscient que certains chauffeurs doivent changer leurs comportements. Rappelons que depuis l’arrivée d’Uber, les chauffeurs constatent une baisse d’achalandage variant de 10 à 30 % selon les périodes, affirment la CPCDIT et le RTAM-Métallos. Difficile d’expliquer avec certitude les raisons de la hausse de l’insatisfaction des clients, mais pour l’industrie et plusieurs experts, elle serait la conséquence immédiate de l’arrivée d’Uber. «La forte médiatisation du débat a davantage sensibilisé les passagers à leurs droits», a mentionné M. Tannous. Une théorie appuyée par Michel Langlois, directeur du département de marketing à l’ESG de l’UQAM, selon qui «Uber a élevé le niveau critique des gens par rapport à l’utilisation des taxis et a déverrouillé les frustrations. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg.» Mais Uber aurait aussi eu des effets physiologiques négatifs sur les chauffeurs, selon Angelo Soares, sociologue du travail et professeur titulaire au Département d’organisation et ressources humaines à l’UQAM. «Il n’y a pas d’excuses ni pour le manque de courtoisie, ni pour le manque de sécurité, mais dans un contexte de grande compétition, les chances de commettre des erreurs sont plus grandes». Au BTM, qui remet également en perspective les centaines de plaintes versus les millions de courses, on espère plutôt que cette augmentation est le résultat d’une campagne de sensibilisation incitant les clients à déposer une plainte. Tous préfèrent prendre cette forte augmentation des plaintes comme l’occasion de redorer l’image de l’industrie. Uber a refusé de donner le nombre de courses et de plaintes mensuelles, rappelant que «la note moyenne des chauffeurs à Montréal est de 4,72 sur 5». Les chauffeurs de taxi rencontrés ont également préféré ne pas commenter.

28 juin 2016 : Un homme est mort dans un accident de travail survenu chez Acier Sélect, à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, mardi après-midi. Alors qu’il effectuait ses tâches, le contremaître de 64 ans a reçu une immense structure métallique sur lui, a indiqué la police de Saint-Jean-sur-Richelieu. L’employé qui travaillait pour l’entreprise depuis de nombreuses années était accompagné au moment de l’accident d’un collègue. Ce dernier n’a pas été blessé. Les services d’urgence ont été appelés vers 13 h 55, et lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, ils ont trouvé le sexagénaire gisant au sol, écrasé sous le poids de la structure. La victime a été transportée à l’hôpital où son décès a été constaté. Le service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu a ouvert une enquête, mais rien ne laisse croire qu’il pourrait s’agir d’un acte criminel. D’autre part, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, a également envoyé des enquêteurs sur les lieux du drame.

28 juin 2016 : L’ex-maire de Montréal Michael Applebaum a échoué dans sa tentative de faire arrêter les procédures contre lui, mais il a réussi à devancer son procès pour corruption de presque un an. «Je suis prêt à procéder demain», avait dit l’ex-maire de Montréal accusé entre autres de fraude et de corruption. L’accusé, exaspéré par les délais, avait demandé l’arrêt des procédures en mai dernier. Arrêté en 2013, il alléguait que comme son procès devait avoir lieu en septembre 2017, l’attente était devenue déraisonnable. «Combien de temps dois-je attendre avant de prouver mon innocence? Les gens me regardent, ils disent des choses… J’ai le droit d’avoir une vie!» avait dit le maire déchu. Mais de nouvelles ressources consacrées à la justice ont permis de faire devancer le procès au mois de novembre 2016. «La société a tout intérêt à ce que l’affaire soit jugée sur le fond», a fait remarquer le juge Robert Marchi. Et compte tenu de la date devancée, les délais totaux sont passés de 51 mois à 41 mois. Jugeant que le tout était raisonnable, le juge a donc rejeté la requête, ce mardi au palais de justice de Montréal. Applebaum, 53 ans, n’a pas souhaité commenter la décision. Me Pierre Teasdale de la défense a toutefois fait savoir qu’il était satisfait. «On sera prêt cet automne», a pour sa part dit Me Nathalie Kleber de la Couronne. Rappelons que les accusations contre Applebaum remontent à une période entre 2006 et 2011, alors qu’il était maire de l’arrondissement de Côte-des-Neiges. L’accusé a été arrêté en juin 2013.

29 juin 2016 : Un récidiviste de l’alcool au volant de 41 ans a été arrêté en Outaouais endormi aux commandes d’une rétrocaveuse enlisée en bordure de la route. Le suspect dépassait de plus de quatre fois la limite d’alcool permise par la loi.L’événement, qui n’a heureusement pas eu de conséquences fâcheuses, s’est produit dans la nuit de mardi à mercredi, à L’Ange-Gardien, non loin de Gatineau. Vers 1 h 50, les policiers ont retrouvé l’individu derrière le volant de la rétrocaveuse, en bordure du chemin River. L’Ontarien, un résident de Sarsfield, s’était assoupi aux commandes de l’imposant véhicule, qui n’était pas immatriculé et dont le propriétaire véritable était inconnu. Il a immédiatement été arrêté par les policiers. Soumis au test d’alcoolémie, le chauffard avait un taux d’alcool supérieur à quatre fois la limite de 0,08 mg par 100 ml de sang. L’homme était déjà sous le coup d’une interdiction de conduire, lui qui avait déjà à son actif deux arrestations pour conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool. Le suspect a comparu mercredi matin à Gatineau sous des accusations de conduites avec les capacités affaiblies et de conduite durant une interdiction. Une enquête est toujours en cours pour déterminer si la rétrocaveuse avait été volée ou non.

29 juin 2016 : La famille de la professeure Homa Hoodfar croit que la femme de 65 ans a été arrêtée sous de fausses allégations en lien avec des activités féministes. Ses proches se disent très inquiets pour sa santé et sa sécurité. Depuis son arrestation le 6 juin dernier, l’enseignante de l’Université Concordia à Montréal n’a eu aucun contact avec sa famille, a déploré cette dernière dans un communiqué mercredi. Son avocat n’a également pas pu aller la rencontrer à la prison Evin de Téhéran où elle est détenue ni accéder à son dossier. «Nous ne comprenons pas pourquoi son avocat n’a pas été autorisé à la voir, a dénoncé la soeur de Mme Hoodfar, Katayoon. Nous voulons savoir si elle va bien, qu’elle ne souffre pas et qu’elle reçoit ses médicaments et qu’elle n’est pas maltraitée. Ne pas connaître ses conditions de détention nous rend terriblement inquiets.» Après une recherche dans les médias iraniens, sa famille a conclu que Mme Hoodfar est soupçonnée de vouloir mettre en place une révolution féministe en Iran. Selon les proches de la professeure, il s’agit d’accusations sans fondement. La femme de 65 ans s’est rendue en Iran en février dernier pour des raisons personnelles et en a profité pour effectuer des recherches, a indiqué sa famille. Le ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion a confirmé l’arrestation de la professeure Canado-Iranienne quelques jours plus tard, mais disait ne pas pouvoir fournir plus de détails pour ne pas nuire au dossier. Le gouvernement fédéral, qui n’a pas d’ambassade en Iran, a affirmé travailler étroitement avec les alliés pour aider Mme Hoodfar. Cette enseignante en sociologie et en anthropologie travaille notamment sur des sujets en lien avec les femmes musulmanes dans plusieurs régions du monde.

30 juin 2016 : Un homme est décédé jeudi, à Murdochville, en Gaspésie, lorsque son VTT est entré en collision avec un camion de type poids lourd stationné sur le bord du chemin. Selon les premières informations, l’homme, qui n’était pas de la région de Murdochville, est entré en contact avec le camion dans le secteur du parc industriel de la petite municipalité, aux alentours de 18 h 30. Lors de l’accident, le conducteur du poids lourd n’était pas dans son véhicule, qui était stationné sur le bord de la route «en toute légalité», explique Ann Mathieu, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). «Selon les premières constatations, le conducteur du VTT aurait percuté l’arrière du véhicule lourd», confirme Mme Mathieu. L’homme, qui était inanimé après la collision, a ensuite été transporté au CLSC, où son décès a été constaté. Ann Mathieu a précisé que la visibilité de l’endroit, où la collision a eu lieu, est généralement bonne et que peu de circulation a lieu dans ce secteur. Un enquêteur spécialisé en collision de la SQ est en direction de lieux de l’accident pour porter main forte aux policiers de la MRC Côte de Gaspé, qui ont été les premiers à répondre à l’appel 911.

30 juin 2016 : Les deux canotiers qui manquaient à l’appel depuis mercredi sur le fleuve Saint-Laurent aux limites de la Mauricie et de la région de Lanaudière, ont finalement été retrouvés près d’un quai à Louiseville sains et saufs. Les recherches avaient repris tôt en matinée afin de les retrouver. «C’est l’hélicoptère Griffon des Forces armées canadiennes qui a localisé les deux personnes dans le secteur de Louiseville. Il a pu diminuer son altitude pour pouvoir s’entretenir avec les gens. Ce sont finalement nos patrouilleurs, par les chemins terrestres, qui ont réussi à les atteindre», a confirmé la porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ) Audrey-Anne Bilodeau ajoutant que les sexagénaires sont «somme toute en bonne santé». «Ils avaient faim. Ils ont accosté près du lac Saint-Pierre et se sont réfugiés à cet endroit toute la nuit.»

funiculaire de québec

Funiculaire de Québec. Crédit photo : GrandQuebec.com

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