Ligne du temps-2016

15 janvier – 21 janvier 2016

15 janvier – 21 janvier 2016

C’est arrivé au Québec entre le 15 janvier et le 21 janvier 2016

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu du 8 janvier jusqu’au 14 janvier 2016

15 janvier 2016 : Le quart des prisonniers dans les pénitenciers fédéraux sont des autochtones, ce qui préoccupe grandement l’enquêteur correctionnel du Canada, Howard Sapers. Cette surreprésentation est d’autant étonnante du fait que les Autochtones (membres des Premières Nations, Métis et Inuits) représentent 3,8 % de la population canadienne. «Dans les établissements du Service correctionnel, 25,4 % de la population carcérale est maintenant de descendance autochtone», a confirmé à CBC M. Sapers. Sur les 14 624 prisonniers à travers le pays, 3723 sont en effet des autochtones, la situation est plus criante encore dans les Prairies, où 48 % des prisonniers sont d’origine amérindienne. La situation est encore plus dramatique chez les femmes, alors que 36 % des prisonnières dans les pénitenciers fédéraux sont autochtones. M. Sapers a fait remarquer qu’il y a trois décennies, les autochtones représentaient 10 % de la population carcérale. Selon le Bureau de l’enquêteur correctionnel, entre 2001-2002 et 2011-2012, la population autochtone incarcérée a augmenté de 37,3 %, alors que le nombre de femmes autochtones incarcérées a augmenté de 109 %. M. Sapers constate que les efforts visant à réduire la population carcérale autochtone ne semblent pas donner des résultats.

15 janvier 2016 : Un homme de 67 ans est décédé à la suite d’un incendie survenu ce matin dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, à Montréal. Les pompiers ont été appelés vers 5 h 30 pour éteindre un incendie sur l’avenue Papineau, près de la rue Sherbrooke. Selon Jean-Pierre Brabant, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), les pompiers ont rapidement éteint les flammes. «À l’intérieur, ils ont trouvé un corps inanimé». Le décès de l’homme a été constaté sur place. L’enquête a été transférée à la Section des incendies criminels du SPVM. Une autopsie sera pratiquée sur le corps et les enquêteurs tenteront d’en savoir plus sur les causes exactes de l’incendie et du décès. Selon les premières constatations de l’enquête, un article de fumeur pourrait être en cause, mais M. Brabant a spécifié que cette hypothèse devait encore être validée. En milieu de journée, les enquêteurs ont fini leur analyse de la scène. L’événement n’aurait pas eu d’impact sur la circulation dans le secteur.

16 janvier 2016 : Déclaré coupable des meurtres non prémédités de ses deux enfants, Guy Turcotte devra passer 17 ans derrière les barreaux avant de pouvoir faire sa demande de libération conditionnelle, a tranché le juge. « Les crimes commis sont horribles et les circonstances le sont tout autant; il a considéré ses enfants comme sa chose, on ne peut concevoir une mort plus atroce », a commenté le juge André Vincent avant de condamner l’ex-cardiologue meurtrier. Compte tenu de la détention depuis son arrestation en février 2009, Turcotte peut retrancher un peu moins de quatre ans au 17 années de détention minimum. Mais même après avoir purgé cette période de temps derrière les barreaux, il n’est pas acquis que Turcotte bénéficie d’une libération conditionnelle. Et il restera sous le joug des services correctionnels jusqu’à sa mort. Me Pierre Poupart de la défense espérait une peine minimale «de moins de 15 ans, et plus proche de 10 ans que 15», tandis que Me René Verret de la poursuite réclamait 20 ans d’incarcération, au moins. Rappelons que le meurtrier maintenant âgé de 43 ans a commis ses deux crimes sordides en février 2009, dans la maison de Piedmont qu’il louait depuis sa séparation avec sa femme Isabelle Gaston quelques semaines plus tôt, quand il a appris qu’elle fréquentait un autre homme. Le soir du drame, il a bu du lave-glace pour se suicider, et a poignardé à 46 reprises ses enfants de 3 et 5 ans. «Il y a un nombre effarant de coups, Olivier a tenté tant bien que mal de se défendre, comme en font foi les plaies de défense», a noté le magistrat.

16 janvier 2016 : La 13e Guignolée de la Fondation du Dr Julien a permis d’amasser un nouveau montant record, cette fois de près de 1,6 million $, selon le bilan final dévoilé. La Fondation a récolté près de 200 000 $ de plus que l’an passé et 300 000 $ de plus qu’il y a deux ans au profit de ses trois centres de Montréal. «La Guignolée est en constante progression depuis plusieurs années, a indiqué le Dr Gilles Julien, fondateur et président de la Fondation du Dr Julien, joint par l’Agence QMI. La première année, on avait amassé autour de 700 $.» Près de 500 bénévoles ont participé à la collecte qui s’est déroulée à Montréal le 12 décembre dernier. Environ 80 % des dons amassés par la Fondation du Dr Julien lors de sa guignolée proviennent de particuliers. «Chaque année on est inquiet, avec les coupes qu’il y a dans les systèmes, a affirmé le Dr Julien. Quand les montants augmentent, pour nous, ça veut dire que les gens veulent des services et de bons services pour les enfants vulnérables. C’est rassurant.» Grâce à cette somme, la Fondation espère offrir de meilleurs services aux enfants et aux familles issus d’un milieu vulnérable. «Cela va nous permettre de développer d’autres centres et de consolider notre offre au plan physique et social, notamment par la recherche, a soutenu le Dr Julien. On voudrait toucher au moins 20 000 enfants d’ici 5 ans.» D’autres centres de pédiatrie sociale en communauté certifiés appuyés par la fondation ont aussi tenu leur guignolée. L’argent récolté totalise environ 525 000 $.

17 janvier 2016 : Une femme de 49 ans a perdu la vie dans un incendie survenu dans un duplex de Saint-Félicien, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les flammes ont pris naissance vers 13 h 45 dans l’immeuble de la rue Bellevue Sud, non loin de l’intersection avec la rue Desrochers. Une femme se trouvait dans le logement du haut, tandis qu’un homme et deux femmes se trouvaient dans celui du bas. Lors de l’incendie, une des femmes du logement du bas a été grièvement blessée, a expliqué la porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Christine Coulombe. Elle a été transportée dans un centre hospitalier, où elle a succombé à ses blessures. Les trois autres occupants ont été légèrement blessés, mais les autorités médicales ne craignent pas pour leur vie. Un enquêteur et un technicien du service d’identité judiciaire de la SQ se sont rendus sur les lieux dans la journée afin d’identifier les causes de l’incendie. En fin de soirée, ils étaient toujours sur place et devaient y passer une partie de la nuit. Selon les premières constatations effectuées sur place par les policiers, le feu serait d’origine accidentelle. L’enquête permettra de le confirmer. La rue Bellevue Sud longe la rivière Ashuapmushuan.

18 janvier 2016 : Ulrick Charbonneau, emprisonné depuis trois ans pour homicide involontaire, a été retrouvé mort dans sa cellule du pénitencier de Donnacona, dans la région de la Capitale-Nationale, au cours de la fin de semaine, ont indiqué les autorités carcérales. Charbonneau, qui était âgé de 28 ans, purgeait depuis le 20 janvier 2012 une peine de cinq ans et cinq mois de prison pour plusieurs crimes, dont homicide involontaire, agression armée et menaces. Le 30 mai 2010, Ulrick Charbonneau, alors âgé de 24 ans, avait aspergé Michaël Meunier de poivre de Cayenne au centre-ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, dans le but de le voler. La victime de 22 ans avait tenté de fuir son agresseur en sautant dans l’eau du canal de Chambly, mais s’y était noyée. Est-ce qu’Ulrick Charbonneau a été assassiné dans sa cellule ou s’est-il enlevé la vie? Le mystère plane. Du côté du Service correctionnel du Canada (SCC), on s’est contenté de dire «que l’enquête se poursuivait», sans donner davantage de détails sur les circonstances entourant la mort du détenu. Ulrick Charbonneau a été retrouvé inanimé dans sa cellule. «Le personnel a immédiatement pratiqué les manœuvres de réanimation cardiorespiratoire et les services d’urgence ont été appelés, a indiqué le SCC dans un communiqué de presse. Le détenu a été transporté à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, où son décès a été constaté approximativement à 20 h». Avant d’être emprisonné pour l’homicide involontaire de Michaël Meunier, il venait de terminer une sentence de près de quatre ans de prison pour avoir participé à des violations de domicile contre des personnes âgées. En juin 2006, Charbonneau, qui avait 18 ans à l’époque, avait été condamné à trois ans et cinq mois d’emprisonnement pour avoir participé à deux violents braquages à domicile quelques mois plus tôt. Les victimes de ces braquages étaient des femmes âgées de près de 80 ans. L’une d’elles avait notamment été ligotée, battue et menacée à la pointe d’un couteau.

19 janvier 2016 : Un ex-vérificateur du fisc fédéral qui avait réclamé un pot-de-vin de 90 000 $ à un restaurateur a plutôt gagné un aller simple en prison pour les 20 prochains mois. «La prison est une peine sévère, mais il faut dénoncer ces crimes», a expliqué la juge Manon Ouimet avant de condamner Francesco Fazio, mardi au palais de justice de Montréal. Fazio, 58 ans, travaillait pour l’Agence du revenu du Canada (ARC) en 2005 lorsqu’il a commis ses crimes. Lors du contrôle du restaurant «La Belle Place» à Montréal, il a estimé que les propriétaires de l’époque avaient omis de déclarer 600 000 $ de revenus. Mais plutôt que d’imposer une amende, Fazio a tenté de se remplir les poches au détriment de son serment à l’ARC, en réclamant 90 000 $ de pot-de-vin au fils du propriétaire d’alors, Stamatis Argiroudis. «À l’ARC, on fait peur au monde, on va saisir tes affaires, même si t’es clean», aurait même dit Fazio à Argiroudis selon le témoignage de ce dernier au procès. Le propriétaire a refusé de payer et il a même porté plainte quelques années plus tard, si bien que Fazio n’a pas touché d’argent, écopant à la place d’accusations de corruption, d’abus de confiance et de tentative d’extorsion. «Ce n’est pas une fraude de grande envergure, le gouvernement n’a pas perdu d’argent, mais cela reste des infractions sérieuses par un officier de l’ARC», a rappelé la juge Ouimet. L’avocat de Fazio, Me Pierre L’Écuyer, réclamait une peine à purger dans la collectivité, étant donné que cette possibilité existait encore en 2005, au moment des crimes. Mais la juge a estimé que les crimes sont «trop sérieux» et qu’une telle sentence minerait la confiance du public envers la justice. La Couronne réclamait pour sa part trois ans de pénitencier, mais la magistrate a considéré cette suggestion exagérée. Malgré tout, Me Catherine Legault de la poursuite s’est dite satisfaite de la décision de la juge. «La juge a bien analysé les faits, dans ce cas il est clair que le facteur de dissuasion a été important, a-t-elle dit. Cela envoie le message que la collectivité ne tolère pas ce genre d’actes.»

19 janvier 2016 : Les policiers ont mené une perquisition au bunker des Devils Ghosts, mardi soir, à Val-David, car ce club-école des Hells Angels est notamment soupçonné de contrôler le trafic de stupéfiants dans les Laurentides. Cinq personnes ont été arrêtées, dont trois membres en règle du groupe de motards, ont précisé les autorités dans un communiqué publié mercredi. En plus du local des Devils Ghosts, neuf véhicules ont été visés par la perquisition. Les policiers ont ainsi pu saisir une arme à feu, près de 500 grammes de cannabis, quelques grammes de cocaïne, des bijoux à l’effigie du groupe, 12 vestes des Devils Ghosts et 31 vestes de partisans avec la mention «support 47». Le nombre 47 signifie DG (pour Devils Ghosts), puisque le 4 représente le D (quatrième lettre de l’alphabet) et le 7 représente le G (septième lettre de l’alphabet). Outre les trois membres en règle âgés de 35 à 53 ans, une femme de 27 ans a également été épinglée lors de la frappe. Les quatre suspects ont été libérés et, selon la Sûreté du Québec (SQ), ils «pourraient éventuellement faire face à des accusations de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic et de possession d’arme prohibée». Selon la SQ qui a commencé son enquête en décembre, ce local servait de lieu de rencontre aux Devils Ghosts tous les mardis soir. Le but de ces soirées: partager les territoires de vente de stupéfiants dans la grande région des Laurentides et ailleurs au Québec. Ce local servait également d’endroit pour échanger des drogues, de l’argent et des armes à feu, ont fait savoir les forces de l’ordre. L’enquête se poursuit et d’autres arrestations pourraient être effectuées.

20 janvier 2016 : Deux Ontariens ont été arrêtés pour avoir présumément trafiqué des guichets automatiques dans différentes régions du Québec, afin de soutirer frauduleusement des centaines de milliers de dollars à d’innocentes victimes. Au total, les autorités croient que les suspects auraient modifié illégalement 90 guichets automatiques dans les secteurs de Québec, Montréal, Gatineau et Saint-Jérôme. Le montant de la fraude est estimé à 350 000 $. «L’enquête, initiée en décembre 2015, tend à démontrer que les suspects installaient des fausses devantures, munis de dispositifs d’interception de données bancaires, sur des guichets automatiques», a expliqué la sergente Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole de la Sûreté du Québec. Ensuite, les suspects installaient une caméra miniature de manière à pouvoir filmer les gens lorsqu’ils composaient leur numéro d’identification personnel (NIP). Les suspects sont Stayko Dimitrov Atanasov, 42 ans, de Brampton, en Ontario, ainsi qu’un homme de 37 ans, de Milton, en Ontario, dont l’identité n’a pas été révélée. Le premier devrait comparaître mercredi après-midi à Montréal sous des accusations de fraude et de vol d’identité. Le second prévenu devrait quant à lui être accusé des mêmes chefs au palais de justice de Québec à une date ultérieure.

21 janvier 2016 : Un Gatinois a écopé d’amendes totalisant 3849 $, a reçu 34 points d’inaptitude et fait face à quatre accusations criminelles, tout cela après avoir roulé 110 km/h au-dessus de la limite permise. L’homme âgé de 32 ans a été intercepté mercredi matin par le Service de police de la Ville de Gatineau, lors d’une opération de contrôle de vitesse sur le boulevard des Hautes-Plaines, dans le secteur de Hull. Après avoir été aperçu circulant à bord d’un Toyota RAV 4 à une vitesse de 55 km/h dans une zone de 30 km/h, le conducteur a tenté d’éviter de se faire intercepter en faisant demi-tour sur une rue de quartier. Il a alors filé à 140 km/h dans une zone de 30 km/h. Après une courte poursuite, il a ensuite tenté de fuir les policiers à pied, mais ces derniers ont procédé à son arrestation. L’individu a reçu onze constats d’infraction, dont un pour le grand excès de vitesse, un pour l’excès de vitesse et un autre pour ne pas être titulaire d’un permis de conduire. Son véhicule a d’ailleurs été saisi pour une période de 30 jours. Il n’est pas au bout de ses peines, puisqu’il est aussi accusé de conduite dangereuse, fuite, entrave et possession de cannabis.

21 janvier 2016 : De nombreuses perquisitions contre des gangs de rue ont été menées mercredi et se sont soldées par l’arrestation de 17 personnes, dont la tête dirigeante d’une organisation, a confirmé jeudi le Service de police de la Ville de Montréal. Une kyrielle d’accusations pèsent sur les individus arrêtés, tous âgés de moins 30 ans. Les faits reprochés vont d’infractions liées aux armes à feu, à l’utilisation d’armes prohibées, à l’invasion de domiciles, à des voies de faits graves et à des fraudes. Le commandant Guy Bianchi, responsable Enquêtes multidisciplinaires et coordination jeunesse (EMCJ), division-Est, a précisé en entrevue avec l’Agence QMI que d’autres arrestations sont prévues. «Les personnes visées sont aussi en lien avec des groupes criminalisés, ayant eu recours à la violence impliquant des armes à feu», a-t-il ajouté. Les activités criminelles étaient concentrées dans le secteur de Montréal-Nord. Des armes à feu de différents types, des munitions, un montant de 5200 $ en argent ainsi que des biens et des cartes de crédit ont été saisis au cours des opérations de mercredi à Montréal, Laval et Terrebonne, en collaboration avec la Sûreté du Québec et les services de police de ces municipalités. Ces actions se déroulent dans le cadre du Projet Accalmie 2, qui met en concertation le travail de plusieurs unités d’intervention, tant des postes de quartier que des groupes d’intervention régionaux, de la division du crime organisé, des crimes majeurs ou du EMCJ. «L’objectif de cette concertation est d’enlever les silos entre les différentes unités», a mentionné M. Bianchi, convaincu que les interventions répétitives contre ces cellules criminelles ont un impact. L’année 2015 s’était terminée par une vague de violences à Montréal, un meurtre est notamment survenu le 26 décembre, mais plusieurs tentatives d’assassinats avaient été perpétrées dans les jours précédents. La piste de rivalités violentes entre gangs de rue a rapidement émergé, même si les policiers se sont faits peu bavards.

Dur hiver québécois

Dur hiver québécois. Photo : GrandQuebec.com

Sources des nouvelles parues cette semaine :

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