Ligne du temps-2016

1er juin – 7 juin 2016

1er juin – 7 juin 2016

C’est arrivé au Québec entre le 1er juin le 7 juin 2016

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu du 29 mai jusqu’au 31 mai 2016

1er juin 2016 : Belhassen Trabelsi, le beau-frère de l’ancien président tunisien Ben Ali, qui s’était réfugié à Montréal dans la foulée du printemps arabe, est «introuvable» alors qu’il devait être expulsé vers la Tunisie, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Ce cacique de l’ancien régime tunisien avait fui la Tunisie en jet privé en janvier 2011 pour atterrir à Montréal avec son épouse et leurs quatre enfants. Il avait perdu son statut de résident permanent en 2012 et avait immédiatement demandé l’asile au Canada, disant craindre pour sa vie en Tunisie, selon des audiences du tribunal de l’immigration. À deux reprises, il avait été débouté de cette demande en janvier 2015 et le 14 avril 2016. Les autorités canadiennes de l’immigration avaient conclu qu’il n’encourrait aucun risque en Tunisie, selon un jugement en date du 26 mai de la cour fédérale canadienne, consulté jeudi par l’AFP. Rendez-vous lui avait été fixé le 24 mai dernier par l’Agence des services frontaliers du Canada afin de préparer son expulsion, prévue une semaine plus tard. De l’avis même de son avocat, M. Trabelsi «n’est plus joignable», a statué la cour fédérale canadienne, dans son jugement. «Il a disparu dans la nature, j’espère que les Canadiens vont le retrouver le plus tôt possible pour être livré à la justice tunisienne», a commenté à l’AFP le n.2 de l’ambassade tunisienne à Ottawa, Borhene El Kamel. Jusqu’à sa disparition, le richissime homme d’affaires de 53 ans résidait dans un appartement cossu de Montréal. Les services diplomatiques tunisiens ignoraient si M. Trabelsi faisait ou non l’objet d’une surveillance étroite de la police canadienne, a dit M. El Kamel, notant que la Tunisie quant à elle «ne dispose pas de dispositif pour garder un oeil sur lui en dehors» de ses frontières. À Ottawa, le gouvernement canadien s’est refusé à tout commentaire. Un porte-parole du ministre de la Sécurité publique a invoqué le respect de la vie privée pour expliquer le mutisme officiel. «On n’est pas au courant» si un avis de recherche a été émis au Canada pour le fugitif tunisien, a reconnu Borhene El Kamel. Après la chute du régime, la Tunisie avait demandé son extradition à Ottawa, les deux pays n’étant pas lié par un accord bilatéral en la matière. Tunis considère M. Trabelsi comme responsable d’un clan à l’origine d’importants détournements de fonds publics. Frère de Leïla Trabelsi, épouse de l’ex-président, au pouvoir de 1987 à 2011, M. Trabelsi était un homme d’affaires incontournable sous le régime Ben Ali. Lors de séances devant la Commission de l’immigration entre mai 2013 et septembre 2014 — où il se présentait lui-même comme «un citoyen tunisien lambda» –, la justice canadienne avait exposé les allégations de «crimes graves de droit commun» dont il faisait l’objet. Le ministère canadien de la Sécurité publique avait exposé les allégations de manipulation boursière, détournement de fonds, extorsion et corruption. Le ministère notait que pour des faits identiques au Canada, M. Trabelsi aurait été considéré comme agissant «au profit d’un organisme criminel». M. Trabelsi est accusé dans les documents de justice d’être «en possession et trafic de pièces archéologiques» en ayant quitté la Tunisie avec des statuettes antiques. «Il est réputé pour avoir été impliqué dans une corruption de grande ampleur, du remaniement de la Banque de Tunisie à l’expropriation de biens et l’extorsion de pots-de-vin», selon un câble diplomatique de juin 2008 de l’ambassade des États-Unis à Tunis que Wikileaks avait publié trois ans plus tard. Cette note recensait les biens d’un membre de la famille Trabelsi: compagnie aérienne, hôtels, station de radio, usine d’assemblage automobile ou intérêts dans l’immobilier. Au Canada, il était associé à une société immobilière.

1er juin 2016 : Accusés de fraude, de fabrication de faux et de faux prospectus dans l’affaire de la célèbre maison de production Cinar à l’origine de dessins animés comme Caillou, Ronald Weinberg et ses deux coaccusés ont été reconnus coupable au palais de justice de Montréal par un jury, jeudi. Le cofondateur de Cinar, jadis considérée comme un fleuron québécois, ainsi que Lino Matteo et John Xanthoudakis ont été reconnus coupables de la majorité des 29 chefs d’accusation. Weinberg, qui dirigeait Cinar, était accusé d’avoir participé à un stratagème visant à détourner 126 millions $ dans des comptes aux Bahamas, entre 1997 et 2005 avec l’aide de Lino Matteo qui dirigeait l’entreprise Mount Real et John Xanthoudakis à la tête de Norshield. «C’est une histoire de cupidité, de duperie, de malhonnêteté et d’immoralité», avait affirmé Me Matthew Ferguson de la Couronne au tout début des procédures, au palais de justice de Montréal. Weinberg et Xanthoudakis ont témoigné pour leur défense, mais pas Matteo. Ce procès, qui a commencé au début de mai 2014, a été le plus long à s’être déroulé devant jury au Canada. Une jurée a même eu le temps de tomber enceinte et d’accoucher pendant les procédures.

2 juin 2016 : L’ex-lieutenante-gouverneure du Québec Lise Thibault, condamnée à 18 mois pour fraude et abus de confiance, a quitté l’établissement de détention après trois mois d’incarcération. Mme Thibault est sortie de prison jeudi et elle était en route pour la maison, en fin d’après-midi. Vendredi dernier, la femme de 77 ans tentait d’obtenir une sortie préparatoire à la libération conditionnelle, alors qu’elle a purgé le sixième de sa peine. Une première audience a eu lieu devant la Commission québécoise des libérations conditionnelles vendredi, mais un des deux commissaires aurait refusé la demande de Mme Thibault. À sa seconde tentative, elle a obtenu l’accord de deux commissaires. Selon son avocat, il s’agit d’une sortie préparatoire de 60 jours. Au début du mois d’août, cette permission devrait être renouvelée pour environ trois semaines, puisque la date de libération d’office au tiers de sa sentence est prévue à la fin du mois d’août. Dans le pire des cas, elle aurait été libérée dans deux mois et demi. «La décision n’est pas surprenante. La question qui se posait était plutôt combien de temps peut-on maintenir en détention une personne de 77 ans sans antécédent qui n’a pas commis un crime de violence?» a commenté Me Marc Labelle. «Dans ce contexte, la Commission en vient à la conclusion que vous représentez un risque de récidive qui n’est pas inacceptable pour la société. La question n’est pas de déterminer si vous avez été suffisamment punie ou non», peut-on lire dans la décision écrite. Rappelons que l’ancienne lieutenante-gouverneure du Québec était en prison depuis le 25 février dernier. Début mars, elle avait été transférée du centre de détention de Québec à l’établissement Leclerc, à Laval. Elle a été condamnée à une peine de prison de 18 mois après avoir plaidé coupable à six chefs d’accusation d’abus de confiance et de fraude totalisant 310 000 $.

2 juin 2016 : Les enquêteurs de la police de Montréal tentaient toujours de comprendre jeudi soir pourquoi un homme de 72 ans d’origine italienne a été abattu alors qu’il était attablé en fin d’après-midi dans un café-bar du quartier Ahuntsic. Le meurtre est survenu un peu avant 16 h, au Hillside Café, situé sur la rue Fleury Est, près de l’intersection de la rue d’Iberville. Selon nos informations, la victime est Angelo D’Onofrio, dont la résidence se trouverait à proximité de l’endroit où il a été atteint par balle. Gravement blessé, le septuagénaire a été transporté d’urgence à l’hôpital, où son décès a ensuite été constaté. D’après des témoins, «deux ou trois coups de feu» ont été tirés par un suspect qui portait des vêtements foncés. Après le crime, l’individu a immédiatement pris la fuite à pied vers l’ouest sur la rue Fleury. «Les enquêteurs recherchent un homme de race noire, cheveux frisés mi-longs», a indiqué en soirée le porte-parole de la police de Montréal, Benoit Boisselle. Selon ce qu’on a pu constater sur place, au moins un projectile aurait raté sa cible: la balle est allée se loger dans la portière d’une fourgonnette garée directement en face du café italien. Un très large périmètre de sécurité a été érigé autour de la scène de crime. Les enquêteurs et les techniciens en identité judiciaire passeront les lieux au peigne fin pour tenter de relever un maximum d’éléments de preuve. On ignore pour le moment si le meurtre est relié au monde du crime organisé. Selon nos informations, Angelo D’Onofrio n’avait aucun antécédent judiciaire, mais il était bien connu des policiers du groupe Éclipse, des spécialistes en matière de crime organisé au SPVM. Ironiquement, le crime a été commis alors que quelques kilomètres plus loin, au complexe funéraire Loreto, les proches du parrain intérimaire de la mafia montréalaise, Rocco Sollecito, recevaient des condoléances des gens. Sollecito a été tué vendredi dernier pendant qu’il se trouvait au volant de son véhicule, sur le boulevard Saint-Elzéar Ouest, à Laval. Son assassin n’a toujours pas été appréhendé.

3 juin 2016 : Un homme de 23 ans a disparu dans les eaux du fleuve Saint-Laurent après avoir plongé pour une baignade avec un ami, vendredi soir, dans l’arrondissement de Verdun, à Montréal. En début de soirée, un groupe de cinq jeunes adultes a convergé vers le quai derrière le Natatorium, situé au 6500, boulevard LaSalle, a expliqué le Service de sécurité incendie de Montréal. Vers 19 h 30, deux hommes du groupe ont sauté à l’eau pour une baignade, alors que trois femmes sont restées sur le quai. Un des deux hommes a rapidement éprouvé des difficultés à nager et s’est agrippé sur son ami, mettant leurs deux vies en péril. L’ami en question a réussi à nager vers la rive et à atteindre le quai. C’est alors qu’il s’est rendu compte que son compagnon avait lâché prise et avait disparu. Les services d’urgence ont été appelés à 19 h 35 et des recherches ont été entreprises. Selon nos informations, l’homme disparu est d’originaire de la Guinée, et est arrivé au Québec récemment pour étudier l’informatique. Vendredi soir, il s’est rendu avec ses amis de cours du soir à ce quai de Verdun pour profiter de la soirée. Sur les lieux, plusieurs pancartes indiquent que la «baignade est à vos risques et périls». Le jeune, qui ne savait pas bien nager, a sauté dans le fleuve, car il croyait que l’eau était peu profonde. Ses amis ont tenté de l’aider, mais en vain. Les autorités devaient poursuivre les recherches une partie de la nuit. Les plongeurs du Service de police de la Ville de Montréal pourraient participer aux recherches samedi matin. Par ailleurs, un adolescent de 15 ans a été retrouvé sans vie, dans l’océan, aux Îles-de-la-Madeleine, vendredi après-midi. Un groupe de jeunes qui se trouvaient au camping de Gros-Cap depuis au moins jeudi soir ont constaté vendredi matin qu’un de leurs amis manquait à l’appel, a expliqué la Sûreté du Québec. Après avoir tenté de trouver le disparu en vain, les jeunes ont finalement appelé les autorités plus tard dans l’avant-midi. Une importante opération de recherche a été lancée par la SQ, la Garde côtière canadienne, les rangers et Pêches et Océans Canada. Finalement, vers 14 h, des intervenants de la garde côtière ont trouvé un corps dans la mer près de Gros-Cap. La victime a été transportée dans un centre hospitalier où son décès a été constaté. Une enquête a été ouverte et une autopsie sera effectuée.

4 juin 2016 : Une automobiliste peut s’estimer chanceuse d’être toujours en vie à la suite d’un accident inusité survenu vendredi matin à Bécancour, en Mauricie. Elle circulait vers 7 h 30 sur le boulevard des Acadiens lorsqu’un fardier qui s’amenait en sens inverse a perdu son chargement. La femme n’a rien pu faire pour l’éviter. Son véhicule s’est encastré dans la pelle mécanique qui venait de tomber du camion. La conductrice a subi des blessures graves, mais on ne craint pas pour sa vie. La route a été fermée à la circulation durant cinq heures afin de permettre aux policiers de reconstituer la scène. Le conducteur du poids lourd n’a pas été blessé, mais il a été très ébranlé par les événements. Bien qu’il n’ait pas voulu s’adresser à la caméra, il a tout de même dit à TVA Nouvelles ce qui s’est passé. Selon ses dires, le véhicule qui le précédait a freiné brusquement et a activé son clignotant à la toute dernière minute pour signifier son intention de tourner sur l’avenue Bergeron. Une version corroborée par un voisin, qui était aux premières loges au moment de l’accident. «Je déjeunais avec ma femme quand j’ai vu la petite voiture jaune activer son clignotant, raconte Denis Tourigny. J’ai alors entendu un gros bruit. Je suis sorti et j’ai vu la pelle sur la voiture.» Le chauffeur assure qu’il a respecté l’ensemble des normes de sécurité. Cinq chaînes entourées de bande élastique retenaient son chargement. Il est d’avis que c’est la pression exercée sur l’une des chaînes lors du freinage qui a brisé celle-ci et qui a libéré le chargement. C’est la première fois au cours de sa carrière que le chauffeur doit freiner aussi rapidement. Il espère que son histoire sensibilisera les automobilistes à l’importance d’adapter leur conduite en présence d’un véhicule lourd.

4 juin 2016 : L’homme de 72 ans tué par balle dans un café italien de Montréal, jeudi soir, pourrait avoir été abattu à cause d’une erreur sur la personne. Angelo D’Onofrio, qui était attablé au Hillside Café de la rue Fleury, dans Ahuntsic-Cartierville, n’était pas visé par l’auteur du meurtre. La personne visée aurait pu être l’homme d’honneur Tony Vanelli, un ex-proche du clan Cotroni qui frayait avec les Rizzuto depuis les années 80, indiquent des sources policières et du milieu interlope. Vanelli fréquente régulièrement le Hillside Café. Le meurtre est survenu la veille des funérailles du mafioso Rocco Sollecito, un autre membre du clan Rizzuto et qui était le chef par intérim de la mafia montréalaise avant d’être assassiné à Laval par un tireur devant un abribus.

4 juin 2016 : Un Québécois de 33 ans a été arrêté en Alberta, pour avoir forcé le coffre-fort laissé derrière par un sinistré de Beacon Hill. La Gendarmerie royale du Canada de Wood Buffalo a arrêté l’individu jeudi, a rapporté Global News. Les policiers ont précisé que l’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, devra se présenter en cour le 7 septembre prochain, à Fort McMurray, les accusations exactes portées contre lui n’ont pas été précisées. La GRC a précisé que le coffre était vide et qu’aucun autre item n’a été volé. «Que personne ne s’y méprenne, la GRC continue de protéger cette communauté en ces temps difficiles», a affirmé l’officier Rob McCloy, soulignant que malgré le sinistre et les évacuations, les policiers surveillent toujours les lieux. Les voitures abandonnées le manquent pas à Fort McMurray, alors que plus de 800 véhicules attendent maintenant d’être réclamées par leurs propriétaires. Des remorques de la fourrière Mobster Towing ont travaillé sans relâche pendant des semaines pour remorquer les véhicules, a rapporté le Edmonton Journal vendredi. Les voitures ont pour la plupart été laissées sur le bord des routes, mais certaines ont été abandonnées en plein milieu des voies de circulation. Certains véhicules, qui se trouvaient dans des stationnements, ont dû être déplacés également. Pour récupérer leur véhicule, les sinistrés doivent simplement fournir leur numéro de plaque d’immatriculation à la fourrière. Aucun frais de remorquage ne leur sera exigé, a assuré un porte-parole pour le ministère des Transports de l’Alberta, Graeme McElheran. Des shérifs ont été déployés aux abords de la fourrière pour prévenir toute tentative de vol. Le gouvernement albertain n’a pas établi de date limite pour que les propriétaires réclament leurs voitures. «Notre principale préoccupation est de ramener les gens chez eux», a expliqué Graeme McElheran. La réintégration graduelle des populations déplacées en raison des feux de forêt dans la région de Fort McMurray s’est amorcée le 1er juin.

4 juin 2016 : Un homme de 20 ans a été victime d’une agression armée dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, à Montréal, samedi matin. L’attaque a eu lieu dans un immeuble à logement près des rues Meunier et Sauriol Ouest, peu avant 1 h. La victime a été blessée au haut du corps par une arme blanche à la suite d’une altercation avec d’autres individus, a indiqué l’agent Jean-Pierre Brabant du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Le jeune homme était conscient lors de son transport à l’hôpital et sa vie n’est pas en danger. Il s’est montré peu enclin à collaborer avec les policiers, selon le SPVM. Des enquêteurs ont été dépêchés sur les lieux afin d’analyser la scène de crime. Aucune arrestation n’a été effectuée jusqu’à maintenant et les policiers sont toujours à la recherche de suspects.

5 juin 2016 : L’incendie d’un bâtiment de Laval a mis à la rue une vingtaine de personnes et provoqué une panne d’électricité pour 4500 foyers dans le secteur de Chomedey. Le brasier dans l’édifice de trois étages contenant huit logements s’est déclenché vers 15h50 sur le boulevard Laval. À l’arrivée des pompiers, le toit s’était embrasé. Heureusement, tous les résidents ont pu être évacués à temps et personne n’a été blessé. L’incendie a été contenu par une quarantaine de pompiers vers 18h45, mais le bâtiment a été lourdement endommagé. La Croix-Rouge a aidé une vingtaine de personnes qui ne pourront pas regagner leur logement de sitôt. Puisque le brasier a affecté une ligne électrique, Hydro-Québec a dû couper le courant à environ 4500 foyers du secteur. La cause du sinistre serait due à une défaillance électrique.

5 juin 2016 : Un violent incendie a complètement ravagé une ferme laitière, dimanche, à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec. En plus du bâtiment qui est une perte totale, environ 80 vaches ont péri dans le brasier. C’est un employé de la ferme, située sur la route 138, qui a sonné l’alarme vers 12 h 40. L’homme a immédiatement alerté les pompiers alors qu’il voyait des flammes au deuxième étage. «Des efforts ont été faits pour extirper les 80 bêtes, mais rien n’a malheureusement pu être fait pour les sauver», a raconté la porte-parole du Service de protection contre l’incendie de Québec (SPIQ), France Voiselle. Une soixantaine de pompiers ont été appelés à combattre l’incendie qui a complètement ravagé le bâtiment de ferme d’environ 10 000 pieds carrés. Trois silos qui se trouvaient à proximité ont également été gravement endommagés. Toute la machinerie agricole, qui se trouvait dans un autre édifice a cependant été épargnée. Les tracteurs ont rapidement été déplacés dans les champs derrière la ferme laitière. Les enquêteurs du SPIQ étaient sur place en fin d’après-midi dimanche, mais la cause du sinistre n’avait toujours pas été identifiée. «Ça peut être un paquet d’affaires, fait remarquer le propriétaire de la ferme, Martin Bard. Il y a tellement de machines et de moteurs en haut. Ça peut être mécanique, électrique, on n’en a aucune idée», a raconté l’agriculteur qui possède la ferme depuis trois ans seulement. L’ancien propriétaire s’affairait d’ailleurs à donner un coup de main aux pompiers en remuant les cendres avec une pelle mécanique. D’après Martin Bard et son employé, l’homme a dû vivre de durs moments en voyant l’ancienne ferme familiale s’envoler en fumée. «Ça a été dans sa famille pendant des générations. C’était à peu près 40 ans de sa vie cette ferme-là», confie Jérôme Couture, qui était sur la ferme quand l’incendie s’est déclaré. Le propriétaire a confirmé au «Journal de Québec» que sa ferme laitière était bel et bien assurée, mais il n’en reste pas moins que le choc est difficile à encaisser. «Tu as beau être assuré, tu finis toujours par en payer un peu de ta poche. Et on avait des récoltes déjà faites pour cette année. C’est perdu et on n’aura rien. Ça, c’est un peu plus dur», a mentionné Martin Bard.

6 juin 2016 : Trois hommes ont été blessés lors d’une bagarre survenue à la sortie des bars dimanche matin dans l’arrondissement du Sud-Ouest, à Montréal. Selon les premières informations de la police de Montréal, le conflit aurait débuté à l’intérieur d’un bar situé sur la rue Saint-Jacques et ce serait transporté à l’extérieur de l’établissement. Les policiers arrivés sur les lieux peu après 3 h ont trouvé deux victimes, dont une inconsciente, blessées à la tête par des objets de fortune. Un troisième homme aurait subi une lacération au cou. Les trois victimes ont été conduites dans un centre hospitalier, mais leur vie n’est pas en danger, a indiqué l’agent Jean-Pierre Brabant du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Les hommes sont âgés de 28, 37 et 39 ans. Un périmètre a été établi autour de l’établissement et les enquêteurs ont interrogé des témoins afin de déterminer l’origine du conflit. Des caméras de surveillances pourraient également avoir capté la scène. Le SPVM n’a procédé à aucune arrestation et n’a identifié aucun suspect pour l’instant.

6 juin 2016 : Les occupants d’une résidence pour personnes âgées ont eu droit à une vision d’horreur, lundi après-midi, à La Prairie, lorsqu’un laveur de vitres a reçu une décharge électrique mortelle devant les fenêtres du bâtiment. Encore plus troublant: le travailleur de 69 ans ne semble pas être mort sur le coup, malgré le choc de 25 000 volts qui lui a traversé le corps quand la nacelle à bord de laquelle il se trouvait a touché aux fils électriques. «Je travaillais sur ma piscine quand j’ai entendu un gros « boom », a raconté Denis Rochefort, un voisin. Je suis allé voir et j’ai aperçu le monsieur qui avait le visage noir, mais qui bougeait encore au fond de la nacelle.» M. Rochefort était fâché de voir que les premiers pompiers arrivés sur place ne sont pas allés porter assistance à la victime. «Ça m’a mis en maudit, a-t-il ragé. J’étais fâché de constater qu’en 2016, on a tous les outils pour aller lui porter secours et qu’au lieu de ça, on reste au sol et on le regarde agoniser.» Si les pompiers ont mis plusieurs heures avant de grimper à bord de leur nacelle pour se rendre auprès du corps, c’est pour des raisons de sécurité, a dit Sylvain Dufresne, directeur du Service des incendies de La Prairie. Peu de temps après la décharge électrique, la nacelle où se trouvait le sexagénaire a pris feu. Le travailleur n’a eu aucune chance de s’en sortir.

6 juin 2016 : Daniel Déry, âgé de 59 ans, a été formellement accusé au palais de justice de Longueuil, lundi après-midi, du meurtre non prémédité de sa conjointe Francine Bissonnette, retrouvée sans vie dimanche dans sa résidence de Chambly. Le corps de Mme Bissonnette, âgée de 62 ans, a été retrouvé dans sa demeure de la rue Beaulac dimanche matin. Les policiers ont été appelés sur les lieux vers 5 h et y ont fait la macabre découverte. Le suspect Daniel Déry, a été arrêté sur place. Il a été interrogé pendant une bonne partie de la journée dimanche. Le couple était sur le point de se séparer. L’accusé doit comparaître à nouveau le 20 juin.

7 juin 2016 : L’histoire se répète pour le pyromane Jean-Marie Chayer. À peine sorti de prison pour avoir allumé une série d’incendies criminels en 2013, l’homme de 50 ans a de nouveau été épinglé mardi soir pour des crimes similaires. Lentement, mais sûrement, la peur commençait à s’installer dans la municipalité de L’Épiphanie, un secteur frappé par au moins quatre incendies suspects au cours des dernières semaines, dont trois au cours des 14 derniers jours. Le plus récent a d’ailleurs eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, dans un immeuble à logements de la rue Roch, à L’Épiphanie. Selon des voisins, une ancienne amie de cœur du pyromane habiterait dans ce bâtiment. Toujours selon nos sources, Jean-Marie Chayer aurait eu une liste bien précise d’endroits à incendier. Il semble toutefois que les policiers ont réussi à déjouer ses plans. Le pyromane a été mis en état d’arrestation mardi en soirée et a ensuite été rencontré par les enquêteurs. Il comparaîtra mercredi, au palais de justice de Saint-Jérôme, sous des accusations d’incendies criminels, notamment. Jusqu’à maintenant, l’enquête policière aurait permis de le relier à trois événements, mais il n’est pas exclu que d’autres chefs d’accusation s’ajoutent. Jean-Marie Chayer avait défrayé les manchettes à la même période de l’année en 2013, alors qu’il s’était fait passer les menottes pour avoir délibérément allumé quatre incendies criminels à l’Épiphanie durant le mois de mai. Les dommages qu’il avait causés s’élevaient à près d’un demi-million de dollars. En octobre 2014, il avait plaidé coupable à tous les chefs d’accusation portés contre lui. Le juge l’avait condamné à 20 mois d’emprisonnement et à une probation de deux ans avec des conditions à respecter.

7 juin 2016 : Les résidents de Saint-Lin-Laurentides dans Lanaudière sont inquiets après qu’un pitbull ait été dévoré par cinq autres chiens de la même race. L’accident s’est déroulé dans la nuit de jeudi à vendredi sur le terrain d’une résidence donnant sur la rue de la municipalité. Six pitbulls se sont livré une féroce bataille. Après de longues minutes, le plus faible de la meute a été dévoré par les autres. Les animaux seraient potentiellement maltraités et mal nourris. Cette scène n’a pas manqué d’inquiéter le voisinage qui craint que les animaux, placés pour le moment pour évaluer leur dangerosité, ne reviennent bientôt chez leur propriétaire. «Ma femme a entendu un cri. Elle pensait que c’était un meurtre, carrément (…) Moi, les chiens, personnellement, je les ai vus une fois peut-être qui se promenaient autour de la maison. Là, je sais que, lui a des enfants. Ça peut être inquiétant», explique un voisin. Selon Maurice Bernard, maître-chien, un des chiens a pu se retrouver en «état de prédation», charger et créer un effet de meute. «Si ça se reproduit, qui pourrait être pris à partie? Un piéton, quelqu’un à bicyclette, un jeune enfant? On ne le sait pas», s’inquiète-t-il. Beaucoup se demandent aussi pourquoi l’administration municipale n’a pas agi alors qu’un règlement n’autorise la possession que de deux chiens par maison. Le maire de la Ville, Patrick Massé, a refusé de donner une entrevue à la caméra. Il a cependant précisé que cette histoire suivait son cours normalement et que les instances qualifiées prendront les décisions adéquates.

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Gare du Palais dans la ville de Québec. Crédit photo : GrandQuebec.com

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