Ligne du temps : 2015

1er novembre – 7 novembre 2015

1er novembre – 7 novembre 2015

C’est arrivé au Québec entre le 1er novembre et le 7 novembre 2015

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu du 29 octobre jusqu’au 31 octobre 2015

1er novembre 2015 : Un homme dans la vingtaine a embouti deux lampadaires, après avoir perdu le contrôle de son véhicule sur la rue Wellington, dans l’arrondissement de Verdun, à Montréal. Le conducteur était à la hauteur de la rue Beatty et se rendait en direction est, lorsqu’il a tenté d’effectuer un dépassement. Il aurait alors perdu le contrôle de sa voiture pour aller percuter un premier lampadaire sur le terre-plein. Le véhicule a terminé sa course en fauchant un second lampadaire, plusieurs mètres plus loin, près de l’intersection des rues Wellington et Osborne. « L’homme est resté coincé de longues minutes dans sa voiture avant d’être désincarcéré par les premiers répondants », a indiqué André Leclerc, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal. L’accidenté était conscient au moment du sauvetage. Il a été conduit à l’hôpital pour des blessures à la tête et aux pieds, mais on ne craint pas pour sa vie. La vitesse ou l’alcool pourraient être des facteurs expliquant l’accident, selon les autorités.

1er novembre 2015 : Deux personnes ont été blessées gravement et un ou des suspects étaient recherchés, à la suite d’une agression armée dans un appartement de Dollard-Des Ormeaux. Les policiers ont été appelés à intervenir pour un homme poignardé dans un appartement de la rue Hyman, au coin de la rue Woodside, vers 12 h 30. À leur arrivée, les autorités ont découvert l’homme de 37 ans blessé au haut du corps par une arme blanche et une femme dans la trentaine qui aurait été battue à l’aide d’un objet contondant, selon Abdullah Emran, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Ils ont été transportés vers un centre hospitalier. «Initialement on craignait pour leur vie, surtout pour celle de l’homme, mais ils ont été mis hors de danger», a souligné Abdullah Emran. « Il s’agirait d’un conflit qui aurait dégénéré dans un appartement, entre plusieurs personnes, a indiqué le porte-parole du SPVM. Le ou les suspects ont pris la fuite. » En début d’après-midi, des enquêteurs du SPVM étaient en route vers la scène de crime. Les policiers n’avaient aucune description à donner du ou des suspects recherchés.

Dragon du Halloween

Dragon du Halloween

Dragon du Halloween. Photo : GrandQuebec.com

2 novembre 2015 : Une bagarre aurait éclaté lundi soir à l’intérieur de la prison de Baie-Comeau. La Sûreté du Québec a été appelée sur place comme le veut la procédure en vigueur pour intervenir si cela venait à dégénérer. La porte-parole de la SQ n’était pas en mesure de confirmer l’information vers 22 h 30. « Il se passe quelque chose, oui, probablement des détenus qui se battent entre eux, mais je n’en sais pas plus », a indiqué Audrey-Anne Bilodeau, précisant que les policiers étaient pour le moment resté à l’extérieur du centre de détention. La Sûreté du Québec serait appelée à intervenir à l’intérieur dans deux cas de figure: si cela dégénère, ce qui entraînerait une mise en action des membres de l’escouade anti-émeute, ou si des détenus voulaient porter plainte. Contacté, l’établissement carcéral s’est refusé à tout commentaire.

2 novembre 2015 : Le corps d’une femme a été découvert à la surface de l’eau au parc Marcil à Salaberry-de-Valleyfield. C’est un marcheur qui a trouvé le corps vers 11 h près de la rive. La Sûreté du Québec (SQ) enquêtait sur les lieux en compagnie des techniciens en identité judiciaire lundi après-midi. « On en est au stade des expertises, il est trop tôt pour en dire plus », a commenté la porte-parole de la SQ Joyce Kemp, vers 13 h 30.

2 novembre 2015 : Suivant la découverte d’un cas d’insalubrité extrême dans un logement montréalais, les propriétaires d’immeubles réclament au gouvernement Couillard un projet de loi pour forcer les locataires à faire un dépôt en garantie. La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec, CORPIQ, a lancé cet appel au ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, lundi avant-midi après la découverte d’un logement de la rue Bannantyne, à Verdun, aux allures de dépotoir. Le locataire en question, un homme dans la cinquantaine souffrant selon toute vraisemblance de troubles de santé mentale, a accumulé en quatre ans une quantité importante de déchets. Devant l’apparition de problèmes de punaises de lit et de santé publique, le propriétaire a conclu une entente de résiliation de bail avec le locataire. Or, l’état d’insalubrité extrême dans lequel il a laissé le logement entraînera des coûts de l’ordre de 15 000 $.

3 novembre 2015 : Même si Ottawa a prolongé jusqu’au 9 novembre l’arrêté ministériel empêchant d’ici là tout déversement d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent de la part de la Ville de Montréal, les opposants au projet, eux, continuent de manifester leur mécontentement. Le Conseil de bande de Kahnawake, communauté mohawk située sur la Rive-Sud de Montréal, a décidé de faire part de ses préoccupations. Le Conseil a d’ailleurs récemment fait parvenir une lettre à Ottawa ainsi qu’au maire de Montréal, Denis Coderre. Il exige d’être consulté avant que le feu vert ne soit donné par le nouveau ministre de l’Environnement, dont la nomination est attendue mercredi. « Ottawa a une obligation légale de nous consulter avant d’agir dans ce dossier en vertu de l’article 37 de la Loi sur les pêches d’autant plus qu’il existe une politique sur les pêches autochtones au Canada », a précisé le Conseil. Pour sa part, le porte-parole du Conseil de bande, Joe Delaronde, sait que la situation est complexe. «Nous respectons le fait qu’ils sont face à une situation problématique, mais ils doivent respecter nos préoccupations et notre droit à un fleuve St-Laurent propre», a-t-il dit en entrevue à TVA Nouvelles.

3 novembre 2015 : Stéphane Harbour, l’ex-maire de l’arrondissement d’Outremont, a écopé d’une peine de six mois de détention qu’il pourra purger dans la collectivité pour fraude, fabrication et usage de faux documents. La juge Louise Villemure n’a pas consenti à la demande de la défense visant à faire bénéficier Harbour d’une absolution qui lui aurait évité un casier judiciaire. Elle a plutôt réitéré que l’ex-maire avait trahi la confiance de ses concitoyens en se faisant rembourser frauduleusement 41 cours d’anglais et deux repas, totalisant plus de 2200 $, ‎entre 2005 et 2007. Pour arriver à ses fins, il avait compté sur la complicité de son conseiller politique, Jean-Claude Patenaude, et de l’ex-directeur général de l’arrondissement, Yves Mailloux. « Le tribunal estime que les gestes de M. Harbour ne sont pas isolés, mais répétitifs. Cela met en cause la moralité et l’intégrité de M. Harbour. La population est en droit de s’attendre à un comportement irréprochable de ses élus», a observé la juge Villemure. Stéphane Harbour avait qualifié de «descente aux enfers» les suites de son arrestation par la SQ, en 2010, au terme d’une enquête réclamée par le vérificateur général de la Ville de Montréal. Il a démissionné de son poste de maire qui lui assurait un salaire annuel de 110 000 $ et sa carrière qu’il menait en parallèle dans le domaine financier est « anéantie ». Ayant remboursé les sommes illégalement perçues, il a ensuite déniché des emplois comme concierge et comme gestionnaire d’immeubles. Il en retire maintenant un salaire annuel de 53 000 $, mais il plaidait qu’un casier judiciaire pourrait signifier un retour au chômage pour lui. Stéphane Harbour devra passer les trois prochains mois assigné à sa résidence, 24 heures sur 24, sauf pour effectuer son travail. Par la suite, il devra respecter un couvre-feu. Il sera également soumis à une probation d’un an.

4 novembre 2015 : La Sûreté du Québec a recensé 71 alertes à la bombe dans des établissements scolaires de toute la province, dont sept sur l’île de Montréal. Cette série de menaces a été revendiquée par un « collectif » qui s’en prend aux enseignants et aux syndicats. « Terminez votre grève ou nous allons le faire pour vous. S’il n’y a pas d’annonce de termination jeudi matin nous commencerons nos attaques directement sur les syndicats et nous intensifierons ceux sur les écoles », a prévenu le collectif « Sceptre rouge » dans un courriel de menace intercepté par la Sûreté du Québec dans la nuit de lundi à mardi. Ce « document » est en fait un « manifeste de revendication en opposition avec les enseignants et ce qui est enseigné dans les écoles », a précisé le ministre de la Sécurité publique Pierre Moreau lors d’une mêlée de presse pour faire le point sur cette affaire qui a paralysé une soixantaine d’établissements scolaires du Québec. « C’est un groupe qui s’estime être un collectif et qui agirait en représailles aux actions des enseignants », a-t-il ajouté. Le ministre estime que cette lettre n’a toutefois rien à voir avec les négociations du secteur public et le récent débrayage des enseignants. Dans son manifeste, le collectif dit être « FURIEUX avec les syndicats des professeurs et les horreurs qu’ils infligent sur les enfants innocents ». Les autorités ont pris la situation au sérieux. La SQ a mis en place un poste de commandement constitué de l’escouade tactique et des enquêtes criminelles et a mis au parfum la police de Montréal et la Gendarmerie royale du Canada. Dans ce courriel, le collectif, qui n’est pas connu des services policiers, menace de poser des bombes dans des écoles, des cégeps et des autobus scolaires. Il soutient avoir l’appui d’employés du réseau scolaire. La majorité des établissements visés ont été fouillés afin d’assurer la sécurité des étudiants et membres du personnel, a indiqué la SQ. Les recherches n’ont rien donné. Le Front commun des syndicats a appelé le personnel qui est en moyen de pression à suivre tous les mots d’ordre qui émaneront des corps policiers afin d’assurer le plus haut niveau de sécurité aux élèves, aux étudiants et étudiantes, ainsi qu’à tout le personnel des commissions scolaires et des cégeps, a-t-il indiqué dans un communiqué. « Nous condamnons le geste du collectif qui a diffusé ce message haineux. Nous déplorons que les syndicats et le syndicalisme en général soient menacés directement dans le texte diffusé par les auteurs de ces appels à la bombe », ont commenté les porte-parole du Front commun, Daniel Boyer (FTQ), Jacques Létourneau (CSN) et Louise Chabot (SISP).

4 novembre 2015 : Revenu Québec a mené des perquisitions dans onze résidences, à Laval, en Montérégie et dans les Laurentides dans le cadre d’une enquête pour fraude fiscale dans le secteur des services informatiques. « Cette opération d’envergure vise 14 individus et une société qui auraient participé à un stratagème de fraude fiscale visant à obtenir illégalement des remboursements de taxes pour des montants totalisant plus d’un demi-million de dollars », a affirmé Revenu Québec par communiqué. Cette fraude alléguée a duré durant plus de quatre ans, selon Revenu Québec. Environ 45 enquêteurs et 6 informaticiens de Revenu Québec se chargeaient d’exécuter ces 27 mandats de perquisition à Laval, à Châteauguay, à Beauharnois, à Saint-Michel, à Saint-Jérôme et à Saint-Hippolyte. Ils étaient accompagnés d’agents appartenant à cinq corps policiers différents. Cette opération appelée DATA visait essentiellement à recueillir des éléments de preuve. Aucune arrestation n’a été effectuée.

5 novembre 2015 : Les quatre jeunes interrogés en Outaouais, concernant des alertes à la bombe contre des écoles du Québec la semaine dernière, ont été arrêtés et devraient être accusés de méfaits, a annoncé la Sûreté du Québec, mercredi. Les quatre personnes appréhendées sont âgées de 16 et 17 ans et sont de Wakefield, Chelsea et Ange-Gardien. Des accusations de méfaits devraient être déposées au palais de justice de Gatineau. Des menaces similaires à celles formulées mardi contre plusieurs établissements scolaires du Québec ont circulé les 28 et le 29 octobre derniers, dans les régions de l’Outaouais et d’Ottawa. Les policiers ne sont toutefois pas en mesure d’établir des liens entre les deux événements. À deux reprises la semaine dernière, des appels à la bombe ont semé l’émoi dans deux cégeps de Gatineau. De fausses alertes au Cégep de l’Outaouais et au Cégep Héritage ont forcé l’évacuation des quatre campus de ces établissements. Le campus du Cégep Héritage, ainsi que le campus Louis-Reboul, situé sur le boulevard Sacré-Cœur sur l’île de Hull, et les campus Gabrielle-Roy et Félix-Leclerc du Cégep de l’Outaouais ont été évacués. Dans les deux cas, les étudiants et le personnel ont pu réintégrer les locaux au bout de quelques heures, après que la police eut terminé ses vérifications. La Sûreté du Québec rappelle à la population que proférer des menaces est un acte criminel, que ce soit en personne ou par internet.

5 novembre 2015 : Un homme de 25 ans a été accusé d’homicide involontaire, mercredi, au palais de justice de Joliette, pour la mort d’un bébé de quelques mois à Saint-Gabriel-de-Brandon, dans Lanaudière, a rapporté jeudi le Journal de Joliette. Les faits se seraient produits à la mi-octobre. Le suspect est Maxime Gélinas, de Longueuil. Il a été emprisonné et n’a pas pu recouvrer sa liberté après sa comparution. Il doit comparaître de nouveau ce vendredi pour son enquête sous caution. Contactée à ce sujet, la Sûreté du Québec n’a souhaité faire aucun commentaire. «Nous n’avons pas médiatisé cette affaire», a indiqué l’une des porte-parole, renvoyant les journalistes aux procédures judiciaires en cours. Les circonstances du décès, tout comme le lien entre la petite victime et l’accusé, ne sont pas connues.

6 novembre 2015 : Un accident de gros tracteurs de ferme a fait un blessé grave ce soir sur la 94e avenue à Saint-Blaise-sur-Richelieu, en Montérégie. Vers 18 h 30, deux engins imposants circulant dans des directions opposées qui dépassaient l’un et l’autre de leur voie respective se sont percutés, a indiqué Geneviève Bruneau, porte-parole de la Sûreté du Québec. Un conducteur a été transporté à l’hôpital avec de graves blessures. Un garçon de 10 ans qui se trouvait sur le même tracteur a subi de légères blessures. Sur l’autre tracteur, l’agriculteur s’en est bien tiré. La 94e avenue était toujours fermée à la circulation peu avant 22 h. Elle devait rester fermée jusqu’à ce que les engins aient été remorqués.

6 novembre 2015 : Une opération policière d’envergure s’est déroulée à la mi-journée à l’École nationale d’aérotechnique de l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil, en raison d’un possible homme armé qui aurait été vu en direction de l’établissement vers 11 h 30. L’école a été entièrement évacuée par le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL). Peu avant 15 h, la police a toutefois fait savoir que les vérifications étaient terminées. Le porte-parole du SPAL, Tommy Lacroix, a indiqué qu’aucun blessé n’avait été rapporté et que personne n’avait été aperçu avec une arme dans ce secteur. Le lieu de l’appel a été retracé et l’enquête se poursuivait jeudi après-midi en ce sens. Si les étudiants de l’ÉNA ont pu retourner aller chercher leurs affaires à l’intérieur de l’établissement une fois les lieux sécurisés, les lieux n’avaient pas été réintégrés en milieu d’après-midi.

6 novembre 2015 : Un homme a été arrêté en lien avec l’agression sauvage d’un jeune homosexuel en marge du Festival western de Saint-Tite. Jérémie Roy, connu des milieux policiers a été épinglé à 7 h 20, à son domicile de Chibougamau. Il a comparu jeudi après-midi sous des accusations de voies de fait armées et voies de fait causant des lésions. Il demeure détenu en attendant son enquête sur remise en liberté prévue le 11 novembre, au palais de justice de Shawinigan. Roy est soupçonné d’avoir battu à coups de bouteille de bière Mathieu Grégoire, 21 ans, dans la nuit du 19 septembre, dans ce qui a toutes les apparences d’une agression à caractère homophobe. Mathieu Grégoire, ouvertement gai, avait subi une commotion cérébrale lors de l’attaque et plusieurs ecchymoses au visage. «La dernière chose qu’il m’a dite avant de me frapper avec sa bouteille de bière en vitre dans la face, c’est ‘’aie criss de fif » pour que je me retourne», avait raconté Mathieu Grégoire, en entrevue sur les ondes de LCN, quelques jours après l’agression. Mathieu Grégoire a soutenu qu’il aurait dit à son agresseur qu’il le trouvait de son goût, qu’il le trouvait «chaud». Jérémie Roy n’aurait pas digéré le commentaire et s’en serait pris à Mathieu Grégoire. « Quand je suis tombé par terre, il paraît que le gars s’est acharné sur moi et m’a donné cinq ou six autres coups avec sa bouteille de bière dans la face », avait raconté le jeune homme. Par ailleurs, un zumbathon (marathon de danse zumba) contre l’homophobie et l’intimidation aura lieu samedi à Trois-Rivières. L’événement a été organisé en réaction à l’agression dont a été victime Mathieu Grégoire lors du Festival western de Saint-Tite.

Pont Cartier

Pont Cartier

Pont Cartier et Vieux-Port en novembre. Photo : GrandQuebec.com

6 novembre 2015 : Sûreté du Québec (SQ) mène une enquête indépendante vendredi sur la rue Franklin, dans le quartier Saint-Sauveur, après qu’un homme de 53 ans eut perdu conscience lors d’une intervention du Service de police de la ville de Québec (SPVQ). Le SPVQ a été appelé à intervenir vers 5h dans le logement du 541-1, rue Franklin, «pour un individu complètement désorganisé», a expliqué Ann Mathieu, porte-parole de la SQ. Cette dernière n’était pas mesure de dire à quel moment de l’intervention et dans quelles circonstances le quinquagénaire a perdu conscience. Les enquêteurs des crimes contre la personne de la SQ, qui se sont rendus dans l’appartement en question, s’affairent à vérifier ces informations. On ignore, entre autres, s’il y a eu contact physique entre l’homme et le ou les policiers qui sont intervenus auprès de lui. L’état de santé de l’homme de 53 ans, qui a été conduit à l’hôpital de Saint-Sacrement, est inconnu pour l’instant, mais il n’est pas décédé, a confirmé la SQ. Rappelons que comme le veut le protocole, le ministère de la Sécurité publique a confié une enquête indépendante à la SQ, puisque l’homme a perdu conscience dans le cadre de l’intervention des policiers de la Ville de Québec.

7 novembre 2015 : Un homme a été blessé par au moins un projectile d’arme à feu, samedi matin dans l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil. Les policiers de Longueuil ont été appelés d’urgence vers 11 h sur la rue La Durantaye. La victime a été blessée au bas du corps, «mais on ne craint pas pour sa vie», a précisé Mélanie Mercille, porte-parole pour la police de Longueuil. Les autorités sont à la recherche d’au moins un suspect. On ignorait samedi, vers midi, si la ou les personnes qui ont fait feu connaissaient la personne atteinte. Une scène de crime a été établie sur le lieu de l’agression. L’enquête devrait permettre aux policiers de faire la lumière sur les circonstances entourant l’événement.

7 novembre 2015 : Les motards ont nargué les autorités samedi à Repentigny en se présentant par centaines aux funérailles de l’un des membres fondateurs des Hells Angels de Montréal. Une véritable démonstration de force depuis l’avortement du procès SharQc il y a un mois, et certains en ont même profité pour souligner le retour de la section South. La première opération d’envergure depuis le méga procès SharQc s’est déroulée sous haute surveillance policière samedi au complexe funéraire et à l’Église Purification sur la rue Notre-Dame à Repentigny. Plus de 300 motards de partout au Canada se sont déplacés samedi pour rendre hommage à Lionel Deschamps décédé à l’âge de 63 ans d’un cancer généralisé. Le motard était l’un des fondateurs des Hells Angels de la section de Montréal. Plusieurs arboraient même un brassard en sa mémoire. Et c’est l’aumônier de la prison de Bordeaux qui fut le célébrant. Néanmoins, ce qui a retenu le plus l’attention aux funérailles, c’est qu’il semblerait que les Hells Angels soient en train de se réorganiser. La défunte section South, qui était désactivée depuis SharQc, serait sur le point de faire un retour en force. En effet, Daniel Normand qui était, il y a quelques jours seulement, dans le chapitre de Montréal affichait fièrement samedi l’écusson de la section South. Une information constatée par Le Journal samedi ainsi que par des sources. L’opération d’envergure a mobilisé plusieurs corps policiers dont des agents de la GRC, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), de Sherbrooke, de Laval, de Longueuil et de Repentigny. Des enquêteurs étaient sur place pour parfaire leur banque de renseignements criminels. Ce déploiement avait pour but de passer un message clair au crime organisé, que la police était prête à investir pour les surveiller de près. Des policiers de la SQ ont également tenu des points de contrôle avant et pendant la cérémonie. Plusieurs véhicules et motos ont été interceptés. « Les policiers ont dû intervenir pour exécuter un mandat d’arrestation, mais ça s’est bien déroulé, a précisé Claude Denis de la SQ. Une motocyclette et un véhicule ont été saisis. De nombreux constats d’infraction pour des silencieux non conformes. » Différents représentants des chapitres des Hells Angels du Québec, de Montréal, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique étaient présents. Des «clubs supporters» ont arboré sans gêne leurs écussons tels que les Nomads, les Dark Soul’s de Montréal et Sherbrooke, les Beast Crew de Richelieu, les Red Devils de Toronto, Ottawa et Montréal, les Devils Ghosts de Sherbrooke et plusieurs autres. Les avocats représentant le crime organisé étaient aussi visibles. À la fin de la cérémonie, la plupart des motards et invités ont profité de l’événement pour se réunir dans une salle à quelques rues de l’église. Lionel Deschamps est décédé d’un cancer généralisé à l’âge de 63 ans. Le motard était connu comme l’un des membres fondateurs des « Anges de l’enfer de Montréal ». Son nom apparaît toujours comme actionnaire de l’organisation dans le Registraire des entreprises du Québec. Il était membre des Hells Angels depuis 1986. Lionel Deschamps a été arrêté lors de l’opération SharQc en 2009. Au printemps dernier, il avait plaidé coupable à une accusation de complot. Il avait alors admis comme d’autres Hells Angels avoir fait partie d’un complot visant à assassiner des membres d’organisations criminelles rivales, pendant la guerre des motards au Québec. Lionel Deschamps avait reçu une plus courte sentence en avril dernier que les autres accusés, pour des raisons humanitaires. Il était atteint d’un cancer déjà très avancé. Le motard a été condamné à huit ans et 11 mois de détention. Toutefois, l’homme de 63 ans a été libéré le jour même de sa condamnation en raison de sa détention préventive comptée en double.

Habitat 67

Habitat 67

Vue sur l’Habitat 67, à Montréal. Photo : GrandQuebec.com

Les sources de nouvelles pour cette semaine :

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