Ligne du temps : 2015

15 novembre – 21 novembre

15 novembre – 21 novembre

C’est arrivé au Québec entre le 15 novembre et le 21 novembre 2015

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu du 8 novembre jusqu’au 14 novembre 2015

15 novembre 2015 : Un immeuble de 12 logements a été la proie des flammes ce soir à Québec, forçant l’ensemble des résidents à quitter les lieux. « Les flammes ont pris naissance au dernier étage pour ensuite se propager au toit », a indiqué Annie Marmen, porte-parole pour le Service de protection contre les incendies de la ville de Québec. Vers 22 h 30, l’incendie faisait toujours rage bien que les sapeurs multipliaient leurs efforts. Plus de 50 pompiers ont été dépêchés sur le boulevard Neilson pour combattre les flammes. Tous les résidents sont parvenus à évacuer à temps et personne n’a été blessé. La Croix-Rouge a été demandée en renfort pour s’occuper des sinistrés qui ne seront pas en mesure de réintégrer leur logement une fois l’incendie maîtrisé.

15 novembre 2015 : Un homme a été conduit d’urgence à l’hôpital pour des blessures assez graves au haut du corps, ce matin. Selon les premières informations recueillies par la police, l’homme aurait probablement été attaqué à l’arme blanche dans le quartier Parc-Extension, à Montréal. Des citoyens ont alerté la police vers 6 h 30, à cause de bruits entendus dans un appartement situé à l’intersection des avenues Querbes et Ogilvy, a indiqué l’agent Abdullah Emran, porte-parole de la police de Montréal. À l’arrivée des patrouilleurs, un homme dans la vingtaine gisait au sol blessé. « L’homme a été transporté à l’hôpital et on ne craint pas pour sa vie », a précisé l’agent Emran en début de matinée. Les enquêteurs ont dû établir un périmètre de sécurité autour du bâtiment, car ils ignoraient alors l’endroit exact où l’incident se serait produit. Aucun suspect n’avait été appréhendé en matinée samedi.

15 novembre 2015 : Environ 500 personnes se sont rassemblées à Québec, avec aux premiers rangs plusieurs responsables politiques comme le premier ministre Philippe Couillard et le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, qui étaient aux côtés du consul de France, Nicolas Chibaeff. Le maire de Québec, Régis Labeaume, et celui de Montréal, Denis Coderre, étaient également présents. « Ne permettons pas à ces barbares de remporter la moindre victoire contre nos sociétés, par exemple en tournant le dos à ces milliers de personnes, premières victimes de la terreur qui viennent chercher chez nous la paix, la tranquillité et la sécurité », a déclaré Philippe Couillard, faisant référence aux milliers de réfugiés syriens attendus dans la province. « C’est une attaque brutale et sournoise à l’endroit des valeurs de la République française, valeurs de la liberté et de la fraternité partagées par des centaines de millions de personnes. Elles sont au cœur de notre démocratie. Protégeons-les, c’est ce que nous avons de plus précieux », selon M. Péladeau. La foule a ensuite chanté La Marseillaise avant de déposer des fleurs et allumer des bougies. Régis Labeaume et Denis Coderre ont réitéré ensemble leur désir d’accueillir des réfugiés syriens au cours des prochaines semaines. « Ces gens-là veulent créer le doute dans notre tête, veulent nous déstabiliser, veulent nous faire perdre nos convictions d’humanisme. Il faut faire le contraire. Il faut se souvenir que les victimes collatérales de tout ça, ce sont leurs propres concitoyens et la pire chose, ce serait de penser que ces dizaines de milliers de personnes qui sont dans la misère sont des terroristes », a lancé le maire de Québec. Sans se prononcer sur les intentions du gouvernement fédéral de cesser les frappes aériennes en Syrie et en Irak en dépit de ces attentats, les deux hommes ont rappelé faire front commun avec la coalition internationale. «Il faut être implacable face à ces actes terroristes. Tout ça dans le respect du droit et dans le respect des opérations. On va laisser les premiers ministres travailler en ce sens. M. Hollande a tout notre appui», a déclaré Denis Coderre.

15 novembre 2015 : Les recherches reprendront lundi pour retrouver un homme qui manquait toujours à l’appel dimanche sur le lac Louis, dans la région de Saint-Siméon, dans Charlevoix. Les autorités ont été appelées vers 11 h 15 dimanche pour procéder au sauvetage nautique de deux hommes à la Pourvoirie des lacs Roger et Faucille. Les deux hommes étaient à bord d’une embarcation sur le lac Louis, lorsqu’elle a chaviré. L’un d’entre eux a réussi à regagner la rive, mais l’autre manque à l’appel, selon Anne Mathieu, porte-parole de la Sûreté du Québec (QC). « L’homme qui a regagné la rive souffre d’un début d’hypothermie, mais on ne craint pas pour sa vie », a-t-elle indiqué. Un bénévole qui a participé aux recherches a affirmé, d’après ce que lui a dit le rescapé, que les deux hommes voulaient chasser des canards qu’ils avaient aperçus sur le lac. « Ils sont allés au bout de la pointe. Puis, ils ont tiré tous les deux en même temps et le canot a viré à l’envers, a raconté le bénévole Serge Lizotte. Il y en a un qui a réussi à sortir de peine et de misère. Mais l’autre, il a paniqué. Il est resté là. » Les pompiers de Saint-Siméon, les pompiers de La Malbaie, des agents et des enquêteurs de la Sûreté du Québec ainsi que des ambulanciers ont été dépêchés sur les lieux. Le secteur a été ratissé jusqu’à 16 h dimanche. La profondeur du lac compliquerait les recherches. L’opération sera prise en charge par la Sûreté du Québec lundi. Les recherches reprendront en avant-midi. L’expertise d’une équipe de plongeurs sera mise à contribution.

Croix en herbe

Croix en herbe

Le 13 novembre 2015, plus de 130 morts à Paris, en France, provoqués par une série d’attentats.Photographie : Megan Jorgensen

16 novembre 2015 : Un incendie s’est déclaré dans une usine de carton de l’arrondissement du Sud-Ouest, à Montréal, mobilisant une quarantaine de pompiers. Le feu a pris naissance vers 12 h 30 dans la cour arrière de l’entreprise Kruger, où étaient amoncelés de nombreux ballots de cartons destinés à être recyclés, a indiqué Martin Farmer, chefs aux opérations du Service de sécurité incendie de Montréal. À l’arrivée des pompiers, un immense panache de fumée blanche visible à plusieurs kilomètres s’échappait de l’usine située sur la rue Notre-Dame Ouest. Les pompiers tentaient d’éteindre le feu avec des «échelles aériennes» en début d’après-midi, selon Martin Farmer.
16 novembre 2015 : Les pompiers de Québec ont dû intervenir à deux reprises pour éteindre des feux importants, dans la nuit de samedi à dimanche, dans les quartiers Pointe-de-Sainte-Foy et Val-Bélair. Heureusement, personne n’a été blessé sérieusement dans les deux incidents. Le premier incendie s’est déclaré à l’arrière d’un immeuble de 16 logements, sur le boulevard Neilson dans le quartier de Pointe-de-Sainte-Foy, samedi soir vers 21 h 30. La quinzaine de résidents a dû quitter les lieux. Deux personnes ont dû être conduites à l’hôpital pour des difficultés respiratoires et des douleurs thoraciques. « Les flammes ont pris naissance au dernier étage pour ensuite se propager au toit », a indiqué Annie Marmen, porte-parole pour le Service de protection contre les incendies de la ville de Québec. Les flammes n’ont été maîtrisées qu’aux alentours de minuit. Les dommages au bâtiment seraient considérables et les résidents n’ont pas pu réintégrer leur logement. La plupart d’entre eux ont été pris en charge par la Croix-Rouge. Le deuxième incendie a été repéré vers 0 h 30, dans une maison unifamiliale de l’avenue de la Montagne Est, près de l’intersection de la rue de Coleraine, dans le secteur de Val-Bélair. « Les flammes se sont propagées sur toute la longueur de la maison dans le comble et le toit, pour des dommages allant jusqu’à 300 000 $ », a dit la porte-parole des pompiers de Québec. Ce sont des gens qui se trouvaient dans un bar tout près qui ont aperçu des flammes à l’arrière du bungalow. Ces derniers ont sur-le-champ averti les deux résidents de la maison, qui ont pu évacuer les lieux sans blessures. Environ 25 pompiers ont été dépêchés sur place afin de maîtriser les flammes, ce qu’ils ont réussi à faire un peu plus d’une heure après le début des opérations.

17 novembre 2015 : La base militaire de Bagotville, à Saguenay, a été évacuée en raison de la découverte d’un colis suspect. Mais il s’agissait d’une fausse alerte, selon les autorités de Saguenay. Vers 14 h 20, un colis a été retrouvé par un employé dans un bâtiment qui abrite les services d’approvisionnement et de logistique de la base, située dans l’arrondissement de La Baie. L’évacuation a été ordonnée et les policiers de Saguenay ont bloqué la circulation jusqu’à 17 h sur la route 170 entre les arrondissements de La Baie et Chicoutimi. « Le colis ne contenait pas d’explosif, mais nous avons demandé une enquête sur sa provenance», a indiqué le commandant de la base Darcy Molstad. Une soixantaine de personnes ont été évacuées, sans que la base n’interrompe totalement ses opérations. L’inspection des hangars qui abritent les F-18 s’est avérée négative. Le commandant Molstad a refusé de faire un lien entre cette fausse alerte et les attentats de Paris, ou avec la présence des F-18 en Syrie et au Koweit.

18 novembre 2015 : Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) fera enquête sur une intervention de la Sûreté du Québec (SQ) survenue dans la municipalité de Messines, en Outaouais, tôt lundi, au cours de laquelle un policier a été traîné sur le côté d’une voiture. Vers 1 h 35, un patrouilleur de la SQ a débuté une poursuite en voiture à Messines. Le fuyard s’est finalement immobilisé près du chemin de la Ferme et de la rue Patry a expliqué le porte-parole du SPVM, Manuel Couture. Le policier s’est approché du véhicule et a tenté d’ouvrir la portière du conducteur. Ce dernier a accéléré brusquement, traînant le policier sur le côté de la voiture. L’agent a alors fait feu sur le conducteur, l’atteignant à au moins une reprise. Le conducteur a subi des blessures qui pourraient mettre sa vie en danger et a été conduit dans un centre hospitalier. Le policier a aussi été hospitalisé pour un choc nerveux. Les enquêteurs de la section des crimes majeurs du SPVM se rendront sur place pour rencontrer les témoins et comprendre le déroulement de l’intervention de leurs collègues de la SQ. Une enquête indépendante est déclenchée par le ministre de la Sécurité publique quand un corps policier est impliqué dans une intervention au cours de laquelle une personne perd la vie ou subit des blessures mettant sa vie en danger. L’analyse des circonstances est confiée à un autre service de police pour en assurer l’impartialité. La municipalité de Messines est située à environ 90 kilomètres au nord de Gatineau, non loin de Maniwaki.

18 novembre 2015 : Un jeune de 14 ans de Saguenay garde de lourdes séquelles après avoir consommé de la drogue: un proche confirme que l’adolescent est aujourd’hui aveugle. Le jeune aurait fait une surdose, au mois d’août dernier, après avoir pris des drogues chimiques. Il a dû être transporté d’urgence à l’hôpital. Il s’est retrouvé dans le coma pendant un certain temps. « Il y a quelqu’un qui lui a vendu de la drogue. Il y avait quelque chose qui n’était pas bon dedans. Puis il en a pris sans le savoir », a raconté une jeune dans la cour d’école. Selon nos informations, l’adolescent a perdu complètement la vue et présenterait aussi des séquelles physiques. À l’école que fréquentait l’adolescent, l’histoire fait énormément réfléchir. « Ça fait vraiment peur », a affirmé un jeune. « Il y en avait qui en prenait [de la drogue] à l’école. Mais là, ils ne touchent plus à ça à cause de ce qui s’est produit », a déclaré un autre. La police de Saguenay confirme qu’une enquête a été lancée. Les policiers tentent de découvrir d’où provient la drogue consommée par le jeune, mais surtout ce qu’elle contenait. Les autorités souhaitent que cette substance cesse de circuler.

18 novembre 2015 : Un comité d’enquête du Conseil canadien de la magistrature a recommandé la révocation du juge Michel Girouard, en raison de son « apparente tentative délibérée d’induire le comité en erreur en dissimulant la vérité » concernant une affaire de transaction de drogue. En revanche, le comité n’a pas pu conclure « de façon absolue» que le juge Girouard avait pris part «à une transaction d’une substance illicite ». « La preuve présentée au comité était insuffisante pour lui permettre de tirer une conclusion quelconque à propos de la consommation ou de l’achat de cocaïne par le juge, lit-on dans un communiqué émis par le Conseil de la magistrature. Ainsi, le comité a convenu qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre l’enquête concernant les autres allégations. » Le comité, formé par le président Richard Chartier, juge en chef du Manitoba et assisté de Paul Crampton, juge en chef de la Cour fédérale et de Me Ronald LeBlanc, de Moncton, avait pour mandat d’examiner la conduite du juge de l’Abitibi qui était soupçonné d’avoir participé à une transaction de drogue alors qu’il était avocat. Le juge Girouard a réagi par communiqué au rapport, disant prendre acte des conclusions, «plus particulièrement de la dissidence du président du Comité, l’honorable juge en chef Richard Chartier». Il a ajouté que puisque le comité a rejeté « l’ensemble des allégations » contre lui et compte tenu des « divergences importantes exprimées dans le rapport », il avait l’intention de s’adresser au Conseil de la magistrature « afin de soumettre ses arguments et faire valoir ses droits ».

19 novembre 2015 : Le Centre islamique de l’est de Montréal de l’imam controversé Adil Charkaoui, de même qu’une mosquée du quartier Hochelaga, ont été vandalisés au cours des derniers jours, dans la foulée des attentats de Paris. Selon nos informations, l’une des vitrines de l’établissement fréquenté par M. Charkaoui a été fracassée. L’endroit, qui abrite notamment une mosquée, est situé au 4201, rue Bélanger. La police de Montréal a confirmé qu’une enquête était en cours dans ce dossier. Selon la police, l’acte de vandalisme aurait été commis entre 21 h 30 le 13 novembre et 5 h du matin le 14 novembre. Ce geste a été posé quelques heures à peine après les attentats terroristes commis en sol parisien. Une vitre de l’immeuble avait aussi été fracassée en mai 2014. La mosquée Baitul Ma’Moor, située à l’intersection des rues Ontario Est et Wurtele également été prise pour cible. Deux vitrines de la façade ont été brisées, probablement à l’aide d’une brique. Des planches de contreplaqué ont été installées de façon temporaire en attendant que les vitrines soient remplacées.

19 novembre 2015 : Un conducteur de 23 ans a perdu la vie ce soir à la suite d’une violente embardée à L’Islet-sur-Mer, à mi-chemin entre Québec et Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent. Un peu avant 20 h 30, les policiers se sont rendus à l’intersection des routes 132 et 285 pour une sortie de route à grande vitesse. La victime circulait seule à bord de sa voiture sur la 285. Il aurait omis de faire un arrêt obligatoire, selon la Sûreté du Québec. Le véhicule aurait ensuite percuté un arbre avant de terminer sa course sur un terrain privé. Le décès du jeune homme a été constaté au centre hospitalier. L’hypothèse d’un malaise n’a pas été écartée. Un spécialiste en reconstitution d’accident a été demandé sur les lieux.

20 novembre 2015 : Les principaux leaders de la mafia montréalaise, des Hells Angels et des gangs de rue ont tous été appréhendés lors d’une opération policière majeure, jeudi matin, dans la région de Montréal. L’ancien chef des Hells Angels Maurice «Mom» Boucher, qui est en prison ainsi que sa fille, Alexandra Mongeau, sont aussi parmi les accusés de l’importante rafle policière. Ces arrestations sont liées au trafic du stupéfiant à Montréal, ainsi qu’à un complot pour assassiner le caïd Raynald Desjardins, qui est en prison. « Nous avons durement ébranlé une alliance de haut niveau entre le crime organisé traditionnel italien, les bandes de motards hors-la-loi et les gangs de rue organisation criminelle », a affirmé Didier Deramond du Service de police de la Ville de Montréal, en conférence de presse. La mafia italienne est durement touchée puisque ses deux principaux chefs selon la police, Stefano Sollecito et l’avocat Leonardo Rizzuto, fils du défunt parrain Vito Rizzuto ont été arrêtés. Un des avocats du clan Rizzuto, Me Loris Cavaliere, a aussi été arrêté. Il est considéré comme facilitateur et modérateur entre la mafia, les Hells Angels et les gangs de rue. Son bureau servait à tenir des réunions de haut niveau. Me Loris Cavaliere sera accusé de gangstérisme. De plus, le chef présumé des Hells Angels, Salvatore Cazzetta, a lui aussi été épinglé. La police affirme qu’il recevait de l’argent recueilli sur le terrain pour la vente de stupéfiant. Il était en contact avec Gregory Woolley, chef des gangs de rue, et Loris Cavaliere. Salvatore Cazzetta était en liberté depuis que les accusations de gangstérisme et de trafic de drogue qui avaient été portées contre lui lors de l’opération SharQc ont été écartées par un juge, le 31 mai 2011. Finalement, les policiers ont passé les menottes à Gregory Wooley, le fondateur des Syndicates. Il est considéré par la police comme le patron des gangs de rue et l’homme de confiance de Maurice «Mom» Boucher, le chef des Hells qui est en prison. « Mom » Boucher est également accusé d’avoir comploté de sa cellule, avec sa fille, pour tuer le caïd Raynald Desjardins qui est aussi emprisonné. Au total 48 individus ont été arrêtés, jeudi, et ils font l’objet de plusieurs accusations de gangstérisme, trafic de drogue, recel, possession d’armes prohibées et complot pour meurtre. Cette opération conjointe entre la Sûreté du Québec, le Service de police de la Ville de Montréal et la Gendarmerie royale du Canada a mobilisé plus de 200 policiers. Cette enquête menée par la Sûreté du Québec, la GRC et le SPVM vise à déstabiliser le nouveau « consortium » qui régnait sur le crime organisé québécois depuis trois ans. On sait que la mafia, les motards et les gangs de rue ont conclu une alliance d’affaires, en 2012, afin de se partager les produits, les marchés et les territoires de vente de toutes les activités criminelles. « Il est important de mentionner qu’à l’échelle pancanadienne, les personnes arrêtées étaient considérées comme des joueurs influents de très haut niveau, a souligné Gaétan Courchesne, surintendant principal de la GRC […] Ces individus représentaient des cibles principales que nous devions perturber. »

20 novembre 2015 : Quelque 20 travailleurs de la construction ont manifesté ce matin devant les bureaux de SNC-Lavalin pour dénoncer l’embauche de grutiers de l’extérieur de la région de Montréal pour effectuer les travaux du nouveau pont Champlain. Les travailleurs, affiliés à la FTQ-Construction, sont allés remettre au siège social de la firme d’ingénierie une liste de 50 grutiers de la région au chômage et qui sont disponibles pour travailler sur ce chantier. « Il y a 20 grutiers en chômage qui sont venus passer le message à SNC-Lavalin qu’ils sont prêts à travailler dès aujourd’hui pour la construction du nouveau pont Champlain », a assuré le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet. Le syndicat n’est d’ailleurs pas en mesure d’expliquer pourquoi les firmes engagent des travailleurs de l’extérieur de la région, puisque leur embauche implique des coûts supplémentaires liés au transport et au logement, entre autres. On précise toutefois que l’action n’est pas illégale, même si on considère qu’elle peut soulever des doutes au point de vue moral. Du côté de SNC-Lavalin, on s’est contenté de dire que Signature sur le Saint-Laurent, le consortium responsable de la réalisation du nouveau pont, avait pour le moment embauché quatre grutiers, dont un qui provient de la région de Québec. Cette embauche « respecte la convention collective de génie civil et voirie […] qui permet la mobilité provinciale aux grutiers », a précisé Elaine Arsenault, conseillère en relations publiques chez SNC-Lavalin. Hier, des travailleurs au chômage représentés par la FTQ-Construction ont manifesté devant le chantier des Serres Toundra, à Saint-Félicien, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, pour dénoncer l’embauche de travailleurs hollandais sur le projet.

21 novembre 2015 : Trois femmes étaient entre la vie et la mort ce soir, après avoir été impliquées dans un face-à-face sur l’autoroute 25, à la hauteur de Saint-Roch-de-l’Achigan. La collision frontale est survenue vers 15 h 30 près du kilomètre 43. La conductrice de la première voiture qui circulait en direction nord a traversé le terre-plein central pour aller heurter de plein fouet la deuxième voiture qui transportait deux femmes de 50 et 52 ans, selon Daniel Thibaudeau, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). Elles ont toutes été transportées d’urgence dans un centre hospitalier. «On craint pour la vie des trois femmes», a indiqué le porte-parole. Des enquêteurs étaient sur place en soirée pour faire la lumière sur la cause de l’accident. « S’agit-il d’un malaise, d’une distraction ou d’autres facteurs? Aucune hypothèse n’est écartée pour le moment », a affirmé Daniel Thibaudeau.

21 novembre 2015 : Un homme de 18 ans a été accusé d’agression armée en lien avec une attaque au poivre de cayenne survenue lors d’une fête dans une fraternité de McGill, à Montréal. Dans la nuit de vendredi à samedi, le jeune homme aurait été expulsé de la fête qui se déroulait sur la rue Durocher, dans le secteur de l’université McGill. Il serait ensuite revenu plus tard en soirée et aurait aspergé de poivre de cayenne l’endroit où les gens fêtaient, a indiqué Jean-Pierre Brabant, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Des gens qui étaient à la fête ont finalement réussi à le maîtriser et ont appelé les autorités. À leur arrivée, les policiers ont arrêté le suspect qui était intoxiqué par l’alcool. Plusieurs personnes incommodées par le gaz irritant ont été prises en charge par les ambulanciers. Après avoir été détenu une partie de la nuit, le jeune homme a été libéré en matinée sous promesse de comparaître ultérieurement.

Une sorcière

Une sorcière

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