Ligne du temps : 2015

1er mars – 7 mars

1er mars – 7 mars

C’est arrivé au Québec entre le 1er mars 7 mars 2015

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu entre le 22 février et le 28 février 2015

1er mars 2015 : Une centaine de pompiers ont été mobilisés, afin de combattre le violent brasier qui a fait rage dans un bâtiment en rénovation, dimanche, dans le Plateau-Mont-Royal, à Montréal. Heureusement, personne n’a été blessé. Les sapeurs ont été appelés à se rendre à l’immeuble situé sur l’avenue Coloniale près de l’avenue des Pins Est vers 16h30. «L’incendie a pris naissance au premier étage et s’est rapidement propagé partout à l’intérieur», a indiqué le chef aux opérations du Service de sécurité incendie Mario Drolet. Les deux bâtiments adjacents ont rapidement été évacués par mesure préventive. C’est environ 22 foyers qui attendaient dehors au froid pendant que les nombreux pompiers tentaient tant bien que mal de contenir les flammes. Après un certain temps, quelques voisins charitables en ont accueilli certains dans leur appartement afin qu’ils demeurent au chaud. «Je suis sorti de moi-même vers 17 h parce que j’ai vu de la grosse fumée intense entrer dans mon logement», a indiqué Normand Landry, un voisin. Une femme qui vit dans l’un des bâtiments attachés à celui qui s’est enflammé a expliqué que jusqu’à 14 h, des travailleurs s’affairaient dans l’édifice vacant. Les locataires ont tous été évacués à temps, ont assuré les autorités. Quand l’incendie a finalement été contrôlé, les pompiers ont travaillé d’arrache-pied à perforer la toiture afin de libérer l’énorme quantité de fumée qui s’accumulait à l’intérieur. De nombreux agents du Service de police de la Ville de Montréal se sont également rendus sur place. Ils ont notamment contrôlé la circulation qui était perturbée par le vaste périmètre de sécurité érigé à l’intérieur du quadrilatère que forme l’avenue de l’Hôtel-de-Ville, l’avenue des Pins Est, le boulevard Saint-Laurent et la rue Prince-Arthur Est. L’origine de l’incendie n’était toujours pas connue des pompiers, dimanche en fin de soirée.

1er mars 2015 : Une simple balade à motoneige entre amis a coûté la vie à un homme de 45 ans, à Saint-Hyacinthe, en Montérégie. Les deux motoneigistes circulaient chacun sur leur bolide dans un sentier fédéré situé près de la route 116 et du 4e rang, vers 14 h. C’est lorsqu’ils ont abordé une courbe que le deuxième a subitement percuté son ami par-derrière. L’impact a été si violent que la victime a fait plusieurs tonneaux, avant d’être brutalement éjectée de sa motoneige. «Il a été transporté vers un centre hospitalier où son décès a été constaté», a indiqué le sergent Ronald McInnis de la Sûreté du Québec. L’homme aurait possiblement subi un malaise tout juste avant l’accident, a indiqué la SQ. Ce n’est toutefois qu’une première hypothèse qui devra être confirmée par les enquêteurs. La saison de motoneige est particulièrement meurtrière cette année, il s’agit en effet du 22e décès depuis le 1er décembre 2014.

2 mars 2015 : Un homme d’une vingtaine d’années aurait été agressé, lundi soir, dans un logement de la rue De Chambly, dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Il aurait été blessé au haut et au bas du corps, mais sa vie ne serait pas en danger. Les policiers ont été appelés sur les lieux vers 20 h 45 pour intervenir auprès d’une personne avec des blessures importantes. La victime a été transportée consciente à l’hôpital. «Il aurait été touché une première fois avec un objet contondant et une deuxième fois avec ce qui pourrait être un projectile, mais ce ne doit pas être une arme de gros calibre», a indiqué le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal, Abdullah Emran. Le périmètre a été bouclé et l’escouade canine a été appelée sur place afin d’essayer de retracer un suspect, puisque le jeune homme a été retrouvé seul dans l’appartement. «Il est possible que les personnes en cause n’habitaient pas là, a souligné M. Emran. En tout cas, ce ne serait pas une affaire conjugale.» Personne n’avait été arrêté dans cette affaire peu avant 22 h.

3 mars 2015 : Une femme de 41 ans a été accusée de tentative de meurtre et de possession d’une arme dans un dessein dangereux en lien avec une agression survenue dans un immeuble à logements de Saguenay. La suspecte, Valérie Duchesne, a avoué son crime dans une entrevue accordée à un animateur radio de la station NRJ Saguenay. L’entretien a été enregistré, mais il n’a pas été diffusé en direct en ondes. Les policiers ont procédé à son arrestation vers 7h15, alors qu’elle s’apprêtait à se rendre dans les locaux de la radio. Dans un extrait de l’entrevue, on peut entendre la suspecte dire que la victime l’a «pognée à la gorge». «Pourquoi j’ai posé ce geste-là? Parce qu’il n’y a pas de justice, Monsieur», a-t-elle expliqué à l’animateur Simon Roy-Martel. Je voulais vous appeler avant tout, avant d’appeler la police, car oui je vais me rendre.» Selon M. Roy-Martel, l’accusée aurait agi par vengeance. «D’après ce qu’elle m’a dit, la personne attaquée aurait attaqué le père de l’accusée. Cela semble être une scène de ménage entre personnes qui se connaissent», a-t-il raconté. La victime, une femme de 52 ans, a été blessée sérieusement après avoir été agressée à la machette. L’événement s’est produit vers 00h30, dans la nuit de lundi à mardi au 21, rue Price, dans l’arrondissement de Chicoutimi. Un endroit bien connu des policiers. Selon les ambulanciers, la dame présentait de nombreuses plaies au haut du corps. Elle a été transportée d’urgence à l’hôpital où elle se trouvait toujours mardi soir dans un état critique.

3 mars 2015 : Un jeune homme de 20 ans était interrogé ce soir par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en lien avec les menaces antisémites proférées la semaine dernière dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal. En début de soirée, une personne habitant dans le secteur avait indiqué à l’Agence QMI qu’il y avait plusieurs voitures de police devant le bâtiment résidentiel du chemin de la Côte-Saint-Luc où les menaces et les graffitis avaient été constatés. «Un individu est interrogé en ce moment concernant ce dossier. C’est tout ce que je peux vous dire pour le moment», a commenté en soirée le sergent Éric Labad, du SPVM. Le 23 février dernier, une note sur laquelle était écrit «On va vous tuer», accompagnée d’une balle de fusil, avait été laissée sur le pare-brise de quatre voitures appartenant à des résidents de la communauté juive. Il y avait également des graffitis nazis sur leurs véhicules. Dans le garage, quatre véhicules avaient été marqués par de grosses croix gammées rouges, visiblement à l’aide de peinture en aérosol. Le pare-brise de l’une des voitures avait également été fracassé à l’aide d’une hache, qui était encore au sol au moment de l’intervention de la police.

4 mars 2015 : La direction de l’Université Concordia a convoqué l’association étudiante qui utilise des locaux pour une bibliothèque, où l’on retrouvait des ouvrages d’imams radicaux. Certains livres ont déjà été retirés et l’université aidera à faire un tri. La bibliothèque a été payée par le Conseil des étudiants de Concordia, donc par l’ensemble des étudiants, à même leurs droits de scolarité. L’université fournit gratuitement les locaux. Vendredi dernier, la direction de Concordia disait prendre la situation au sérieux. Andrew Woodall, le doyen aux affaires étudiantes, a convoqué la Muslim Student Association et la direction a affirmé, à la sortie de la réunion que «l’université va aider la MSA à faire ce travail de tri». «Si ces mêmes livres-là se retrouvaient dans une bibliothèque de l’université comme telle, une vraie bibliothèque, on sait qu’ils seraient rattachés soit à un cours, soit à une thèse de doctorat», a expliqué Marc Lebuis de Point de bascule. Pour cet expert des mouvements islamistes, il est clair qu’une bibliothèque, privée, religieuse, gérée par la MSA, ne peut être comparée à une bibliothèque universitaire. Personne à l’association étudiante ou à Concordia n’était en mesure de dire quels livres seront éliminés.

5 mars 2015 : Quatre ans et demi de détention: voilà la peine qui a été imposée jeudi à Raymond Vézina, un «batteur d’enfants» aujourd’hui âgé de 75 ans. De façon commune, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Nathalie Leroux et l’avocate de la défense, Me Caroline Drolet, ont fait cette proposition qui a été entérinée par le juge Bernard Lemieux. «Monsieur est accusé de voies de fait et de voies de fait avec lésions, mais il faut comprendre qu’il s’agit de crimes d’époque, puisqu’ils se sont produits dans les années 60 et 70. À ce moment-là, le Code criminel prévoyait des peines maximales de cinq ans pour ces crimes», a brièvement résumé au sortir de la salle la procureure de la poursuite. Invité à s’exprimer avant que le juge ne prononce la peine, Vézina a simplement laissé tomber «non, je n’ai rien à dire» pendant que l’une des victimes du septuagénaire le regardait intensivement. «Vous avez perturbé la vie de ces enfants qui encore aujourd’hui en ont des séquelles», a souligné le magistrat, faisant ainsi référence aux nombreuses difficultés vécues par les victimes. Pour certaines d’entre elles, la toxicomanie a pris une place importante dans leur vie alors que pour d’autres, la détresse psychologique et l’anxiété font désormais partie du quotidien. Puisque Raymond Vézina est détenu depuis deux ans et demi, la peine à compter de ce jour sera de deux ans. «Les victimes se disent satisfaites que ce soit terminé», a ajouté en terminant la procureure, avant de quitter la salle accompagnée de ces victimes marquées par la vie. Rappelons qu’entre les années 1967 et 1981, Vézina a distribué les coups comme les bonbons à l’endroit de cinq enfants. Coups de pied, coups de poing, coups de palette sur les fesses, coups de ceinture et coups de pompe à toilette sont ainsi devenus le lot des petites victimes qui croisaient sa route.

6 mars 2015 : Un bon samaritain qui a risqué sa vie pour sauver des flammes un père de famille se déplaçant en marchette mercredi estime n’avoir fait que «son devoir de citoyen». «Il y avait une personne en danger. Il fallait que j’aille la chercher. Même si j’avais dû en mourir, j’aurais essayé. Une vie humaine, ça n’a pas de prix», a confié Hichem Ayoub, 40 ans. Il était toujours ému jeudi devant la maison de Saint-Léonard dans laquelle il s’était engouffré la veille pour sauver du brasier le propriétaire. Cet employé d’une compagnie de transport adapté n’a pas hésité une seconde quand il a entendu une femme crier «au feu» sur la rue des Grandes-Prairies. Il a fait demi-tour pour se garer et s’est précipité à l’intérieur. Pourtant la maison était déjà la proie des flammes et plusieurs personnes regardaient de l’extérieur sans oser s’approcher. «Je me disais qu’il pouvait y avoir un enfant», a-t-il expliqué. Il est plutôt tombé sur le propriétaire, Francisco Martoccia, qui gisait inconscient juste derrière la porte d’entrée. Ses vêtements commençaient à prendre feu, a-t-il raconté. Malgré la chaleur et la fumée, il a tiré l’homme de 53 ans sur le perron puis dans les escaliers extérieurs. Mais il commençait à s’étouffer. Un voisin est alors venu lui prêter main-forte pour l’éloigner lui et la victime de l’incendie. Hichem Ayoub s’est fait une hernie en sauvant Francisco Martoccia et a inhalé beaucoup de fumée. Il devrait subir une opération dans les prochaines semaines. Mais les blessures ne sont rien à côté du résultat, pense-t-il.

7 mars 2015 : Un homme aurait été attaqué à l’arme blanche, dans l’arrondissement des Rivières, à Québec. Les policiers ont été appelés à se rendre sur le boulevard Père-Lelièvre, près du boulevard de Monaco, vers 20 h 45. À leur arrivée, la victime présentait des blessures aux extrémités du corps seulement. L’homme était conscient lors de son transport à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus. On ne craindrait pas pour sa vie. Selon les premières informations, il aurait été agressé pas sa copine. Il s’agit de la deuxième tentative de meurtre à survenir dans la même journée à Québec. Plus tôt samedi, un homme a été poignardé au visage par une femme alors qu’il se trouvait dans un appartement de la rue des Ormes. Il se serait ensuite réfugié dans un dépanneur situé à proximité.

Inniskillin

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Inniskillin. Une bouteille faite du gel. Photo : Megan Jorgensen

Voir aussi les événements les plus importants qui ont eu lieu entre le 8 mars et le 14 mars 2015

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