Ligne du temps : 2015

1er janvier – 7 janvier

1er janvier – 7 janvier

C’est arrivé au Québec entre le 1er janvier et le 7 janvier 2015

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu entre le 28 décembre et le 31 décembre 2014

1er janvier : Un groupe de quatre canoéistes qui était resté coincé sur une plaque de glace de la rivière des Outaouais a dû être secouru par les pompiers d’Ottawa, quelques heures avant le Nouvel An. La rivière, loin d’être complètement gelée, présentait de nombreux dangers pour les aventuriers, notamment en raison du fort courant. Trois unités de sauvetage du service d’incendie d’Ottawa se sont rendues sur place afin d’aider à transférer les passagers du canoë vers l’embarcation pneumatique conçue pour flotter sur l’eau glacée. L’opération a duré environ une heure. Les ambulanciers ont évalué l’état de santé du groupe sur les lieux. Personne n’a été blessé.

1er janvier 2015 : Un avion gros-porteur d’Air France en provenance de Paris a dû atterrir d’urgence, à l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. Le transporteur français a fait savoir sur son compte Twitter qu’un problème « technique mineur » avait obligé un « déroutement pour vérification », mais que le vol AF054 avait « atterri en toute sécurité ». Aéroports de Montréal a confirmé également que tout s’est bien déroulé. L’avion s’est posé au sol à 15 h 50. « Le pilote a demandé un atterrissage d’urgence à Montréal et tout s’est bien déroulé, a expliqué le porte-parole d’Aéroports de Montréal, François Asselin. Selon un site web de passionné d’aviation, AirLive.net, c’est un siège qui surchauffait en classe Affaires qui pourrait en être la cause. Le Boeing 777-328 devait se rendre à Washington. Ce type d’avion peut transporter environ 350 passagers.

1er janvier 2015 : Un incendie suspect a rasé un entrepôt désaffecté de Saint-Paul-d’Abbotsford, en Montérégie. Les secours ont été appelés à l’immeuble, situé en bordure de la route 112, vers 1 h 30. L’incendie a été maîtrisé en matinée. Le bâtiment est une perte totale et a déjà été jeté au sol. Des pompiers de plusieurs municipalités environnantes ont dû être appelés en renfort afin de maîtriser le brasier. Les deux voies de la route 112 étaient encore complètement fermées à la circulation, vers 8 h jeudi, à cause de l’épaisse fumée qui s’élevait de la scène du sinistre et qui nuisait à la visibilité, a indiqué la porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ) Joyce Kemp. Les pompiers n’ont pas pu déterminer la cause de l’incendie et ont donc confié l’enquête à la SQ. Des techniciens spécialisés en scène d’incendie devaient se rendre sur les lieux, jeudi.

1er janvier 2015 : Deux jeunes hommes de 18 ans sont morts des suites de leurs blessures après avoir été impliqués dans un accident de véhicule tout-terrain (VTT) survenu à Saint-Lambert-de-Lauzon, à 35 kilomètres au sud de Québec. Vers 8 h 45, des voisins ont contacté le 911 pour signaler la présence d’un VTT renversé et de deux individus au sol dans le champ qui se situe derrière sa résidence, sur la rue Bellevue. À leur arrivée, les policiers ont trouvé deux corps inanimés. Ils ont été transportés vers un centre hospitalier où leur décès a été constaté. Les deux victimes, originaires de Lévis, auraient quitté une fête vers 4 h du matin pour aller faire une promenade en VTT. Selon un ami qui était présent, au moins un des deux jeunes hommes était fortement intoxiqué par l’alcool. « L’alcool et la vitesse pourraient être en cause », a indiqué le sergent Richard Gagné de la Sûreté du Québec. « Il y a un gros monticule de neige à l’endroit de l’accident, a ajouté le sergent Gagné. On pense qu’ils sont montés là-dessus sans le voir. » L’autopsie permettra de déterminer la nature exacte des décès, mais deux hypothèses sont toutefois plausibles. Ils pourraient être décédés d’hypothermie puisqu’ils sont restés dehors plusieurs heures avant l’arrivée des secours. Il est également possible qu’ils soient morts sur le coup de l’accident. Un seul casque de sécurité a été retrouvé sur les lieux.

2 janvier 2015 : Plus de 55 000 Québécois ont fait appel à Opération Nez rouge au cours de la période des Fêtes pour rentrer à la maison en sécurité. L’organisme a qualifié son édition 2014 de «franc succès» dans un communiqué publié vendredi. Les 55 433 raccompagnements ont été rendus possibles grâce aux 39 797 bénévoles qui ont accepté de passer des nuits blanches pour raccompagner les gens. Il s’agit d’une légère baisse par rapport à l’an passé, alors que plus de 61 000 automobilistes québécois avaient été raccompagnés. Ailleurs au Canada, on dénombre 20 672 raccompagnements pour un total de 76 105 à l’échelle du pays. Un montant d’environ 1,5 million $ a été amassé. L’argent sera remis à des organismes dédiés à la jeunesse. Opération Nez rouge tient aussi à signaler que les bénévoles risquent fort bien d’effectuer un 2 000 000e raccompagnement au cours de la campagne de 2015 puisque le nombre total de raccompagnements effectués depuis la création de l’organisme est de 1 992 958. « En s’approchant de ce cap historique, Opération Nez rouge consolide sa position d’acteur important pour la sécurité routière au pays, et s’impose ainsi comme un incontournable dans la sensibilisation à la conduite responsable », a souligné Jean-Marie De Koninck, président fondateur de l’organisme. La 32e campagne de l’Opération Nez rouge se déroulera du 4 au 31 décembre 2015.

2 janvier 2015 : L’année 2014 de la police de Montréal a été marquée par un grand nombre de conflits qui ont dégénéré en homicide. Ils sont à l’origine d’environ la moitié des 28 meurtres commis au cours de la dernière année. Selon le bilan du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), treize conflits violents se sont soldés par la mort d’une personne. Le commandant Ian Lafrenière a déploré ce grand nombre de conflits. « Souvent ce sont des chicanes, par exemple, à la sortie des bars. Mais les gens sous-estiment beaucoup la répercussion de leurs actes », a-t-il indiqué à l’Agence QMI. Selon les chiffres du SPVM, neuf autres homicides sont liés à des règlements de compte, dont quatre aux gangs de rue et deux au crime organisé. On n’a qu’à penser aux assassinats du caïd Ducarme Joseph, en août, dans le quartier Saint-Michel, ou de celui de Tonino Callochia dans un bistro d’Anjou, en décembre. Le nombre important de ces types d’homicides explique en partie pourquoi le SPVM affiche un bas taux de résolution de 43 % pour les meurtres commis en 2014. Les enquêtes sont parfois plus longues pour retracer les suspects, qui avaient souvent bien préparé leur crime. Parmi les autres homicides, quatre sont reliés à des drames familiaux et conjugaux. C’est dans ce type de meurtre qu’a péri Sylvie Larocque, en juin dernier, dans une résidence du secteur Ville-Émard. Elle aurait été tuée par son ex-ami de cœur Serge Savage, qui s’est enlevé la vie quelques heures plus tard près du canal Lachine. Toujours selon les chiffres fournis par le SPVM, la majorité des meurtres commis en 2014 l’ont été avec des armes à feu (12) ou avec des couteaux (7). Le SPVM dénombre aussi sept homicides commis par usage de la force physique. Le week-end du 7 et 8 juin a été particulièrement sanglant alors que quatre meurtres ont été perpétrés en moins de 48 heures. Avec 28 meurtres en 2013 et en 2014, la tendance à la baisse observée dans les dernières années se poursuit. Le SPVM avait enregistré 35 meurtres en 2012 et 2011 et 37 en 2010. On est aussi bien loin de l’époque de la guerre des motards lors de laquelle les meurtres étaient beaucoup plus nombreux dans la métropole. En 2001 seulement, 66 homicides avaient été enregistrés, uniquement à Montréal. Dans l’ensemble du Québec, ce sont 71 meurtres qui ont été commis dans la dernière année, trois de plus qu’en 2013.

3 janvier 2015 : Un incendie a lourdement endommagé un appartement de Québec. Les pompiers ont reçu vers minuit l’appel d’une personne signalant qu’un logement situé sur la 4e avenue, dans le quartier Lairet, était la proie des flammes. À leur arrivée, «les premiers pompiers ont constaté que de la fumée noire s’échappait du sous-sol et qu’une personne était au sol à l’extérieur dans la neige», a indiqué le relationniste du service de sécurité incendie de Québec Jean-François Daigle. Cette personne se trouvait à l’intérieur du bâtiment lorsque les premiers secours sont arrivés sur la scène et a ensuite été amenée à l’extérieur. Elle a été transportée dans un hôpital pour traiter des problèmes respiratoires, mais on ne craignait pas pour sa vie. D’autres résidents qui s’étaient réfugiés sur des balcons ont pu être rapidement secourus alors que les pompiers ont maîtrisé les flammes en moins de 20 minutes. Des enquêteurs se sont rendus sur les lieux pour tenter de déterminer la cause de l’incendie, qui a causé des dommages évalués à 50 000 $.

3 janvier 2015 : Un homme a été blessé à la suite d’un accident à basse vitesse impliquant un tracteur de déneigement, ce soir, dans le secteur de Côte-des-Neiges, à Montréal. L’accident est survenu en milieu de soirée à l’intersection du chemin de la Côte-Saint-Luc et de l’avenue Coolbrook. Selon des témoins, l’automobiliste circulait à basse vitesse lorsqu’il a heurté la pelle du tracteur de déneigement, avant de percuter quelques véhicules stationnés et un poteau électrique. L’homme âgé de 79 ans a été transporté à l’hôpital. Son état de santé était inconnu en fin de soirée. Un malaise pourrait être à l’origine de la collision. Un reconstitutionniste en collision du Service de police de la Ville de Montréal devait se rendre sur les lieux.

3 janvier 2015 : Environ 150 skieurs ont vu leur journée de ski gâchée, à Lac-Sainte-Marie, en Outaouais, lorsqu’une des trois remontées mécaniques de la station de ski du mont Sainte-Marie est restée coincée pendant quelques heures. Les skieurs ont tous été secourus au cours de l’après-midi. Selon le directeur général de l’endroit, Richard Léveillé, le télésiège a cessé de fonctionner vers midi en raison d’un bris mécanique. «Puisque la température était un peu mauvaise, nous n’avons pas pris de chance et avons décidé d’évacuer tout le monde», a-t-il indiqué. Environ quatre heures ont été nécessaires pour secourir de façon sécuritaire les skieurs qui se trouvaient dans le remonte-pente défectueux. Des secouristes spécialisés dans ce type de sauvetage ont utilisé le câble du remonte-pente pour descendre les skieurs un à la fois. M. Léveillé a ajouté que l’opération «s’est bien déroulée et personne n’a été blessé». Plusieurs skieurs de différents âges, dont certains enfants, ont dit avoir eu froid en attendant les secours. Selon Griffith Slaughter, qui se trouvait au mont Sainte-Marie pendant la panne, les employés du centre de ski lançaient des couvertures et des vestes aux skieurs coincés pour les aider à rester au chaud. Le propriétaire de la station de ski, Bob Sudermann, a tenu à remercier la Patrouille canadienne de ski d’avoir secouru tout le monde. «Beaucoup de chocolat chaud gratuit pour tout le monde», a-t-il indiqué, sur son compte Twitter. Les deux autres remontées mécaniques de la station n’ont pas été affectées par le problème.

4 janvier 2015 : Un incendie a gravement endommagé une maison de Laval, forçant le transport à l’hôpital de trois résidents. Les pompiers ont reçu un appel vers 22 h 50, les informant qu’une résidence de la rue Éliane, dans le quartier Fabreville, était la proie des flammes. «À l’arrivée des pompiers, les flammes sortaient par la façade de la maison», a indiqué le chef aux opérations du Service de sécurité incendie de Laval, Louis Boucher. Les trois occupants de la résidence d’un étage et demi étaient déjà à l’extérieur lorsque les secours se sont présentés sur les lieux. Ils ont été incommodés par la fumée et transportés en ambulance à l’hôpital. Environ 25 pompiers sont intervenus et sont parvenus à maîtriser le brasier vers minuit. «La cause de l’incendie est sous enquête», a affirmé Louis Boucher. Les pertes matérielles sont évaluées à 300 000 $ concernant l’édifice et à 150 000 $ pour les biens.

4 janvier 2015 : Un alpiniste pourtant expérimenté a connu une fin tragique cet après-midi dans le secteur de Sainte-Rose-du-Nord au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Dominique Morin, âgé de 31 ans, de Chicoutimi, aurait fait une chute d’une soixantaine de mètres avant d’être écrasé sous un bloc de glace. Il escaladait une paroi rocheuse glacée, mieux connue sous le nom de petit prince par les grimpeurs de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, au moment de l’avalanche. « Quand on grimpait ensemble, c’était le fun parce que ça allait vite et que c’était toujours sécuritaire », a indiqué Simon Jean, un ami avec qui il a grimpé le 31 décembre dernier. « C’était un excellent partenaire. Si j’avais quelqu’un à choisir, c’était lui », a-t-il ajouté. Le jeune homme de 22 ans qui l’accompagnait n’a pas été blessé. Son entourage attribue le drame à la malchance. « Il y a des facteurs parfois qu’on ne peut pas contrôler, a expliqué Simon Jean. Ça aurait pu être moi ou un autre. » Dominique Morin était le président du Club de montagne du Saguenay. Il vivait sa passion à travers le monde et avait suivi des cours pour être formateur. Il connaissait bien le secteur. « C’est une voie classique et pas très difficile, a précisé son ami. Les risques d’avalanche sont presque nuls, c’est pour ça qu’on ne comprend pas ce qui s’est passé. » L’enquête visant à déterminer les causes précises du drame a été confiée à un coroner qui ne savait toujours pas lundi en fin de journée si une autopsie serait pratiquée ou non sur le corps de l’homme de 31 ans.

5 janvier 2015 : La Sûreté du Québec pourrait avoir fermé les yeux sur les agissements frauduleux d’un délateur qui travaillait pour le corps de police, a appris TVA Nouvelles. Selon une mise en demeure de l’ordre de 70 millions $ qui vient d’être déposée, plusieurs anciens et actuels hauts placés de la SQ et de la GRC sont visés. Les noms de Mario Laprise, ancien directeur général de la SQ, Louis Raiche, ancien inspecteur-chef de la SQ, le ministère de la Sécurité publique, la GRC et le ministre de la Justice du Canada sont cités. La mise en demeure a été envoyée depuis le 22 décembre dernier à au moins une trentaine de personnes. Le délateur en question, Robert Vanier, aussi connu sous le nom de Carl Gagnon, aurait floué 1400 investisseurs au Québec, en Ontario et aux États-Unis pour une somme qui avoisinerait les 30 millions $. Il était à la tête de l’entreprise Onco Petroleum. Selon la mise en demeure, la Sûreté du Québec savait que l’homme trempait dans des affaires louches, mais n’aurait rien fait à l’époque. Dans la mise en demeure, on donne 10 jours aux gens concernés pour rembourser la somme de 70 millions $ aux investisseurs floués. Trois avocats travaillent également à préparer un recours collectif si les investisseurs n’obtiennent pas gain de cause avec la mise en demeure. Robert Vanier, alias Carl Gagnon a été délateur pour la Sûreté du Québec à la fin des années 90 et au début des années 2000. Il aurait même bénéficié du programme de protection des témoins. Il était président d’Onco Petroleum. L’entreprise a été radiée de la bourse en 2008, et a fait l’objet d’une requête de mise en faillite.

5 janvier 2015 : Pour la troisième fois en seulement six mois, un incendie a éclaté à la papetière White Birch, dans l’arrondissement La Cité-Limoilou, à Québec. L’incendie a pris naissance vers 2 h 20, au cours de la nuit, dans le bâtiment principal de l’usine. Les flammes étaient concentrées dans la toiture, a indiqué la porte-parole du Service de protection incendie de la Ville de Québec, Annie Marmen. Les trois employés du quart de nuit de l’usine ont aperçu de la fumée qui s’accumulait dans la bâtisse. Ils ont vu des flammes dans l’entretoit et ont appelé les pompiers. Une trentaine de sapeurs de Québec ont combattu les flammes en collaboration avec les pompiers de la brigade privée de l’entreprise. Personne n’a été blessé durant l’intervention. Deux enquêteurs du service de sécurité incendie se sont rendus sur place en début de journée lundi pour tenter d’établir l’origine du brasier. À la lumière de leurs constatations et des témoignages recueillis, il semble que le feu aurait été causé par une fuite de vapeur extrêmement chaude. Les dommages au bâtiment sont évalués à environ une trentaine de milliers de dollars. Des incendies avaient éclaté à l’usine de la rue des Capucins à deux reprises l’année dernière, à la fin du mois de novembre, ainsi qu’en juillet. Dans les deux cas, il avait été établi que l’origine du sinistre était accidentelle.

5 janvier 2015 : Un meurtrier de 38 ans emprisonné dans un pénitencier de Laval a été retrouvé mort à l’intérieur de sa cellule, a fait savoir le Service correctionnel du Canada (SCC). Steve Dupuis purgeait depuis le 29 avril 1998 une peine de prison à vie pour meurtre non prémédité. Il était toutefois admissible à une libération conditionnelle depuis 2007, mais on ignore s’il avait déjà formulé une demande en ce sens. Dupuis a été retrouvé inconscient dans la nuit de dimanche, un peu après minuit. Il se trouvait à ce moment dans sa cellule, située dans l’unité à sécurité minimale du Centre fédéral de formation. «Le personnel a immédiatement pratiqué les manœuvres de réanimation cardiorespiratoire et les services d’urgence ont été appelés, a indiqué Jean-Yves Roy, porte-parole du SCC. Le détenu n’a pas pu être réanimé.» Un médecin a officiellement constaté le décès du détenu un peu après 2 h du matin. Il a été impossible d’obtenir davantage d’informations quant aux circonstances de sa mort auprès des autorités. Le Service correctionnel du Canada s’est d’ailleurs montré prudent dans ses commentaires. «Comme c’est toujours le cas lors du décès d’un détenu, la police et le coroner ont été prévenus et nous allons examiner les circonstances de l’incident», a dit le porte-parole du SCC.

5 janvier 2015 : Un homme a été arrêté en possession d’un pistolet à impulsion électrique lundi soir dans l’arrondissement de Ville-Marie, à Montréal, une arme interdite au Canada. Vers 23 h 25, l’homme, âgé de 19 ans, aurait menacé avec son arme un autre individu lors d’une dispute. Ce dernier a contacté les policiers, qui ont arrêté le propriétaire de l’arme. Personne n’a été blessé lors de l’événement, a indiqué le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal, Manuel Couture. L’arme n’a pas été utilisée, il s’agissait seulement de menace. Le suspect est détenu et il pourrait faire face à une accusation de possession d’arme prohibée.

6 janvier2015 : L’amour fou qu’un patron québécois d’Air Algérie a voué à l’une de ses employées ne l’a pas exclu d’être reconnu coupable d’agression sexuelle pour deux baisers non consensuels. Abdelaziz Laouar, 60 ans, est un « grand gestionnaire en possession de ses dossiers », a reconnu le juge Louis A. Legault. Mais il y avait un seul « dossier » qui lui résistait, et c’était la plaignante. « Les gestes de force utilisés pour vaincre la résistance ont visé à obtenir qu’elle réponde à ses baisers, accepte ses attouchements, collabore, a noté le magistrat dans son jugement rendu mardi au palais de justice de Montréal. Il y a eu agression sexuelle. » L’affaire remonte à 2008, quand Sabine (nom fictif) âgée dans la trentaine a commencé à travailler pour Air Algérie au Québec. Rapidement, la femme et l’accusé sont devenus amis, entretenant même une relation privilégiée. « Il la complimente sur son travail et lui fait miroiter de l’avancement, a noté le juge. Ils lunchent généralement ensemble, ils parlent de tout et de rien, ils échangent l’un et l’autre sur leur petite histoire et aussi leurs tristesses. » M. Laouar, marié et père de plusieurs enfants, a fini par tomber follement amoureux de Sabine. Il lui écrivait de longs courriels poétiques dans lesquels il exprimait tout son amour. La femme, qui ne cachait pas son admiration et son affection pour son patron, l’avait prévenu qu’elle ne cherchait rien de plus que de l’amitié. L’accusé a malgré tout dépassé les bornes en mars 2009, lors d’un dîner au restaurant. À la fin du repas, M. Laouar l’a maîtrisée de force pour l’embrasser, bien que Sabine lui ait dit juste avant «de faire attention». Celle-ci avait pardonné cet écart de conduite de son patron, mais l’accusé en a remis en juillet 2010, cette fois dans son bureau. Après l’avoir plaquée contre le mur, le patron d’Air Algérie a encore une fois embrassé la femme en plus de lui toucher la poitrine. Lors du procès, la défense avait mis en cause la crédibilité de la plaignante, soulevant que la femme aurait pu porter plainte par vengeance après qu’elle eut perdu son emploi. L’accusé avait témoigné en disant être victime d’une «opération de charme» de Sabine contre lui. Mais le juge, qui a pu analyser les témoignages de Sabine et de l’accusé en plus de leurs échanges de courriels, n’a pas été de cet avis. «C’est une vision machiavélique que de simplement réduire la gentillesse de la plaignante à une opération d’accaparement de sa personne», a noté le magistrat, en déclarant M. Laouar coupable de deux chefs d’agression sexuelle. Les représentations sur la peine à lui infliger auront lieu à une date ultérieure.

6 janvier 2015 : Coupable des meurtres non prémédités de son ex-conjointe et de la fille de celle-ci, François Tartamella a écopé d’une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans au palais de justice de Longueuil. Un jury l’avait condamné en octobre pour avoir tué Emmanuelle et Laurie Phaneuf, ne croyant pas la théorie de la défense, voulant que Tartamella souffrait de troubles mentaux au moment des crimes le 4 novembre 2011. Peu après son arrestation, l’homme de 37 ans a avoué avoir poignardé à mort son ex-conjointe ainsi que l’ado de 13 ans de celle-ci. Lors de son témoignage en cour, Tartamella a expliqué que c’est sa «voix intérieure» qui lui a ordonné de tuer ses victimes. Mais selon la poursuite, la récente séparation entre Emmanuelle et François Tartamella pourrait être la raison de ce drame. En effet, le couple ne s’entendait pas sur la garde de leurs enfants, alors âgés de un et trois ans. « L’accusé était un homme jaloux et contrôlant, qui n’acceptait pas la séparation et l’idée de perdre la garde de ses enfants », avait plaidé Me Sylvie Villeneuve de la Couronne. Incapable de raisonner Emmanuelle à ce sujet, l’accusé aurait alors tenté de «se venger» sur la fille adolescente de son ex-conjointe. «Voulant faire souffrir Emmanuelle, il s’est attaqué à Laurie», a-t-elle dit, ajoutant que l’accusé voulait la «déposséder» de son enfant. Mais en voulant protéger sa fille, Emmanuelle a aussi été assassinée, a avancé la Couronne. Les victimes ont été poignardées à plusieurs reprises. Laurie a reçu au moins 23 coups de couteau, sa mère 10. Peu après son arrestation, le suspect a été interrogé par l’enquêteur Pierre Marchand. S’il avoue être l’auteur des meurtres, Tartamella peine à offrir un récit clair des faits. Si au début de la rencontre il dit ne pas se rappeler comment les meurtres ont été commis, il réussit à donner plusieurs détails après plus de trois heures d’entretien.

7 janvier 2015 : La saga judiciaire d’un rappeur ayant tué un homme à la sortie des bars en 2007 a pris fin mardi avec sa condamnation à 11 ans de prison. Mais il sera libre dans six mois. Didier Buzizi, 28 ans, a échappé à la peine de prison à vie qu’il s’était fait imposer en 2010 pour avoir tué Maxime Rushemeza au petit matin du 27 août 2007. Ce jour-là, Buzizi et sa victime étaient allés dans un after-hour de la rue Ontario, après avoir passé la nuit dans un bar de la rue Saint-Denis. Mais une bagarre avait éclaté, Rushemeza avait blessé un cousin de Buzizi et l’accusé avait répliqué en poignardant à mort l’agresseur. «Rien ne pouvait laisser présager que (la victime) trouverait la mort cette journée, a déploré le juge André Vincent au palais de justice de Montréal.» Lors d’un premier procès, l’ex-comédien, qui s’était fait connaître à l’adolescence pour son rôle dans la télésérie «Fred-dy», avait été reconnu coupable de meurtre non-prémédité. Il avait été condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 12 ans. Sauf que sa cause s’était rendue jusqu’en Cour suprême, qui avait ordonné la tenue d’un nouveau procès. Le juge de première instance aurait dû laisser la défense plaider la provocation, avait tranché le plus haut tribunal du pays. «(L’accusé) a offert un moyen de défense fondé sur la provocation estimant avoir agi sous l’impulsion du moment devant l’agression qu’avait subie son cousin et le sang qui coulait de son cou», a résumé le magistrat du second procès, qui s’était conclu il y a quelques semaines. Buzizi qui avait exprimé ses remords pour le drame a finalement été condamné à 11 ans de prison, mais il ne lui reste que six mois à purger compte tenu de la détention préventive. Il sera ensuite soumis à une probation de trois ans sous de strictes conditions. «Selon son procureur, les longues périodes de détention l’ont fait réfléchir», a noté le juge, ajoutant que Buzizi voulait poursuivre une carrière artistique. La sœur de la victime, de son côté, a pardonné à Buzizi pour son geste. «Nous voulons regarder vers l’avant», a-t-elle dit.

7 janvier 2015 : Un policier de la Sûreté du Québec vient d’être accusé au criminel parce qu’il aurait frappé le chef des Rock Machine le soir de son arrestation. Bruno Landry comparaîtra le 9 février prochain au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield pour faire face à un chef de voies de fait contre le motard Jean-François Émard. Les faits seraient survenus le 5 octobre dernier, lorsque le chef des Rock Machine a été transféré dans une cellule du poste de Salaberry-de-Valleyfield après avoir été arrêté par des patrouilleurs.v«Mon client aurait reçu huit coups. Il aurait été frappé six fois, avant de donner un coup pour se défendre. Il en a reçu deux autres par la suite», a expliqué l’avocat d’Émard, Me Steve Hanafi. La scène aurait été filmée par une caméra du poste de police. Le motard avait lui-même dénoncé la situation lors de son passage en cour quelques jours plus tard. Il avait alors plusieurs ecchymoses et de la difficulté à s’exprimer, selon son avocat. Les jours suivants, Jean-François Émard avait des symptômes ressemblant à ceux d’une commotion cérébrale, d’après Me Hanafi. Le centre de détention l’aurait d’ailleurs envoyé passer des tests à l’hôpital. Le chef des Rock Machine aurait aussi été battu à deux reprises à la prison de Bordeaux durant la même période. S’il est reconnu coupable, Bruno Landry risque la destitution en vertu de la Loi sur la police. La Sûreté du Québec n’a pas voulu commenter la situation. C’est une infraction au code de la sécurité routière qui avait amené les policiers à intercepter le véhicule de la conjointe du motard, le 5 octobre dernier. Les agents se sont aperçus que la conductrice, Danielle Earle, 30 ans, était en non-respect de conditions. Lors de la fouille du véhicule, les policiers ont trouvé des stupéfiants et une arme. À peine deux semaines après son arrestation, le chef des Rock Machine avait plaidé coupable à des accusations de possession de drogue en vue de trafic, port d’arme dans un dessein dangereux et possession de biens criminellement obtenus. Il purge actuellement une peine de 15 mois de prison. Danielle Earle a quant à elle plaidé coupable à des accusations de possession de drogue et de non-respect de conditions. Le juge lui a infligé une peine de quatre mois d’emprisonnement avec sursis.

Voir aussi les événements les plus importants qui ont eu lieu dans la première semaine 2105, 8 janvier – 14 janvier 2015.

Arbre, la nuit du 1er janvier 2015

Arbre, la nuit du 1er janvier 2015

Un arbre décoré, la nuit de Nouvel An. Photo : GrandQuebec.com

Nos sources pour cette semaine :

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