Ligne du temps : 2013

8 novembre – 14 novembre

8 novembre – 14 novembre

C’est arrivé au Québec du 8 novembre jusqu’au 14 novembre 2013

Voir aussi : les dates du 1er novembre jusqu’au 7 novembre 2013

8 novembre 2013 : Une fillette d’environ 18 mois a péri, ce matin, dans une garderie en milieu familial de Saint-Basile-le-Grand, en Montérégie. Les services d’urgence ont été appelés à se rendre sur place, pour une fillette en arrêt cardiorespiratoire. Elle a été retrouvée inerte, couchée dans un lit. Des manoeuvres de réanimation ont alors débuté et la jeune enfant a été transportée vers l’hôpital Charles-LeMoyne, à Longueuil, selon Sylvain Bernier, directeur des opérations chez Ambulances Demers. Son décès a finalement été constaté en début après-midi. La Régie inter-municipale de police Richelieu-Saint-Laurent a ouvert une enquête pour tenter d’expliquer les causes du décès. Tous les gens présents à l’intérieur ont dû sortir pour permettre aux enquêteurs de faire leur travail. Il est trop tôt pour déterminer s’il s’agit d’une mort accidentelle ou suspecte. Parmi les hypothèses étudiées, il serait possible que la jeune enfant se soit étouffée avec un objet.

8 novembre 2013 : Les opposants aux nouveaux compteurs d’Hydro-Québec célèbrent une petite victoire. C’est que la société d’État évalue actuellement la possibilité de diminuer les pénalités en cas de refus du compteur. Lors des derniers mois, Hydro-Québec a installé 800 000 compteurs un peu partout au Québec. Mais il reste un fond de contestation. Environ 2500 personnes n’ont pas voulu du compteur et ont accepté de payer les pénalités de 340 $ la première année et de 200 $ les années suivantes. Un peu moins de 1700 personnes ont aussi envoyé une lettre à la société d’État leur demandant de conserver leur compteur électromagnétique. Selon plusieurs organisations consultées, le taux de refus serait beaucoup plus important si les frais n’étaient pas aussi élevés. Ces pénalités sont donc contestées par certains citoyens, mais aussi par des villes comme Longueuil qui a adopté un moratoire en ce sens. Même les élus de l’Assemblée nationale ont adopté à l’unanimité une motion demandant à Hydro de reculer sur les pénalités.

8 novembre 2013 : Le ministre des Transports entend donner suite aux 23 nouvelles recommandations de la Table québécoise de la sécurité routière (TQSR). Les amendes aux mineurs devraient augmenter. «Les infractions concernant les jeunes et le montant des peines, c’est une mesure importante qu’on est en train d’examiner. On pourrait les augmenter. C’est dans la cour de mon collègue, le ministre de la Justice, on travaille étroitement ensemble», a déclaré Sylvain Gaudreault, lors d’un point de presse conjoint avec le président de la TQSR, Jean-Marie De Koninck. Actuellement, les jeunes de 16 et 17 ans qui roulent à tombeau ouvert ne sont pas à l’abri de perdre leur permis de conduire. Les conséquences financières sont toutefois limitées. Ils s’en tirent avec une amende maximale de 100$. Voilà pourquoi la Table recommande de modifier le Code de procédure pénale. Préoccupés par la drogue au volant, les 46 membres de la Table demandent à Québec d’examiner la faisabilité d’imposer «sur-le-champ», lors de l’arrestation du conducteur, les mêmes sanctions administratives que pour l’alcool. Parmi les recommandations, figurent les suivantes : hausser le montant maximal des contraventions (actuellement plafonnées à 100 $) pour les conducteurs de moins de 18 ans ; virage à droite au feu rouge: remettre en place un comité de suivi et accroître la sensibilisation; dépistage systématique aléatoire (DSA): appuyer la position du gouvernement du Québec qui souhaite un renvoi à la Cour suprême afin qu’elle se prononce sur la constitutionnalité du DSA; vitesse en milieu urbain: encourager les municipalités à fixer une limite de 30 ou 40 km/h seulement dans des conditions où elle sera crédible et respectée par les conducteurs; définir un encadrement pour le concept de «rue partagée», où la priorité est accordée aux piétons et où la limite de vitesse est fixée à 20 km/h (source : Troisième rapport de la Table québécoise de la sécurité routière).

9 novembre 2013 : Un homme était entre la vie et la mort soir à la suite d’une collision avec un orignal sur l’autoroute 40 est, en Mauricie. Le violent accident est survenu vers 19h30 au kilomètres 217 de l’autoroute 40 est, à la hauteur de la municipalité de Champlain, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Trois-Rivières. Le conducteur n’a pu éviter la bête qui a surgi au beau milieu de l’autoroute et l’impact a été violent. «Les deux personnes sont grièvement blessées. L’homme est même dans un état très critique», a indiqué la sergente Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). On ne craignait cependant plus pour la vie de la passagère, en fin de soirée. La voie de gauche a été fermée à la circulation pendant quelques heures, sans grand impact sur la fluidité.

9 novembre 2013 : Au lendemain de l’aveu confirmant qu’il se soit bel et bien rendu sur le luxueux yacht de l’entrepreneur Antonio «Tony» Accurso, le maire de Terrebonne demeure introuvable pour les journalistes qui désirent lui poser des questions. Jean-Marc Robitaille a émis un communiqué de presse, pour confirmer les propos entendus à la commission Charbonneau voulant qui se soit rendu sur le Touch. Le maire Robitaille dit ne rien avoir à se reprocher, mais il refuse toutes les demandes d’entrevue et se réfugie dans le mutisme le plus complet. Impossible d’avoir des précisions sur sa version des faits. Dans son communiqué, le maire dit avoir rencontré par hasard Tony Accurso lors d’un voyage dans les îles Vierges. Jean-Marc Robitaille a été réélu pour un cinquième mandat, dimanche dernier, avec 62 % des voix. Il a été assermenté hier, sans que les médias n’en soient informés.

9 novembre 2013 : Le maire de Saint-Jérôme, Marc Gascon, n’est même plus en fonction qu’il fait encore parler de lui. La nouvelle administration va se pencher sur des dépenses de l’ex-maire, qu’elle juge questionnables, a appris TVA Nouvelles. Des documents obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information démontrent que Marc Gascon a utilisé entre 2006 et 2013 une voiture de service. Or, le conseil municipal n’aurait jamais donné son autorisation par voie de résolution. Le nouveau maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher a été mis au parfum de l’affaire récemment. Il n’écarte pas l’ouverture d’une enquête administrative à ce sujet.

10 novembre 2013 :
Un jeune homme qui venait de fracasser une vitrine d’un commerce de Laval a dû faire appel lui-même aux policiers pour être secouru, après s’être blessé dans sa fuite. Vers 1 h, les policiers ont reçu l’appel d’un passant leur signalant qu’une personne avait brisé une vitre du Raytech Électronique, sur le boulevard des Laurentides. Un homme dans la vingtaine, ivre à sa sortie d’un bar de danseuses nues non loin, a lancé un pavé dans la vitrine du commerce électronique, sans avoir l’intention de commettre un vol, a indiqué la police. Il a ensuite pris la fuite à travers un terrain boisé, où il se s’est blessé à la cheville en tombant. Les policiers, qui étaient déjà sur sa piste grâce au flair d’un maître-chien, ont alors reçu un appel du malfaiteur leur demandant de venir à son secours. Le jeune homme, originaire de Laval, a été transporté à l’hôpital, pour traiter des blessures mineures.

10 novembre 2013 : Le ministre péquiste Bernard Drainville enterre les référendums d’initiative populaire (RIP), une idée qu’il a lui-même défendue avec vigueur au Parti québécois. Interrogé sur ce projet, dont on n’entend pratiquement plus parler depuis l’élection du Parti québécois en 2012, le ministre responsable des Institutions démocratiques en a visiblement fait son deuil. Est-ce que c’est encore dans l’air ? «Non», a-t-il répondu du tac au tac. «Je pense que je n’ai pas réussi à démontrer que le référendum pourrait servir à autre chose qu’à régler la question nationale. Dès que cette question-là arrive, c’est comme si, dans l’esprit de beaucoup de nos concitoyens, ça ne pouvait servir qu’à régler (ça)», a-t-il affirmé, s’adressant aux journalistes, dimanche, en marge du conseil national du PQ. Le président du Parti québécois, Raymond Archambault, a par ailleurs annoncé le report d’une campagne de publicité télé visant à mousser la souveraineté. Le déclenchement de l’élection partielle dans Viau et Outremont a forcé le parti à revoir sa stratégie.

10 novembre 2013 : La première ministre Pauline Marois s’est montrée fière du bilan de son parti en plus de lancer des flèches aux libéraux sur le dossier de la charte de la laïcité, lors du congrès national du Parti québécois, à Montréal. «Après un an de gouvernement, je n’ai aucune hésitation à le dire : avec le Parti québécois, le Québec, il va mieux. En tout cas, il va pas mal mieux qu’avec les libéraux», a-t-elle lancé à ses militants lors d’un discours en matinée, au Palais des congrès. Mme Marois a insisté sur le fait que le PLQ de Philippe Couillard était le même PLQ que celui de Jean Charest. Insistant sur le thème de l’identité, Pauline Marois a félicité le ministre Bernard Drainville, qui pilote le projet de charte de la laïcité, et s’est dite très «fière» du résultat de leurs efforts dans le dossier. Suivant le discours de Pauline Marois, le conseil national du Parti québécois s’est ouvert et doit se poursuivre jusqu’à dimanche midi. La chef du parti tiendra alors un discours de clôture.

10 novembre 2013 : Le retour au déficit zéro en 2013-2014 semble de plus en plus inatteignable. Même le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, l’a reconnu, en marge du conseil national du PQ. De nouveaux chiffres publiés vendredi par le ministère des Finances révèlent un trou budgétaire encore plus profond qu’il ne l’était dans le précédent rapport mensuel des opérations financières, il y a six semaines. La tendance est inquiétante. Le déficit de la province s’est creusé de 500 millions $, de juin à juillet, pour atteindre 2,3 milliards $ au terme des quatre premiers mois de l’année financière. L’an dernier, à pareille date, le déficit s’élevait à 1,7 milliard $. Les revenus de taxes et d’impôts qui ont été anticipés par le gouvernement Marois, en début d’année, ne sont tout simplement pas au rendez-vous. L’inflation est «anémique», a observé le ministre des Finances Nicolas Marceau.

10 novembre 2013 : Le coquelicot rouge, qui symbolise le souvenir de ceux qui sont morts à la guerre, n’est pas très populaire au Québec, comparé au reste du Canada. La plupart des députés fédéraux portent le coquelicot dès la fin du mois d’octobre et jusqu’au jour du Souvenir, le 11 novembre, mais ce n’est pas nécessairement le cas des députés québécois. À commencer par la première ministre, Pauline Marois, qui ne le portait pas en fin de semaine lors du conseil national du Parti québécois à Montréal. Le contraste entre le fédéral et le provincial est frappant, selon l’historien militaire Serge Bernier, qui a déménagé d’Ottawa pour venir s’installer à Montréal il y a trois ans. La fleur rouge symbolise les nombreuses pertes canadiennes lors de ce conflit, le plus meurtrier de l’histoire du Canada, avec plus de 60 000 morts. Cette guerre, comme la suivante, avait profondément divisé le pays. Les Québécois étaient majoritairement contre un engagement militaire, d’autant que l’armée faisait pour ainsi dire partie de l’Empire britannique. Le coquelicot est donc également considéré par certains, surtout au Québec, comme une marque de soutien de la guerre. Des historiens et des journalistes éminents ont d’ailleurs décrit la Première Guerre comme un gaspillage impérialiste qui a entraîné des millions de jeunes hommes dans la tombe.

11 novembre 2013 : Plusieurs milliers de personnes ont participé et assisté à la cérémonie du jour du Souvenir à Ottawa, qui s’est déroulée selon le décorum habituel et sous des averses de neige mouillée. «Nous exprimons notre reconnaissance à ceux qui ont défendu notre pays, à ceux qui continuent à le défendre, ainsi qu’à promouvoir et à protéger les valeurs universelles de liberté, démocratie et primauté du droit qui nous restent chères», a déclaré le premier ministre Stephen Harper, qui faisait partie des dignitaires rassemblés sur la Place de la Confédération autour du Monument commémoratif de guerre du Canada. «Plus de deux millions de Canadiens ont servi en Afrique du Sud, aux deux guerres mondiales, à la guerre de Corée ou dans le cadre de nombreux autres efforts militaires internationaux, par exemple les récentes missions au Moyen-Orient, en Afghanistan, en Libye et au Mali, a poursuivi M. Harper. Leur bravoure résonne encore à travers le monde en des lieux comme la crête de Vimy, à Ypres, en Normandie, à Hong Kong, le long de l’Escaut, en Sicile, à Kapyong et à Kandahar, où des citoyens honorent les sacrifices faits au nom de leur liberté.»

11 novembre 2013 : Le mafieux montréalais Moreno Gallo a été assassiné dans un restaurant d’Acapulco au Mexique où il vivait depuis plus d’un an. De nationalité italienne, Moreno Gallo était considéré par la police comme l’un des plus influents mafiosi montréalais. Il a été tué par balle dans une pizzeria d’Acapulco appelée Forza Italia. Un homme habillé en noir aurait fait feu sur Moreno Gallo dans le restaurant, selon l’AFP. Des médias locaux ont montré des images de Moreno Gallo, couché au sol sans vie, la tête gisant dans une mare de sang. Aucun suspect n’a été appréhendé. La police mexicaine mène une enquête pour déterminer le mobile du crime. Moreno Gallo, qui était proche de Vito Rizzuto, a été expulsé du Canada en 2012 pour grande criminalité. Il avait fait une demande pour revenir au pays. Cette initiative avait d’ailleurs été appuyée par l’Association récréative Mammola, qui regroupe 600 Montréalais d’origine calabraise à Montréal. Cet Italien avait déménagé au Canada avec sa famille alors qu’il n’avait que neuf ans, mais il n’a jamais obtenu la citoyenneté canadienne. Il a été reconnu coupable de meurtre en 1974 et condamné à la prison à perpétuité. Il a obtenu sa libération conditionnelle en 1988. Gallo avait abattu un homme de Montréal en tirant sur lui, à trois reprises, dans la tête. La victime était alors au volant de sa voiture. En 2005, dans le cadre de l’opération Colisée, Gallo a été enregistré par des micros de la police alors qu’il livrait de nombreux billets de banque aux dirigeants de la famille Rizzuto, au quartier général de la mafia, à Montréal.

11 novembre 2013 : Un homme, opposé à la charte des valeurs québécoises, a fait irruption à l’hôtel de ville de Québec en brandissant une croix. La présentation des nouveaux membres du comité exécutif était sur le point de commencer lorsqu’on a entendu du bruit provenant de l’extérieur de la salle de réception. Mathieu Bonneau, qui se présente comme un propriétaire de restaurants à Montréal, était en train d’en découdre avec un agent de sécurité qui voulait l’expulser. Les choses s’étant calmées avec l’agent de sécurité, l’homme s’est assis sur le plancher, dénonçant la «charte de Pauline Marois» et le fait qu’il devait payer pour manifester. «Moi, je demande que Pauline Marois rétracte sa charte ou qu’elle démissionne, that’s it that’s all, au nom de Jésus. C’est tout ce que je demande», a-t-il dit.

12 novembre 2013 : La Sûreté du Québec (SQ) confirme, ce matin, qu’un de ses employés a été suspendu dans le cadre d’une enquête liée à l’ex-policier Benoit Roberge, accusé d’avoir vendu des informations aux Hells Angels. «Dans un dossier périphérique à Benoît Roberge, la Sûreté du Québec a rencontré un de ses membres dans le cadre de son enquête et a procédé subséquemment au relevé de celui-ci», a indiqué le sergent Claude Denis, porte-parole de la SQ, précisant que le statut de l’employé sera déterminé au cours des prochains jours. Benoit Roberge aurait notamment vendu des renseignements sur des enquêtes policières en cours au Hells René «Balloune» Charlebois, qui s’est suicidé le mois dernier, 12 jours après s’être évadé d’un pénitencier à sécurité minimum de Laval où il purgeait une peine pour meurtre. Le 5 octobre dernier, la SQ l’a piégé en lui envoyant un agent civil d’infiltration que Roberge connaissait bien et qui détenait alors des enregistrements compromettants sur la relation d’affaires illégale que l’ex-policier entretenait avec le motard Charlebois, enregistrements réalisés par ce dernier alors qu’il était détenu. Roberge a été arrêté après s’être engagé à payer 40 000 $ pour récupérer ces preuves incriminantes. Il est accusé d’entrave à la justice, d’abus de confiance et de gangstérisme. Les infractions couvrent la période de janvier 2010 à octobre 2013. La Sûreté du Québec poursuit toujours son enquête afin de déterminer si d’autres arrestations s’imposent dans cette affaire.

12 novembre 2013 : Québec devrait déposer demain un projet de loi pour essayer de récupérer l’argent payé en trop aux firmes de génie et aux entrepreneurs de la construction, qui ont gonflé leurs factures et fraudé l’État. Le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, dévoilera le mécanisme qu’il compte mettre en place pour inciter les entreprises qui ont profité de la corruption et de la collusion à rembourser les sommes volées. Il s’agit, en fait, d’une main tendue aux fautifs qui ont été identifiés à la commission Charbonneau. « C’est assez nouveau comme façon de faire… Cependant, nous sommes convaincus que nous y arriverons», avait déclaré la première ministre Pauline Marois le 31 octobre. Le libellé de la loi prévoit le «recouvrement des sommes payées injustement par des organismes publics relativement à certains contrats dans l’industrie de la construction». Par ailleurs, la lutte contre la collusion au ministère des Transports a généré des économies de 240 millions$ en 2013. Les prix des contrats ont été inférieurs de 16% aux estimations, a soutenu mardi le ministre Sylvain Gaudreault. Mais pour compléter le «changement de culture» et rebâtir l’expertise aux Transports, la création d’une agence est primordiale à ses yeux.

12 novembre 2013 : Une automobiliste octogénaire a foncé par inadvertance dans une garderie de Laval, blessant trois jeunes enfants, dont un grièvement. L’accident a eu lieu à la garderie Face à face, située au 535 boulevard Saint-Martin Ouest, dans un petit centre commercial, vers 13 h 30. Selon la police de Laval, la dame de 81 ans a probablement appuyé sur l’accélérateur pour reculer alors que le véhicule se trouvait en marche avant. La place de stationnement qu’elle occupait se trouvant directement face à la garderie, sa voiture a embouti la vitrine de l’établissement et s’est retrouvée complètement à l’intérieur. Âgée de 3 ans, une fillette est dans un état critique, mais stable, à l’hôpital Sainte-Justine. Elle a été blessée au visage et a été prise en charge par l’équipe de traumatologie. Les deux autres enfants blessés, un garçon et une fille, sont aussi âgés de trois ans. Cette dernière a reçu son congé de Sainte-Justine quelques heures après l’accident. En point de presse, le chef de l’urgence de l’hôpital, Antonio D’Angelo, s’est voulu rassurant. «L’étendue des blessures n’est pas aussi grave qu’on pourrait l’imaginer», a-t-il déclaré. Quant à l’automobiliste, elle a été traitée pour des blessures aux jambes et au dos à l’hôpital de Sacré-Coeur. Plusieurs parents ont vite accouru sur place pour être auprès de leurs enfants, qui avaient été relocalisés à la garderie voisine, Apprendre et apprécier, située à environ 200 m de la scène. Une vingtaine de patrouilles, quatre ambulances et plusieurs véhicules de pompiers, camions et fourgonnettes, ont été dépêchés sur les lieux.

12 novembre 2013 : Deux hommes ont été victimes d’un braquage à domicile, dans le quartier Saint-Michel, à Montréal. Peu après 7 h, deux suspects ont fait irruption dans le logement de la 8e avenue où se trouvaient deux autres personnes. Les deux hommes ont été ligotés et menacés avec une arme, a indiqué l’agent Raphaël Bergeron du Service de police de la Ville de Montréal. La première victime, dans la cinquantaine, a été transportée à l’hôpital pour y soigner de légères blessures à la tête ainsi que pour y traiter un choc nerveux. L’autre homme, dans la trentaine, n’a pas été blessé. Les deux malfaiteurs, un Noir et un Blanc, ont pris la fuite. Le motif de l’agression n’était pas connu, tout comme la valeur des biens volés. Des enquêteurs du SPVM ont été dépêchés sur les lieux afin de tenter d’éclaircir les circonstances de cet événement.

13 novembre 2013 : Une première fissure dans l’unanimité libérale sur la laïcité de l’État : la députée de confession musulmane Fatima Houda-Pepin se dissocie de la position de son parti. La députée d’origine marocaine jette tout un pavé dans la mare du débat identitaire. Les propos de son collègue libéral Marc Tanguay, qui a affirmé en début de semaine qu’une candidate portant le tchador serait bienvenue au Parti libéral, ont fait « déborder le vase ». « Est-ce que c’est ça le modèle d’égalité homme femme que le PLQ veut maintenant présenter à la face du Québec ? écrit-elle dans une lettre publique. Est-ce que les Québécoises ont fait tout ce chemin pour en arriver à prendre comme modèle de l’égalité homme femme celui de l’Arabie-Saoudite ou de l’Iran des Ayatollahs ? … Suis-je encore au Parti libéral d’Adélard Godbout qui a accordé aux Québécoises le droit de vote et d’éligibilité des femmes, un droit gagné de haute lutte par les suffragettes et les militantes libérales? », peut-on lire dans sa missive intitulée «Je suis libérale et fédéraliste et je suis contre le tchador à l’Assemblée nationale». Les libéraux souhaitent que les services de l’État soient donnés à visage découvert, mais s’opposent vigoureusement à l’idée qu’on interdise à qui que ce soit de porter des signes religieux apparents. Fatima Houda-Pepin estime qu’en démocratie, il est parfois nécessaire de restreindre certaines libertés individuelles quand l’intérêt public l’exige. Préoccupée par la montée de l’intégrisme, la députée tient à rappeler que l’égalité entre les hommes et les femmes demeure un acquis fragile qu’il faut protéger, « pas mettre en péril ». La sortie publique de Fatima Houda-Pepin a créé tout un malaise dans le clan libéral. Interrogé dans les instants qui ont suivi le dévoilement de la lettre de sa collègue de La Pinière, le libéral Henri-François Gautrin n’a pas caché son inconfort. « Ça n’a pas été le grand plaisir de voir ça », a-t-il confié.

13 novembre 2013 : Une autre controverse pour les nouveaux compteurs d’Hydro-Québec. Plus de deux ans après l’annonce de l’octroi du contrat à la suisse Landis Gyr, ce fournisseur n’a créé presque aucun emploi au Québec. Pire encore, une partie de la fabrication s’effectue chez Foxconn au Vietnam, une entreprise controversée qui avait été touchée par plus d’une dizaine de suicides il y a quelques années. En mai 2011, lors de l’annonce officielle, Hydro-Québec avait confirmé le choix des compteurs de l’entreprise suisse. Du même coup, la société québécoise avait levé le nez sur la proposition du tandem québécois Trilliant-Varitron. Mais la firme suisse avait souligné que 75 emplois allaient être créés dans la région montréalaise dans un «centre d’excellence». Deux ans et demi plus tard, force est d’admettre que les retombées attendues sont minces. Un petit bureau de Landis Gyr vient tout juste d’être rénové, rue de la Savane à Saint-Hubert, bizarrement situé à côté de Varitron, l’entreprise qui avait été écartée par Hydro-Québec. Ce qui est sûr, c’est que la fabrication des compteurs se fait bien loin du Québec, notamment au Mexique, mais aussi chez la taïwainaise Foxconn, une entreprise controversée qui a fait les manchettes pour plusieurs raisons. Plusieurs composantes sont fabriquées dans les nouvelles installations de l’entreprise au Vietnam. Foxconn avait été au centre d’une tempête médiatique il y a quelques années après le suicide de plus de 10 employés dans leur usine chinoise de Shenzen.

13 novembre 2013 : Le gouvernement Marois veut adopter une loi obligeant les commissions scolaires à rembourser 100 millions de dollars à leurs contribuables au cours des deux prochaines années. Québec cible 55 commissions scolaires sur 72 dans le projet de loi 63 déposé jeudi à l’Assemblée nationale. Ces commissions scolaires ont choisi de refiler à leurs contribuables la totalité de la coupe de 150 millions $ ordonnée par le gouvernement au chapitre de la péréquation temporaire. Les sept commissions scolaires qui ont «fait l’effort» de ne pas refiler tout l’impact sur les comptes de taxes seront épargnées, du moins partiellement, du remboursement exigé par le gouvernement. Les remboursements prendront la forme de réductions des comptes de taxes qui seront envoyés en 2014-2015 et 2015-2016. Ces remboursements seront différents d’un contribuable à l’autre. Ils promettent d’être élevés pour les 38 commissions scolaires qui ont choisi d’uniformiser à la hausse les taux de taxes pour toutes les municipalités situées sur leur territoire. Dans certains cas, les hausses de taxes ont atteint 111,2 % et même 143,2 %. Les augmentations de valeurs foncières pouvant survenir en cours de route ne devront pas amoindrir les remboursements demandés, a précisé le sous-ministre de l’Éducation Bernard Matte.

14 novembre 2013 : L’Unité permanente anticorruption (UPAC) perquisitionne trois entreprises de construction sur la couronne nord de Montréal, dont une qui appartient à l’ex-collecteur de fonds du Parti libéral du Québec. Selon nos informations, 70 policiers se sont rendus entre autres chez Schokbeton, à Saint-Eustache. Il s’agit de la plus grande entreprise québécoise dans le domaine du béton. Son grand patron est Marc Bibeau, qui a longtemps dirigé le financement du Parti libéral de Jean Charest. Les enquêteurs se sont également rendus chez Garnier Construction, la firme de Joe Borsellino, qui a fait un passage remarqué à la commission Charbonneau au cours de la dernière année. Garnier aurait participé à un cartel d’entreprises en construction dans la région de Montréal, selon plusieurs témoins de la commission. La firme Saramac Construction, qui se trouve aussi sur la couronne nord, a également été visitée, selon nos sources. Les enquêteurs veulent rencontrer une quinzaine de personnes, selon Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l’UPAC. Il s’agit du premier déploiement d’envergure connu de l’UPAC depuis la spectaculaire rafle policière qui a permis d’arrêter 37 personnes à Laval dont l’ex-maire Gilles Vaillancourt, en mai dernier.

14 novembre 2013 : Le directeur général des élections du Québec (DGE) a annoncé qu’il retirait finalement son autorisation à Union Montréal, le parti de l’ancien maire Gerald Tremblay. Depuis la démission de Richard Deschamps, en mai dernier, Union Montréal n’avait pas eu de chef, une situation qui contrevient à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités. «Le retrait d’autorisation entraîne la dissolution du parti et sa liquidation par le Directeur général des élections», peut-on lire dans le communiqué. Successeur de Gérald Tremblay à la tête d’Union Montréal, M. Deschamps avait annoncé la dissolution du parti, le 9 mai, puis était revenu sur sa décision, affirmant qu’il attendrait la fin des travaux de la commission Charbonneau avant de mettre un terme aux activités du parti. Après avoir étudié la demande de l’avocat d’Union Montréal, seul à avoir transmis des commentaires et arguments, le DGE a décidé de retirer l’autorisation.

Voici les nouvelles de la semaine prochaine : 15 novembre – 21 novembre 2013.

piano

Piano du père Noël

Le piano du Père Noël, l’arrivée du Père à Montréal. Image : GrandQuebec.com

Voir aussi :

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