Ligne du temps : 2013

8 février – 14 février

8 février – 14 février

C’est arrivé au Québec du 8 février jusqu’au 14 février 2013

Voir aussi : 1er février au 7 février 2013

8 février 2013 : Les baux signés par les locataires dans les résidences privées pour aînés sont la plupart du temps illégaux. C’est le constat qui ressort d’une étude effectuée par l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), dont les résultats ont été publiés jeudi. Sur 101 baux étudiés, représentant 38 394 logements, l’association a constaté que plusieurs clauses étaient abusives envers les aînés. Dans certaines annexes, on interdit notamment aux personnes âgées de boire de l’alcool dans leur logement, de recevoir des visites sans préavis, et l’on impose même que l’appartement soit repeint lorsque le locataire quitte ou décède. Cette annexe des règlements de la résidence, qui doit être remise avec le bail lors de sa signature, est dans de nombreux cas absente, ce qui est illégal. Selon l’AQDR, de nombreux locataires n’ont jamais été en possession de ces règlements, ce qui permet aux administrateurs de les changer sans préavis. Le fardeau de la preuve de ces irrégularités repose sur les épaules des locataires, qui doivent porter plainte devant la Régie du logement. es personnes âgées, souvent vulnérables et vivant parfois une situation économique difficile, refusent souvent d’entamer des démarches par crainte de représailles. Pour résoudre la situation, l’AQDR demande à ce que les baux soient déposés devant le gouvernement lorsque vient le temps pour une résidence privée d’obtenir une certification. L’association demande également qu’une équipe se penche sur la validité et la légalité des baux qui régissent ces établissements.

8 février 2013 : Pour avoir expulsé un homme de la résidence de sa défunte mère sans en avoir le droit, deux policiers de Gatineau se sont vu imposer une sanction exemplaire par le Comité de déontologie policière, dont la décision a été rendue publique jeudi. Deux agents ont écopé de cinq et neuf jours de suspension sans solde «pour s’être immiscés dans un litige civil» et une d’entre eux a reçu quatre jours de suspension supplémentaires pour avoir intimidé le plaignant, au cours de l’intervention. Au final, les deux policiers n’auront laissé que deux heures à Marcel Jacques pour récupérer quelques effets personnels et quitter définitivement la résidence. Avant de commettre leur faute, les deux agents visés par le jugement n’avaient aucun antécédent déontologique.

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Sainte-Appolline-de-Patton en hiver. Source : Site Web de la municipalité

9 février 2013 : Le taux de chômage a diminué au Québec en janvier, alors qu’il s’est créé plus de 5000 emplois, a indiqué Statistique Canada. Les chiffres sur l’emploi de la province détonnent avec la perte de plus de 20 000 emplois au Canada. L’agence fédérale a souligné que si l’économie de la province a détruit 7900 emplois à temps partiel, elle en a créé 13 300 à temps plein, pour une création nette de 5500 emplois. Cette embellie dans le monde du travail a contribué à ramener le taux de chômage à 7,1 %, en baisse de deux dixièmes de point de pourcentage. Au Canada, le portrait est beaucoup moins reluisant, alors qu’il s’est perdu 21 900 emplois en janvier, essentiellement des postes à temps plein (20 600). Les économistes sondés par l’agence Bloomberg attendaient une création de 5000 emplois.  En décembre, à la fois le Québec et le Canada avaient enregistré une création d’emplois, soit respectivement de 5200 et 31 200 emplois, en chiffres révisés. Au niveau du Canada, l’hémorragie d’emplois s’est surtout produite en Ontario, avec une perte de 31 200 emplois. L’emploi à temps plein a reculé de 43 000. Comme il y avait moins de personnes à la recherche de travail, le taux de chômage a diminué de deux dixièmes de point dans la province voisine pour passer à 7,7 %. Au pays, le secteur public s’est délesté de quelque 27 000 employés le mois dernier, alors que l’emploi dans le secteur privé a diminué de 18 800. Le nombre de travailleurs autonomes s’est accru de 23 900. Par rapport à 12 mois plus tôt, le nombre d’employés du secteur privé a augmenté de 1,9 % ou de 210 000, alors que le nombre d’employés du secteur public et celui des travailleurs autonomes ont connu peu de variation, fait savoir l’agence fédérale.

9 février 2013 : Plus de 150 personnes ont manifesté dans les rues du centre-ville de Montréal, cet après-midi, afin de démontrer leur opposition au Plan Nord, alors que se tenait au même moment un forum sur les ressources naturelles, au Palais des Congrès. Les manifestants se sont d’abord réunis, au square Victoria, à proximité du Palais des Congrès, pour ensuite marcher en direction du boulevard René-Lévesque et arpenter les rues du centre-ville, encadrés par les policiers. En cours de route, quelques manifestants se sont armés de bâtons et de roches sur un chantier de construction. Peu après 13h, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a rapporté que trois de ses auto-patrouilles avaient été vandalisées et que des méfaits avaient été commis sur des édifices du centre-ville. Une vitrine a aussi été fracassée au Palais des Congrès, où certains protestataires ont tenté de pénétrer, mais sans succès. «La manifestation a été déclarée illégale à 13h10, a indiqué en entrevue à LCN le porte-parole du SPVM, Laurent Gingras. Un avis d’attroupement illégal a été donné aux manifestants puisqu’on a constaté que des actes criminels avaient été commis.»

9 février 2013 : La police de Montréal a effectué 36 arrestations, ce matin, dans le cadre de la manifestation contre le Plan Nord tenue aux abords du Palais des Congrès où avait lieu vendredi et samedi le Salon des ressources naturelles, au centre-ville. Trente-deux personnes ont été arrêtées pour attroupement illégal et quatre en vertu du Code criminel, dont trois pour voie de fait sur un agent de la paix et un pour recel. Des méfaits ont également été commis durant cette manifestation à laquelle ont pris part quelques centaines de personnes. La foule, réunie dès 9 h à place Jean-Paul-Riopelle, s’est rapidement agitée. Vers 9 h 30, une vitrine du Palais des Congrès a été fracassée à l’aide d’un pied de biche. Une fusée éclairante a aussi été tirée à travers une porte, si bien que le SPVM a procédé à une dispersion de la foule. Peu de temps après, la manifestation a été déclarée illégale «pour non-divulgation de trajet et actes criminels commis».

9 février 2013 : Pas question de retirer le crucifix à l’Assemblée nationale. C’est du moins ce qu’a affirmé le ministre responsable des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, en entrevue à l’émission «Larocque Lapierre» qui sera diffusée dimanche à l’antenne de TVA. Le débat sur le crucifix à l’Assemblée nationale dure depuis des années, notamment en raison des protestations de certains groupes laïques qui s’opposent à son maintien. Si on se fie au ministre, le symbole religieux va demeurer au Salon bleu encore longtemps. «Il va rester parce que c’est notre patrimoine», a déclaré M. Drainville, ajoutant l’on devra mettre fin au débat rapidement.

9 février 2013 : Un garçon de neuf ans a été trouvé sans vie, samedi matin, sur une patinoire de Saint-Séverin, en Mauricie, à la suite de ce qui semble être un bête accident. Le drame se serait produit vers 9 h. «Selon les premières informations [l’enfant] jouait au hockey seul et possiblement que le but lui serait tombé dessus», a indiqué la porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Christine Coulombe. Ce sont des hommes qui travaillaient à proximité qui ont découvert le corps inerte de l’enfant. La municipalité de Saint-Séverin est située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Shawinigan.

9 février 2013 : Les autorités du Centre de détention de Saint-Jérôme ont dû faire appel à la Sûreté du Québec (SQ) ainsi qu’à la police municipale, afin de maîtriser certains détenus de l’établissement. Vers 20h45, le centre de détention a contacté les services d’urgence, car «c’était désorganisé à l’intérieur», a indiqué le lieutenant Serge Boivin de la police de Saint-Jérôme. «Ils ont fait du grabuge et se sont retrouvés à l’extérieur, mais toujours dans le périmètre», a-t-il précisé. «Une dizaine de détenus auraient allumé un feu de joie à l’extérieur», a pour sa part indiqué la porte-parole de la SQ, Christine Coulombe. Le groupe tactique de la prison était chargé de «freiner la rébellion». La SQ et la police municipale assuraient la sécurité à l’extérieur du périmètre de la prison. L’événement a pris fin vers 23h. «Tout est maintenant sécuritaire», a indiqué un porte-parole de la prison.

10 février 2013 : Le Québec pourrait se passer de la péréquation si Ottawa prenait des décisions en fonction de ses intérêts, plaide Pauline Marois. La souveraineté, c’est «payant », a-t-elle fait valoir en clôture du Conseil national du Parti québécois. La première ministre a résolument décidé de ramener l’indépendance du Québec à l’avant-plan. «Nous avons parfois été mis sur la défensive depuis le référendum de 95. Mais c’est fini ce temps-là. À compter de maintenant, on passe à l’offensive!» Dans un discours consacré exclusivement à la souveraineté, devant 400 délégués, Mme Marois a tenté de faire la démonstration que le Québec y gagnerait, économiquement parlant. Elle a enjoint tous les militants à «se retrousser les manches» pour relayer ses arguments. Bien que l’option souverainiste ne recueille actuellement que 37% d’appuis dans la population, elle leur demande de «ne laisser personne affirmer que la souveraineté n’est plus pertinente». «Certains nous diront: « Oui, mais il y a la péréquation. Sans elle, on serait pauvres. » Il n’en est rien. Et ça, il va falloir le dire aux Québécois», a-t-elle déclaré. Les provinces atlantiques ont hérité d’un contrat de plus de 20 milliards pour construire des navires fédéraux. De l’argent versé par Ottawa qui «provient aussi de nos poches». «Je mets au défi le gouvernement fédéral d’investir 20 milliards dans l’électrification de nos transports et je vous garantis que d’ici quelques années, le Québec sera trop riche pour recevoir de la péréquation», a ajouté Mme Marois. Le Québec économiserait également «des milliards» en éliminant les «doublons bureaucratiques», a-t-elle exprimé, ajoutant que le Québec arrêterait aussi de payer pour la royauté, le gouverneur général et le Sénat «qui adopte des lois qui, trop souvent, vont à l’encontre de nos intérêts». La chef péquiste a dénoncé plusieurs décisions d’Ottawa, dont celle de concentrer le transport aérien à l’aéroport Pearson à Toronto. «Pour aller vers l’Est, en Europe, combien d’entre nous doivent d’abord voler vers l’Ouest, vers Toronto? Comment expliquer qu’il n’y ait aucun vol direct de Montréal vers l’Asie?»

10 février 2013 : Les mineurs ne pourront plus avoir accès aux salons de bronzage à compter de ce lundi. C’est pour des considérations de santé que la loi a été changée. Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), l’exposition aux rayons UV avant l’âge de 35 ans augmente de 75 % le risque de développer un mélanome un jour. Cette nouvelle mesure ne devrait toutefois pas trop nuire aux propriétaires de salon de bronzage, les mineurs ne constituant que 6 % de leur clientèle. De plus, la nouvelle législation oblige les salons à s’inscrire au Registraire des entreprises, sous peine de devoir payer une amende de 15 000 $.

11 février 2013 : Le cardinal Marc Ouellet, l’archevêque de Québec, de 2003 à 2010, pourrait succéder au pape Benoît XVI. Le cardinal Ouellet se classe au deuxième rang des successeurs préférés dans le pari lancé par la firme londonienne de bookmakers Ladbrokes. La position de tête revient au cardinal ghanéen Peter Turkson avec deux chances sur cinq. De façon plus sérieuse, le nom du cardinal Ouellet, qui est âgé de 68 ans, circule depuis quelque temps dans les cercles catholiques comme aspirant au trône de saint Pierre. En 2011, le «National Catholic Reporter», le principal média catholique américain, plaçait le cardinal Ouellet dans la liste des trois principaux remplaçants éventuels de Benoît XVI. Le cardinal Ouellet est actuellement préfet de la Congrégation pour les évêques, un poste puissant qui pourrait avantager sa candidature, puisqu’il saurait prendre les rênes de la bureaucratie du Vatican. Le prélat québécois est considéré comme un conservateur dans l’Église et défend donc des positions à droite de l’échiquier catholique, notamment en matière d’avortement. Lors de son passage comme archevêque de Québec, il avait suscité de vives réactions en affirmant que l’avortement ne devrait pas être pratiqué même en cas de viol. À la suite de ces déclarations, l’Assemblée nationale du Québec avait senti le besoin d’adopter une motion unanime réaffirmant le droit des femmes à l’avortement. Le cardinal Ouellet a la stature d’un futur pape à cause de ses solides connaissances théologiques et du fait qu’il parle couramment plusieurs langues. De son côté, le «New York Times» a précisé qu’«il n’y a pas de favori qui se détache parmi les nombreux prétendants possibles, groupe qui comprend le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, le cardinal Christoph Schoenborn, archevêque de Vienne, et le cardinal Marc Ouellet.» Le cardinal Ouellet est originaire du village de La Motte, en Abitibi, du diocèse d’Amos.

11 février 2013 : L’ancienne lieutenante-gouverneure Lise Thibault veut s’adresser à la Cour suprême du Canada pour éviter son procès pour fraude à l’endroit des gouvernements. Son avocat, Marc Labelle a confirmé ce matin qu’il venait de déposer sa demande d’appel auprès du plus haut tribunal du pays. Me Labelle a fait valoir que Mme Thibault ne peut subir de procès en raison de l’immunité accordée à la reine et à ses représentants. En décembre dernier, la Cour d’appel avait rejeté cet argument. Lise Thibault est accusée de fraude à l’endroit des gouvernements canadien et québécois, d’abus de confiance et d’avoir fabriqué et utilisé de faux documents. Essentiellement, on lui reproche de s’être fait rembourser pour plus de 700 000 $ de dépenses injustifiées alors qu’elle occupait le poste de lieutenant-gouverneur du Québec. Me Marc Labelle soutenait que sa cliente bénéficiait d’une immunité totale, de par ses fonctions de représentante de la reine d’Angleterre, et il réclamait la cassation de sa citation à procès. Son avocat évoquait le principe «The Queen can do no wrong» pour tenter de soustraire sa cliente à la justice. Cette immunité absolue s’applique en vertu d’un article du Common Law, considérant que la reine ne peut pas mal agir parce qu’elle devrait alors se poursuivre elle-même.

11 février 2013 : À deux semaines du Sommet sur l’enseignement supérieur, le gouvernement Marois a rencontré l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ). Il y a une semaine, les représentants de l’ASSÉ menaçaient de boycotter le Sommet si on ne pouvait pas parler de gratuité scolaire. Aujourd’hui, quatre de ces représentants ont pu discuter pendant une heure avec Pauline Marois et le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne. On a discuté de la place de l’ASSÉ pendant le Sommet et des thèmes qui seront abordés. Jérémie Bédard-Wien, porte-parole de l’ASSÉ, a fait une brève déclaration à la sortie de cette rencontre, mais n’a pas confirmé la présence de son association au Sommet : «Les débats furent vifs notamment sur la forme que prendra ce Sommet sur l’enseignement supérieur et sur la place que pourra y prendre l’Association pour une solidarité syndicale étudiante», a-t-il dit.

12 février 2013 : Les commissions scolaires crient au scandale devant le «traitement de faveur» accordé aux universités par le gouvernement Marois. «C’est deux poids deux mesures, fulmine la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) Josée Bouchard. Ce qui nous choque c’es t qu’on ait un traitement de faveur pour les universités.» Mme Bouchard et les commissions scolaires en ont contre les mesures d’exception adoptées par le ministère de l’Enseignement supérieur pour permettre aux universités d’absorber des compressions de 250 millions sur deux ans. Ces mesures consistent à modifier les règles budgétaires et à leur permettre de faire des déficits qu’elles devront résorber d’ici cinq ans.«De notre côté, on nous impose une troisième année de compressions, ça fait un demi-milliard, on est à bout. Il y avait 29 commissions scolaires en 2010-2011, il y en aura d’autres, prévient Mme Bouchard. En plus, le gouvernement nous demande de refiler la facture aux contribuables.» La présidente de la FCSQ signale au passage que les commissions scolaires ont accumulé des surplus de 300 millions, que le gouvernement a décidé de les inclure à son bilan tout en leur interdisant d’utiliser plus de 10% de ces surplus pour absorber les compressions.

12 février 2013 : Près de 300 garderies privées, parmi les 700 au Québec, ont fermé leurs portes, ce matin, en guise de protestation contre le gouvernement Marois. Ils étaient une centaine de travailleurs et propriétaires de ces garderies à manifester ce midi devant l’Assemblée nationale, à Québec. Les propriétaires de ces garderies non subventionnées sont furieux d’avoir été exclus de l’appel d’offres du gouvernement visant à créer 15 000 places en garderie. Québec a annoncé la création de 15 000 places en installation, c’est-à-dire 85 % dans des centres de la petite enfance (CPE) et 15 % dans des garderies subventionnées. Selon la Coalition des Garderies Privées non subventionnées, le gouvernement aurait dû convertir les places vacantes dans les garderies privées du Québec, plutôt que de créer de nouvelles places à 7 $.

12 février 2013 :
Dans un atelier destiné aux autorités de la sécurité civile, le ministère de la Sécurité publique simulera une attaque de zombies pour faire ressortir l’importance de la planification en situation d’urgence. L’atelier, qui fait sourciller nombre d’observateurs, se donnera sur trois jours dans le cadre du Colloque sur la sécurité civile et incendie 2013, qui aura lieu à Laval du 19 au 21 février. «Le défi à relever : survivre à une invasion de zombies et contrer l’épidémie provoquée délibérément par ces ennemis», est-il écrit dans le résumé accessible sur le site internet de la Sécurité publique. L’information a été mise au jour par l’animateur Dominic Maurais sur son blogue du Journal de Québec. On présente notamment les trois phases de ce plan farfelu à première vue. Pendant la phase d’urgence de 10 jours, «les zombies attaquent. Ils font plusieurs victimes sur leur passage, leur morsure étant mortelle […] et utilisent des cadavres pour contaminer l’eau potable». Lors de la deuxième phase, les services d’urgence procèdent à «l’éradication des zombies», mais il faudra dix semaines pour rétablir les services de base. Finalement, lors de la phase de consolidation de 10 mois, «ils établiront les mesures à mettre en place pour combattre de nouvelles souches de virus, pour décider de l’avenir des zombies emprisonnés», indique-t-on dans la mise en situation. Le directeur du rétablissement du ministère, Denis Landry, a défendu l’atelier, vantant les mérites d’un concept de formation original. «C’est un scénario impossible pour permettre aux participants de se dégager plus facilement de leur réalité habituelle des inondations ou des glissements de terrain, pour se concentrer sur la planification et les décisions qu’ils ont à prendre.» Il s’agit du 13e colloque sur la sécurité civile qui accueille pour la première fois cette année les responsables des services incendie municipaux. Vingt-trois autres ateliers seront présentés pendant ce colloque.

13 février 2013 : Le gouvernement de Pauline Marois a l’intention de revoir le système de justice disciplinaire applicable aux membres des ordres professionnels. Le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a déposé un projet de loi à cet effet. Si elle est adoptée, la Loi 17 modifiant le code des professions en matière de justice disciplinaire créera un bureau des présidents des conseils de discipline. Le bureau sera dirigé à temps plein par un président en chef qui sera nommé par le gouvernement pour un mandat de cinq ans. Chaque année, il devra soumettre au ministre de la Justice un plan présentant ses objectifs de gestion pour «assurer la qualité et la célérité du processus décisionnel.» Le gouvernement a aussi l’intention d’établir une procédure de sélection des conseils de discipline. Il souhaite également adopter un code de déontologie applicable aux présidents et aux autres membres des conseils. Le projet de loi 17 prévoit en outre des mesures pour s’assurer de la probité des membres des ordres professionnels. La loi qualifiera «d’acte dérogatoire à la dignité de la profession le fait pour un professionnel de participer, dans l’exercice de sa profession, à un acte impliquant de la collusion, de la corruption, de la malversation, de l’abus de confiance, du trafic d’influence ou de la fraude», a affirmé le ministre de la Justice.

13 février 2013 : La Cour suprême du Canada a pris en délibéré la cause pour contrefaçon opposant le créateur de Robinson Curiosité, Claude Robinson, aux maisons de production Cinar, France Animation et Ravensburger Film, et leur série télévisée d’animation Robinson Sucroë. Une dizaine d’avocats ont défilé devant le plus haut tribunal du pays, mercredi, lors de la journée d’audience dans ce dossier portant sur quatre appels au civil d’une décision de la Cour d’appel du Québec de 2011 en matière de droits d’auteurs et de versement d’indemnités en dommages et intérêts. M. Robinson avait remporté sa cause dans sa poursuite pour plagiat contre les maisons de production devant la Cour supérieure du Québec, en 2009. La Cour d’appel du Québec avait maintenu le jugement, en 2011. La Cour supérieure avait fixé à 5,2 millions $ les indemnités à être versées à M. Robinson, mais la Cour d’appel avait revu le montant à la baisse, fixant les indemnités à 2,7 millions $. M. Robinson a protesté cette décision, et a demandé à la Cour suprême d’étudier le dossier. L’avocat de France Animation, Pierre Y. Lefebvre, a reconnu devant le plus haut tribunal du pays que l’oeuvre de Claude Robinson est une oeuvre originale en vertu de la Loi sur les droits d’auteur, mais, a-t-il argumenté, la Cour supérieure du Québec a commis des erreurs de droit puisque, a-t-il souligné, la loi protège l’expression des idées et non les idées, a-t-il notamment fait valoir. Me Lefebvre a aussi dit que les objectifs que Claude Robinson avait lorsqu’il a créé son oeuvre Robinson Curiosité reposaient sur la curiosité et l’apprentissage, alors que ceux de Robinson Sucroë reposaient sur le divertissement et les aventures rocambolesques. «Aucun scénario n’est repris, l’histoire n’est pas reprise», a ajouté Me Lefebvre. L’avocat de Claude Robinson, Guy Régimbald, a tenu à signaler qu’il faut examiner l’oeuvre dans son ensemble, et qu’il y a eu «reprise substantielle» de Robinson Curiosité dans Robinson Sucroë. Claude Robinson a créé son oeuvre au début des années 1980. Il avait par la suite effectué des démarches pour la promotion de Robinson Curiosité auprès de Corporation Cinar et Films Cinar inc., mais le projet n’avait pas abouti. En 1996, il a intenté une poursuite pour plagiat contre Cinar après la diffusion de la télésérie Robinson Sucroë.

14 février 2013 : Un usager du transport adapté de Québec a eu droit à une ballade inattendue. L’homme de 70 ans se trouvait dans un autobus du Service de transport adapté de la Capitale, qui s’est arrêté au palais de justice pour y déposer un autre usager, en fauteuil roulant. Or, pendant que le chauffeur allait conduire son client à l’intérieur du palais de justice, un voleur s’est emparé de l’autobus. Constatant, à sa sortie que le véhicule avait disparu, le chauffeur s’est empressé d’avertir les agents de la paix du palais de justice qui, eux, ont contacté les policiers. On l’a finalement retracé au bout de six minutes de recherche grâce à l’émetteur GPS dont il est muni. Le voleur n’était pas allé loin. Il avait abandonné l’autobus, et son usager, sur la rue Mgr-Gauvreau, dans le quartier Saint-Roch, à environ 700 mètres du palais de justice, tous détours comptés. Le voleur, un homme de race blanche d’environ 35 ans, crâne rasé et portant un manteau rouge, il est toujours au large.

14 février 2013 : La Gendarmerie royale du Canada a dû faire face à plus de 700 plaintes officielles de harcèlement au travail au cours des dernières années de la part de ses employés policiers et civils, révèle un rapport de la Commission des plaintes du public contre la GRC. Environ 90 pour cent de ces plaintes impliquaient de l’intimidation. La commission a examiné 718 plaintes officielles de harcèlement au travail à la GRC déposées entre 2005 et 2011. Le document signale que ces chiffres n’illustrent probablement qu’une partie de la situation, car la façon de faire de la police fédérale canadienne n’encourage pas les employés qui se croient lésés à déposer une plainte. Selon le rapport d’enquête, «il se peut que la documentation n’englobe pas toutes les allégations formulées, puisqu’il est possible que les allégations aient été détournées au début du processus vers un mécanisme de traitement des plaintes à l’amiable». Au total, la commission a mené 37 entrevues et reçu 63 présentations.

14 février 2013 : La caserne des pompiers de Varennes, en Montérégie, a été touchée par un incendie. Le feu s’est déclenché alors que des travaux de soudure étaient en cours sur une porte de garage. Quatre pompiers locaux ont combattu les flammes, aidés d’une vingtaine de collègues appelés en renfort. Selon le directeur du Service de sécurité incendie de Varennes, Yves Hamel, le brasier a rapidement été éteint et les dégâts ont été limités à un mur. Des vérifications ont été faites pour s’assurer que le feu ne se propage pas au toit.

14 février 2013 : L’auteur de livres jeunesse Yanik Comeau a comparu, sous de graves accusations de nature sexuelle liées à des gestes commis à l’endroit d’enfants. Munis d’un mandat de perquisition, les enquêteurs du Service de police de Châteauguay se sont présentés hier au domicile de l’homme de 44 ans.  L’artiste fait face à des accusations de leurre informatique, contacts sexuels, incitation à des contacts sexuels et exploitation sexuelle. Les crimes qui lui sont reprochés auraient été commis entre 2009 et 2012. Les victimes présumées sont deux jeunes garçons de 16 ans. Comeau est accusé d’avoir eu des séances de clavardage à connotation sexuelle avec les deux victimes alléguées. C’est lors de ces échanges que l’homme aurait incité les adolescents à avoir des contacts sexuels. Il y serait parvenu avec l’un d’eux. Président de l’Association des écrivains québécois pour la jeunesse de 2004 à 2007, Comeau a plus de 30 livres jeunesse à son actif. C’est aussi lui qui est derrière la populaire série pour adolescents Les enfants de Dracula. Scénariste, comédien et dramaturge, il a occupé de petits rôles dans les émissions jeunesse Bouledogue Bazar et Les chatouilles, qu’il a d’ailleurs coécrites. Cet artiste multidisciplinaire a aussi signé les scénarios des cédéroms de Caillou en français et en anglais. Yanik Comeau dirige également l’Atelier-Théâtre Côté Jardin, qui offre des camps d’art dramatique avec résidence pendant l’été et des cours de théâtre pendant l’année scolaire dans la ville de Châteauguay.

La semaine suivante : 15 février – 21 février 2013.

Les sources pour cette semaine :

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