Ligne du temps : 2013

29 janvier – 31 janvier

29 janvier – 31 janvier

C’est arrivé au Québec du 29 janvier jusqu’au 31 janvier 2013

Voir aussi : semaine antérieure du 22 janvier au 28 janvier 2013

29 janvier 2013 : Deux camions de chargement et une pelle mécanique ont été emportés lors d’un affaissement de terrain survenu dans la carrière de l’entreprise Maskimo à L’Épiphanie, dans Lanaudière. Deux travailleurs manquent à l’appel et ont été ensevelis sous des dizaines de mètres cubes de terre glaiseuse. L’un d’eux, Daniel Brisebois, est un employé d’Excavation G. Allard, un sous-traitant œuvrant à cet endroit. Une travailleuse originaire de Bois-des-Filion est également coincée sous la terre. Un travailleur qui a pu s’échapper de sa pelle mécanique in extremis, s’en est tiré sans blessures graves. Celui-ci a attendu de longues minutes, coincé au fond de la carrière, avant d’être hélitreuillé par l’hélicoptère de la Sûreté du Québec. Le travailleur a utilisé son téléphone portable pour communiquer avec les secours. Selon Denis Robitaille, géologue au ministère de la Sécurité publique, les sols sont toujours instables au cœur de la zone de recherche. «Une couche d’argile de 2 à 3 mètres d’épaisseur reposait sur le roc et une opération de décapage des sols était en cours, ce qui a été un facteur aggravant de l’affaissement. Il reste encore des sols instables, il faut donc assurer la sécurité des travailleurs avant d’aller plus loin», a-t-il expliqué. Un important périmètre de sécurité a été établi autour de la carrière située au 861, rang de l’Achigan sud. À l’arrivée des services d’urgence mardi matin, le sol instable entourant la carrière continuait de s’effondrer, rendant les tentatives de sauvetage délicates. Selon Yuane Desfossées, responsable des ressources humaines chez Maskimo, l’heure n’est pas à trouver les causes de l’effondrement, mais plutôt à venir en aide aux employés et aux familles. «Nous avons mis en place toutes les mesures pour soutenir les employés de Maskimo et du sous-traitant. Nous offrons et offrirons tout le soutien dont auront besoin les familles», a-t-elle soutenu dans un court point de presse.

29 janvier 2013 : L’UPAC grossit ses effectifs à  Québec. Trois «enquêteurs du commissaire» se sont joints à leurs deux collègues basés dans la capitale nationale. Ils viennent s’ajouter aux cinq enquêteurs et aux deux préventionnistes de l’escouade Marteau affectés à la surveillance des chantiers de construction des régions de Québec et de l’est de la province. «On a bonifié notre équipe d’enquêteurs à Québec pour assurer une meilleure couverture du territoire, a expliqué Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l’UPAC, ajoutant que 200 personnes couvraient l’ensemble de la province. L’UPAC n’a pas voulu s’étendre sur les détails de leur mandat, rappelant simplement qu’elle avait 13 grands chantiers dans sa mire à l’échelle de la province et qu’être bien implantée à Québec lui offrait une meilleure mobilité sur le terrain. Même si l’organisation ne confirme rien, on pense entre autres au chantier du nouvel amphithéâtre et aux réfections de l’autoroute Duplessis et de l’échangeur Charest-Robert-Bourassa à Québec, et au chantier de la centrale hydro-électrique de la Romaine sur la Côte-Nord.

29 janvier 2013 : La première ministre Pauline Marois est passée presque incognito mardi au Parlement d’Écosse. Son homologue, Alex Salmond, a bien voulu la recevoir, mais en catimini, loin des caméras et des journalistes. La délégation québécoise considérait cette rencontre comme historique. Le premier ministre Salmond y voyait plutôt une rencontre de courtoisie qui devait se tenir en privé, quelque chose de routinier, a fait savoir une porte-parole de son cabinet. C’était pourtant la première fois que les premiers ministres de l’Écosse et du Québec se rencontraient. «Nous avons écrit une page d’histoire», a insisté Mme Marois, qui a fait une brève apparition devant l’assemblée des députés. Le tête-à-tête Marois-Salmond a littéralement été occulté en Écosse. La rencontre entre les deux chefs de gouvernement ne figurait pas sur la liste des «événements importants» remise aux journalistes affectés à la couverture du Parlement écossais, en début de semaine, a confié un scribe.

30 janvier 2013 : Le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Michel Arsenault, déplore l’«incohérence» du gouvernement Marois qui ferme la centrale nucléaire Gentilly-2 tout en investissant dans la filière éolienne et un barrage alors que le Québec nage dans les surplus énergétiques. «On est en surplus, mais on fait quand même des investissements, ça c’est un peu aberrant», a-t-il confié aux journalistes, en marge de son témoignage en commission parlementaire, sur le déclassement de la centrale de Bécancour. M. Arsenault a fait référence à la mini-centrale hydroélectrique de Val-Jalbert au Lac-Saint-Jean et au plus grand parc éolien au pays, qui verra le jour dans la réserve faunique des Laurentides ; deux projets annoncés récemment par le PQ. Hydro-Québec paiera plus de 11 cents le kilowattheure pour l’électricité produite par les 175 éoliennes, ce qui est nettement supérieur au prix de vente de 4 cents pour les surplus destinés à l’exportation. À titre de comparaison, à Gentilly-2, le coût de revient de l’électricité aurait été presqu’équivalent, à 10,8 cents dans l’éventualité d’une réfection, selon les évaluations de la société d’État. La Fédération des travailleurs du Québec a toujours appuyé la réfection de Gentilly-2 afin de préserver les 700 emplois «bien rémunérés». La centrale syndicale s’inquiète par ailleurs de la «perte d’expertise» chez Hydro-Québec, déplorant le recours soutenu à la sous-traitance. La ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet a rejeté le blâme sur les libéraux à ce sujet. «J’aurais préféré gérer de la croissance, mais malheureusement, l’ancien gouvernement libéral nous a laissé un trou financier de 1,6 milliard $».

30 janvier 2013 : Les conditions routières périlleuses seraient à l’origine de deux graves accidents survenus en l’espace de moins d’une heure, ce matin, sur la route 132, dans la région du Bas-Saint-Laurent. Un peu après 8h, une femme de 59 ans est morte lorsque son véhicule est entré en collision avec un autobus qui circulait en sens inverse, entre les municipalités de Matane et Sainte-Félicité. La victime était seule à bord de son véhicule. Un des quatre passagers de l’autobus a subi des blessures mineures. Environ 45 minutes après le drame, la route 132 a été le théâtre d’un autre grave accident, cette fois dans le secteur de Sainte-Luce. Quatre personnes ont été blessées, dont deux gravement. Leur vie ne serait toutefois pas en danger, selon les autorités. «On parle dans ce cas-ci d’une autre collision frontale qui pourrait avoir été causée par les mauvaises conditions climatiques ou par une conduite mal adaptée aux conditions routières», a indiqué le sergent Claude Doiron, porte-parole de la Sûreté du Québec. Selon le sergent Doiron, une vingtaine d’accidents et de sorties de routes ont été signalés au cours de l’avant-midi, entre Rivière-du-Loup et Matane.

31 décembre 2013 : Le détaillant d’électronique Best Buy effectue des compressions, fermant une quinzaine de magasins au pays, dont quatre au Québec. Le Best Buy de Sherbrooke est l’un des quatre emplacements à fermer ses portes au Québec, mettant 70 personnes à pied avec indemnités de départ. En tout, on parle d’une quinzaine d’emplacements et de 900 personnes à travers le Canada. Le Future Shop Sainte-Dorothée, à Laval, met aussi fin à ses activités. Cette bannière appartient à l’entreprise américaine. Le Best Buy de Lachenaie n’a pas été épargné, ce qui consterne les employés. À Sherbrooke, la clientèle est redirigée vers le Future Shop qui se trouve à moins d’un kilomètre du Best Buy. Dans un communiqué, la direction de l’entreprise a mentionné que d’ici les trois prochaines années, elle prévoit ouvrir de nouvelles succursales Best Buy Mobile et de plus petits magasins Future Shop où il sera aussi possible de magasiner en ligne. Best Buy est en difficulté depuis quelque temps, ayant fermé une cinquantaine d’emplacements américains. Lors de son troisième trimestre, l’entreprise a rapporté un recul de 4 % des ventes pour les magasins comparables (ouverts depuis un an) aux États-Unis et de 5,2 % à l’international. Ses profits ont chuté de 68 % à 160 millions $ US pour les trois premiers trimestres de son exercice.

31 décembre 2013 : Le temps doux qu’a connu une bonne partie du Québec au cours des derniers jours a graduellement cédé sa place à des températures plus froides, non sans passer par des épisodes de vents violents qui ont déferlé toute la journée sur une bonne partie de la province. Le vent soufflait ce matin dans la région de Montréal à 70 km/h, avec des rafales frisant les 100km/h. La vitesse du vent avait diminué en après-midi à 54 km/h, avec des rafales atteignant 70 km/h. Ces vents violents ont causé de nombreux dégâts un peu partout, mais également des bris aux équipements d’Hydro-Québec. Des dizaines de milliers de pannes sont survenues dans les Laurentides, en Montérégie, dans la région de Lanaudière, à Montréal, dans le Centre-du-Québec, dans la région de la Capitale-Nationale et Chaudières Appalaches. Des déclenchements de disjoncteurs étaient à l’origine des coupures de courant. Les équipes d’Hydro-Québec sont à pied d’œuvre pour rétablir le courant. Des cheminées situées au sommet du CHUM, en plein centre-ville de Montréal, ont même menacé de s’effondrer. Les employés de l’établissement de santé ont dû sécuriser ces pièces d’équipements en les attachant au sommet. Un périmètre de sécurité a été établi autour de l’édifice dans le secteur de la rue St-Denis et Viger. À Québec, le vent a arraché les toitures de deux immeubles à logement dans le quartier Limoilou, de même qu’une partie de la toiture d’un entrepôt de la rue Bouvier, dans Lebourgneuf, près de l’autoroute 40. C’est sans compter les abris d’auto emportés par le vent. Les pompiers de Québec ont d’ailleurs vécu leur pire journée depuis longtemps avec des dizaines d’appels d’urgence pour des structures rendues dangereuses. Le vent a également forcé le ministère des Transports à fermer une voie de circulation du pont Pierre-Laporte, en direction sud. On a mesuré sur le pont des rafales de 100 à 120 km/h, avec une pointe de 127 km/h jeudi après-midi. Sur le pont Laviolette, à Trois-Rivières, des véhicules de Transport Québec ont ralenti volontairement la circulation en raison des forts vents. Le redoux et la pluie ont aussi fait gonfler le débit des rivières. La Sécurité civile surveillait certaines rivières de la région de Chaudière-Appalaches mais le tout devait revenir à la normale avec l’arrivée du temps froid.

31 décembre 2013 : Un homme de 49 ans a été criblé de balles devant chez lui dans l’arrondissement de Saint-Léonard, à Montréal. La victime est Vincenzo Scuderi, qui ferait partie du même clan que le mafieux Giuseppe «Ponytail» De Vito et du caïd Raynald Desjardins. Scuderi aurait reçu entre quatre et six projectiles d’arme à feu tirés à bout portant alors qu’il se trouvait sous son abri d’auto temporaire, devant son domicile situé sur le boulevard Robert, tout près de l’intersection de la rue Bonnivet. Plusieurs résidents du secteur ont contacté le 911, vers 18h10, après avoir entendu les coups de feu. L’homme a été transporté d’urgence à l’hôpital, mais n’a pas survécu à l’attaque. Son décès a été constaté par un médecin à son arrivée au centre hospitalier. Vincenzo Scuderi est ainsi devenu la sixième victime de meurtre depuis le début de l’année à Montréal. Le tireur a pris la fuite avant l’arrivée des policiers et n’a pas encore été retracé. Le nom de Vincenzo Scuderi est récemment ressorti dans une enquête qui, à l’origine, portait sur la vague d’incendies criminels visant des immeubles liés aux frères Domenico et Antonino Arcuri. Lors des perquisitions, les policiers ont saisi une arme à feu, plus de 10 000 $ en argent, ainsi que de petites quantités de cocaïne et de cannabis.

La semaine suivante : 1er février – 7 février 2013.

escalier enneigé

Escalier enneigé

Escalier enneigé, hiver au Québec. Photo : GrandQuebec.com

Les sources pour cette semaine :

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