Ligne du temps : 2013

22 avril – 30 avril

22 avril – 30 avril

C’est arrivé au Québec du 22 avril jusqu’au 28 avril 2013

Voir aussi : la semaine précédente du 15 avril jusqu’au 21 avril 2013

22 avril 2013 : Une collision mortelle a provoqué la fermeture de l’autoroute 50, près de Brownsburg-Chatham dans les Laurentides. L’accident a eu lieu vers 6 h 15 et impliquait un semi-remorque et une voiture de taille intermédiaire. Le conducteur de la voiture, un homme de 69 ans, a été gravement blessé. Il a été transporté à l’hôpital, où il est décédé. Quant au conducteur du semi-remorque, il n’a subi que des blessures mineures. Il a lui aussi été amené en centre hospitalier. L’autoroute 50 a été temporairement fermée à la circulation pour que les experts de la SQ puissent étudier la scène.

22 avril 2013 : Le corps d’un homme a été retrouvé en bordure d’une route à Trois-Rivières. C’est un passant qui a contacté les autorités vers 7 h après avoir repéré la dépouille sur la rue Jacques-Létourneau, un chemin peu fréquenté près de l’autoroute 40, dans le secteur Pointe-du-Lac. Le corps portait des marques de violence, selon la Sûreté du Québec. Des enquêteurs des crimes contre la personne de la SQ ont été dépêchés sur place pour élucider cette affaire. «On sait seulement que c’est un homme, mais nous n’avons pas plus de détails à ce niveau, c’est l’enquête qui va déterminer le tout», a indiqué la porte-parole de la Sûreté du Québec en Mauricie, Hélène St-Pierre. Une jeune femme, qui aurait vu un véhicule suspect dans le secteur, a été rencontrée par les enquêteurs en matinée.

22 avril 2013 : L’ancienne lieutenante-gouverneur du Québec, Lise Thibault, subira son procès pour fraude en avril 2014. Son avocat, Me Marc Labelle, a confirmé lundi au palais de justice de Québec que le procès se tiendrait devant un juge seul. La durée prévue est de 6 semaines.  Me Labelle tente de soustraire à la justice Mme Thibault, qui fait face à des accusations de fraude pour des gestes posés lorsqu’elle était représentante de la reine entre 1997 et 2007. Il plaide qu’en vertu du principe «The Queen can do no wrong» («la Reine ne peut mal agir»), Mme Thibault pouvait faire ce que bon lui semblait avec les fonds publics à sa disposition. La Cour d’appel du Québec a rejeté ces arguments en décembre. Me Labelle a porté cette cause en Cour suprême afin de déterminer si un représentant de la reine peut être poursuivi ou non.

23 avril 2013 : Chiheb Esseghaier et Raed Jaser, les deux hommes arrêtés hier par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour complot terroriste, ont tous les deux comparu devant les tribunaux de Montréal et Toronto pour faire face à des accusations liées au terrorisme. Ils ont laissé entendre qu’ils plaideraient non coupables. Les deux individus avaient été arrêtés dans le cadre d’une enquête conjointe, impliquant entre autres le FBI et les équipes intégrées de la sécurité nationale. Le premier suspect, probable tête pensante de l’attentat que les autorités affirment avoir déjoué, est Chiheb Esseghaier, un Tunisien de 30 ans qui étudiait à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) à Varennes et qui fréquentait une mosquée du quartier Côte-des-Neiges à Montréal. Il avait été arrêté dans un McDonald de la Place Bonaventure, à Montréal et devra faire face à des accusations d’interférence dans le système de transport public en association avec le terrorisme, de complot pour meurtre, d’activité terroriste, et d’avoir donné des instructions pour commettre un acte terroriste. Les faits qui lui sont reprochés couvrent une période allant d’avril au mois de septembre 2012. Il a été amené devant un juge de la Cour du Québec pour sa première comparution, mais devrait être envoyé à Toronto, d’ici la fin de la journée ou dans les jours qui viennent, pour la suite des procédures judiciaires, parce que c’est là que les activités terroristes devaient avoir lieu, selon la GRC. Lorsque le juge lui a demandé s’il comprenait les accusations qui pesaient contre lui, il a répondu «oui», avec aplomb. Il a également pris la parole pour sous-entendre qu’il était innocent. «Les conclusions ont été faites à partir de faits et paroles qui ne sont que des apparences», a-t-il dit. La Cour a ordonné sa détention pour une période de six jours jusqu’à ce que le mandat d’arrestation ontarien soit exécuté et que l’accusé soit transféré à Toronto pour comparaître. Selon la GRC, lui et son complice présumé projetaient de commettre un attentat meurtrier et auraient également reçu de l’aide d’une cellule d’Al-Qaïda en Iran. Raed Jaser, 35 ans, qui réside à Markham, en Ontario, a comparu à Toronto. L’homme, portant une épaisse barbe, s’est présenté au tribunal en tenue traditionnelle islamique et est resté les bras croisés dans le box des accusés. Les suspects étaient épiés depuis août dernier par les autorités, dans le cadre du projet SMOOTH. Ils auraient reçu l’appui de membres d’Al-Qaïda vivant en Iran.

23 avril 2013 : Le règlement anti-masque est là pour rester. C’est ce qu’ont décidé les conseillers montréalais réunis en séance du conseil, mardi soir. N’en déplaise aux manifestants, ils devront continuer de manifester à visage découvert, à fournir leur itinéraire à la police et à payer des amendes salées en cas d’arrestation. Les modifications apportées au règlement P-6 en mai 2012, sous l’administration Tremblay, ont survécu au vote des élus, hier soir. La motion avait été déposée par Projet Montréal et bonifiée par Vision Montréal. Au total, 25 conseillers ont voté pour le retour à l’ancien règlement P6, qui était moins contraignant, tandis que 34 ont préféré conserver la ligne dure en maintenant les règles présentement en vigueur. Lorsque le verdict est tombé, les manifestants ont produit un capharnaüm dans l’Hôtel de Ville, en cognant sur les portes et les murs de la salle du conseil et en jouant de la trompette à pleins poumons. Ils ont ainsi compliqué le travail des élus qui tentaient de s’entendre, avec difficulté, sur une autre motion.

23 avril 2013 : Un septuagénaire perdu dans la nature aurait pu terminer ses jours dans un ruisseau, n’eût été le flair de Casper, un chien de la police de Québec, qui l’a retrouvé dans un état d’hypothermie avancé. En après-midi, un homme de 77 ans a quitté la maison familiale, dans le secteur de Charlesbourg, pour une raison encore inconnue. Les résidents, inquiets de l’absence de l’homme, ont commencé des recherches intensives dans le quartier, mais celles-ci se sont révélées infructueuses. «Il avait quitté dans un boisé près de l’ancien zoo», a mentionné le lieutenant Alain Pelletier, du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). Toutefois, c’est seulement en milieu de soirée, vers 19h15, que la famille de l’homme disparu a contacté les policiers par le 9-1-1. Les unités du SPVQ ont commencé à leur tour les recherches. Vers 21 h, le chien policier a réussi à retrouver la trace de l’homme qui gisait dans un ruisseau. «Il était toujours en vie, conscient, mais montrait des signes d’hypothermie», a dit le lieutenant. Le septuagénaire a finalement été conduit à l’hôpital, où l’on ne craint pas pour sa vie.

24 avril 2013 : Deux chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM) ont été victimes d’agressions lors de deux événements distincts au cours de la même nuit. Dans le premier cas, le conducteur d’autobus a été battu à la suite d’une altercation avec trois passagers qui a dégénéré, vers 2 h 30, au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Jean-Talon. Selon le SPVM, les trois hommes sont entrés dans l’autobus de la ligne 363 sur le boulevard Saint-Laurent, à la hauteur de la rue Fairmount, en injuriant le chauffeur parce qu’ils n’appréciaient pas sa conduite. Ils se sont ensuite assis à l’arrière de l’autobus pendant le trajet, et une fois rendus à l’arrêt de la rue Jean-Talon, ils se sont avancés pour sortir du véhicule en crachant sur le chauffeur et en l’insultant. Une bagarre a alors éclaté et le chauffeur a été frappé à plusieurs reprises au visage jusqu’à ce qu’il tombe au sol. Des témoins sont intervenus et les assaillants ont alors pris la fuite sur la rue Jean-Talon vers l’est, puis Saint-Dominique vers le nord. Selon les images des caméras de surveillance de l’autobus diffusées par le SPVM, les trois hommes seraient âgés dans la vingtaine. Deux d’entre eux sont des Noirs mesurant environ 1,75 m dont un qui portait un perçage de couleur argent sur l’oreille droite. L’autre est un Blanc de 1,78 m qui portait une veste foncée sans manches avec un capuchon, un jean noir et un chandail blanc. Le chauffeur, quant à lui, a été transporté à l’hôpital où son état était sérieux, mais stable en avant-midi. Moins de 24 heures après la sauvage agression du chauffeur d’autobus de la ligne de nuit du boulevard Saint-Laurent, à Montréal, deux de ses trois présumés assaillants ont été mis en état d’arrestation, tard mercredi soir. Quelques heures après cette première agression, un autre chauffeur d’autobus de la STM a été attaqué au coin des rues Ontario et Cadillac. «Vers 6 h, l’employé de 62 ans a reçu un coup de poing au visage de la part d’un usager qui entrait dans son véhicule», d’après Laurent Lessard, porte-parole du SPVM. Le suspect, un Noir de 31 ans, serait par la suite allé s’asseoir à l’arrière de l’autobus jusqu’à l’arrivée des policiers. La victime n’a subi que des blessures mineures. Pour sa part, le présumé agresseur a été arrêté puis libéré. Il sera accusé de voies de fait et de voies de fait simples. «Les deux incidents ne seraient toutefois pas reliés», a précisé M. Lessard.

24 avril 2013 : Le gouvernement Marois a annoncé que trois demandes d’accès à l’information seront déposées auprès du fédéral pour réussir à faire toute la lumière sur les circonstances entourant le rapatriement de la Constitution canadienne de 1982. Québec a demandé à Ottawa d’ouvrir ses archives, sans succès. «Nous sommes toujours en attente d’une réponse officielle», a soutenu le ministre Alexandre Cloutier. Les députés de l’Assemblée nationale ont pourtant voté à l’unanimité une motion réclamant la collaboration du gouvernement conservateur pour vérifier les révélations de l’auteur Frédéric Bastien, qui laisse croire que la séparation des pouvoirs judiciaire et politique a été violée. Interrogé sur la mollesse de la requête, le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes a répliqué qu’il s’agit «d’une première historique» qu’un ministre québécois signe une demande d’accès à l’information et que d’autres gestes seront entrepris si nécessaire.

24 avril 2013 : La Chambre des communes a adopté la Loi sur la lutte contre le terrorisme, qui rétabli notamment des mesures de protection contenues dans la Loi antiterroriste de 2001, qui avaient pris fin en 2007. La nouvelle loi crée également de nouvelles infractions, consistant à quitter ou tenter de quitter le Canada en vue de commettre certaines infractions de terrorisme. Selon le gouvernement, la nouvelle loi «visent à aider à perturber les plans et les préparatifs d’attentats terroristes et à faciliter les enquêtes sur les actes antérieurs de terrorisme». Le gouvernement dit aussi chercher avec cette loi à dissuader des personnes de quitter le Canada afin de participer à des camps d’entraînement terroriste, ou de se livrer à d’autres activités terroristes à l’étranger.

25 avril 2013 : On apprend que trop absorbée par ce qui se passait sur l’écran de son téléphone intelligent, une jeune fille est morte le 19 avril dernier après être tombée entre deux voitures du métro de Montréal. Audrey-Anne Dumont, 20 ans, s’apprêtait à monter à bord du train qui venait de s’arrêter, mais au lieu de se diriger vers l’une des portes, elle s’est précipitée dans l’espace vide entre deux voitures. Personne ne s’est rendu compte de ce qui venait de se produire à la station Monk lorsque le métro s’est remis en marche, en direction Honoré-Beaugrand. Audrey-Anne, qui faisait partie des derniers passagers à vouloir embarquer dans le métro, aurait été traînée l’espace de deux stations. C’est lorsque des usagers du métro ont aperçu des traces de sang que l’alerte a finalement été donnée. Le drame, qui s’est produit vers 8 h 15, a provoqué un arrêt de service d’une trentaine de minutes entre les stations Angrignon et Lionel-Groulx, le matin du 19 avril. Même si le SVPM n’exclut pas la thèse du suicide à 100%, on reconnaît que ce n’est pas une façon habituelle de se suicider dans le métro. Pour sa part, la coroner Rudel-Tessier traite le dossier comme un accident. Selon les images captées par la caméra de surveillance de la station, les premières hypothèses s’orientent dans cette direction. La Société de transport de Montréal (STM) a refusé de faire tout commentaire pour le moment en raison de l’enquête policière, toujours en cours. D’après ce qu’on a su, Audrey-Anne regardait son téléphone, elle avait ses écouteurs. On croit qu’elle était en train de choisir une chanson. Elle a vu une ouverture devant elle en croyant que c’étaient les portes. Elle aurait fait un pas ou deux et elle est tombée entre deux wagons.

25 avril 2013 : Le frère Richard Joyal, de la communauté des Marianistes de Lévis, a été abattu par balle, ce matin, à Port-au-Prince, en Haïti, alors qu’il venait de faire un retrait de 1000 $ dans une banque locale. Deux hommes à moto se sont approchés du religieux de 62 ans pour lui dérober son sac. Le passager de la moto lui aurait au même moment tiré trois balles dans le dos. Le frère Joyal était tout seul de cette communauté religieuse en Haïti. Il était en Haïti depuis décembre 2012 et devait revenir au Québec la semaine prochaine. Il était en mission afin de liquider les actifs de la communauté à Port-au-Prince qui doit fermer ses portes. La communauté ne compte maintenant que quatre résidents à Lévis, deux frères et deux prêtres.

26 avril 2013 : Le Service de police de la Ville de Montréal a confirmé ce matin que le colis suspect trouvé plus tôt en matinée ne contenait rien de menaçant à l’intérieur. Simon Delorme, du SPVM, a confirmé que l’opération dans Villeray était terminée. Un témoin en aurait avisé les policiers vers 7:15 qu’une mallette abandonnée se trouvait sur le capot d’une voiture garée aux coins des rues Cartier et Bélanger. Un important déploiement policier a été commandé et un périmètre de sécurité a été mis en place. Le Groupe tactique d’intervention (GTI) avait été appelé en renfort. Une école non loin de là avait été évacuée.

26 avril 2013 : Un guide du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) lancé à l’attention des personnes âgées est jugé trop enfantin pour le public qu’il cible. Le cahier de jeux, qui met en scène le personnage de «Thérèse Ponsable», est composé de jeux et conseils pour mettre en garde les aînés contre les dangers qui les guettent comme les fraudes, arnaques ou encore les risques sur la route. Il a été tiré à 10 000 exemplaires et doit être remis par le biais d’agents communautaires. Par ce biais, la police veut amener les aînés à dénoncer les abus dont ils peuvent être victimes. Plusieurs personnes critiquent toutefois cet outil, notamment pour son visuel enfantin et la façon dont il est construit. «Je suis un peu surpris par les réactions ce matin, a expliqué le porte-parole du SPVM, Vincent Richer. On a consulté plus de 70 personnes âgées de 65 ans et plus, la réception était vraiment bonne.» M. Richer a souligné que le service des Relations avec la communauté du SPVM a travaillé de concert avec le Réseau FADOQ qui représente plus de 22 000 aînés pour évaluer la pertinence du projet. «Ça a été très bien reçu», a ajouté le porte-parole. Il faut rappeler qu’une personne âgée sur cinq a déjà été victime de fraude.

27 avril 2013 : Une femme de 48 ans a rendu l’âme après avoir subi de graves brûlures durant l’incendie d’un chalet à Saint-Thuribe, dans la région de Portneuf. Les agents de la Sûreté du Québec ont été appelés sur les lieux d’un violent incendie, vers 22 h 15. À l’intérieur de la maison de style chalet, un homme et une femme venaient d’être blessés. La dame a subi de très graves brûlures, à un point tel que la SQ a confirmé sa mort samedi après-midi. De son côté, l’homme d’une cinquantaine d’années qui l’accompagnait était dans un état stable. Les autorités étaient incapables d’expliquer les causes du brasier, samedi. L’endroit n’avait aucune entrée électrique, mais des installations de gaz propane étaient présentes sur les lieux de l’incident. La maison est une perte totale et les autorités ont confirmé que l’incendie n’était pas d’origine criminelle.

27 avril 2013 : Des milliers de personnes provenant de plusieurs régions du Québec ont envahi les rues de Montréal, pour crier d’une seule et même voix qu’ils ont l’intention de se battre jusqu’au bout contre la réforme de l’assurance-emploi imposée par le gouvernement fédéral. Cette mobilisation était organisée par la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi. L’objectif de réunir au moins 10 000 personnes a été atteint. L’événement a commencé par un point de presse des organisateurs devant le Complexe Guy-Favreau, boulevard René-Lévesque Ouest, vers 12 h 30. Deux marches ont ensuite débuté simultanément dans les rues de la métropole. La première s’est mise en branle à la place du Canada et l’autre, au parc Lafontaine. Vers 13 h, environ 15 000 personnes se trouvaient au parc La Fontaine. Le groupe partant de la Place du Canada était moins nombreux. Les deux groupes ont convergé vers la place des Festivals, qu’ils ont atteinte peu après 14 h. Un spectacle a suivi en après-midi. Une fois la majorité des marcheurs rendus à destination, le comédien Emmanuel Bilodeau a pris la parole sous un tonnerre d’applaudissements. La réforme, décriée à de nombreuses reprises depuis son entrée en vigueur en janvier, oblige notamment le prestataire d’assurance-emploi à occuper un emploi situé jusqu’à 100 km de sa résidence et pour 70 % de son salaire précédent. Elle fait partie du projet de loi omnibus C-38 adopté en juin 2012. Depuis, les mouvements de protestation se sont formés dans plusieurs régions du pays, surtout dans le Bas-Saint-Laurent et dans les provinces maritimes, où le nombre de travailleurs saisonniers est nombreux. Les manifestations se sont multipliées au fil des semaines et le tout a culminé à Montréal.

28 avril 2013 : L’équilibre budgétaire ne sera peut-être pas de retour à Québec l’an prochain, comme prévu dans le dernier budget Marceau. En entrevue à l’émission Larocque Lapierre diffusée dimanche à TVA, Pauline Marois a ouvert la porte au report du déficit zéro si la situation économique ne le permet pas. «C’est clair que nous allons atteindre le déficit zéro l’an prochain. Je vais faire une nuance : si l’argent ne rentre pas parce que la conjoncture économique ne s’améliore pas, à ce moment-là, il faudra accepter ça.» Après avoir effectué des compressions de 920 millions $ depuis son arrivée au pouvoir, la première ministre a évoqué un tel scénario pour la toute première fois, elle qui, jusqu’à tout récemment, maintenait que Québec allait revenir à l’équilibre budgétaire, comme prévu, dès 2013-2014. Pauline Marois a affirmé toutefois que son gouvernement fera tout en son pouvoir pour atteindre le déficit zéro l’an prochain.

28 avril 2013 : Un plongeur de 40 ans a été retrouvé sans vie dans un étang privé du secteur de Cap-aux-Oies, près des Éboulements, dans Charlevoix. Le corps du chef d’équipe de plongeurs d’épaves Benoît Bourgeois a été repêché de l’étang. Il était porté disparu depuis jeudi soir. «Sa conjointe, qui l’attendait le 26 avril, nous a signalé sa disparition vers minuit», a indiqué Audrey-Anne Bilodeau, la relationniste de la Sûreté du Québec. Durant la nuit, le véhicule de Benoit Bourgeois a été retrouvé près de sa résidence sur une plage de Cap-aux-Oies. «Rien dans le véhicule n’indiquait qu’il ne se sentait pas bien et il n’y avait aucun indice», a relaté la policière. Des dizaines de bénévoles, les plongeurs de la SQ, les maîtres chien et l’hélicoptère ont ratissé les lieux durant la nuit et une partie de la journée samedi. «Le corps a finalement été retrouvé samedi dans un étang privé près de la plage de Cap-aux-Oies», a confirmé la SQ. Le plongeur d’expérience portait sa tenue de plongée lorsqu’il a été repêché par les autorités.

28 avril 2013 : Dans le dossier qui oppose la Ville de Montréal à une synagogue située sur l’avenue Saint-Viateur, dans l’arrondissement Outremont, un jugement de la Cour supérieure vient d’être rendu en faveur de la congrégation Munchas Elozer Munkas, qui compte parmi ses membres des juifs hassidiques. La Ville de Montréal s’était adressée au tribunal dans le but de forcer la congrégation à cesser ses activités de prières et de culte parce que le zonage du quartier est résidentiel et ne permet pas l’établissement de lieux de prières. Le juge a donné raison à la communauté, car, selon lui, la Ville était au courant depuis des années de la présence de cette synagogue illégale, et qu’elle n’a jamais cherché concrètement à la fermer. «C’est un jugement qu’on trouve logique et dans le droit. C’est dans les lois naturelles», a réagi Alex Werzberger, de la Coalition des organismes hassidiques d’Outremont. Parmi les réactions politiques à cette décision, celle de la conseillère indépendante de l’arrondissement d’Outremont, Céline Forget, qui a fait des débordements hassidiques son cheval de bataille et qui avait été vertement prise à partie par des membres de la communauté en mars 2012. Elle a réagi sur son blogue en condamnant le laxisme de nombres d’élus dans ce dossier.

29 avril 2013 : Deux des trois individus accusés de voies de fait graves à l’endroit d’un chauffeur d’autobus de la STM vont demeurer détenus jusqu’à la fin des procédures judiciaires. Jeffrey St-Cloud, 20 ans, a subi son enquête sur remise en liberté. La juge a décidé de garder l’accusé détenu, au palais de justice de Montréal. Il doit revenir en cour le 17 juin pour son enquête préliminaire, qui devrait durer une seule journée. L’autre accusé, âgé de 17 ans, reste détenu et son enquête préliminaire a été fixée en mai prochain. Le troisième accusé, Daniel Quiroz Rivas, aussi âgé de 20 ans, doit subir son enquête sous cautionnement. Le chauffeur d’autobus a été battu à la suite d’une altercation avec trois passagers qui a dégénéré, mercredi dernier, au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Jean-Talon. Les trois hommes sont entrés dans l’autobus en injuriant le conducteur parce qu’ils n’appréciaient pas sa conduite. Ils se sont ensuite assis à l’arrière de l’autobus pendant le trajet, et une fois rendus à l’arrêt de la rue Jean-Talon, ils se sont avancés pour sortir du véhicule en crachant sur le chauffeur et en l’insultant. Une bagarre a alors éclaté et le chauffeur a été frappé à plusieurs reprises au visage jusqu’à ce qu’il tombe au sol. Des témoins sont intervenus et les assaillants ont ensuite pris la fuite.

29 avril 2013 : Le verdict est tombé, les accusés impliqués dans le scandale du Faubourg Contrecœur subiront leur procès devant juge seul, en 2014. Certains s’opposaient à la tenue des procédures devant juge et jury, notamment Me Denis Rock, l’avocat de Bernard Trépanier, en raison de la forte présence de ce dernier à la commission Charbonneau. La cause sera donc à nouveau entendue le 22 mai prochain et une date de conférence préparatoire sera fixée. L’entrepreneur Paolo Catania, l’ancien directeur du financement du parti Union Montréal, Bernard Trépanier et l’ancien bras droit du maire Gérald Tremblay, Frank Zampino, étaient présents au palais de justice de Montréal. En tout, huit hommes sont accusés de fraude et de complot en lien avec la vente d’un terrain de l’est de Montréal à Construction Frank Catania, au prix de 4,4 millions $, alors que l’évaluation municipale était de 19 millions $.

29 avril 2013 : Le ministre de l’Immigration, Jason Kenney, a annoncé une réforme du Programme des travailleurs étrangers temporaires, afin d’éviter que certaines entreprises en abusent. «Les Canadiens doivent toujours avoir le premier droit de regard quant aux emplois disponibles dans notre économie, a dit le ministre. Le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) a été créé pour combler les manques de main d’œuvre sur une base temporaire, pas pour remplacer des travailleurs canadiens.» Parmi les modifications apportées au programme, les employeurs auront l’obligation de payer les travailleurs étrangers temporaires au salaire courant. La mesure permettant aux employeurs de payer 15 % moins cher les travailleurs temporaires étrangers sera temporairement suspendue. Les entreprises devront adopter un «plan ferme» visant le remplacement de ces employés étrangers par des travailleurs canadiens. Les employeurs devront payer des frais d’utilisation pour les permis de travail accordés, et le gouvernement pourra plus facilement suspendre ces permis. Cette annonce survient quelques semaines après que la Banque Royale eut été accusée d’avoir congédié 45 employés au profit de travailleurs temporaires étrangers. L’institution financière s’est excusée de la situation et a notamment assuré que ces 45 travailleurs congédiés allaient être réembauchés. Certains secteurs comme l’agriculture saisonnière ne sont pas affectés par les changements, parce qu’ils font face à une pénurie de main-d’œuvre avérée.

30 avril 2013 : Le projet des quartiers verts, qui vise à verdir la voie publique et à apaiser la circulation, passe à une nouvelle étape. Après quelques expériences dans cinq arrondissements, Montréal prévoit lui accorder un budget de 10 millions $ sur trois ans. «C’est un bon début, mais c’est certain que ce ne sera pas suffisant, a dit Réal Ménard, maire de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et responsable du transport au comité exécutif de Montréal. Nous avons bon espoir d’avoir 10 millions $ par an pendant les trois prochaines années.» Huit quartiers verts, sur l’ensemble du territoire de la Ville de Montréal, ont déjà mis en application une série de mesures pour favoriser le développement durable appliqué aux déplacements des personnes et à l’aménagement des rues. Les sommes prévues par la Ville serviront à mettre en place cette stratégie sur les artères, tandis que les arrondissements, qui collaborent à l’initiative, s’occuperont des plus petites rues.  «Pour avoir un quartier vert, il faut un territoire délimité et une mobilisation citoyenne, a dit Josée Duplessis, conseillère de ville du district DeLorimier dans l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal. Il y aura des investissements qui seront faits et la population sera écoutée.»

30 avril 2013 : Le salaire minimum va passer à 10,15 $ / l’heure, mercredi au Québec. Il s’agit d’une augmentation de 25 cents par rapport à l’an dernier. Pour les salariés au pourboire, la hausse est de 20 cents. Le taux passera ainsi à 8,75 $ l’heure. C’est la première fois que le salaire minimum franchit le cap de 10 $ / l’heure au Québec. L’Alberta est la province canadienne où le salaire minimum est le plus bas au pays, à 9,75 $. Partout ailleurs, le taux varie de 10 $ à 11 $ l’heure, comme c’est le cas au Nunavut. Selon le Conseil du patronat du Québec (CPQ), les secteurs de la restauration et du commerce de détail risquent d’être les plus touchés. «On assiste à des augmentations qui constituent, pour plusieurs entreprises, des problèmes, mais de façon générale, l’augmentation est plus modeste et elle correspond aux besoins des travailleurs de voir leur pouvoir d’achat maintenu», a déclaré Yves-Thomas Dorval, président du CPQ. L’écart entre le taux général et le taux pour les employés au pourboire est tout à fait justifié, selon l’Association des restaurateurs du Québec, considérant qu’un serveur reçoit une rémunération d’environ 20 $ l’heure.

Voir la semaine 1er mai – 7 mai 2013

vélo

Vélo au Québec

Vélo au Québec. Photo : GrandQuebec.com

Les sources pour cette semaine :

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