Ligne du temps : 2013

15 mai – 21 mai

15 mai – 21 mai

C’est arrivé au Québec du 15 mai jusqu’au 21 mai 2013

Voir aussi : la semaine précédente du 8 mai jusqu’au 14 mai 2013

15 mai 2013 : Le gouvernement Marois propose un moratoire de cinq ans sur l’exploitation et l’exploration du gaz de schiste dans les basses terres du Saint-Laurent. Le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet en présentant son projet de loi s’est inquiété surtout de la non-acceptabilité sociale de cette industrie dans un territoire largement habité. C’est pourquoi le moratoire ne porte pas sur d’autres régions du Québec moins peuplées, comme l’île d’Anticosti ou la Gaspésie. «Des régions qui ont un caractère géologique différent», a précisé le ministre. Le moratoire, d’une durée de cinq ans suivant l’adoption de la loi, doit servir de mur entre l’industrie et les citoyens en attendant d’avoir plus de données scientifiques sur les possibles contaminations de sources d’eau potable par la fracturation hydraulique.

15 mai 2013 : Déçue de la rencontre qui a eu lieu avec les représentants du ministère de la Famille, l’Association des garderies privées du Québec (AGPQ) envisage de nouveaux moyens de pression et lance un appel aux parents dont les enfants fréquentent leurs établissements. «Dans notre réseau, il y a 45 000 enfants. Il y a 90 000 parents, donc 90 000 électeurs. Nos parents, c’est notre force, ils nous supportent à 100 %. Ce ne sont pas des parents de deuxième classe, leurs enfants ne sont pas des enfants de deuxième classe», a déclaré le vice-président de l’AGPQ, Samir Alahmad. L’association compte faire appel aux parents en leur demandant d’écrire des lettres à leur député afin de contester les compressions de 15 millions $ imposées par le gouvernement Marois. Deux journées de grève générale sont à l’horaire les 22 et 30 mai prochains. Pour l’Association des garderies privées du Québec, il est indéniable qu’il faudra couper dans les services offerts aux enfants pour réaliser les économies de 15 millions $ exigées.

15 mai 2013 : Francis Doyle Fowler, un résident de Longueuil accusé d’avoir commis un meurtre en Floride alors qu’il n’était âgé que de 16 ans, aura rendez-vous avec la justice américaine, à moins d’un avis contraire du plus haut tribunal canadien. Le Québécois de 22 ans a subi un revers déterminant devant la Cour d’appel du Québec, alors que trois juges ont rejeté sa requête visant à invalider son extradition aux États-Unis. Fowler est détenu à la prison de Rivière-des-Prairies, en attendant la suite des procédures. «C’est une grande injustice. Il était mineur à ce moment et il encourt une peine injuste et tyrannique s’il devait être trouvé coupable du crime dont il est accusé», a dit son avocate, Me Véronique Courtecuisse, en ajoutant qu’elle envisageait de porter la cause devant la Cour suprême. Son client est passible d’une peine de 40 ans d’incarcération s’il est reconnu coupable au terme de son procès en Floride. Ayant la double nationalité canadienne et américaine, Fowler avait eu gain de cause devant le plus haut tribunal du Québec, en juin 2011, alors que les juges avaient suspendu l’ordre d’extradition rendu par le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson. La Cour estimait que le Québécois risquait une peine d’incarcération «déraisonnable», soit à perpétuité, puisque les libérations conditionnelles ont été abolies en Floride. Le meurtre remonte au 21 avril 2007, à Orlando. Fowler vivait là, à l’époque, quand il aurait aidé un ami, Jerry Henry, alors âgé de 19 ans, à assassiner l’oncle de ce dernier. La victime a été battue à mort avec un manche de hache au bout duquel une chaîne de bicyclette avait été enroulée.

16 mai 2013 : La fraudeuse taïwanaise Wen Ling Sun aurait incité plusieurs résidents d’origine taïwanaise et chinoise à investir des dizaines de milliers de dollars dans un faux projet d’exportation de produits Apple. La femme, installée à Montréal depuis quelques années, aurait été renvoyée avant-hier dans son pays d’origine.

16 mai 2013 : L’accusation liée au terrorisme est tombée pour le quatuor accusé d’avoir paralysé le métro de Montréal en y lançant des engins fumigènes lors des manifestations du printemps dernier. «Suite à l’évaluation de la preuve et avec les rapports d’expertises, nous avons décidé de retirer cette accusation», a déclaré Me David Landry de la Couronne jeudi matin. Roxanne Belisle, Geneviève Vaillancourt, Vanessa L`Ecuyer et François Vivier-Gagnon, tous dans la vingtaine, étaient de retour au palais de justice de Montréal, pour la suite des procédures dans l’affaire qui avait paralysé le métro de Montréal le 10 mai 2012, à l’époque des manifestations contre la hausse des droits de scolarité. Devant le juge Robert Marchi, les parties ont annoncé qu’ils renonçaient à la tenue d’une enquête préliminaire pour aller directement à procès. Mais l’accusation d’avoir «fait craindre une activité terroriste» a été abandonnée. Trois des accusés étaient présents dans la salle avec leurs proches, qui ont poussé un énorme soupir de soulagement suite à l’annonce de la Couronne. Sauf que les autres chefs tiennent toujours. Le quatuor est encore accusé de complot pour méfait et de méfait. François Vivier-Gagnon est en plus accusé d’avoir eu en sa possession une arme prohibée, soit un couteau papillon. Les accusés et leurs avocats reviendront en cour le 3 septembre.

16 mai 2013 : Ce qui s’annonçait être une croisière de routine a donné quelques moments de frayeurs à un groupe de touristes. Le Louis-Jolliet, un ancien traversier converti en bateau de croisière, s’est échoué à la pointe ouest de l’île d’Orléans. Le navire effectuait une croisière régulière d’après-midi avec 57 passagers à son bord lorsqu’il s’est échoué vers 14h15, pour une raison qu’on ignore. Parmi les passagers, 34 élèves et enseignants de l’école secondaire La Seigneurie, de Québec. Le Louis-Jolliet repose maintenant sur le roc, incliné sur son côté tribord (côté droit). La marée est en baisse et elle a atteint son point le plus bas vers 18h, ce qui fait qu’on ne pourra pas le remorquer avant plusieurs heures. Le propriétaire du navire. Croisières AML a donc choisi d’évacuer les passagers à son bord, ainsi que 13 membres d’équipage à l’aide de bateaux-pilotes, qui sont plus petits, et de les transférer sur un remorqueur qui les a ramenés vers le port de Québec. Une seule personne a dû être transportée à l’hôpital, parce que victime d’un choc nerveux. Des élèves confiaient qu’après un bref moment de frayeur sur le navire, la situation s’était rapidement calmée, grâce à l’intervention des membres de l’équipage. Reste à voir quand et comment on pourra tirer le Louis-Jolliet de sa délicate position. La prochaine marée haute, 3,8 m, était prévue vers 22h45. Avant de procéder au remorquage, il faudra vérifier si le navire n’a pas été trop endommagé. Des témoins, habitués de le voir passer au large de l’île, disent qu’il n’avait pas l’habitude de s’aventurer aussi près du rivage. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada enquêtera sur l’incident.

17 mai 2013 : Certains automobilistes ont eu droit à toute une surprise, à quelques heures du début de la longue fin de semaine, alors que des stations-service affichaient le litre à 1,09 $. Il s’agit d’une surprise puisque règle générale, on observe plutôt une hausse significative du prix à la pompe avant un long congé. C’est notamment le cas à Boucherville, où c’était littéralement la ruée dans les stations-service. Les spécialistes affirment qu’on n’avait pas vu un tel prix depuis 2006. «Une baisse généralisée dans presque l’ensemble du Québec, c’est effectivement un fait très très rare», a expliqué Cédric Essiminy, porte-parole de CAA-Québec. Malheureusement, selon lui, ces situations ne durent jamais longtemps. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, certains ont pu faire le plein à 1,19 $. Dans la Capitale-Nationale, on a eu droit à une baisse de 1,22 $. En Gaspésie, le prix a baissé jusqu’à 1,23 $ alors que la moyenne est plutôt de 1,36 $. Toutefois, la région de l’Estrie a résisté à la baisse. Vendredi soir, le prix du litre était toujours à 1,34 $. Entre 2005 et 2006, plusieurs entreprises ont été accusées d’avoir fixé les prix de l’essence à la pompe dans les marchés de Sherbrooke, Magog et Victoriaville.

18 mai 2013 : Environ 200 sympathisants de différents groupes de défense des droits des immigrants se sont donnés rendez-vous à Montréal pour dénoncer de nombreuses injustices de la part d’Ottawa dont ils se disent victimes. C’est la coalition «Un statut pour tous et toutes» qui organisait cette dixième marche, devenue une tradition annuelle. Quatre groupes séparés ont pris le départ de différents endroits sur le coup de 13 h pour converger vers le square Phillips à 16h, où des discours ont eu lieu, dans une ambiance festive. Les manifestants espèrent ainsi avoir envoyé un message clair au gouvernement fédéral. «Nous vivons dans une démocratie en 2013, mais il existe encore des immigrants qui ont des conditions de travail déplorables», a notamment dénoncé Rosalind Wong, de Solidarité sans frontières, dans un point de presse tenu quelques heures avant le début de la manifestation.  «Les immigrants se font attaquer de toutes les façons possibles. Il y a un manque à l’égard de la vie, de la dignité de l’être humain», a-t-elle mentionné, rappelant les nombreux cas de familles renvoyées dans leurs pays d’origine, même avec des enfants nés au Canada. Selon les organisateurs, les États-Unis sont à bâtir un programme pour régulariser la situation des immigrants sans statut. Le Canada se doit d’emboîter le pas. Les policiers ont confirmé que tout s’est déroulé dans l’ordre.

18 mai 2013 : Un pilote âgé dans la cinquantaine a péri lorsque son aéronef s’est écrasé, à Lavaltrie, dans Lanaudière. Le Bureau de la sécurité des transports fait enquête. Selon la Sûreté du Québec (SQ), le pilote aurait lancé un signal de détresse vers 16h25, pour une raison inconnue, avant de s’écraser quelques minutes plus tard, en face du 59, rang Saint-Henri. «L’occupant est dans un état critique. Il a des blessures graves à la tête et aux jambes», a indiqué la sergente Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole à la SQ. L’engin aurait décollé de Mascouche avant de tenter un atterrissage forcé. Le pilote, qui était seul à bord, a été transporté au Centre hospitalier régional de Lanaudière, à Joliette, où il a finalement succombé à ses blessures. Une enquête a été ouverte par la SQ ainsi que par le Bureau de la sécurité des transports (BST).

18 mai 2013 : La Sûreté du Québec a procédé à l’arrestation d’un suspect samedi matin en lien avec la vague d’incendies criminels qui a frappé L’Épiphanie, dans la région de Lanaudière, au cours des dernières semaines. La sergente Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole de la Sûreté du Québec, a confirmé l’information à L’Écho de Repentigny en milieu de soirée, samedi. «Notre enquête se poursuit pour déterminer s’il y avait des complices», a-t-elle noté. Toutefois, elle ne pouvait donner plus précisions sur les circonstances qui ont mené à cette arrestation, ni sur l’identité du suspect. Le présumé pyromane a été interrogé longuement par les enquêteurs en cours de journée. Rappelons que depuis le 23 avril, sept incendies d’origine criminelle se sont déclarés dans le secteur des rues Roch, Notre-Dame et Sainte-Anne.

19 mai 2013 : On apprend que les Montréalais sont de moins en moins intéressés à devenir famille d’accueil. Le nombre de foyers qui hébergent des jeunes de la DPJ chute radicalement chaque année, laissant des centaines d’enfants en attente d’un foyer stable. Actuellement, 638 ménages hébergent des enfants de la DPJ, alors qu’il en faudrait au moins une cinquantaine de plus pour combler les besoins à Montréal.

19 mai 2013 : L’église Saint-Philippe, point central de la municipalité de Windsor, a été complètement détruite par un violent incendie dans la nuit de samedi à dimanche. La cause est inconnue pour l’instant, toutefois certains redoutent qu’une main criminelle soit à l’origine du brasier. C’est ce que craint d’ailleurs le curé de l’église, Guy Giroux. «Tout porte à croire que c’est un incendie criminel, a-t-il dit. Les policiers ont trouvé des indices à l’extérieur de l’église comme des feuilles de papier, qui ont été éparpillées sur la pelouse, ainsi qu’une poubelle, un tapis et un panier en osier. C’est assurément quelqu’un qui est entré à l’intérieur et qui a commis ce crime.» Les pompiers de Windsor ont dû faire appel aux services incendies de quatre municipalités avoisinantes pour leur venir en aide. L’incendie était si important qu’ils ont dû procéder, par mesure préventive, à l’évacuation d’une résidence de personnes âgées, située tout juste derrière l’établissement religieux. Heureusement, personne n’a été blessé. Les enquêteurs de la Sûreté du Québec n’écartent pour leur part aucune hypothèse. Des travaux de restauration étaient effectués depuis les dernières semaines sur le toit de l’église, mais ils n’écartent pas non plus l’hypothèse criminelle. Les enquêteurs examineront la scène encore dans les prochains jours pour tenter de comprendre ce qui pourrait bien être à l’origine de cet incendie.

20 mai 2013 : Un fêtard qui s’en prenait à un résident se plaignant du bruit s’est fait poignarder par la mère de ce dernier, dans l’arrondissement de LaSalle à Montréal. Peu après 3 h, un groupe de fêtards plutôt bruyants sortait d’un établissement licencié de l’avenue Dollard, près de la rue Lithuania. Le groupe a été interpellé par un résident de l’endroit qui leur a demandé de cesser le bruit et de quitter, ce qu’ils n’ont pas fait. L’homme est alors descendu dans la rue où une bagarre a éclaté avec les fêtards. La mère du jeune homme, qui se trouvait toujours dans l’appartement, s’est emparée d’une arme blanche, est descendue au niveau de la rue et c’’est à ce moment qu’elle a agressé une des personnes. La victime, un homme de 21 ans, a été blessée au haut du corps et a été transportée à l’hôpital. On ne craint pas pour sa vie. La suspecte, qui est âgée de 40 ans, a été arrêtée sur les lieux et devait être rencontrée par les enquêteurs.

20 mai 2013 : Près de 200 personnes vêtues de bleu et munies de drapeaux du Québec se sont rassemblées à la Place du Canada, pour souligner la Journée nationale des patriotes. Quelques personnalités politiques ont pris part à l’évènement, teinté de revendications politiques. Instituée par le gouvernement du Québec en novembre 2002, la Journée nationale des patriotes rappelle la révolte et la lutte en 1837-1838 des membres du Parti patriote, vifs opposants au pouvoir colonial britannique. Dès 13 h, ils étaient nombreux à s’amasser à la Place du Canada pour dénoncer la «domination» d’Ottawa et de la reine d’Angleterre. Quelques manifestants s’amusaient d’ailleurs à lancer des fléchettes sur une image d’Élisabeth II. Le rassemblement s’est déroulé sans encombre. Vers 13 h 30, deux hommes arborant des chandails rouges où l’on pouvait lire «Canada» ont été évacués de la Place du Canada par des agents du SPVM. Ils ont quitté les lieux sans riposter. Le rassemblement a réuni plusieurs politiciens, notamment Daniel Paillé, chef du Bloc québécois, Jean-Martin Aussant d’Option Nationale et Daniel Breton, député péquiste de Sainte-Marie-Saint-Jacques. Les manifestants se sont déplacés jusqu’à la place D’Youville, dans le Vieux-Montréal, où un concert les attendait.

20 mai 2013 : Une fille de quatre ans a été attaquée par un chien sur la rue Mariani à L`Assomption, dans Lanaudière. «Le chien, pour une raison encore inconnue, aurait sauté sur l’enfant un peu avant 10 h, mais sa vie n’est pas en danger», a indiqué l’agent Alain Benoît du Service de police de L`Assomption/Saint-Sulpice. La fillette marchait dans la rue avec sa cousine de 16 ans qui la gardait, lorsque l’animal de grande taille, un mâtin de Naples, les a chargées. L’enfant aurait subi des blessures sérieuses au cou ainsi qu’aux bras et aux jambes. La fillette a d’abord été transportée à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur avant d’être transférée dans l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal où elle pourrait devoir subir des greffes. L’animal a été transporté au refuge animal du Berger Blanc. Il sera mis en quarantaine, puis euthanasié. Le mâtin de Naples (Neapolitan Mastiff en anglais) est un chien massif qui peut peser jusqu’à 90 kilos. Il est considéré comme un excellent chien de garde, mais qui exige de la fermeté de la part de ses maîtres. Il s’agit d’une race ancienne, puisque les Romains les utilisaient lors des jeux du cirque. Sur les ondes de la chaîne LCN, Mélissa Ellefsen-Drouin, du centre d’élevage Au Coup de patte, a expliqué qu’un chien, qu’il soit gros ou petit, a toujours besoin d’une bonne éducation.

21 mai 2013 : Paralysé par une panne majeure depuis 15h50, le service a repris environ une heure plus tard dans le métro de Montréal. Un problème informatique serait à l’origine de la panne. Toutes les lignes du métro de Montréal, soit les lignes verte, jaune, orange, et même bleue, ont été arrêtées.

21 mai 2013 : Cinq ans après la fin des travaux de la Commission Bouchard-Taylor, la question des accommodements raisonnables demeure un sujet de préoccupation pour une importante majorité de Québécois. C’est ce qui ressort d’un sondage de la firme Léger Marketing réalisé pour le Secrétariat aux institutions démocratiques et à la participation citoyenne. Le coup de sonde révèle que trois Québécois sur quatre estiment que les accommodements religieux représentent un enjeu aussi important ou plus important qu’en 2007, lorsque le gouvernement Charest a mis sur pied la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles. Une proportion similaire de répondants (78 %) croit également que la question des accommodements religieux est toujours d’actualité, un taux qui atteint 82 % chez les francophones. «C’est un dossier qui, dans la tête des Québécois, n’est pas encore résolu, a expliqué le vice-président de Léger Marketing, Christian Bourque. Les Québécois auraient souhaité une conclusion à ce dossier-là il y a quelques années, mais elle n’est jamais venue. Donc ça reste un dossier ouvert qui peut revenir n’importe quand.» Les résultats de l’enquête surviennent alors que le gouvernement Marois planche sur un projet de loi visant à créer une charte des valeurs québécoises. Le sondage met en lumière la tiédeur des Québécois vis-à-vis des accommodements religieux, un sentiment qui est encore plus marqué chez les francophones. À titre d’exemple, 74 % des Québécois dont la première langue est le français croient que «les accommodements religieux nuisent au bon fonctionnement des institutions publiques», une proportion qui tombe à 54 % chez les non-francophones. De plus, 57 % des Québécois d’expression française sont en accord avec l’idée qu’il faille «interdire tout signe religieux sur la place publique», contre 43 % chez les non-francophones. Malgré cette réticence à l’endroit des symboles religieux, 58 % des Québécois se disent en accord avec la présence du crucifix à l’Assemblée nationale. En outre, 70 % des répondants ont dit qu’ils étaient en accord avec l’idée voulant que «mettre un terme aux accommodements déraisonnables favorise la cohésion sociale et l’intégration». Le coup de sonde révèle également que 89 % des Québécois francophones s’opposent à l’aménagement de lieux de prière dans les endroits de travail, tandis qu’une proportion semblable (83 %) se dit contre l’allocation de congés pour motifs religieux en dehors des jours fériés habituels. Selon Christian Bourque, les résultats de l’enquête démontrent que les Québécois souhaitent que l’on définisse la façon dont la société doit se comporter envers les religions dans leur ensemble. L’enquête de la firme Léger Marketing a été réalisée entre le 12 et le 17 mars auprès de 1506 citoyens choisis par le panel web Léger. Les répondants étaient tous âgés de 18 ans ou plus et pouvaient s’exprimer en français ou en anglais. La marge d’erreur se situe à plus ou moins 2,53 % dans un intervalle de confiance de 95 %.

21 mai 2013 : Une sergente de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a déposé une poursuite de plusieurs millions de dollars contre 13 anciens collègues après avoir été agressée sexuellement, harcelée et intimidée alors qu’elle faisait partie du Carrousel du corps policier, il y a plus de 25 ans. Caroline O’Farrell, 52 ans, a été soumise à plusieurs traitements dégradants durant son entraînement, puis son travail au sein de la formation équestre de spectacle en 1986 et 1987, selon les documents de la Cour Supérieure de l’Ontario. Mme O’Farrell réclame plus de 8 millions $ en dommage au ministre de la Justice et Procureur général du Canada ainsi qu’à 13 officiers. Plusieurs des officiers visés par la poursuite sont toujours en poste à la GRC et occupent des positions stratégiques. L’ex-mari de la plaignante et ses deux enfants sont aussi nommés comme plaignants et réclament des dommages de 300 000 $. Le premier incident s’est produit en avril 1986. Le second, trois mois plus tard, lors de son enterrement de vie de jeune fille. Des collègues lui ont retiré sa combinaison de force pour ensuite lui verser de l’eau froide sur le corps. Par la suite, des collègues l’ont enfermée dans une sellerie. Ils ont alors tenu un procès fictif, costumés en juge, procureur et avocat de la défense, et lui ont demandé de retourner ses sous-vêtements. Le harcèlement a continué lorsque ses collègues ont lancé un «pool» de suicide, pariant sur le fait qu’elle allait sûrement se tuer. D’autres incidents sont survenus, comme ses bottes qui ont été remplies de crottin, des railleries répétées et des vidéos de harcèlement. Mme O’Farrell a fini par être transférée, car ses supérieurs «ne pouvaient plus garantir sa sécurité». Mme O’Farrell a indiqué que sa carrière à la GRC en a souffert et que son mariage a éclaté. Aucune des allégations n’a été prouvée en cour.

Voir aussi la semaine prochaine du 22 mai jusqu’au 28 mai 2013.

pêche

Pêche à Laval

Pêche à Laval. Photo : GrandQuebec.com

Les sources pour cette semaine :

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