Ligne du temps : 2013

15 janvier – 21 janvier

15 janvier – 21 janvier

C’est arrivé au Québec du 15 janvier jusqu’au 21 janvier 2013

Voir aussi : semaine antérieure du 8 janvier au 14 janvier 2013

15 janvier 2013 : Une piétonne a été mortellement happée, ce matin, au centre-ville de Montréal. L’accident s’est produit à l’intersection des rues Saint-Antoine Ouest et University vers 8h45. La femme de 78 ans a été heurtée par un camion semi-remorque en traversant au nord-ouest de l’intersection. Le camion tournait à droite sur Saint-Antoine Ouest lorsqu’il a percuté la victime qui est morte sur le coup. Plusieurs témoins ont assisté à cette tragédie, et deux d’entre eux ont été transférés à l’hôpital pour soigner un choc nerveux. La rue Saint-Antoine Ouest a été fermée à la circulation automobile.

15 janvier 2013 : Les policiers sont sur la piste d’un agresseur sexuel qui sévit depuis plus de six ans dans les arrondissements d’Ahuntsic-Cartierville, de Rosemont-La Petite-Patrie et de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. L’enquête a permis de relier le suspect à plusieurs crimes de nature sexuelle commis entre 2006 et 2012. Le prédateur sexuel ciblerait ses victimes lorsqu’elles marchent tard le soir, ou pendant la nuit. Il utilise parfois un couteau pour parvenir à ses fins. Le suspect agrippe les femmes par-derrière et leur met une main sur la bouche pour les empêcher de crier. Il les agresse sexuellement ensuite. Trois portraits-robots ont été réalisés à la suite des dépositions de certaines victimes; l’un a été fait en 2006 et les deux autres en 2012. L’agresseur sexuel est un homme blanc âgé de 40 à 50 ans. Il mesure environ 1,75 mètre (5pi 9 po) et s’exprime en français. Lors de certaines agressions, il portait des lunettes. Toute personne qui détient des informations permettant aux policiers de remonter jusqu’au suspect peut communiquer de façon confidentielle et anonyme avec Info-Crime, au 514 393-1133.

15 janvier 2013 : Le Canada a annoncé son intention d’accueillir jusqu’à 5000 réfugiés venant pour la plupart d’Irak et d’Iran qui sont présentement installés en Turquie, a indiqué le ministre de l’Immigration, Jason Kenney, mardi. Le processus, qui s’échelonnera jusqu’en 2018, permettra à la Turquie de libérer des ressources pour traiter les nouveaux réfugiés syriens qui arrivent sur son territoire en raison des conflits qui sévissent dans cette région du globe. «Le Canada est depuis longtemps un lieu de refuge pour les personnes qui fuient la persécution, et nous sommes fiers de poursuivre cette tradition, a souligné le ministre Kenney, au cours de sa visite en Turquie. Jusqu’à maintenant, près de 12 000 réfugiés iraquiens ont été réinstallés au Canada, la plupart en provenance de la Syrie.» Le gouvernement fédéral a signalé que la majorité de ces réfugiés seront recommandés par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en vue de leur réinstallation au Canada.

15 janvier 2013 : Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) réclame une commission d’enquête publique sur le secteur informatique au gouvernement, dont les pratiques s’apparentent dangereusement à celles de l’industrie de la construction. «Concurrence limitée ou même absente, dépendance envers les firmes privées et le coût des travaux explose. Ce sont les trois ingrédients qui nous portent à croire qu’il est important, impératif, voire même essentiel, que nous ayons une commission d’enquête dans ce domaine», a tonné mardi la présidente de la centrale, Lucie Martineau. Elle suggère notamment d’élargir le mandat de la commission Charbonneau pour y inclure l’informatique. Elle signale que trois firmes – DMR, CGI et LGS – se partagent presque l’ensemble des contrats informatiques du gouvernement.  Un autre phénomène s’avère également préoccupant. Mme Martineau soutient que «beaucoup» de fonctionnaires prennent des années sans solde pour aller travailler avec ces firmes privées après quoi, ils reviennent au gouvernement. «Un travailleur externe, qui effectue des tâches similaires d’un technicien informatique, peut empocher dépendamment de la firme informatique un salaire incluant les avantages sociaux de 143 000 $, tandis qu’à l’interne, au gouvernement du Québec, le maximum incluant les avantages sociaux est d’environ 68 000 $», plaide la présidente.

15 janvier 2013 : Le comité Ménard, qui a passé en revue les recommandations de la commission parlementaire chargée de faire évoluer le droit à mourir dans la dignité, a rendu son rapport à la ministre responsable du dossier, Véronique Hivon. Il demande aux législateurs de mieux encadrer les soins de fin de vie, en tenant compte du choix des personnes mourantes. Cette évolution «fait partie des attentes de la société», a dit le président du comité, l’avocat Jean-Pierre Ménard, en insistant toutefois sur la nécessité de mieux protéger les personnes vulnérables, qui ne sont pas forcément en capacité de faire un choix éclairé. M. Ménard et ses collègues estiment qu’il est important de renforcer le droit des personnes atteintes d’une maladie incurable à décider de la façon dont ils termineront leur vie. «La loi devrait reconnaître un ensemble de droits aux patients en fin de vie», peut-on lire dans le document rendu public mardi, à savoir le droit à l’information sur comment mourir avec dignité, le droit à la confidentialité, le droit de choisir son lieu de fin de vie, ou encore le droit à l’autonomie décisionnelle, qui encadre le moment et la manière de mourir. Le rapport Ménard demande par ailleurs au gouvernement que les droits de refuser des soins, d’interrompre des soins et de s’abstenir de soins, mais aussi le droit à des soins palliatifs et à la sédation terminale, ainsi que le droit à l’aide médicale à mourir figurent clairement dans la loi. L’aide médicale à mourir correspond à un nouveau type de soins et serait réservé, selon le rapport, «à une personne majeure, apte à consentir à des soins, résidente du Québec au sens de la Loi sur l’assurance-maladie, qui est dans une condition médicale qui implique qu’elle est atteinte d’une maladie grave et incurable, que sa situation médicale se caractérise par une déchéance avancée de ses capacités, sans aucune perspective d’amélioration, et qui éprouve des souffrances physiques ou psychologiques constantes, insupportables et qui ne peuvent être apaisées dans des conditions qu’elle juge tolérables.» À noter qu’en dépit de sa recommandation de modifier la loi, le comité Ménard ne demande pas au gouvernement de réformer le Code criminel. Il a préféré suggérer que ce soit le Procureur général du Québec qui décide de l’appliquer ou non, autrement dit s’il y a lieu de déposer une poursuite à l’égard des contrevenants, qui pourraient avoir participé d’une manière ou d’une autre à la mort à une personne en fin de vie.

16 janvier 2013 : La suspension définitive du permis de conduire des récidivistes de l’alcool au volant a été évoquée, par le gouvernement Marois, qui part en guerre contre ces délinquants de la route. «Il n’y a pas un mois qui se passe sans que je voie plusieurs cas tragiques, a lancé le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, en conférence de presse… Ces gens-là n’ont pas de place sur nos routes… Les procureurs m’ont parlé d’un cas où un homme a été condamné 15 fois. Il faut le déclarer délinquant dangereux, il faut le contrôler, ce monsieur.» M. St-Arnaud demande aux 500 procureurs de la Couronne d’exiger systématiquement une saisie permanente du véhicule d’un multirécidiviste. Toutefois, la volonté de M. St-Arnaud pourrait frapper un mur puisque la Cour suprême du Canada rendra une décision importante, jeudi, à ce sujet. La Couronne conteste une décision d’un tribunal québécois, qui avait refusé la saisie permanente du véhicule d’Alphide Manning. M. Manning, un multirécidiviste qui a des antécédents judiciaires remontant à 1975, 1982 et 1989, a été arrêté en 2010 pour conduite en état d’ébriété. Si la Cour suprême juge que la confiscation de l’automobile de M. Manning est démesurée, la mesure phare du gouvernement Marois dans cette guerre à l’alcool au volant sera bonne pour la poubelle. Selon le bureau du ministre, 23% des dossiers de facultés affaiblies impliquent des multirécidivistes et un tiers des mortalités sur la route sont causées par l’alcool. D’autres pistes sont étudiées. Québec demande à Ottawa de modifier le Code criminel. Le gouvernement Marois fait alliance avec l’Alberta et exige l’augmentation de la peine maximale pour la conduite en état d’ébriété à 10 ans au lieu de cinq ans.

16 janvier 2013 : La présidente-directrice générale du Vieux-Port de Montréal, Claude Benoit, qui a été vivement critiquée pour des dépenses abusives, quittera son emploi le 28 février puisque son poste sera aboli. La décision a été annoncée par la Société immobilière du Canada, une société de la Couronne qui sera maintenant responsable des activités au Vieux-Port de Montréal dans le but de renforcer sa gestion, son éthique et son imputabilité. La porte-parole de la Société immobilière du Canada, Manon Lapensée, a refusé de dire si Mme Benoit allait recevoir une indemnité de départ et, si tel est le cas, combien ce congédiement coûterait aux contribuables. L’Agence QMI a révélé en 2012 de sérieux problèmes de gestion et de gouvernance à la Société du Vieux-Port, que ce soit au sujet de dépenses excessives dans les restaurants, de gaspillage, de mauvaise gestion et d’abus de pouvoir, de népotisme, de roulement de personnel excessif au sein de la haute direction, de liens avec le crime organisé et possiblement de fraude. La Société du Vieux-Port avait signé un bail avec un homme accusé d’agression sexuelle sur un enfant et qu’un vice-président aux finances avait faussement prétendu être un comptable agréé et qu’il avait signé des états financiers déposés au Parlement, tout cela parce que le Vieux-Port n’avait jamais vérifié les antécédents de l’individu en question.

16 janvier 2013 : Un homme âgé d’une quarantaine d’années a été victime d’un meurtre, mercredi avant-midi dans le quartier Saint-Michel, à Montréal. La victime a été attaquée à coups de machette dans son logement de la 51e rue, tout près de l’intersection du boulevard Pie-IX. «Il a reçu plusieurs coups, de la tête aux pieds, a indiqué David Sasson, chef des communications à Urgences-santé. Il avait des lacérations partout sur le corps.» La victime serait un Asiatique qui cultivait des plants de cannabis à l’intérieur de son appartement. Des voisins ont d’ailleurs indiqué qu’ils avaient remarqué l’odeur qui flottait dans l’immeuble. Quelques centaines de plants auraient été découverts par les policiers à l’intérieur du logement de la victime. Les autorités n’ont cependant pas voulu confirmer cette information. Le suspect, qui serait également un homme d’origine asiatique, se serait présenté au domicile de la victime armé d’une machette. Il l’aurait attaquée sans relâche, avant de prendre la fuite. En début de soirée, le mobile du crime était toujours inconnu.

17 janvier 2013 : La Cour suprême du Canada donne raison au ministère de la Justice du Québec qui cherchait la confiscation du véhicule d’un récidiviste de l’alcool au volant. La décision unanime du plus haut tribunal du pays porte sur la cause d’Alphide Manning, qui a été intercepté pour conduite en état d’ébriété dans la région de Baie-Comeau en 2010. Il avait été arrêté pour des délits similaires en 2009, en 1989, en 1982 et en 1975. M. Manning avait été condamné à douze et cinq mois d’incarcération pour les deux plus récentes infractions. Il avait aussi été frappé d’une interdiction de conduire pendant cinq ans, après la fin de sa sentence d’emprisonnement. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec cherchait aussi la saisie du véhicule de M. Manning, plaidant qu’il s’agit d’un bien infractionnel, selon le Code criminel. Mais la Cour du Québec et la Cour d’appel du Québec avaient rejeté les appels des procureurs, reconnaissant que le véhicule était le seul bien que possédait M. Manning. M. Manning argumentait que la confiscation de son véhicule aurait été démesurée, lui qui était sans emploi et bénéficiaire de l’aide au revenu. La Cour suprême a toutefois jugé que ces décisions des tribunaux inférieurs ont «erronément mis l’accent sur la situation personnelle de M. Manning» et n’avait pas accordé «le poids voulu au casier judiciaire de ce dernier, notamment cinq déclarations de culpabilité à l’égard d’infractions relatives à la conduite sous l’effet de l’alcool». Le ministre de la Justice du Québec, Bertrand St-Arnaud, s’est dit «très heureux par cette décision». Selon lui, cela donne «un outil supplémentaire» pour les procureurs qui veulent empêcher les récidivistes de reprendre le volant.

17 janvier 2013 : L`Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) s’inquiète de nombreux cas de décès obscurs et violents survenus dans les résidences pour aînés. Sa présidente, Lyne Parent, a braqué les projecteurs sur 20 décès survenus en 2011 et 2012, qui relèvent selon elle de la «mauvaise qualité des soins, des mécanismes de surveillance déficients [et] de la négligence». Elle a exhorté le ministre de la Santé, Réjean Hébert, d’augmenter la fréquence des inspections dans les résidences pour aînées. Parmi les cas recensés par l’association, celui d’un homme de 90 ans qui s’est suicidé dans le spa de la Résidence Symbiose à Montréal, ou celui d’une femme de 82 ans, morte à la suite de brûlures subies par l’eau chaude du bain, aux Résidences Soleil de Point-aux-Trembles. L’AQRP s’est aussi dite extrêmement préoccupée par la situation qui prévaut dans trois établissements en particulier : la Maison Herron à Dorval, la Résidence Floralies à Lachine et le Centre d’hébergement de Saint-Eustache.

17 janvier 2013 : La Cour suprême du Canada a refusé d’entendre l’appel d’Axor Construction Canada contre la Bibliothèque nationale du Québec, mettant ainsi fin à une longue bataille à coups de poursuite en dommages-intérêts de part et d’autre. Axor Construction Canada contestait devant les tribunaux la décision du conseil d’administration de la Bibliothèque nationale du Québec, dont le nom a été changé depuis pour Bibliothèque et Archives nationales du Québec, de ne pas accepter sa soumission pour la construction de la Grande Bibliothèque. Bien qu’Axor était le plus bas soumissionnaire avec 57,4 millions $, la direction de la Bibliothèque avait finalement choisi le deuxième plus bas soumissionnaire, après l’achoppement des négociations avec Axor pour la réduction du montant de sa proposition. La Cour d’appel du Québec avait rejeté l’été dernier la poursuite de 3,2 millions $ qu’Axor avait intentée contre la BANQ. Le plus haut tribunal du Québec avait par ailleurs condamné Axor à payer 2,1 millions $ à la Bibliothèque nationale du Québec en dommages-intérêts.

17 janvier 2013 : La Cour suprême du Canada refuse d’entendre les arguments de Bell qui souhaitait faire renverser une décision de la Cour d’appel du Québec concernant un recours collectif pour une affaire de ralentissement internet. Le géant des télécoms est poursuivi par l’Union des consommateurs qui demande à Bell de rembourser les consommateurs pour le ralentissement du trafic internet. La demande de recours collectif a été déposée en mai 2008 par une résidente de Montréal qui estime que Bell a mis en place un dispositif qui freine délibérément, aux heures de pointe, la vitesse de transfert de données des abonnés à internet. Elle précise que lorsqu’elle s’est abonnée aux services de Bell, l’entreprise indiquait « une vitesse constante, un accès toujours rapide, sans ralentissements frustrants, même aux heures de pointe ». L’Union des consommateurs demande au Tribunal de condamner Bell à rembourser à ces consommateurs 80 % du montant de leur abonnement mensuel et de condamner Bell à verser à chacun des membres du groupe, 600 $ en dommages pour les fausses représentations qu’elle leur a faites sur la vitesse constante de la connexion Internet qu’elle s’engageait à leur fournir. L’Union des consommateurs veut condamner l’entreprise à verser 1500 $ de dommages à chaque client pour l’atteinte au droit à la vie privée parce que, selon l’Union, Bell épiait les habitudes internet des consommateurs. Le recours s’adresse aux résidents du Québec et de l’Ontario abonnés au service résidentiel Internet ADSL de Bell Canada depuis le 28 octobre 2007.

17 janvier 2013 : Trois adolescents de l’École secondaire Le Sommet, à Québec, sont accusés de complot pour meurtre. Les trois jeunes, deux garçons de 14 et 15 ans et une fille de 16 ans, ont comparu devant la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec et ont plaidé non-coupables. Ils reviendront devant la cour lundi prochain pour l’examen de leur demande de libération sous conditions. D’ici là, ils doivent demeurer détenus en centre jeunesse, où il leur sera interdit de communiquer entre eux. La jeune fille était en pleurs lors de sa comparution. Des élèves de l’école auraient vu sur Facebook que les trois jeunes avaient préparé un plan dont le but semblait être de tuer des membres du personnel de l’école. Ils en ont alors parlé à leurs enseignants qui, eux, ont averti le directeur de l’école, Yves Savard. Celui-ci a contacté les policiers. Les suspects ont été arrêtés. Par acquit de conscience, l’école a été fouillée de fond en comble, mais rien de suspect n’a été trouvé.

bonhommes de neige

Invasion des bonhommes de neige. Photo : © GrandQuebec.com

18 janvier 2013 : L’homme de 43 ans barricadé dans son logement du quartier de Val-Bélair, à Québec, a été maitrisé et arrêté, 14 heures après le début de son siège. Vers 6h45, des gaz irritants ont été utilisés par les policiers «pour éviter que la situation ne dégénère», selon Sandra Dion, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). Les policiers du groupe tactique d’intervention (GTI) sont pénétrés à l’intérieur du 1405, rue de l’Esplanade, pour maitriser l’individu. Il a été transporté dans un centre hospitalier par mesure préventive. Il devrait comparaître pour répondre à des accusations d’agression armée, de voies de fait et de menaces de mort. Les policiers ont été demandés sur les lieux d’une violente dispute entre un homme et une femme. L’homme en crise cassait des objets à l’intérieur. À l’arrivée des policiers, l’homme, fortement intoxiqué, a brandi un fusil à plombs pour menacer les agents du SPVQ. Il est même ressorti une deuxième fois au courant de la nuit, cette fois muni d’un chalumeau. Le GTI et des maîtres-chiens ont été dépêchés sur les lieux où ils ont passé une bonne partie de la nuit à tenter de rentrer en contact avec le forcené avant d’intervenir pour neutraliser la menace.

18 janvier 2013 : Un accident impliquant un camion-remorque et un autocar a fait une vingtaine de blessés légers, dans le secteur de Grosses-Roches, près de Matane. Le conducteur de l’autocar a été gravement blessé alors que la majorité des passagers ont subi des blessures mineures. Un piéton a été blessé. L’accident est survenu lorsque le conducteur du camion-remorque a perdu la maîtrise de son véhicule qui est allé percuter l’autocar circulant en sens inverse. La route est en assez forte pente dans ce secteur de la route 132.

18 janvier 2013 : La feuille de l’érable de Norvège a envahi les nouveaux billets de 20 dollars canadiens mis en circulation en novembre dernier, occupant indûment la place réservée au symbole national. Alors que le gouvernement canadien s’efforce de promouvoir l’emblème du pays sur ses billets, des botanistes ont affirmé ce matin sur Radio-Canada que la feuille d’érable qui y apparaissait n’était pas celle de l’érable à sucre figurant sur le drapeau national. Pourtant, l’invasion norvégienne ne date pas d’hier et il y a déjà eu des alertes: à Waterloo en Ontario, l’Université Wilfrid Laurier arbore également la feuille scandinave sur son logo officiel. Le botaniste du Centre de données sur la conservation du Canada Atlantique Sean Blaney a confié que cette essence d’érable, arrivée au Canada au XVIIIe siècle, est en fait considérée comme une espèce envahissante qui nuit à d’autres végétaux dans l’est du pays. Interrogée, la Banque du Canada se défend d’avoir commis une erreur. La feuille d’érable en question serait un amalgame artistique de plusieurs feuilles d’érable qu’on peut trouver sur le territoire canadien.

18 janvier 2013 : Un feu qui a pris naissance dans les conduites de ventilation de la mine Sigma de Val-d’Or, a semé tout un émoi alors que 11 étudiants et deux enseignants sont restés coincés sous terre pendant quelques heures. Environ 25 pompiers sont intervenus. «À l’arrivée des pompiers, c’était feu et flammes apparentes», a expliqué le chef aux opérations au Service de sécurité incendie de Val-d’Or, Éric Hébert. L’incendie s’est déclaré dans la conduite qui envoie de l’air sous terre, poussant la fumée à envahir toutes les galeries souterraines, y compris celle du site de la Cité de l’or, situé à proximité. Aucun blessé du côté des employés des mines ni du côté des pompiers n’a été signalé. Les gens qui étaient sous terre lorsque le feu a pris naissance se sont réfugiés dans des endroits sécurisés. Vers 16h, l’opération de sauvetage a pris fin et tous étaient sains et saufs.

19 janvier 2013 : Les Québécois doivent s’attendre à un vent de changement du modèle de l’éducation supérieure dès le lendemain du Sommet de l’enseignement supérieur à la fin février. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Éducation supérieure, Pierre Duchesne, de passage à Gatineau. «On ne refait pas le rapport Parent comme en 1964, mais il faut s’assurer qu’il y ait quelques réformes à notre modèle, a précisé le ministre. Quel est le niveau de contribution que doivent faire les étudiants? Il y a aussi le mode de financement et la gestion des universités. J’aimerais bien que ce soit un vent de réforme.» Tout le monde sera appelé à contribuer, y compris les membres de la direction des universités, dont le salaire a augmenté de plus de 150 % au cours des 10 dernières années selon un rapport de la Fédération québécoise des professeurs d’université. «Tous les participants doivent faire des compromis, que ce soit les étudiants, recteurs ou professeurs. «Les Québécois donnent 3 milliards $ de leurs impôts par année aux universités, a rappelé M. Duchesne. Ce n’est pas tous les enfants de ces familles qui vont à l’université, mais tout le monde considère que c’est un bien commun, car plus nous avons de diplômés, plus ça profite à la société par le biais des impôts et de l’enrichissement social.» Pierre Duchesne était d’abord et avant tout à Gatineau pour confirmer une subvention de 22,4 millions $ pour l’agrandissement du Cégep de l’Outaouais. Le montant avait été promis le printemps dernier par le gouvernement libéral, mais depuis l’élection du 4 septembre, le gouvernement péquiste refusait d’en assurer le montant. Environ 200 personnes ont répondu à l’invitation de l’Institut du Nouveau Monde pour participer à un forum citoyen, samedi après-midi, à l’Université du Québec en Outaouais. Chaque année, 2600 jeunes traversent la rivière des Outaouais pour étudier en Ontario, ce qui représente un manque à gagner de 25 millions $. L’UQO et le Cégep de l’Outaouais demandent entre autres une bonification de leur offre de programmes.

19 janvier 2013 : Un garçon de 10 ans a perdu la vie et sa mère a subi des blessures graves, dans un accident de la route impliquant une voiture et un véhicule utilitaire sport (VUS) sur la route 116, entre Victoriaville et Princeville, dans le Centre-du-Québec. Le décès de l’enfant a été constaté sur place tandis que la mère de famille, âgée de 34 ans, a été conduite à l’hôpital où elle était dans «un état critique, mais stable», a indiqué la Sûreté du Québec (SQ). Les trois personnes qui étaient à bord du VUS ont, pour leur part, subi des blessures mineures. La collision serait survenue dans un secteur rural. La femme, une résidente de Princeville, a perdu le contrôle de sa voiture pour ensuite se retrouver dans la voie inverse. C’est à ce moment que la voiture a été happée par le VUS.

20 janvier 2013 : Un étudiant en sciences de l’Université MacEwan à Edmonton espère s’envoler bientôt dans l’espace dans le cadre d’une opération marketing hors du commun. «J’ai toujours voulu aller dans l’espace», a raconté Christopher Clarke, 18 ans. Le jeune homme participe à un concours de la marque de produits Axe qui enverra 22 personnes dans l’espace. Il s’est inscrit sur le site Axe Apollo et doit maintenant obtenir le plus de votes possible d’internautes, via Facebook, pour avoir le droit de se rendre dans un camp d’entraînement spatial situé à Orlando, en Floride. Seulement les deux premiers Canadiens du concours pourront s’y rendre. Clarke pointait à la 4e place dimanche. Les deux heureux élus pourront ensuite aller s’entraîner dans des appareils de simulation, une vidéo promotionnelle diffusée sur le site web de la «compétition». Les plus aptes seront choisis pour monter dans une fusée aux couleurs de la marque qui se rendra à 103 km d’altitude, où les gagnants pourront vivre l’expérience de l’apesanteur. «Chaque fois que je regarde cette vidéo, je hurle intérieurement « ce serait fabuleux », a commenté Christopher Clarke, qui appelle ses amis à voter un maximum pour lui permettre de réaliser son rêve.

20 janvier 2013 : Les résidents du quartier Arvida, dans l’arrondissement de Jonquière, à Saguenay, ont eu la surprise de constater ce matin que la neige qui recouvrait leur terrain et les rues de leur quartier était rouge. Les forts vents auraient soulevé des résidus de bauxite entreposée derrière une usine du Complexe Jonquière, appartenant à Rio Tinto Alcan. En temps normal, la compagnie dit qu’elle s’assure de recouvrir la matière, notamment grâce à des copeaux de bois, pour éviter que la bauxite ne soit emportée par les vents. Claudine Gagnon, porte-parole chez Rio Tinto Alcan, a expliqué qu’il s’agissait d’une situation exceptionnelle et que des travaux de correction sont en cours pour éviter que cela ne se reproduise. «Au cours des derniers jours, des travaux de protection des résidus de bauxite ont été ralentis et même reportés en raison de la météo, a indiqué Mme Gagnon. Résultat : il y a eu de la poussière de bauxite qui a été soulevée dans les secteurs avoisinants le site.» Le ministère de l’Environnement est intervenu après avoir reçu plusieurs appels de citoyens du secteur, inquiets devant la situation. «Je tiens à rassurer la population, a dit Richard Mercier, d’Urgence-Environnement. Au niveau de la toxicité, les citoyens n’ont rien à craindre. Les résidus de bauxite ne sont pas dangereux pour la santé ni pour l’environnement. Mais il reste que les gens du secteur n’ont pas à vivre avec ces résidus industriels sur leur propriété.» Rio Tinto Alcan n’est pas en mesure de chiffrer la quantité de résidus qui s’est envolée. La poussière rouge s’est aussi retrouvée sur les résidences et les voitures. Le ministère de l’Environnement analyse la situation. Un constat d’infraction pourrait être envoyé à la compagnie.

20 janvier 2013 : Code d’éthique, fin des nominations partisanes, protection des dénonciateurs et remise en cause de la règle du plus bas soumissionnaire, les trois candidats à la direction du Parti libéral ont avancé des idées pour rehausser la confiance envers les institutions publiques lors du deuxième débat de la course à la succession de Jean Charest. L’ancien ministre des Transports Pierre Moreau a pris de court ses adversaires en proposant une «commission Charbonneau permanente». «Si la preuve est insuffisante pour conclure à des condamnations, mais suffisante pour établir des stratagèmes, les policiers auront recours à cette commission. On aura donc, d’une façon permanente, la possibilité d’exposer les stratagèmes», a expliqué M. Moreau. «Depuis 1905, c’est la sixième commission sur le même sujet. On dit que c’est toujours à recommencer. Pour éviter ça, on va établir une commission permanente», a-t-il ajouté. Philippe Couillard a toutefois dit préférer attendre le rapport de la juge France Charbonneau.

21 janvier 2013 : Un étudiant en sciences informatiques a été expulsé du Collège Dawson, après avoir signalé des failles dans le système de sécurité informatique de l’établissement. La direction aurait craint qu’il soit mal intentionné. Hamed Al-Khabaz, 20 ans, a été mis à la porte du cégep anglophone en novembre dernier, a-t-on appris aujourd’hui. L’étudiant Il a raconté qu’il avait découvert des problèmes techniques «majeurs» dans le portail virtuel Omnivox, utilisé par la majorité des établissements post-secondaires de la province et par plus de 250 000 étudiants. La direction aurait dans un premier temps tenu compte de ses informations. «Le département informatique a pris 24 heures pour rétablir la situation, a raconté M. Al-Khabaz. Je suis allé vérifier moi-même si c’était le cas et quand j’ai essayé d’avoir accès aux informations de quelqu’un, ça a averti leur serveur.» Plus tard ce soir-là, le président de Skytech Communications, l’entreprise qui gère Omnivox, l’aurait contacté par téléphone et l’aurait menacé de poursuites judiciaires. Le jeune étudiant aurait alors collaboré avec Skytech. Hamed Al-Khabaz aurait été contraint de rembourser les subventions que lui avait allouées l’Aide financière aux études. La direction de Collège Dawson a émis un communiqué dans lequel elle confirme avoir expulsé Hamed Al-Khabaz et maintient sa décision, affirmant que l’histoire que le jeune homme à rapporter dans les médias est inexacte et incomplète. «Le processus qui a mené à l’expulsion inclut une étape par laquelle l’étudiant reçoit un avertissement à l’effet de cesser les activités pour lesquelles il ou elle est passible de sanctions, particulièrement dans le contexte du code de conduite professionnelle», peut-on lire. Al-Khabaz a enfreint cette directive et a poursuivi les activités qui lui étaient reprochées, ne laissant pas d’autres choix à la direction de le sanctionner. Hamed Al-Khabaz peut toutefois compter sur l’appui du Syndicat des étudiants du Collège Dawson. La directrice des affaires internes et pédagogiques, Morgan Crockett, a demandé des excuses publiques et la réintégration immédiate de l’étudiant, tout comme la Fédération canadienne des étudiants.

21 janvier 2013 : Le président du syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec, Jean Gagnon, affirme que l’exemple doit venir d’en haut en ce qui a trait aux concessions demandées aux employés par rapport aux fonds de pension. Il est inadmissible, selon lui, que des élus puissent avoir droit à des allocations de départ et de transition pouvant totaliser plus de 140 000 $, sans compter leur éligibilité au régime de retraite, après deux ans de service. À titre d’exemple, M. Gagnon cite le président du conseil municipal, Jean-Marie Laliberté, qui, à son départ après 25 ans de service, touchera 100 semaines de salaire : 50 à titre d’allocation de départ et 50 comme allocation de transition. En plus de ces allocations, qui lui procureront un revenu de tout près de 142 000 $, M. Laliberté, déjà retraité du gouvernement, aura droit à un fonds de pension à vie auquel il aura cotisé 23 % de sa valeur. Le président du syndicat y est allé d’un autre exemple, soit celui de la conseillère Lisette Lepage, qui touchera 136 000 $ de primes et d’allocations lors de son départ à la retraite, selon ses prétentions. Étant donné que M. Laliberté et Mme Lepage quittent pour leur retraite, M. Gagnon s’interroge sur la légitimité de leur verser une allocation de transition. Le vice-président du comité exécutif, François Picard, qui a aussi annoncé son retrait de la vie politique, toucherait quant à lui près de 87 000 $ d’allocations de départ. «Connaissez-vous beaucoup de personnes autres que les élus qui ont droit à autant d’argent public lorsqu’ils quittent leurs fonctions?…», a ajouté M. Gagnon.

Voir aussi : les événement de la semaine du 22 janvier au 28 janvier 2013.

hiver au Québec

hiver au Québec

Hiver au Québec. Photo : Grandquebec.com

Les sources pour cette semaine :

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