Ligne du temps : 2013

15 février – 21 février

15 février – 21 février

C’est arrivé au Québec du 15 février jusqu’au 21 février 2013

Voir aussi : 8 février au 14 février 2013

15 février 2013 : Le chien atteint à la poitrine par une flèche d’arbalète, jeudi matin, à Val-des-Monts, en Outaouais, a succombé à ses blessures au cours de la nuit de jeudi à vendredi. C’est ce que le Service de la Sécurité publique de la MRC des Collines-de-l’Outaouais, a confirmé, vendredi. Le chien de race Boxer avait été opéré à la suite de cette sauvage attaque, et se portait pourtant bien, jeudi soir. Mais son état s’est détérioré dans les heures suivantes. Le suspect qui aurait attaqué l’animal derrière une résidence de la rue Périneault, un homme de 30 ans, a comparu vendredi, au palais de justice de Gatineau, pour répondre à des accusations en lien avec la cruauté envers les animaux. Il devrait être de retour en cour lundi.

15 février 2013 :
Un homme de 19 ans qui a été menacé et enlevé par quatre suspects qui ont fait irruption dans un appartement de l’arrondissement de Lachine, à Montréal, en après-midi vendredi, a été retrouvé sain et sauf en soirée. Les enquêteurs étudient la possibilité que cet événement soit lié au monde des stupéfiants, a indiqué le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Vers 16h15, quatre hommes noirs se seraient introduits de force dans un logement de la rue Provost, près de la 26e avenue, où se trouvaient au moins trois membres d’une même famille. Les suspects les ont menacés avec ce qui pourrait être une arme à feu, puis sont partis avec l’homme de 19 ans, qui est connu des policiers. La victime a été retrouvée par les policiers vers 19h45, non loin des lieux de l’enlèvement. L’homme a été rencontré par les enquêteurs, mais il serait demeuré plutôt vague dans ses réponses. Les motifs exacts de l’enlèvement demeuraient indéterminés en fin de soirée. La police n’était pas en mesure de préciser s’il y avait un lien entre la victime et les suspects. L’enquête se poursuit dans ce dossier.

15 février 2013 :
L’ex-douanière Nancy Cedeno est acquittée. Nancy Cedeno savait que vendre des cartes de douanes préestampillées était malhonnête. Elle a avoué l’avoir fait en 2005 et 2006, mais elle a juré ignorer qu’elle rendait ainsi service à la mafia. Une juge l’a cru et l’a acquittée vendredi. C’était le deuxième procès de la trentenaire, arrêtée dans le cadre de la vaste opération antimafia Colisée en 2006. La première fois, l’ex-douanière à l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau avait été déclarée coupable de corruption, mais acquittée de complot pour importer de la cocaïne. Le Cour d’appel avait ordonné un nouveau procès pour les chefs d’accusation où elle avait été acquittée, mais le résultat aura été la même, vendredi au palais de justice de Montréal. La juge Marie-Josée Di Lallo a estimé que la femme âgée de 38 ans ignorait comment étaient utilisées les cartes, qu’elle vendait à un ami de longue date, qui était à l’époque un policier militaire. Selon son témoignage livré lors du procès, Nancy Cedeno souffrait de dépression en 2005, lorsqu’un de ses amis de longue date, Omar Rihahi, l’a approchée. Il s’est montré charmant et lui a proposé de l’aider à vaincre ses problèmes financiers. Après plusieurs refus, elle a finalement accepté de lui vendre des cartes de douanes préestampillées, afin de diminuer les chances de se faire fouiller aux douanes. Mais elle n’aurait finalement jamais touché d’argent pour ses gestes. Elle ignorait tout du complot pour faire importer de la drogue et selon l’écoute électronique, elle ne connaissait que Rihahi dans le complot.

16 février 2013 : Une mystérieuse histoire d’enlèvement et de séquestration a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, à Bouchette, à plus d’une centaine de kilomètres au nord de Gatineau, en Outaouais. Un adolescent de 16 ans a été arrêté en lien avec cet événement. Aux petites heures du matin, un couple formé d’un homme dans la soixantaine et d’une femme de 70 ans se trouvait dans un chalet de Bouchette lorsque «deux suspects qui s’exprimaient en anglais auraient fait irruption dans le chalet pour ensuite prendre la fuite à bord du véhicule des victimes, emportant avec eux le couple», a raconté le sergent Claude Denis, de la Sûreté du Québec (SQ). Ce dernier a précisé que l’un des deux suspects avait une arme de poing en sa possession. Les suspects auraient roulé durant plus de deux heures pour finalement se rendre dans un bâtiment de L’Isle-aux-Allumettes. Ils auraient alors ligoté les deux victimes et ont ensuite quitté les lieux. Après le départ des deux suspects, les victimes ont réussi à se libérer. Le véhicule volé a été retrouvé aux environs de 9 h 30 à Pembroke, en Ontario. Le jeune de 16 ans a été arrêté plus tard en journée, dans la même ville. L’adolescent, qui habite Ottawa, devait être transporté au Québec afin d’y rencontrer des enquêteurs de la SQ. L’autre suspect était toujours au large, en milieu de journée. Les deux hommes pourraient faire face à des accusations de séquestration, d’enlèvement et de vol de véhicule, selon la SQ.

17 février 2013 :
L’homme de 35 ans qui a échappé de justesse à des coups de feu vendredi après-midi, dans le secteur de Saint-Michel, serait James Bertrand, un proche de Ducarme Joseph, un caïd bien connu des policiers qui a fait les manchettes plus d’une fois au cours des derniers mois. C’est ce qu’a rapporté le quotidien La Presse, dans son édition de samedi, ajoutant de James Bertrand serait «un influent membre de gang de rue d’allégeance bleue» ayant déjà eu des démêlés avec la justice, au cours des dernières années. Vers 17 h 15, un homme a fait feu à plusieurs reprises en direction de l’homme de 35 ans sans toutefois le toucher, à l’intersection de la 9e avenue et de la rue Denis-Papin. Le suspect a pris la fuite tandis que l’individu visé a tout de même été transporté dans un centre hospitalier, où il a été traité pour un choc nerveux. Une enquête a été ouverte et un périmètre de sécurité a été érigé. Des membres de l’unité canine du Service de police de la Ville de Montréal ont aussi été dépêchés sur place.

16 février 2013 : La cérémonie de commémoration nationale en l’honneur de l’ancien journaliste Richard Garneau s’est déroulée sous le signe de l’intimité, de la sobriété et de l’émotion, en présence de quelques centaines de personnes à la Maison symphonique de Montréal. Pour l’occasion, certains proches et membres de la famille de l’homme décédé le 20 janvier à l’âge de 82 ans ont livré des témoignages relatant entre autres des anecdotes qu’ils ont vécues avec lui. Également, le pianiste ukrainien Sergeï Salov a offert trois pièces, soit Concerto en La majeur, deuxième mouvement, de Mozart, Clair de lune, de Beethoven, et Rêverie, de Schumann. Le tout se déroulait dans une ambiance intimiste sur la scène principale de l’endroit, qui comprenait deux photos format géant de Richard Garneau et des fleurs. Au terme de la cérémonie d’environ 90 minutes, la première ministre du Québec, Pauline Marois, a souligné le caractère émouvant des obsèques, tout en mettant l’accent sur la contribution de M. Garneau. Parmi ceux qui ont prononcé quelques mots à l’intention de l’auditoire lors des funérailles, il y avait le spécialiste de patinage artistique Alain Goldberg, le commentateur sportif Pierre Houde, l’éditeur Alain Stanké et l’ex-joueur de tennis François Godbout, son grand ami. Pour sa part, Stéphane Garneau, le fils de Richard, a été le dernier à prendre la parole et il a insisté sur deux qualités particulières de son père: sa grande capacité d’écoute et sa passion.

17 février 2013 : Un jeune homme a perdu la vie à la suite d’un accident dans le parc alpin du centre de ski Bromont, en Montérégie. Vers 22h30, lors de la dernière descente, la victime aurait effectué un saut et «aurait mal atterri», a expliqué le président de la station, Charles Désourdy. Le jeune a été conduit à l’hôpital où son décès a été constaté. Le lieu où s’est produit l’accident est toujours fermé au public. Un coroner devrait se rendre sur place en début de semaine. La police de Bromont a confirmé qu’un décès a eu lieu à la suite de l’accident et qu’une enquête est en cours. Les autorités n’étaient cependant pas en mesure de préciser l’âge de la victime et les circonstances du décès.

17 février 2013 : Une femme de 31 ans a perdu la vie et une autre a été blessée, dans Lanaudière, lorsqu’un toboggan qui dévalait une piste de la station de ski Val Saint-Côme a violemment percuté un arbre. Le décès de Lai Ling Law, originaire de Joliette, dans Lanaudière, a été confirmé tôt dimanche. La femme avait subi de sévères blessures à la tête et son état de santé s’était rapidement détérioré dans les heures qui ont suivi son transport à l’hôpital. Selon la Sûreté du Québec, le tragique accident s’est produit alors qu’un groupe de personnes s’amusait à glisser après la fermeture des pistes. «L’accident est survenu vers 23 h 30, soit après les heures d’ouverture de la station de ski. Les pistes n’étaient plus éclairées», a expliqué Claude Denis, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), précisant qu’il n’y avait plus aucune surveillance sur le site.

17 février 2013 : Environ 125 personnes ont manifesté devant le bureau de la première ministre Pauline Marois, au centre-ville de Montréal, afin de montrer leur opposition au projet de loi 14 qui modifie la Charte de la langue française et la Charte des droits et libertés de la personne. La foule de manifestants s’est massée aux environs de midi sur le trottoir de l’avenue McGill College, où plusieurs discours ont été prononcés. Selon le projet de loi 14, qui modifie la loi 101, tous les étudiants anglophones du secondaire et du collégial devront réussir une épreuve de français pour obtenir leur diplôme alors que de leur côté, les garderies devront établir des programmes de francisation. L’une des dispositions qui inquiètent le plus les opposants à ce projet de loi est celle qui donne le pouvoir au gouvernement d’annuler le statut bilingue d’une municipalité si les anglophones représentent moins de 50 % de sa population. Dans le domaine du commerce, toutes les entreprises de 26 employés et plus (contre 50 actuellement) devront avoir des programmes de francisation. Les petits commerces auront l’obligation de servir leur clientèle en français. Par ailleurs, le projet de loi prévoit que l’administration publique aura le devoir d’effectuer toutes ses communications ainsi que ses contrats en français. «Cette loi est raciste, exclusive et ségrégationniste», a soutenu le président de l’Institut des affaires publiques de Montréal et éditeur du journal The Suburban, Beryl Wajsman. C’est simplement une tentative du gouvernement Marois de faire la politique de division.» La manifestation s’est déroulée de façon pacifique et a pris fin vers 13h.

18 février 2013 : Trois travailleurs d’un abattoir de poulet de Drummondville auraient été intoxiqués par un produit inconnu, ce matin. L’intervention était toujours en cours, vers midi, à la compagnie Avicomax, située au 500, rue Labonté. Selon les premières informations, trois employés auraient été transportés à l’hôpital après avoir été victimes de vomissements. Les pompiers ont été appelés sur les lieux et on ensuite demandé les policiers de la Sûreté du Québec en assistance.

18 février 2013 : La municipalité de La Motte, en Abitibi-Témiscamingue, où a grandi le cardinal Marc Ouellet, a été prise d’assaut par les journalistes, la semaine dernière, à la suite de l’annonce de la démission du pape Benoit XVI. Les médias régionaux, nationaux, mais aussi internationaux sont venus faire des reportages dans le village de 400 âmes.  «On a eu des gens de France 2, du Globe & Mail, de CTV et encore plus qui sont venus réaliser des reportages, a raconté le maire de La Motte, René Martineau. C’est drôle au début, mais c’est pas quelque chose auquel nous sommes habitués.» La municipalité a l’habitude de collaborer avec des médias comme L’Écho Abitibien et Le Citoyen, mais avec le national, c’est une autre façon de faire. Toujours selon le maire, ce n’est que le début alors que des rencontres ont déjà été demandées pour les dates du 22 au 25 février. Lors du conclave des cardinaux, plusieurs ont affirmé qu’il y aurait des camions-satellites qui se rendraient à La Motte pour faire de la diffusion en direct. M. Martineau a expliqué qu’advenant la nomination de Marc Ouellet comme pape, la municipalité devra revoir le développement de ses projets. «On a développé des trucs dans l’optique où on recevrait 100 visiteurs, a-t-il expliqué. Maintenant, si on en reçoit 200 000, ce ne sera pas la même gestion.»

18 février 2013 : La tempête hivernale qui a frappé les régions de l’Est-du-Québec de dimanche soir à lundi a apporté jusqu’à un mètre dans les secteurs montagneux de la Gaspésie. Près des côtes du Saint-Laurent, c’est environ 20 cm de neige qui sont tombés tandis qu’entre 30 et 50 cm en moyenne se sont accumulés dans l’intérieur des terres. «C’est le parc de Gaspésie, plus précisément le secteur du Gîte du Mont-Albert, qui a reçu le plus de neige, avec environ un mètre tombée en 36 heures, a indiqué lundi soir Magalie Fontaine, porte-parole d’Environnement Canada. Des avertissements sont toujours en vigueur dans le parc de la Gaspésie et le secteur de Sainte-Anne-des-Monts.» La tempête a été marquée par des vents violents atteignant 40 km/h, avec des bourrasques à 70 km/h. Ce soir, alors que de faibles averses de neige étaient encore observées, tout était rentré dans l’ordre sur la Côte-Nord, où l’on a enregistré des accumulations de 20 à 30 cm de neige. Le calme retrouvé sera toutefois de courte durée selon les prévisionnistes d’Environnement Canada. «On surveille un autre système qui est pour l’instant localisé au-dessus des Grands Lacs et qui va atteindre l’Ouest du Québec mardi, a expliqué Mme Fontaine. Il devrait neiger du Centre-du-Québec jusqu’à la Gaspésie, mercredi.» Un avertissement de neige abondante a d’ailleurs été émis pour la région de Charlevoix, où l’on attend 20 cm à partir de mardi soir. Un déneigeur a dévié de sa trajectoire pour s’enliser dans le fossé à Cap-d’Espoir. Ce dernier a subi des blessures mineures. Vers 23 h 45 dimanche, un camion de marchandise a également quitté la route sur la route Lemieux à Percé. La route entre l’Anse-à-Beaufils et Percé avait été fermée dimanche soir et a été rouverte lundi après-midi. À Cap-d’Espoir, au 2e rang, une portion de la route était également fermée lundi matin. Selon le sergent Claude Doiron, de la Sûreté du Québec, on dénombrait cinq sorties de routes dans la MRC du Rocher-Percé, et un fil électrique tombé au sol dans la route d’Irlande à Percé. Une seule personne a été blessée.

19 février 2013 : Un couple de résidents de Saint-Amable, en Montérégie, a été victime d’une brutale violation de domicile, lundi soir. Quatre suspects armés sont entrés de force dans la résidence. L’homme qui habite les lieux, âgé de 52 ans, a été blessé par les agresseurs. «Ils lui ont donné un bon coup à la tête, possiblement avec l’arme ou la crosse de l’arme», a indiqué le capitaine Harry Wadup de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent. Le capitaine a raconté que les suspects ont ensuite enfermé la femme dans la chambre à coucher de la maison. Les voleurs se sont emparés de bijoux et d’une somme d’argent importante. Ils ont arraché les lignes téléphoniques et ont tout fouillé. On pensait qu’ils avaient volé un cellulaire et on avait espoir de les retracer avec ça. Mais on a retrouvé le cellulaire dans l’aquarium. Les suspects, qui étaient cagoulés, se sont ensuite enfuis en voiture. Les policiers ne disposaient cependant pas d’une description du véhicule.

19 février 2013 :
Une intervention peu commune a eu lieu sur le navire Baie St. Paul, au port de Montréal, ce matin, alors qu’un incendie s’est déclaré à l’intérieur du bateau, qui se trouvait amarré presque sous le pont Jacques-Cartier. «L’incendie a débuté en avant du navire, dans un local d’entreposage de câblages et d’amarrages. Les employés s’affairaient à faire des travaux de soudure, ce qui aurait provoqué le début de l’incendie», a révélé Michel Bourgeois, chef aux opérations du Service de sécurité incendie de Montréal. Comme les marins sont formés pour ce genre d’accident, ils ont pu procéder aux premières étapes de l’intervention.

19 février 2013 : Un collectif de médecins contre l’euthanasie a lancé un appel à la population et à tous les médecins. Le collectif souhaite dénoncer ce qu’il qualifie de consensus entourant le projet de loi autorisant «l’aide médicale à mourir» au Québec. La ministre déléguée à la Santé publique, Véronique Hivon, doit déposer le projet de loi d’ici le printemps. Selon le Dr Patrick Vinay, chef du service de soins palliatifs à l’hôpital Notre-Dame du CHUM et porte-parole du collectif «l’euthanasie par injection létale n’est pas un soin, mais la fin définitive de tous les soins». «Les malades ne devraient jamais être obligés de renoncer à leur droit d’être soignés», a-t-il souligné dans un communiqué publié mardi. Le Collectif de médecins du Refus médical de l’euthanasie compte 317 membres, dont 238 sont du Québec. À titre comparatif, au 30 décembre dernier, 21 511 médecins étaient membres du Collège des médecins du Québec.

19 février 2013 : L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené aujourd’hui une série de perquisitions visant l’administration municipale de Montréal. Le maire, Michael Appelbaum, a déclaré dans la soirée que «l’hôtel de ville était grand ouvert aux policiers» et qu’il avait «l’intention de répondre à toutes leurs questions pour les aider dans leur enquête». Des perquisitions ont eu lieu à l’hôtel de ville, notamment dans le bureau du maire, dans les bureaux des arrondissements de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG), de Saint-Léonard, de Saint-Laurent, d’Anjou, de Lachine et de Verdun, mais aussi dans les bureaux d’Union Montréal, le parti de l’ancien maire Gérald Tremblay. Vers 16 h 20, les policiers ont débarqué à l’hôtel de ville, ont déclenché l’alarme et ont demandé aux élus et aux employés d’évacuer le bâtiment, qui a ensuite été mis sous scellé. Quelques minutes plus tôt, l’UPAC avait investi les bureaux de l’arrondissement de CDN-NDG, dirigé par Michael Applebaum durant les années Tremblay. Deux policiers de la Sûreté du Québec ont été postés devant l’entrée et les employés n’ont pas été autorisés à sortir au moins jusqu’en milieu de soirée. En tout, 125 policiers ont pris part à l’opération. Cette opération de l’UPAC est une première dans l’histoire de la Ville de Montréal. La chef de l’opposition officielle, Louise Harel, a confirmé n’avoir jamais rien vu de tel. «C’est un tsunami. La police dans la plus grande ville du Québec, c’était surréaliste, s’est exprimé la chef de Vision Montréal. Peut-être ont-ils obtenu des informations qui leur ont permis de monter une preuve.»  «La déchiqueteuse a sans doute eu le temps de faire une grosse job, mais les policiers croient qu’ils peuvent encore trouver des choses», a ironisé de son côté le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, qui s’est étonné que la police ait attendu plus de trois ans après la création de l’escouade Marteau et deux ans après la création de l’Unité permanente anticorruption, avant de mettre les pieds à l’hôtel de ville.

20 février 2013 : Pauline Marois promet de ne pas augmenter les impôts et les taxes pour financer le réinvestissement de 826 millions $ promis aux universités d’ici 2019. «Notre intention n’est pas d’augmenter les taxes», a énoncé la première ministre à l’occasion d’un autre débat sur l’avenir des universités au salon bleu de l’Assemblée nationale. Mme Marois a précisé qu’elle puiserait l’argent à même le budget de 72 milliards du gouvernement québécois.  «Nous pouvons bien gérer le budget en réallouant les fonds et en créant de la richesse», a exposé la première ministre en réponse aux questions du chef de l’opposition officielle Jean-Marc Fournier qui soupçonne le gouvernement de préparer des hausses de taxes et d’impôts pour financer le réinvestissement dans les universités. Québec promet que le réseau universitaire du Québec disposera, en 2018-2019, de 826 millions de dollars de plus qu’en 2012-2013.

20 février 2013 : Un deuxième planchiste s’est tué mardi sur les pentes de la station Ski Bromont, en Montérégie. Samuel Lamontagne, un jeune homme de 17 ans originaire de Saint-Hyacinthe se serait aventuré dans un boisé interdit et serait tombé dans un profond fossé. «Il y a la piste Toronto parallèle à la Cornwall, un boisé d’une vingtaine de mètres de largeur les sépare, a expliqué le président de Ski Bromont, Charles Désourdy. Au centre du boisé, il y a un ruisseau et c’est là qu’on l’a retrouvé.» Charles Désourdy admet qu’à chaque tragédie il y a une remise en question, mais selon lui, la sécurité est toutefois l’affaire de tous, à commencer par les amateurs qui s’aventurent dans des endroits dangereux.

20 février 2013 : L’unité permanente anticorruption (UPAC) s’intéresse aux services fournis par l’entreprise Groupe CJB au parti de l’ex-maire de Montréal Gérald Tremblay lors de l’élection qui lui a permis de prendre le pouvoir en 2001. Les spectaculaires perquisitions qui ont eu lieu hier à Montréal concernent entre autres la fourniture de services de communication à l’Union des citoyens de Montréal (UCIM), formation dont Gérald Tremblay était le chef. Les enquêteurs étudient la possibilité que le Groupe CJB aurait fournit des services professionnels d’une valeur d’environ 100 000 $ au parti politique, en pleine campagne électorale. Selon une des thèses avancées par la police, l’UCIM aurait remboursé environ le quart de cette somme. L’entreprise Groupe CJB s’appelle aujourd’hui Octane Stratégies. En 2001, Gérald Tremblay est devenu maire de la Ville grâce à une courte victoire contre le maire sortant Pierre Bourque. Il avait obtenu 48,7 % des voix, contre 44,5 % pour son adversaire, au terme d’une lutte électorale chaudement disputée.

21 février 2013 : Les personnes allergiques au lait devront éviter de consommer certaines barres de la marque NuGo Free, puisque l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a annoncé un rappel de ce produit. Les barres Mélange du randonneur, vendues en emballages de 45 g, contiennent du lait alors que l’étiquette n’en fait pas mention. Celle-ci fait d’ailleurs état de la spécificité végétalienne du produit, alors que les végétaliens ne consomment aucun produit laitier. La consommation de ce produit pourrait donc «déclencher une réaction grave, voire mortelle, chez les personnes allergiques», a prévenu l’ACIA, mercredi, par voie de communiqué. Aucun cas de maladie associé à la consommation de ces barres n’a été signalé, a aussi indiqué l’ACIA.

21 février 2013 : Bon an mal an, des dizaines d’employés de l’Agence du revenu du Canada se font taper sur les doigts parce qu’ils naviguent sur des sites de contenu explicite pour adultes, consultent sans autorisation le dossier d’impôt de collègues de travail ou de membres de leur famille ou transmettent des informations confidentielles. Sur une période de cinq ans, à compter de 2006-2007, il y a eu 927 cas d’inconduite dans les bureaux de l’Agence du revenu du Canada (anciennement Revenu) d’un bout à l’autre du pays, soit près de 200 cas par année. La plus grande partie des incidents touche la mauvaise utilisation des installations de Revenu Canada ou l’accès sans permission à des informations confidentielles des contribuables.  De plus, on a mis la main sur deux personnes qui trafiquaient de la drogue. D’autres avaient omis de déclarer des sources de revenu, étaient ivres au travail ou sollicitaient des clients pour aider leur propre compagnie. Dans son ordinateur, une personne avait 1645 images de personnes légèrement vêtues, 42 images de personnes nues et avait navigué plus de deux heures sur des sites érotiques ou de contenu pour adultes. Cinq personnes étaient congédiées et 113 écopaient de suspensions. Les dernières années, on dénote cependant une baisse pour ce qui est des fonctionnaires qui ont navigué sans permission dans le dossier des contribuables. Il y en avait huit en 2010-2011. Chaque année, c’est dans les bureaux ontariens de l’Agence du revenu du Canada (excluant le siège social à Ottawa) où l’on dénombre le plus grand nombre de transgressions au code de déontologie et de conduite de l’Agence. Le Québec n’est pas un très fautif.

21 février 2013 : La députée libérale Danielle St-Amand a envoyé «chier» sans détour la ministre Martine Ouellet lors d’une séance de travail privée, mardi soir, provoquant le capotage de la commission parlementaire sur le déclassement de Gentilly-2. «Les fils se sont touchés», a-t-on convenu dans les rangs libéraux. En plus de lui dire «va donc chier», la députée de Trois-Rivières, farouche partisane de la réfection de la centrale nucléaire, a aussi qualifié la ministre de «crisse de folle», ont confirmé plusieurs sources. Les députés péquistes Noëlla Champagne et Luc Trudel se sont portés à la défense de la ministre des Ressources naturelles. Ils ont condamné ces propos «inacceptables» et «grossiers» lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale. «La tension (était) incroyable. En huit ans de parlementarisme, je n’ai pas vécu ça…», a déclaré Mme Champagne. Dans les circonstances, le PQ a mis fin aux discussions avec l’opposition sur Gentilly-2. Mme Ouellet a brièvement réagi, déplorant cette attitude «indigne d’une parlementaire». «Si elle a des excuses à présenter, je suis tout à fait prête à (les) entendre», a dit la ministre. Pas question, toutefois, de reprendre le dialogue sur Gentilly-2. «Je pense que ce volet-là, il est clos», a-t-elle martelé. La députée de Trois-Rivières a finalement présenté ses excuses à la ministre Ouellet, par voie de communiqué, jeudi en fin d’après-midi.

La semaine suivante : 22 février – 28 février 2013.

montagne de neige

montagne de neige

Paysage d’hiver. Photo : GrandQuebec.com

Les sources pour cette semaine :

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