Ligne du temps : 2012

29 mars – 31 mars

29 mars – 31 mars

C’est arrivé au Québec du 29 mars au 31 mars 2012

Voir aussi : semaine précédente du 22 mars au 28 mars 2012

29 mars 2012 : Le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune, Serge Simard, impose un moratoire complet de cinq ans sur la pêche à la perchaude dans le lac Saint-Pierre. Tant les pêcheurs commerciaux que sportifs sont affectés par cette décision qui entrera en vigueur le 4 mai prochain, date d’ouverture de la saison de pêche. Le ministère compte ainsi contrer la diminution constante de la population de cette espèce. À la suite d’une analyse d’un comité scientifique, le gouvernement québécois a dû se rendre compte que toutes les mesures tentées au cours des 16 dernières années n’avaient pas suffi à rétablir la population de perchaudes dans le lac. La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs du Québec s’est réjouie de cette décision. Chaque été, environ 80 000 pêcheurs se rendaient au lac Saint-Pierre. Cette décision risque d’affecter l’industrie touristique de la chasse et de la pêche aux abords du lac Saint-Pierre, qui va de Sorel-Tracy jusqu’à Trois-Rivières.

29 mars 2012 : Ottawa a invoqué dans son budget déposé ce matin des arguments économiques et écologiques pour justifier sa décision de retirer progressivement de la circulation les pièces d’un cent, dont le coût de production s’élève à 1,6 cent. Dès le mois prochain, la Monnaie royale canadienne cessera de produire les pièces d’un cent et, dès l’automne, elle arrêtera de les distribuer aux institutions financières. Cela ne signifiera cependant pas la mort automatique du sou noir, puisqu’on pourra malgré tout continuer à l’utiliser «indéfiniment». «Les pièces d’un cent prennent trop de place sur la commode», a affirmé le ministre des Finances, James Flaherty, dans son discours du budget. Après la disparition des sous, le prix de vente – après calcul de la taxe fédérale et provinciale – devra être arrondi. Un bien qui vaut 1,02 $ sera payé 1 $. Un autre article, qui coûte 1,03 $, sera réglé à hauteur de 1,05 $. Chaque année, le gouvernement fédéral perd 11 millions $ à cause de la mise en circulation des pièces d’un cent. Pour les institutions financières, le coût économique, direct et indirect du maintien de cents était de 150 millions $, en 2006. Pour les transactions par chèque, carte de débit ou de crédit, il n’y aura aucun changement. La transaction sera réglée au cent près. Il sera toujours possible pour les consommateurs de regrouper les pièces d’un cent dans des rouleaux et de les faire échanger dans leurs institutions financières. Chaque année, la Monnaie Royale canadienne produit et distribue quelque 7000 tonnes de pièces d’un cent.

29 mars 2012 : Un juge a entendu une demande en injonction provisoire d’un étudiant en droit, qui veut défendre son droit à l’éducation malgré la grève. Dans sa requête, Guillaume Charette demande entre autres aux tribunaux « d’ordonner aux étudiants en grève […] de laisser libres d’accès » les terrains de l’Université de Montréal. De son avis, la mesure d’urgence est nécessaire puisque le mouvement de grève est « imprévisible ». L’étudiant poursuit donc l’Association des étudiants en droit de l’Université de Montréal, la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM) ainsi que la vice-rectrice aux affaires étudiantes de l’Université de Montréal, Louise Béliveau. Le jeune homme, en dernière année de droit à l’Université de Montréal, a manqué deux jours de classe depuis le début de la grève, soit le 22 et le 26 mars 2012. Alors qu’il se rendait à ses cours, il s’est même fait huer et insulter par des étudiants en grève, indique-t-il dans sa requête. Il a finalement pu arriver à sa salle de cours, malgré qu’il se serait fait « brasser ». Selon l’avocat de la FAÉCUM, rien ne justifie la mesure d’urgence qu’a entreprise le requérant. Le porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a estimé pour sa part que le tribunal est le mauvais endroit pour tenir ce genre de débat.

29 mars 2012 : Pascan Aviation et deux autres entreprises liées à l’aéroport de Saint-Hubert ont déposé une requête contre la Ville de Longueuil, la direction de l’aéroport et la mairesse, Caroline St-Hilaire, leur réclamant une somme de 20 millions $. Les parties demanderesses réclament aux trois entités visées par la requête «des dommages-intérêts pour le préjudice économique qu’ils leur ont causé en se concertant pour faire obstruction au développement de leurs affaires à l’aéroport de Saint-Hubert».

29 mars 2012 : Des milliards de planètes potentiellement «habitables» existent dans la Voie Lactée, dont probablement une centaine au seul voisinage de notre Soleil, a annoncé l’Observatoire austral européen (ESO). Une équipe internationale de l’instrument HARPS, un spectrographe équipant le télescope de l’ESO au Chili, a découvert neuf «super-Terres» dans un simple échantillon de 102 étoiles de type «naines rouges». Ces «super-Terres» sont des planètes rocheuses d’une masse comprise entre une et dix fois celle de la Terre. Si elles sont situées dans une zone où la température est propice à l’existence d’eau liquide, elles pourraient donc théoriquement être à même d’abriter une forme de vie quelconque.  «Nos nouvelles observations avec HARPS signifient qu’environ 40% de toutes les naines rouges ont une super-Terre dans leur zone habitable », explique Xavier Bonfils, de l’Observatoire des sciences de l’Univers de Grenoble. «Le fait que les naines rouges soient si communes – on en compte environ 160 milliards dans la Voie Lactée – nous a conduit à l’étonnant résultat qu’il y a des dizaines de milliards de planètes de ce type rien que dans notre galaxie». Comme de nombreuses naines rouges sont situées près du Soleil, cette nouvelle estimation signifie qu’il y a probablement environ une centaine de super-Terres dans la zone habitable d’étoiles situées dans le voisinage de notre astre, à une distance inférieure à trente années-lumière. HARPS a notamment découvert «la plus proche soeur de la Terre trouvée à ce jour». Baptisée «Gliese 667Cc» et quatre fois plus massive que notre planète bleue, cette super-Terre appartient à un système possédant trois étoiles et semble se trouver à proximité du centre de la zone habitable.

30 mars 2012 : Les recherches policières se sont poursuivies au cours des derniers jours à Magog et Richmond, dans la région de l’Estrie, afin de retrouver deux individus portés disparus. Des policiers ont été dépêchés à Magog, afin de retrouver Sébastien Senneville, âgé de 40 ans et résidant de Granby, qui manque à l’appel depuis le 20 mars dernier. Un maître-chien a parcouru les bois du secteur de la route 112, à Magog dans le Parc national du Mont-Orford. Ces recherches faisaient suite à celles entreprises mardi alors qu’un hélicoptère avait survolé une partie du parc. Des policiers de Magog, Granby et de la Sûreté du Québec avaient également ratissé un premier secteur en bordure de la route 112, où le véhicule du disparu a été retrouvé. Simultanément cette semaine, des recherches policières ont eu lieu dans le secteur de la rivière Saint-François à la hauteur de Richmond afin de retracer Dan Côté, de Sherbrooke. Lundi dernier, le Sherbrookois de 46 ans a quitté son domicile. Le soir même, son véhicule a été retrouvé au bout du chemin Garrett, à Richmond. De la voiture, un maître-chien a suivi les traces de M. Côté, dans un boisé, sur plus de 200 mètres. Il s’est arrêté près des berges de la rivière Saint-François, où les chaussures et le manteau du disparu ont été retrouvés. L’homme vivant avec un problème de santé mentale serait entré dans la rivière avec une veste de sauvetage. Elle a été retrouvée 25 kilomètres plus loin.

30 mars 2012 : Les pompiers de Montréal ont été appelés à procéder à un sauvetage délicat, lorsqu’un homme s’est empalé une jambe sur une clôture en fer forgé en tombant d’un escalier. Ce sauvetage peu commun a eu lieu vers 1 h, au 1660 rue Marie-Anne Est, dans l’arrondissement Plateau-Mont-Royal. Selon les pompiers, un homme de 32 ans, en état d’ébriété, était en train de monter l’escalier lorsqu’il a perdu pied. Dans sa chute, un piquet de la clôture s’est planté directement dans l’une de ses jambes. Pour le sortir de cette fâcheuse position, les pompiers ont dû utiliser une scie à fer pour couper un bout de la clôture. L’homme a été transporté à l’hôpital, avec la barre de fer toujours plantée dans la jambe. Selon Frédéric Paquette, chef aux opérations du Service sécurité incendie de Montréal, «le corps étranger agit en tant que bouchon et évite que l’homme perde trop de sang». C’est une fois à l’hôpital que la barre de fer a été retirée de la jambe de la victime. On ne craint nullement pour la vie de l’homme.

30 mars 2012 : Santé Canada modifie les exigences d’étiquetage et d’emballage des boules de naphtaline, aussi connues sous le nom de boules à mites. L’agence fédérale exige désormais que l’étiquetage réduise la dose maximale d’application et limite l’usage de ce produit à l’intérieur et dans des contenants hermétiques seulement. L’organisme demande aussi que des directives soient ajoutées sur l’emballage, en vertu desquelles les boules à mites doivent être entreposées dans un endroit sec et hors de portée des enfants et des animaux. L’emballage et la formulation devront aussi être modifiés pour réduire le risque qu’un enfant ingère accidentellement des boules à mites, et pour minimiser la libération de vapeurs lorsque le produit est entreposé. Les enfants risquent d’ingérer des boules à mites, car le produit ressemble à des bonbons. Ils peuvent souffrir de diarrhée, de vomissements, de léthargie, d’un manque d’appétit, de fièvre, de douleurs abdominales, avoir de la difficulté à uriner et leur urine peut être foncée. L’exposition aux vapeurs du naphtalène, l’ingrédient actif des boules de naphtaline, peut causer maux de tête, nausées, étourdissements et vomissements. Afin de réduire l’exposition à ces vapeurs toxiques, les tissus entreposés avec des boules à mites doivent être soigneusement aérés avant d’être portés afin d’éliminer complètement les odeurs.

30 mars 2012 : Un travailleur de 54 ans a perdu la vie, dans un accident de travail à Normandin dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. L’homme qui travaillait pour Roger Tremblay et fils Transport, une entreprise spécialisée dans le transport de maisons, est mort écrasé par la chute d’un attelage utilisé pour livrer une habitation. L’accident s’est produit alors que l’homme tentait de récupérer une pièce d’équipement, après que le transport par camion de la maison eut été effectué sans aucun problème. « Au moment d’enlever les goupilles qui retenaient l’attelage, ce dernier est descendu subitement sur le travailleur l’atteignant au haut du corps, c’est-à-dire la tête, les épaules ou le dos », a expliqué Swann Thibault, porte-parole de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).

30 mars 2012 : Une femme de 76 ans ne comprenant pas un mot d’anglais a été hospitalisée à l’Hôpital Royal Victoria de Montréal où, malgré les plaintes répétées de sa famille, on la soigne dans la langue de Shakespeare. Après plusieurs plaintes de la famille, une pancarte indiquant que la patiente parle français a été accrochée à la porte de sa chambre, a raconté Roger Harvey. Ça n’a pas donné grand-chose. Cette affaire a rebondi à l’Assemblée nationale où le Parti québécois a protesté. Aux yeux des péquistes, cette histoire confirme la « complaisance coupable du gouvernement du Québec » à l’égard de la situation du français.  Selon le ministre de la Santé, Yves Bolduc, cette situation est inacceptable puisque toute personne doit pouvoir avoir des soins en français au Québec. « On va corriger la situation. On va faire les interventions nécessaires pour ne pas que la situation se reproduise », a-t-il dit. L’Hôpital Royal Victoria a confirmé par sa part que l’ombudsman a reçu la plainte de la famille de Roger Harvey. Des vérifications sont en cours. La direction de l’établissement a indiqué que le personnel est multilingue et qu’il est rare que celui-ci ne puisse pas aider une patiente.

31 mars 2012 : Jugeant la situation du français préoccupante, le gouvernement Charest déroge à sa politique d’attrition pour donner à l’Office québécois de la langue française (OQLF) les moyens de traiter un nombre croissant de plaintes. « Nous avons obtenu du Conseil du trésor la possibilité de combler 43 postes à l’OQLF » qui avaient été laissés vacants par des départs à la retraite, a déclaré hier la ministre Christine St-Pierre. Ces 43 postes s’ajoutent aux 26 postes annoncés à l’automne. « La situation de la langue française au Québec est une situation qui était, qui est et qui sera toujours fragile, a-t-elle convenu en conférence de presse à l’Assemblée nationale. Il y a eu des cas dans l’actualité qui ont été révélés, qui ont été qualifiés de pas acceptables. Nous voulons faire en sorte que l’Office ait les moyens de faire son travail. » À l’heure actuelle, l’OQLF a une soixantaine d’inspecteurs sur le terrain qui veillent au respect de la loi 101. La ministre St-Pierre laisse à la présidente-directrice générale, Louise Marchand, le soin de déterminer le nombre d’enquêteurs de plus qui seront affectés au respect de la Charte québécoise de la langue française en matière d’affichage, qui constitue le quart des plaintes. L’an dernier, l’Office a reçu 3 600 plaintes — c’est-à-dire environ 1 000 griefs de plus que l’année précédente. La ministre a indiqué jeudi que de ce nombre, 50 dossiers avaient été transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales.

31 mars 2012 : Une grande partie des 3000 citoyens de Neuville se sont recueillis, samedi, pour exprimer leur désaccord à l’implantation de l’aéroport en construction depuis plusieurs mois sur leur territoire. Le maire de la municipalité, Bernard Gaudreau, a ouvert le bal en lançant à ses citoyens que la Ville utilisera l’ensemble des recours possibles pour faire avorter le projet. «La bataille ne fait que débuter», a-t-il dit, avant que le président de la Fédération québécoise des municipalités du Québec. Porte-parole du comité de citoyens contre l’aéroport, Robert Jasmin a reçu un appui massif de la classe politique, alors que des élus provinciaux et fédéraux, dont plusieurs néo-démocrates, étaient présents au regroupement à l’hôtel de ville de Neuville. «Toutes les classes politiques se réunissent pour dire au ministre des Transports Denis Lebel : assez d’irresponsabilité!» a-t-il indiqué. Les promoteurs de l’aéroport ont pu, grâce à un arrêt de la Cour suprême confirmant la préséance de la compétence fédérale dans le domaine aéronautique, faire fi des mesures municipales et provinciales d’aménagement du territoire.

Voir aussi le début d’avril : du 1er avril jusqu’au 7 avril 2012.

défilé

Défilé irlandais en 2013

Défilé irlandais à Montréal. Photo : GrandQuebec.com

Voici nos sources d’infos pour cette semaine :

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