Ligne du temps : 2012

22 octobre – 28 octobre

22 octobre – 28 octobre

C'est arrivé au Québec du 22 octobre jusqu'au 28 octobre 2012

Voir aussi : semaine précédente du 15 octobre jusqu'au 21 octobre 2012

22 octobre 2012 : Les libéraux somment le gouvernement Marois de respecter son engagement de compenser les universités pour l’annulation des droits de scolarité. La première ministre Pauline Marois avait promis, le 20 septembre dernier, de maintenir le financement des universités en 2012-2013, après avoir annulé la hausse des droits de scolarité, a rappelé le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur, Gerry Sklavounos. Les universités estiment le manque à gagner à 40 millions de dollars pour l’année en cours. Les déclarations du ministre de l’Enseignement supérieur Pierre Duchesne laissent le député Sklavounos perplexe. M. Duchesne a d’abord émis des doutes quant au sous-financement des universités que les recteurs estiment à 620 millions de dollars par année. Il a ensuite déclaré que le gouvernement Marois n’était pas en mesure de préciser à combien s’élèvera la compensation financière promise aux universités pour cette année. M. Duchesne a évoqué les «coûts importants» générés par le conflit étudiant qui a marqué le printemps 2012, laissant entendre que ces coûts pourraient être pris en compte dans le calcul de la compensation à verser. «On a une situation où on semble reculer. Mme Marois promet la compensation aux universités, l’attaché de presse du ministre semble dire qu’ils n’ont rien promis (…) Je commence à me questionner sur la capacité du ministre à gérer son ministère», a semoncé le député Sklavounos. «Il va falloir que le gouvernement clarifie la situation. Va-t-il compenser les universités pour l’annulation de la hausse des droits de scolarité? Les universités ont besoin de cet argent», a insisté le député libéral de Laurier-Dorion. M. Sklavounos ajoute que le PQ s’est engagé, dans son programme électoral, à augmenter le financement des universités.

22 octobre 2012 : Les prix des best-sellers vendus dans les grandes surfaces risquent de gonfler au Québec dans un proche avenir. Le gouvernement Marois entend réglementer le marché du livre et envisage de fixer un prix plancher pour les nouveautés. Une commission parlementaire chargée d'étudier la question verra le jour. Les péquistes, qui avaient encensé les avantages d'une politique de prix unique pendant la campagne électorale, en feront l'annonce dès la rentrée parlementaire. Au bureau du ministre de la Culture, Maka Kotto, on promet de rendre publique sa position «d'ici deux semaines». L'industrie du livre, déjà chambardée par l'avènement du numérique, s'est mobilisée en 2010 pour demander une nouvelle loi à l'État afin de protéger la culture québécoise, les écrivains et les libraires. Ces derniers sont confrontés à la concurrence des géants commerciaux comme Walmart et Costco, qui ont des politiques d'escomptes de 25% à 30% sur les prix suggérés des best-sellers. Les magasins à grande surface devront inévitablement ajuster leurs prix à la hausse si le Québec se dote d'une réglementation comme l'ont fait plusieurs pays, notamment la France (depuis 1981), l'Italie (2001), l'Allemagne (2002) ou encore le Mexique et Israël dans un passé très récent. De nombreux artistes, comme Michel Tremblay, Dany Laferrière, Marie Laberge, Denys Arcand et Guy A. Lepage, appuient la démarche. La nouvelle réglementation souhaitée par le milieu ne viserait que les nouveautés. Un rabais maximal de 10 % pourrait être consenti par un détaillant dans les neuf premiers mois de la mise en marché. Par la suite, les commerçants auraient carte blanche. Au final, le consommateur sera gagnant, a plaidé l'Association des libraires du Québec (ALQ). «On pense à tort qu'on va payer plus cher nos livres s'il y a une loi, mais s'il n'y en a pas, c'est ce vers quoi on se dirige et ça va être encore pire parce qu'on n'aura plus aucun contrôle sur le prix des livres dicté par les grandes multinationales», a avancé la directrice générale de l'ALQ, Katherine Fafard.

23 octobre 2012 : Un garçon irlandais de 9 ans a découvert un message dans une bouteille partie du Canada il y a huit ans et a réussi à retrouver les deux jeunes filles qui l'avaient envoyée, avec lesquelles il a communiqué mardi par Skype. Charlene Dalpe et Claudia Garneau, de Montréal, avaient 12 ans lorsqu'elles ont placé le message dans la bouteille alors qu'elles passaient des vacances dans la région québécoise de la Gaspésie, en juin 2004. Jeudi dernier, Oisin Millea a découvert le message, daté du 4 juin 2004, à l'intérieur d'une bouteille de plastique verte de deux litres sur la plage proche de son domicile dans le petit village de pêcheurs de Passage East, sur la côte sud-est de l'Irlande. Cette découverte survenait après des jours de marées hautes et de vents violents qui ont battu les côtes irlandaises. La bouteille avait traversé l'océan Atlantique, était remontée vers l'estuaire de Suir, en Irlande, avant d'être découverte par Oisin alors qu'il était en train de jouer avec des amis. Les filles n'avaient pas indiqué leurs noms de famille sur le message et l'adresse email n'était plus valable. Une campagne à la télévision et sur des réseaux sociaux de chaque côté de l'Atlantique a permis de retrouver à Montréal les deux messagères, aujourd'hui âgées de 20 ans. Charlene et Claudia ont contacté Oisin pour une conversation par Skype au cours de laquelle il leur a montré la bouteille et le message datant de huit ans. La mère d'Oisin a déclaré que cette histoire avait fait de son fils une star des médias.  «Si j'avais su que ça allait faire autant de bruit, je lui aurais dit de rejeter la bouteille à l'eau», a-t-elle plaisanté.

23 octobre 2012 : Le ministère de l'Éducation a embauché 1097 nouveaux enseignants de niveaux primaire et secondaire depuis 2010, au coût annuel de 60,4 millions $. L'effort d'embauche découle principalement de la stratégie de lutte au décrochage scolaire initiée en 2010 par le gouvernement de Jean Charest en vertu du programme «L'école, j'y tiens». La stratégie consiste notamment à réduire le nombre d'élèves par classe dans le but d'améliorer leurs chances de réussite. Les syndicats d'enseignants ont obtenu des réductions de ratios supplémentaires dans leurs conventions collectives 2010-2015. Suivant les chiffres fournis par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), 290 postes d'enseignants ont été ajoutés au primaire, en 2010-2011, au coût de 16 millions $ et 572 nouveaux postes ont été créés, l'année suivante, au coût de 31,5 millions $. Le travail n'est pas terminé puisque Québec prévoyait embaucher 2 087 enseignants entre 2010 et 2014 pour réduire l'abandon scolaire, moyennant une dépense récurrente totale de 115 millions $ par année.

23 octobre 2012 : Inquiet de voir le processus de l'Évaluation environnementale stratégique (EES) être court-circuité, le président de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), Lucien Bouchard, s'est attaqué aux groupes écologistes qui prônent une idéologie du blocage tous azimuts contre les projets de développement. Dans un discours de clôture du congrès de l'Association, M. Bouchard a écorché la pensée guidant l'action de ce qu'il appelle des «sectes environnementalistes» au Québec. «Le blocage pour le blocage, c'est dangereux. Il y a tellement de besoins au Québec», a-t-il indiqué. «Avec le gaz de schiste, l'occasion est belle de bonifier le bilan environnemental. Mais de nombreux écologistes réagissent négativement», a-t-il déploré. M. Bouchard a souligné que 30% du gaz naturel consommé au Québec, dans les foyers au gaz notamment, était du gaz de schiste importé de l'Ouest canadien. Bien qu'il s'agisse d'une énergie fossile, le gaz naturel a permis de réduire les émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, puisqu'il remplace le charbon et d'autres énergies beaucoup plus polluantes. Il a souligné que le Québec était le plus important consommateur de mazout lourd au Canada, une énergie autrement polluante que le gaz naturel. Selon l'ancien premier ministre, le Québec a cruellement besoin de l'argent des ressources naturelles, s'il veut financer ses programmes sociaux et ses universités.

23 octobre 2012 : Plus de 12 ans plus tard, quelque 246 000 ménages victimes de la crise du verglas en 1998 sont en bonne voie d'être dédommagés par des compagnies d'assurance. Option consommateurs a annoncé mardi avoir conclu une entente avec quatre compagnies d'assurance qui ont accepté de verser 12,5 millions $ à plus de 246 000 ménages qui réclamaient le remboursement de frais de subsistance en vertu de leur contrat d'assurance habitation. Les quatre compagnies d'assurance en question, Bélair, Allianz, Axa et ING, sont des propriétés d'Intact aujourd'hui. Reste à obtenir pareille entente avec les 15 autres compagnies d'assurance, qui représentent 75% des autres ménages touchés par la crise. La somme représente 50,92 $ par ménage pour compenser les frais de subsistance. Une somme dérisoire comparativement à ce qu'exigeait Option consommateurs au départ. «La demande était de 75 $ par jour par personne en plus d'un montant de 250 $ pour les dommages-intérêts», a indiqué Dominique Gervais, avocate à Option consommateurs. Pour un couple avec deux enfants qui a manqué d'électricité pendant trois semaines, c'est donc un total de 7300 $ que demandait Option consommateurs. Là, ils recevront moins de 51 $. Les assureurs ont toujours refusé de payer les frais de subsistance, pourtant inclus dans les polices d'assurance, prétextant qu'il fallait un ordre d'évacuation pour que la clause s'applique.

24 octobre 2012 : Le ministre des Finances Jim Flaherty entend resserrer les règles concernant les cartes de crédit prépayées afin de mieux protéger les consommateurs. Ottawa prévoit que les frais exigés par les émetteurs devront être divulgués aux consommateurs et figurer dans un «encadré informatif bien visible sur l'emballage extérieur du produit». Les institutions financières devront fournir aux consommateurs les autres renseignements sur l'utilisation du produit avant la vente de la carte, et cela, «d'une manière claire et simple qui n'induit pas le consommateur en erreur». De plus, Ottawa prévoit interdire l'expiration des fonds ainsi que les frais de tenue de compte pendant une période d'au moins un an après l'activation de la carte. Le ministre entend consulter la population pendant une période de trente jours sur son projet de règlement. Les cartes de crédit prépayées permettent de faire des achats ou de retirer de l'argent à travers les réseaux tels que Visa ou MasterCard à l'aide de fonds qui ont été payés à l'avance à une institution financière.

24 octobre 2012 : Quelques heures après avoir été de nouveau visé par des perquisitions de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a annoncé qu'il se retirait temporairement de ses fonctions pour une période de repos recommandé par ses médecins. La nouvelle a été communiquée par le vice-président du comité exécutif de Laval, Basile Angelopoulos, entourée par des membres du Parti PRO des Lavallois dans un point de presse en début de soirée. Durant cette période de repos, Gilles Vaillancourt évaluera s'il revient ou non à son poste, a dit M. Angelopoulos. Le maire doit «retrouver la quiétude d'esprit nécessaire pour effectuer une réflexion».  «La Ville de Laval n'est pas en crise», a clamé Basile Angelopoulos, même si des perquisitions ont été menées à l'hôtel de ville, ainsi que chez Gilles Vaillancourt. Malgré ces opérations policières, le vice-président du comité exécutif de Laval a affirmé que le maire a «toujours» sa confiance. Plus tôt dans la journée, des coffrets de sûreté appartenant ou contrôlés par le maire Gilles Vaillancourt ont été perquisitionnés par des enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) et de la Sûreté du Québec mercredi, dans le cadre de leur vaste enquête sur la corruption municipale. C'est la troisième vague de perquisitions policières en trois semaines visant l'administration Vaillancourt et le système d'attribution de contrats dans la troisième plus grande ville du Québec. Par voie de communiqué, le parti d'opposition, le Mouvement lavallois, a vivement critiqué l'affirmation de la porte-parole en disant que Mme Bournival «insulte l'intelligence des Lavalloises et Lavallois». Le Mouvement Lavallois veut que le maire se retire de ses fonctions jusqu'à la fin de l'enquête, et de nombreux politiciens provinciaux lui demandent d'en faire autant.

25 octobre 2012 : L’ambassade du Canada à Washington D.C. a été évacuée, vendredi avant-midi, après qu’on eut découvert une enveloppe suspecte, qui s’est finalement avérée inoffensive. Selon Chris Plunkett, porte-parole de l’ambassade, les services secrets américains ont été appelés sur les lieux pour enquêter après qu’une enveloppe jugée suspecte eut été trouvée. «Les services secrets nous ont demandé d’évacuer le bâtiment, par mesure de précaution», a expliqué Chris Plunkett. Les 325 employés de l’ambassade ont quitté l’édifice, et la Pennsylvania Avenue a été fermée à la circulation. Des camions de pompiers, des voitures de police et des véhicules des services secrets entouraient le bâtiment abritant l’ambassade. Moins d’une heure après l’ordre d’évacuation, l’enveloppe avait été jugée inoffensive et les employés de l’ambassade ont pu regagner le bâtiment. L’ambassade du Canada se trouve à un peu plus de deux kilomètres de la Maison-Blanche.

25 octobre 2012 : Les péquistes promettent de laver plus blanc que blanc avec le projet de loi omnibus visant à assainir les mœurs politiques, qui sera déposé la semaine prochaine à l’Assemblée nationale. L’éthique et la déontologie politique font partie de l’ADN du Parti québécois et la démonstration en sera faite dès l’ouverture de la session parlementaire la semaine prochaine, promettent les ministres du gouvernement Marois, réunis en caucus à Drummondville. «C’est ce pour quoi les électeurs québécois nous ont élus, pour nettoyer l’héritage qu’on a reçu des libéraux. On l’a déjà fait et on va le refaire», a promis M. Lisée qui est aussi responsable de la Métropole, de la Francophonie et du Commerce extérieur. Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a abondé dans le même sens. «Dans ces dossiers, il y a des enjeux de justice, d’éthique et monétaires. On a payé suffisamment cher ces dernières années pour le laxisme du précédent gouvernement, il est temps de faire ce qu’il faut pour que les contrats soient attribués à ceux qui méritent de les avoir et qui se comportent honnêtement», a-t-il déclaré. Cinq ministres du gouvernement Marois planchent actuellement sur deux projets de loi destinés notamment à assainir les transactions entre les pouvoirs publics et les entreprises en quête de contrats et de subventions. La loi électorale sera également revue. «Les choses doivent changer et elles vont changer», a promis la ministre du Travail Agnès Maltais.

26 octobre 2012 : Le caucus des 54 députés du Parti québécois s’est terminé à Drummondville. La première ministre Pauline Marois reconnaît que son gouvernement a pris des décisions rapides qui ont pu «bousculer» les Québécois, en début de mandat, et promet de ralentir le rythme. «Peut-être sommes-nous allés un peu vite, mais sur le fond des choses, je ne crois pas que nous avons erré», a déclaré Mme Marois, au sortir du caucus pré-session de deux jours du Parti québécois à Drummondville. Visiblement satisfaite des réunions à huis clos avec ses ministres et ses députés, elle a affirmé, lors d'un point de presse, que les élus du gouvernement ont «ajusté leurs flûtes». «J'ai peut-être moi-même accéléré le rythme un peu trop alors on va prendre un petit peu plus de temps, mais on ne renoncera pas à nos engagements, a-t-elle affirmé, en prévision de la rentrée parlementaire la semaine prochaine. Nous allons les présenter les uns après les autres et on espère être capables d'obtenir l'appui de l'opposition dans la majorité des cas.» Fraîchement assermentée, la nouvelle première ministre avait annoncé sans tarder l'abolition de la hausse des frais de scolarité et de la loi 78 ainsi que la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2. Sur l'abolition de la taxe santé, le gouvernement avait dû refaire ses devoirs devant le tollé suscité par la rétroactivité de la mesure et ses impacts fiscaux. Pauline Marois a réitéré, malgré le bras de fer qui s'annonce, qu'elle tenait mordicus à un vote des parlementaires pour statuer sur cette question controversée dès l'automne.

26 octobre 2012 : Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a indiqué ce matin qu'il attendait une contre-proposition des partis d'opposition ayant refusé catégoriquement, jusqu'ici, d'appuyer les mesures du gouvernement qui prévoit des hausses d'impôts pour les plus fortunés. Pauline Marois a assuré qu'elle n'est pas fermée aux compromis avec l'opposition. «Je suis consciente que je suis à la tête d'un gouvernement minoritaire et les partis d'opposition doivent être conscients aussi qu'ils doivent contribuer à bonifier les projets que nous présentons. Je ne serai pas dogmatique…», a-t-elle souligné. Dans son discours inaugural qu'elle prononcera mercredi, Pauline Marois indiquera alors l'ordre de ses priorités «sur une échéance de deux ans». Dans un premier temps, le gouvernement péquiste voudra raffermir les lois pour lutter efficacement contre la corruption. «C'est sûr que nous allons être beaucoup plus exigeants que le gouvernement précédent ne l'a été», a-t-elle déclaré, évoquant la nouvelle mouture de la loi 35 qui serrera la vis aux entrepreneurs. La défense du français à Montréal, une préoccupation «urgente», sera également au cœur de ses priorités. «Nous serons rapides sur la question des services de garde, de l'aide à domicile, des médecins de famille, a-t-elle renchéri, se gardant bien de dévoiler les menus détails de son plan de match à la rentrée. Nous travaillerons sur tous les fronts sur lesquels nous avons pris des engagements pour faire avancer le Québec.» Malgré un ralentissement de l'économie dans les derniers mois, Mme Marois s'est dite «plutôt positive» pour la suite des choses, se disant «encore en contrôle des finances publiques», reprochant au passage le «laxisme» des libéraux dans la dernière partie de leur mandat. Enfin, le gouvernement Marois, qui espère récupérer des centaines de millions dans la lutte à l'évasion fiscale, pourrait dévoiler sa stratégie prochainement afin de regarnir les coffres de l'État. «On a identifié des secteurs et des moyens d'arriver aux objectifs qu'on s'est fixés sur la question de l'évasion fiscale, a dit Mme Marois. Il pourrait y avoir éventuellement des annonces dans les semaines qui viennent.»

26 octobre 2012 : Le député de L'Assomption et chef de la CAQ, François Legault, est confiant de faire élire tous ses candidats de Lanaudière dans une éventuelle élection. Depuis le début du mandat du PQ, M. Legault n'a pas été tendre envers son ancien parti et particulièrement Nicolas Marceau. «C'est triste pour Nicolas (Marceau) de voir qu'il n'a pas respecté sa promesse d'abolir la taxe santé. Il n'a pas agi comme il le fallait envers les Québécois. Sa mesure n'a pas de bon sens et sa priorité doit être de soulager le fardeau de la classe moyenne, croit M. Legault. Il n'ose pas réduire les dépenses à cause des radicaux de gauche du parti. Couper dans le gras n'est jamais une mesure populaire, mais nous, nous aurions eu le courage de le faire», dit-il. Par ailleurs, François Legault ne voit qu'une façon de réagir à la fermeture de l'usine d'Electrolux. «Au printemps 2013, 1300 personnes vont perdre leur emploi. Sans nécessairement trouver une entreprise qui va prendre possession des installations, il faut trouver un espace quelque part, car l'entreprise actuelle n'en offre pas assez. Il est important d'attirer une ou des entreprises qui pourront s'installer dans notre circonscription, pallier les pertes d'emplois et en créer de nouveaux. Actuellement, personne n'a fait d'approche auprès de quelque entreprise que ce soit», affirme M. Legault. «Ce que je retiens, c'est ces pertes d'emplois qui auront comme effet de mettre à risque des dizaines de commerces», déplore le député, qui aimerait voir la MRC aménager un parc industriel. Le développement économique, c'est le cheval de bataille de François Legault. «Si on veut attirer des entreprises, il faut pouvoir les accueillir et développer un guichet unique. Il faut aussi aider les entreprises qui ont des projets à les réaliser. On a trop d'emplois à 10 $ l'heure. Il en faut plus à 30 $ l'heure.» Concernant la corruption, François Legault croit qu'il faut changer la façon de faire les choses, notamment en imposant un plafond quant aux dépenses électorales. En ce qui a trait au dossier du gaz de schiste, le chef de la CAQ croit qu'il ne faut pas sombrer dans le dogmatisme comme l'a fait, pense-t-il, la ministre Martine Ouellette.

27 octobre 2012 : Un homme a perdu la vie vendredi soir dans un accident de travail, à l'aéroport de Saint-Frédéric, en Beauce. Il serait resté coincé entre l'aile d'un avion et un chariot élévateur, a confirmé la Sûreté du Québec. C'est à l'intérieur d'un hangar de l'entreprise Grondair que l'accident est survenu. D'ailleurs, la SQ a enquêté toute la nuit afin de reconstituer la scène qui, à première vue, laisserait entrevoir un bête accident. L'homme originaire de l'Abitibi, mais qui habitait à Sainte-Marie, a été transporté à l'hôpital, où son décès a été constaté. Puisque l'accident est survenu dans une entreprise de juridiction fédérale, c'est le Bureau de la sécurité des transports (BST) qui sera possiblement appelé à enquêter sur cet accident de travail.

27 octobre 2012 : La Corporation Minière Osisko a procédé à un sautage exceptionnel de 940 000 tonnes de minerai à sa mine Canadian Malartic, en Abitibi-Témiscamingue. À 11h, un premier sautage de 15 secondes s’est fait entendre. La terre a tremblé et un nuage de fumée orangé a été aperçu au-dessus de la fosse où se déroulait la manœuvre. Une vingtaine de minutes plus tard, l’entreprise a procédé à un second sautage de 22 secondes. D’une plus grande amplitude que le premier, ce dynamitage a projeté quelques débris à la surface de la terre. Ceux-ci n’ont toutefois pas dépassé le périmètre de sécurité érigé par l’entreprise. Des agents de la Sûreté du Québec, des pompiers et une centaine d’employés d’Osisko étaient déployés dans les rues de Malartic pour l’application des périmètres de sécurité. Jeudi, le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs avait donné le feu vert à l’entreprise pour qu’elle procède ce week-end à ce sautage exceptionnel, qui devait à l'origine durer 37 secondes. On a finalement décidé de le scinder en deux. La minière affirmait n’avoir d’autres choix que de recourir à un aussi gros sautage afin de défoncer d'anciennes galeries souterraines. Environ 25 000 kilos d'explosifs ont été utilisés pour faire sauter une montagne de 100 mètres par 250 mètres. Habituellement, les sautages à la mine Osisko durent environ 6 secondes. L'opération divisait Malartic, une ville de 3500 habitants. Beaucoup de gens craignaient que l'explosion endommage les maisons. La formation d’un nuage orange de gaz toxique préoccupait aussi les résidents de l’endroit.

27 octobre 2012 : L'ouragan Sandy, qui doit frapper la côte Est américaine lundi ou mardi, pourrait aussi apporter des vents violents et de fortes précipitations de pluie et de neige sur l'ouest du Québec. L'ouragan, qui a déjà fait au moins 59 morts dans les Caraïbes, risque de devenir la pire tempête en sol américain depuis des décennies. Après avoir traversé les Bahamas vendredi, Sandy a poursuivi sa remontée en direction nord vers les États-Unis. Selon les estimations du Centre canadien de prévision des ouragans d'Environnement Canada, Sandy pourrait bifurquer vers le nord-ouest et toucher le territoire américain lundi soir ou mardi, quelque part entre l'État de la Caroline du Nord et du Delaware. De 120 km/h, la vitesse des vents devrait baisser d'intensité à compter de mardi à mesure que l'ouragan progresse vers le nord. Il a été surnommé «Frankenstorm» par certains météorologues parce qu'il combine à la fois les caractéristiques d'un cyclone tropical et d'une tempête hivernale. Environnement Canada a indiqué que le passage de Sandy se traduira d'ici mardi soir par des précipitations de cinq à 10 cm sur l'ouest du Québec ainsi que sur le sud et l'est de l'Ontario. Il y aura également de forts vents avec des rafales de 90 km/h. «Les précipitations pourraient se mêler de neige ou se changer en neige sur des secteurs du centre-sud de l'Ontario et l'extrême ouest du Québec puisque les températures seront près du point de congélation au nord et à l'ouest de la tempête», peut-on lire sur le site d'Environnement Canada. « Nous pourrions voir tomber des milliers d'arbres au Québec et subir d'importantes pannes d'électricité, a dit le météorologue Chris Scott, du réseau Weather Network.

28 octobre 2012 : Alors que l'ouragan Sandy s'approche, un navire transportant près de 5000 passagers à destination des Maritimes fait escale au port de Saguenay. C'est le plus gros bateau jamais accueilli dans la région. Des mesures préventives justifient l'arrêt de l'Emerald Princess à Chicoutimi. Le groupe Promotion Saguenay et le maire de Saguenay, Jean Tremblay, ont été sollicités à la dernière minute afin d'organiser l'arrivée inattendue des milliers de visiteurs. M. Tremblay a reçu la confirmation de l'escale du navire samedi matin à 8h. Ils avaient donc tout juste 24 heures pour préparer le port au plus grand bateau qu'il aura accueilli. On ne s'y attendait pas. On avait fermé les livres pour la saison il y a deux jours, a affirmé le maire de Saguenay. Pour les organisateurs de cette escale surprise, pas question de faire sentir le court délai de préparation. «Les gens seront accueillis par les comédiens de La fabuleuse histoire d'un royaume, a dit Jean Tremblay. On a gagné le premier prix mondial pour l'accueil il y a deux ans. Pour les employés du Port de Saguenay qui avaient clos leur saison, il faut maintenant rouvrir les boutiques le temps d'une journée. «Nous avons beaucoup de bénévoles pour l'accueil», a certifié le maire, également président de Promotion Saguenay. Malgré le court délai, le maire Tremblay a certifié que tout allait bien se dérouler. «On va être prêts pour accueillir tous ces gens-là», a-t-il lancé avec assurance. Plusieurs activités sont offertes aux visiteurs. Pour l'occasion, de nombreux taxis sont en poste afin de donner aux croisiéristes l'opportunité de visiter la ville. Quelque 15 ponts de passagers, 14 ascenseurs, quatre piscines extérieures et huit restaurants forment l'imposant navire. L'«Emerald Princess» a quitté Saguenay dimanche soir pour se diriger vers Corner Brook, à Terre-Neuve.

28 octobre 2012 : Deux hommes dans la vingtaine ont été atteints de projectiles d'arme à feu, dans le stationnement d'une salle de réception de Terrebonne. De nombreux policiers ont été appelés à se rendre au 1425 chemin Gascon vers 3 h 15. Ils y ont alors trouvé deux hommes blessés par balle, à proximité d'une salle où se tenait une fête d'Halloween. L'un d'eux présentait des blessures au visage et à une jambe tandis que l'autre a reçu un projectile à l'abdomen. Les victimes de 28 et 29 ans ont été transportées à l'hôpital où l'on ne craint pas pour leurs vies. Les policiers de Terrebonne ont demandé l'assistance de leurs collègues des villes voisines pour circonscrire le périmètre de sécurité et tenter de localiser l'individu qui a fait feu. Très peu de gens ont été témoins de la scène et les victimes ne collaborent pas avec les policiers.

28 octobre 2012 : Dannick Lessard, un joueur de hockey reconnu pour son rôle de batailleur dans la Ligue nord-américaine, a été blessé par balle lors de la fermeture du bar d'effeuilleuses où il travaillait, tôt dimanche, à Mirabel, dans les Laurentides. Les coups de feu ont été tirés après 3h au bar Le Garage, situé sur le boulevard Curé-Labelle. Selon des témoins, Dannick Lessard, le gérant de l'établissement, a été atteint par balle à au moins quatre reprises. «L'individu a été transporté à l'hôpital, où il repose dans un état stable. On ne craint pas pour sa vie», a fait savoir Daniel Thibaudeau, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). Âgé de 33 ans, Dannick Lessard joue avec les River Kings de Cornwall depuis le début de la saison. L'annonce a été faite au début d'un match opposant l'équipe de Cornwall au Caron et Guay de Trois-Rivières, en fin de journée, dimanche. Le message spécifiait que Dannick Lessard ne pouvait être présent lors de la partie de hockey en raison de blessures qu'il avait subies alors qu'il travaillait dans un bar de Mirabel. En plus d'être propriétaire de l'établissement, l'homme d'affaires dirige aussi le magazine pour adultes Québec Érotique. Il a participé, en 2010, au docu-réalité produit par Anne-Marie Losique ayant pour titre Le bum, les belles et la brute.

28 octobre 2012 : La suspension temporaire de deux vaccins de Novartis n'aura aucun effet sur la campagne de vaccination publique contre la grippe au Québec puisque ces deux produits ne sont pas utilisés dans le cadre de ce programme qui débute le 1er novembre. Les vaccins administrés dans la campagne de vaccination québécoise sont plutôt des vaccins fabriqués par GSK et Sanofi Pasteur. Toutefois, quelques milliers de vaccins de Novartis ont été achetés par le marché privé dans le but de faire de la vaccination en entreprise. Les acheteurs ont été avisés de ne pas utiliser ces doses pour le moment. Les vaccins Agriflu et Fluad, produits par la compagnie italienne Novartis, ont été retirés du marché canadien vendredi après leur retrait par plusieurs pays européens, en raison de préoccupations liées à l'amas de matières blanches flottantes découvertes dans les vaccins. L'Agence de la santé publique du Canada a fait savoir qu'elle n'avait reçu jusqu'à présent aucun rapport de réactions indésirables graves ou imprévues associées à ces vaccins.

28 octobre 2012 : Près de 300 postes seront abolis chez le géant pharmaceutique Pfizer, dont la majorité au siège social de Kirkland, dans l'Ouest de l'île de Montréal. La porte-parole de la compagnie, Julie-Catherine Racine, a confirmé dimanche que ces emplois seront supprimés en raison d'une «restructuration de diverses unités opérationnelles». Les quelque 300 emplois supprimés représentent 11% des effectifs canadiens de Pfizer. La décision a été prise après un «examen complet et rigoureux de la structure organisationnelle et des compétences qui seront requises à l'avenir». Des postes seront abolis dans plusieurs villes, mais les employés de Montréal vont être particulièrement touchés par ces coupures. Pfizer avait annoncé en juillet dernier un investissement de 32 millions $ dans son usine de l'arrondissement de Saint-Laurent afin de doubler sa capacité de production. Investissement Québec avait contribué à la modernisation de cette usine en remettant une subvention de 2,7 millions $ à la multinationale. La compagnie pharmaceutique américaine compte plus de 2700 employés dans l'ensemble de ses unités opérationnelles et de ses établissements au Canada. L'industrie pharmaceutique québécoise a été durement touchée depuis 2009. Plusieurs compagnies pharmaceutiques installées au Québec, dont Merck Frosst, Theratechnologies, MDS, Sanofi-Aventis Abbott et Teva, ont effectué des coupures ou des fermetures après la récession. En février dernier, AstraZeneca avait notamment annoncé la fermeture de son centre de recherche et développement situé dans l'arrondissement de Saint-Laurent. Un mois plus tard, la compagnie américaine Johnson & Johnson a procédé à la fermeture de son centre de recherche de la rue Notre-Dame.

Voir aussi : la période du 29 octobre jusqu'au 31 octobre 2012.

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