XIX siecle

Ligne du temps : 1837

Ligne du temps : 1837

Ligne du temps : 1837

1er mars 1837 : Londres refuse d’accepter les 92 résolutions du Parti patriote.

6 mars 1837 : Proclamation des dix résolutions Russell. Londres retire à l’Assemblée législative le pouvoir de voter le budget du Bas-Canada et permet au gouverneur de la colonie de passer outre les députés et d’utiliser les fonds de la Chambre pour payer la dette du gouvernement.

6 mars 1837 : Un incendie détruit l’hôpital des Émigrés à Québec. Le feu a pris dans la maison des héritiers Pageot, qui était occupée comme annexe de la maison d’industrie (l’ancien hôpital des émigrés), s’est bientôt communiqué à ce dernier bâtiment où se trouvaient réunis 188 pauvres, hommes, femmes et enfants, et l’a également réduit en cendres. Quatre personnes ont péri dans les flammes, savoir, le cuisinier de l’établissement, nommé Woodhouse, un homme du nom de Spice, et un jeune garçon nommé Douglass et un enfant qui succomba à ses brûlures dans l’Hôpital de Marine. Le bâtiment de la maison d’industrie, appartenant à M. Montizambert, était assuré pour £500, moitié à l’Assurance de Québec et moitié à celle de l’Alliance. La maison des héritiers Pageot était assurée pour £150 à l’Assurance de Québec. Les effets appartenant au Comité de l’étaient pas: il perd de £56 à £60. La maison de M. Magloire Garon, meublier, vis-à-vis la maison d’Industrie, a été vidée et beaucoup endommagée. M. Garon évalue sa perte à £250 ou £300. Il n’avait rien d’assuré. Un hangar appartenant à la succession Pageot, qui a aussi brulé, n’était pas assuré non plus. Un autre hangar appartenant à un nommé Laforce a été beaucoup endommagé. On signale la conduite charitable de Jean Bte. Hamel, Prisque Tardif, et Michel Routier, qui ont donné chez eux un asile pour la nuit aux malheureux qui se sauvaient en foule de la maison incendiée. Il signale aussi la conduite inhumaine d’un aubergiste des environs qui n’ouvrit sa porte à deux femmes qui n’avaient pour se couvrir de leurs couvertes, que sur l’ordre d’un magistrat. Dans la matinée qui suivit l’incendie, il se tint au Palais de Justice une assemblée de magistrats et autres, où l’on prit des mesures pour venir au secours des gens de la Maison d’Industrie, et il fut ouvert sur le champ une souscription à cette fin.

7 mars 1837 : L`Assemblée populaire à Saint-Ours dénonce les 10 résolutions Russell, adoptées par Londres.

17  mars 1837 : Le premier défilé de la Saint-Patrick a lieu à Québec. Le 17 mars 1836, la Société de Saint Patrick a été fondée dans cette ville.

29 mars 1937 : Le service de trolleybus a été implanté à Montréal ? Montréal a été la première ville au Canada à mettre des trolleybus en circulation. Peints en jaune et vert, ils provenaient d’Angleterre. Le dernier trolleybus fera son entrée au garage Saint-Denis à 2 h 28, précisément, le 18 juin 1966.

15 mai 1837 : Les Assemblées populaires à Saint-Laurent et à Saint-Marc votent contre les résolutions Russell.

4 juillet 1837 : L’Assemblée populaire à Stanbridge, Missisquoi dénonce les résolutions Russell. Les assemblées suivront tout l’été un peu partout au Québec (le Bas-Canada).

20 juin 1837 : Guillaume IV décède et la jeune princesse Victoria, petite-fille de George III, monte sur le trône d’Angleterre. Elle devient ainsi la règne du Haut et du Bas-Canada.

7 août 1837 : Vers 8 heures du soir une rencontre a lieu derrière la Montagne (Mont-Royal), entre MM. James Scott et W.C. Meredith, tous deux avocats, à la suite d’une difficulté survenue entre eux sur la taxe d’un mémoire de frais. Au premier feu M. Scott est blessé : la balle entre dans le haut de la cuisse et elle se loge dans la partie spongieuse de l’os. La vie de M. Scott n’est pas en danger.

18 août 1837 : L’Assemblée législative du Bas-Canada refuse derechef de voter le budget.

26 août 1837 : L’Assemblée législative du Bas-Canada refuse de voter les subsides.

Septembre 1837 : Philippe Aubert de Gaspé fils publie le premier roman de la littérature canadienne-française qu’il intitule Le chercheur de trésors ou l’influence d’un livre. Malgré la haute qualité de l’ouvrage, sa publication passera en grande partie inaperçue à cause des événements politiques.

5 septembre 1837 : Naissance de la société secrète patriote Les Fils de la Liberté.

1er octobre 1837 : Le comité permanent du comté des Deux-Montagnes convoque les habitants des différentes paroisses pour l’élection des juges de paix.

4 octobre 1837 : Les Fils de la Liberté publient un manifeste demandant le droit de choisir un gouvernement républicain.

15 octobre 1837 : Décision de former dans chaque paroisse du Bas-Canada des corps de milices volontaires.

22 octobre 1837 : Un millier de Fils de la Liberté font des manœuvres dans les faubourgs de Montréal, en préparation de la réunion du lendemain à Saint-Charles.

23-24 octobre 1837 : Assemblée de la Confédération des six comtés à Saint-Charles (comtés de Richelieu, Saint-Hyacinthe, Rouville, Chambly, Verchères et L’Acadie). Il y apparaît des divergences entre les deux chefs patriotes: Papineau se prononce en faveur de l’agitation constitutionnelle, Wolfred Nelson fait un appel pour le recours aux armes.

24 octobre 1837 : L’Évêque de Montréal, Mgr Lartigue, émet un mandement contre les Patriotes.

2 novembre 1837 : L’Assemblée du comité permanent de Québec prononce une déclaration de solidarité à l’endroit de la Confédération des six comtés.

4 novembre 1837 : Tenue d’une réunion monstre à Montréal par Les Fils de la Liberté.

5 novembre 1837 : Les magistrats de Montréal interdisent les parades.

6 novembre 1837 : Premier affrontement sérieux à Montréal entre l’Association patriote Les Fils de la Liberté et les membres du Doric Club d’allégeance loyaliste, rue Saint-Jacques. On saccage les ateliers du journal patriote de langue anglaise The Vindicator, et on s’attaque à la maison de Papineau.

10 novembre 1837 : À Saint-Jean-sur-Richelieu, premier échange de coups de feu a lieu. Un détachement de cavalerie se dirige vers Saint-Jean, les Patriotes tirent quelques coups et se retirent.

13 novembre 1837 : Lord Gosford révoque la commission de 71 juges de paix suspects.

15 novembre 1837 : Arrestation de cinq chefs patriotes à Québec, mais ils sont remis en liberté provisoire le 18 novembre.

16 novembre 1837 : Vingt-six mandats d’arrêt contre les chefs patriotes, émis pour crime de haute trahison. Louis-Joseph Papineau immigre aux États-Unis. André Ouimet, président des Fils de la Liberté, et cinq de ses lieutenants sont écroués.

17 novembre 1837 : Le Patriote Bonaventure Viger, à la tête d’une dizaine d’hommes, attaque des soldats de la Montreal Volunteer Cavalry près de Chambly et délivre le notaire Pierre-Paul Desmarais et le docteur Joseph-François D’Avignon.

18 novembre 1837 : Thomas Storrow Brown s’empare du manoir du seigneur Debarztch à Saint-Charles et établit un camp des Patriotes. Un détachement de troupes anglais sous le commandement de Wetherall quitte Montréal et se rend à Chambly.

19 novembre 1837 : À Québec, plus de 1 000 patriotes réunis au marché Saint-Paul se manifestent. Les loyalistes se manifestent à leur tour, brisant les carreaux des résidences des Patriotes. Les autorités militaires décident de fermer les portes de Québec à huit heures du soir.

22 novembre 1837 : Le lieutenant-colonel Gore quitte Montréal avec 500 hommes sur le vapeur Saint-Georges pour se rendre à Sorel. Les soldats se mettent immédiatement en marche afin d’opérer une jonction à Saint-Charles avec les troupes du lieutenant-colonel Wetherall.

23 novembre 1837 : Le lieutenant-colonel Gore, à la tête de six compagnies d’infanterie et d’un détachement d’artillerie attaque les Patriotes retranchés à Saint-Denis sous le commandement de Wolfred Nelson. Après sept heures de combats, Gore se retire laissant 6 soldats tués et 11 blessés. Du côté des Patriotes, on compte 12 tués et 8 blessés. La bataille de Saint-Denis est remportée par les Patriotes. Un jeune officier anglais, fait prisonnier, George Weir, est abattu en essayant de s’échapper.

24 novembre 1837 : Un nouveau camp patriote est établi dans la paroisse de Saint-Benoît, au nord de Montréal, sous le commandement d’Amury Girod. Girod veut marcher sur Montréal, mais après un conseil de guerre on décide de se tenir sur la défensive.

25 novembre 1837 : Bataille de Saint-Charles est remportée par les Britanniques avec le Lieutenant-colonel George Augustin Wetherall à la tête des troupes anglaises, composées de six compagnies de fusiliers, un détachement de cavalerie et deux pièces d’artillerie. Les deux cents Patriotes, avec Thomas S. Brown à la tête, sont armés de fusils, de faux, de piques, de bâtons et de deux vieux canons rouillés. Trente-trois Patriotes sont tués au combat. Vingt-quatre sont inhumés dans le cimetière paroissial, sans service funèbre, dans une fosse commune. Trois morts chez les Britanniques. La rébellion laisse un village dévasté, des maisons et des commerces incendiés et une population fragilisée.

30 novembre 1837 : Les Patriotes entrent dans le village de Saint-Eustache et le fortifient.

5 décembre 1837 : Proclamation de la loi martiale dans le district de Montréal.

6 décembre 1837 :
À Moore’s Corner, près de la frontière américaine, une colonne patriote est repoussée par les troupes anglaises et les volontaires.

14 décembre 1837 :
Bataille de Saint-Eustache est remportée par les Anglais. Les forces britanniques traversent la rivière à environ trois milles au-dessous de Saint-Eustache. Ensuite, les Britanniques attaquent le village à midi. Le combat fait rage pendant cinq heures.  Les Patriotes retranchés dans l’église paroissiale sont défaits et leur leader le Docteur Chénier est tué. Après la défaite des Patriotes, qui perdent au moins 70 hommes, on incendie le village.

15 décembre 1837 : L’armée britannique brûle de fond en comble le village de Saint-Benoît. Les Patriotes coincés déposent les armes, le village est mis à sac et complètement détruit par le feu.

16 décembre 1837 : Le colonel Maitland occupe les villages de Sainte-Scholastique et Sainte-Thérèse, au nord de Montréal.

19 décembre 1837 : 64 des 120 prisonniers de Saint-Eustache sont remis en liberté, Colborne revient à Montréal.

21 décembre 1837 :
Lord Gosford donne le pouvoir à certaines personnes de faire prêter le serment d’allégeance aux sujets de Sa Majesté le Roi du Royaume Uni partout dans la province du Bas-Canada, quelques-uns refusent et sont arrêtés.

patriotes en prison

Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, la place de l’homme juste est aussi en prison. (Henry David Thoreau, Désobéissance civile). Photo © Grandquebec.com

Sans date exacte :

1837 : Le comité central permanent des Patriotes sanctionne la fondation, par Madame Girouard, de l’Association des dames patriotes du comté des Deux-Montagnes.

1837 : La Compagnie de la Baie d’Hudson rouvre le poste de traite des fourrures Fort George sur l’île George, sur la rivière Grande, désignée comme la rivière du Fort George pendant plus de 150 ans. Ce poste de traite fut établi à l’embouchure de la rivière en 1803, mais fermé en 1824.

1837 : Fermeture de l’asile pour les femmes de « mauvaise vie » qui veulent gagner leur vie d’une façon digne. Fondé en 1829, l’asile a abrité plus de 300 femmes, mais il disparaît, faute d’argent. (L’institution était connue comme Institut des filles repenties de Montréal).

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