XIX siecle

Décès : 1890 – 1899

Décès : 1890 – 1899

Décès au XIXe siècle

(la période de 1890 à 1899)

des personnages de renom

1890

2 janvier 1890 : Meurt à Joliette la bienheureuse Marie-Anne Blondin, née Esther Blondin, religieuse canadienne, fondatrice de la congrégation des sœurs de Sainte-Anne. Née à Terrebonne, le 18 avril 1809, dans une famille d’agriculteurs, elle rejoint la Congrégation de Notre-Dame. En 1850, elle fond la congrégation Sainte-Anne pour l’instruction dans les zones rurales. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II en 2001. Voir aussi : Biographie de la bienheureuse Marie-Anne Blondin.

26 janvier 1890 : Meurt Charles-Séraphin Rodier, industriel, financier, propriétaire foncier, homme politique. Il était né à Montréal le 6 octobre 1818. Il est menuisier à l’âge de 14 ans, il devient entrepreneur de construction, en 1836. Vers 1859 il établit sa fabrique d’instruments aratoires. Il possède des hypothèques sur les terres de ses débiteurs et il devint le plus grand propriétaire foncier individuel de la région de Montréal. En 1861, il cofonde la Banque Jacques-Cartier dont il fut un des administrateurs jusqu’en 1870, puis vice-président de 1870 à 1876. Il est principal actionnaire de la banque et il perd quelque $145 000 en 1876, au moment où cet établissement connut des difficultés financières ; il s’en retire après cette mésaventure. Membre du parti conservateur, il est nommé au sénat, le 1er décembre 1888, comme représentant de la division des Mille-Isles. Il est marguillier, président de l’Association Saint-Jean-Baptiste et de la Société de Saint-Vincent-de-Paul ainsi qu’un partisan des campagnes de tempérance. Il forme en 1869 le 64e bataillon de la milice (Voltigeurs de Beauharnois) et en devint le premier lieutenant-colonel. À sa mort, les journaux évaluaient sa fortune à plus de $2 000 000.

9 février 1890 : Décès à Montréal d’Edmond Lareau, avocat, journaliste, historien de la littérature, homme politique, professeur. Il étudie au Collège Sainte-Marie-de-Monnoir de Marieville, puis au collège Victoria de Cobourg, en Ontario, où il termine son droit avant d’entrer au barreau du Québec en septembre de 1870. À partir de 1874, il enseigne au collège McGill. En 1883, il mène une poursuite pour diffamation contre La Minerve, gagne le procès en obtient six cent dollars en dédommagement. Membre de l’Association libérale de Montréal, il manifeste au champ de Mars de Montréal contre la pendaison de Louis Riel en 1885 et se joint à la formation politique d’Honoré Mercier, le Parti national. Il est élu député de Rouville en 1886. En 1884, il publie son Histoire abrégée de la littérature canadienne, qui demeure une importante référence littéraire pendant plus d’un siècle. En 1888, il publie son un ouvrage consacré à l’histoire du droit canadien (Histoire du droit canadien depuis les origines de la colonie jusqu’à nos jours). Il rédige d’autres livres, dont Tableau des délais fixes contenus dans le Code civil, Le Droit civil canadien suivant l’ordre établi par les codes, précédé d’une histoire générale du droit canadien, Histoire de la littérature canadienne ; mélanges historiques et littéraires, 1877, Libéraux et Conservateurs, 1879, Réformes judiciaires : examen du rapport de la commission de codification des statuts, 1882. Il était né à Mont-Johnston le 19 mars 1848.

4 avril 1890 : Meurt Charles Joseph Alleyn, politicien. Né dans le comté de Cork (aujourd’hui république d’Irlande), probablement à Myrus Wood, le 19 septembre 1817, il fait ses études à l’École de Fermoy, dans le comté de Cork, et au Clongowes Wood College, dans le comté de Kildare. Vers 1837, accompagne sa famille à Québec où, ayant été admis au Barreau en 1840, il exerce la profession d’avocat. Il représente le quartier Champlain au conseil municipal de Québec de 1851 à 1857 et est maire en 1854 et en 1855. Il est élu député de la Cité de Québec en 1854. Il fait partie du ministère Macdonald/Cartier: conseiller exécutif du 26 novembre 1857 au 29 juillet 1858 et commissaire des Travaux publics du 26 novembre 1857 au 1er août 1858. Il est réélu à plusieurs reprises, son mandat de député prenant fin avec sa nomination comme shérif du district de Québec, le 17 août 1866, la fonction qu’il exerce jusqu’à sa mort. Il fut le premier directeur, en 1867, de la nouvelle prison de Québec, située sur les plaines d’Abraham. Il est inhumé dans le cimetière Woodfield, dans la paroisse catholique St. Patrick, le 7 avril 1890.

4 avril 1890 : Décès à Québec de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau (né le 30 mai 1820 à Québec), le tout premier ministre du Québec entre 15 juillet 1867 et 27 février 1873, membre du parti bleu de Georges-Étienne Cartier, président du Sénat du Canada entre 1 mars 1873 et 8 janvier 1874, écrivain, professeur de droit romain à la Faculté de droit de la succursale de l’Université Laval à Montréal dont il sera le doyen de 1884 à 1890. Il est inhumé dans la chapelle des Ursulines. Il est  Chevalier de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, Commandeur de l’Ordre de Saint-Sylvestre, Commandeur de l’Ordre de Pie IX.

12 juin 1890 : Décès à Montréal d’Aimé-Nicolas Aubin, poète, conteur, essayiste, homme de science, connu sous le pseudo de Napoléon Aubin. Il est né le 9 novembre 1812 à Chêne-Bougeries, en Suisse. Peu de choses sont connues sur sa jeunesse. Il arrive à Québec en 1835. Satiriste, il écrit en faveur des Patriotes dans la revue Le Fantasque qu’il avait fondée. Il passe 53 jours en prison pour avoir publié les poèmes de Joseph-Guillaume Barthe adressés aux prisonniers des Bermudes. Libéral et démocrate, il partage le point de vue selon lequel les rebelles seraient allés trop loin. En 1847, il publie le Manifeste adressé au peuple du Canada par le Comité constitutionnel de la réforme et du progrès. Il est successivement rédacteur pour La Minerve, Le Canadien, L’Ami du peuple et La Tribune. En 1865, il lance Les veillées du père Bonsens. Il s’établit à Montréal en 1866. Il devient membre de l’Institut canadien de Montréal en 1869. Il sert à titre de consul honoraire de Suisse à Montréal de 1875 à sa mort en 1890. Une fondation porte son nom, la Fondation Aubin, affiliée au Centre de recherche Stanley Bréhaut Ryerson.

1891

1891 : Meurt à Québec John Lemesurier, marchand, homme d’affaires et homme politique, maire de Québec du 10 janvier 1868 jusqu’au 12 novembre 1869. Il était né à Gaspé en 1826.

4 janvier 1891 : Décès de Mgr Antoine Labelle, prêtre, grand colonisateur. Il meurt à Montréal après avoir subi une crise de hernie, le 3 janvier 1891. Il était né le 24 novembre 1833 à Sainte-Rose. Il est ordonné prêtre le 1er juin 1856 et il est vicaire et ensuite curé de quelques paroisses. Il fait développer le chemin de fer dans la région de Saint-Jérôme et il lutte contre l’émigration des Canadiens français vers les États-Unis. Vers la fin de sa vie il combat les ultramontains. Il est nommé protonotaire apostolique. Le 11 mai 1888, il est nommé sous-ministre de l’Agriculture. Le 26 décembre 1890, une semaine avant sa mort, il démissionne de ce poste. Le fonds d’archives d’Antoine Labelle est conservé au centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Un grand monument, œuvre du sculpteur Alfred Laliberté, est situé en son honneur devant la cathédrale de Saint-Jérôme. Sa vie a fait l’objet d’un feuilleton télévisé populaire appelé Les Belles Histoires des pays d’en haut. Le boulevard Curé-Labelle, la municipalité de Labelle, la municipalité régionale de comté d’Antoine-Labelle et la réserve faunique de Papineau-Labelle sont nommés en son honneur, quelques écoles portent son nom, ainsi que des parcs (dont le parc Roi-Du-Nord et le Boulevard Roi-Du-Nord). Voir aussi : Biographie du curé Labelle.

21 janvier 1891 : Décès à Boston, Massachusetts, de Calixa Lavallée, musicien, compositeur, auteur de l’hymne national du Canada « Ô Canada ». Né le 28 décembre 1842, à Verchères, baptisé Callixte Lavallée. En 1857, il s’établit au Rhode Island, aux États-Unis. Après avoir gagné une compétition musicale à la Nouvelle-Orléans en Louisiane, il accompagne le violoniste Olivera, au Brésil et aux Indes orientales. De retour aux États-Unis, il s’engage dans l’armée nordiste pendant la Guerre de Sécession, et est devenu lieutenant. De 1875 à 1877, il part étudier la science musicale en France. De retour au Québec, il continue à composer des pièces musicales : des opérettes, une symphonie et des chansons. En 1880, le Congrès national des Canadiens-Français lui commande Ô Canada pour la fête de la Saint-Jean, les paroles étant écrites par Adolphe-Basile Routhier. En 1887, il devient le président de l’Association nationale des enseignants de musique. Il était aussi un chef d’orchestre, jouant des opéras et des concerts symphoniques dans d’importantes salles de concert, dont celle de l’Académie de musique de Montréal.

1er février 1891 : Décès à Montréal de François-Xavier Prieur, homme politique, Patriote, mémorialiste. Il naît à Saint-Joseph-de-Soulange le 9 mai 1814. À l’âge de 20 ans, il fréquente la librairie d’Édouard-Raymond Fabre de Montréal, où il a l’occasion de rencontrer les politiciens du Parti canadien. Dans Notes d’un condamné politique de 1838, publié en 1865, il fait un récit des événements s’étalant de l’automne 1838 à l’automne 1846. Il dirige entre 150 et 200 hommes dans la société sécrète de Frères Chasseurs. Le 3 novembre 1838, ses hommes prennent le manoir des Ellice et le lendemain, à Beauharnois, ils prennent le navire Brougham. Il est fait prisonnier le 20 novembre 1838 et incarcéré au moulin à farine de Beauharnois, avant d’être transféré à la prison du Pied-du-Courant. Le 26 septembre 1839, il est embarqué pour l’Australie. Il revient au Canada le 5 septembre 1846. Vers 1858, il s’établit à Montréal et achète une compagnie d’importation de vaisselles et de poteries anglaise Glenn & Co., qui prend le nom de Renaud & Prieur. En 1860, il est nommé Préfet de l’École de Réforme de l’Île-aux-Noix. En 1875, il est nommé surintendant des prisons du Dominion of Canada. Il meurt le 1er février 1891 à Montréal et est enterré au cimetière Côte-des-Neiges.

25 novembre 1891 : Décès à Montréal du photographe et homme d’affaires William Notman. Né à Paisley, en Écosse, le 8 mars 1826, dans une famille aisée, il entra dans l’entreprise de son père. Il immigre à Montréal en 1856. Après avoir trouvé un emploi chez Ogilvy and Lewis, il ouvre son propre studio photographique en décembre de 1856. En 1858, lorsque le pont Victoria est construit par la Compagnie de chemin de fer du Grand Tronc de James Hodges, il reçoit sa première grande commande. Ses photographies et stéréogrammes produites tout au long de la construction lui assurent une renommée de par le monde. En 1860, la reine Victoria, satisfaite de son travail, le désigne pour être son photographe personnel. Dans la décennie 1880, il ouvre une vingtaine de studios de photographie aux États-Unis et au Canada. En plus d’être un pionnier dans son domaine, il est reconnu comme un enseignant du métier. Il est aussi un important propriétaire immobilier à Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal. Le musée McCord conserve aujourd’hui une partie de son œuvre.

1892

23 mars 1892 : Décès à Cap-Rouge de l’abbé Léon Provencher, prêtre, naturaliste, entomologiste. Il était né le 10 mars 1820 à Bécancour. Il est ordonné prêtre à Québec le 12 septembre 1844. Il débute dans l’art de la greffe et commence à collectionner les mollusques. Il se spécialise en botanique et en entomologie. Il publie des ouvrages spécialisés dans la botanique: Traité élémentaire de botanique en 1858, Catalogue des arbres fruitiers en 1863, Le Verger canadien en 1864, La flore canadienne en deux volumes, parue en 1863. En entomologie, sa Petite faune entomologique du Canada, en trois volumes, demeure une œuvre de référence. De 1868 à 1891, il est rédacteur et publie la première revue à caractère scientifique en français en Amérique, Le Naturaliste canadien. Il s’intéresse à la géographie et à l’histoire et publie des récits de voyage dans les Antilles, en Europe et au Moyen-Orient, ainsi qu’une histoire du Canada pour les jeunes (Histoire du Canada: le premier cours à l’usage de la jeunesse des écoles). La collection Léon-Provancher de spécimens et ses écrits constitue la plus complète et la mieux conservée des collections de naturalistes nord-américains du XIXe siècle. La Société Provancher d’histoire naturelle du Canada, fondée en 1919, poursuit à ce jour l’objectif de l’Abbé Provancher, soit de l’étude et la vulgarisation des connaissances en sciences naturelles auprès du grand public.

7 avril 1892 : Décès à Québec d’Ulric Tessier, politicien, propriétaire foncier et immobilier. Né à Québec, le 3 mai 1817, baptisé le 4 mas, sous le prénom de Joseph-Ulric, il étudie au Petit Séminaire de Québec de 1826 à 1835. Il fait l’apprentissage du droit auprès d’Hector-Simon Huot. Il est reçu au Barreau en 1839. Il obtient en 1855 un doctorat en droit de l’Université Laval. Il est cofondateur et premier président de la Banque Nationale, et de la Compagnie du chemin de fer de la rive nord. Il est élu maire de Québec en 1853 et en 1854. Élu député de Portneuf en 1851 (réformiste), conseiller législatif de la division du Golfe en 1858. Fait partie du ministère Macdonald–-Sicotte, commissaire des Travaux publics du 24 mai 1862 au 27 mai 1863. Nommé juge de la Cour du banc de la reine le 8 octobre 1875, démissionne pour raison de santé le 11 septembre 1891. Secrétaire archiviste de la Société Saint-Jean-Baptiste de la cité de Québec à compter de 1847. Président de l’Institut canadien de Québec en 1852. Il est auteur de: « Emma ou l’Amour malheureux: épisode du choléra à Québec en 1832 », publié dans Le Télégraphe de Québec en mai 1837. Il est inhumé dans le cimetière Notre-Dame-de-Belmont, à Sainte-Foy, le 11 avril 1892.

30 août 1892 : Meurt à Ottawa Frederic Newton Gisborn, une figure marquante de l’histoire de la science et de la technologie au Canada, de même qu’un pittoresque représentant de ces scientifiques épris d’aventure qu’a produits l’époque victorienne. Né  le 8 mars 1824 à Broughton, Lancashire, Angleterre, il s’établit à Saint-Eustache en 1845. Il termine un cours de télégraphe de Montréal et ouvre un bureau à Québec. Il lance plusieurs compagnies du télégraphe un peu partout au Canada. Il est nommé surintendant du service de télégraphie et de signalisation du dominion du Canada en 1879. Il organise et réalise l’installation d’un câble qui reliait les stations du golfe du Saint-Laurent. Il apporte une contribution remarquable à la conception et à la promotion de divers câbles télégraphiques, dont le câble transatlantique, ainsi qu’à l’exploration et à la mise en valeur des gisements houillers du Cap-Breton.

1893

18 février 1893 : Est décédé à Ottawa Georges Desbarats, ingénieur, imprimeur, inventeur et fondateur des journaux. Né le 5 avril 1838, il fait ses  études au Collège Holy Cross de Worcester dans le Massachusetts en 1846 et à l’Université Laval où il étudie le droit. Il est nommé au Barreau du Bas-Canada en 1859. Durant les années 1860, il s’associe avec son père à l’inventeur William Augustus Leggo pour fonder la William A. Leggo Company. En 1864, après la mort de son père, il devient avec Leggo les seuls associés de la compagnie. Il invente le procédé de similigravure, un procédé photographique permettant d’obtenir une reproduction d’un document. Après avoir accepté l’offre du premier ministre John A. Macdonald de devenir premier imprimeur officiel du Canada, il aide financièrement son associé à concevoir et utiliser les procédés de leggotypie et de photographie grenée. Il fonde ensuite quelques journaux, dont le Canadian Ilustrated News, L’Opinion publique, le Dominion Illustrated, le Canadian Patent Office Record, le Mechanic’s Magazine et le Daily Graphic qui est le premier quotidien publiant des photographies.

17 juillet 1893 : Décès de Mgr Antoine Racine, premier évêque du diocèse de Sherbrooke et des Cantons de l’Est. En 1834, à 12 ans, il étudie au séminaire de Québec. Il est ordonné prêtre, le 12 septembre 1844. Il est nommé vicaire à La Malbaie (1844-1848), premier curé de Stanfold (1848-1851), curé de Saint-Joseph-de-Beauce (1851-1853) et curé de Saint-Jean, dans la ville de Québec (1853-1874). Le 1er septembre 1874, il est choisi premier évêque de Sherbrooke par le pape Pie IX. Il est sacré le 18 octobre suivant, dans son église de Saint-Jean à Québec, par Mgr Taschereau, le futur cardinal, tandis que Mgr Laflèche prêche le sermon du sacre. Il consolide les institutions existantes et en fonde beaucoup d’autres dans les principaux centres du territoire soumis à sa juridiction. Il était né le 26 janvier 1822, à Sainte-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, près de la ville de Québec.

19 septembre 1893 : Décès à Montréal de Sir Alexander Tilloch Galt, né le 6 septembre 1817 à Chelsea, homme d’affaires et homme politique. Entre 1864 et 1867, il est membre de la Grande Coalition de la Province du Canada qui a permis la création de la Confédération canadienne. Galt servit comme le tout premier ministre des Finances de la Confédération canadienne. Ensuite il est envoyé à Londres comme haut-commissaire du Canada (le premier Canadien à occuper ce poste) pour représenter le Canada et négocier des traités commerciaux en Europe. En 1883, Galt et son fils Elliott Torrance cofondent la ville de Lethbridge en Alberta, quand ils établissent une mine sur les berges de la rivière Oldman. Il est inhumé au Cimetière Mont-Royal à Montréal.

30 octobre 1893 : Meurt à Montréal John Caldwell Abbott, ancien premier ministre et ancien maire de Montréal. Il était né le 12 mars 1821 à St Andrews (Saint-André Est). Il fait ses études au McGill College. Il est admis au Barreau en 1847. Il est élu député du comté d’Argenteuil à l’Assemblée législative en 1860.  Il est élu maire de Montréal, le 3 janvier 1887. Le 12 mai 1887, il est nommé au Sénat. À la suite du décès de John A. Macdonald, il devient premier ministre du Canada le 16 juin 1891 et il est en fonction jusqu’en décembre 1892.

1894

24 janvier 1894 : Meurt à Montebello, Ezilda Papineau, fille de Louis-Joseph Papineau et de Julie Bruneau. Elle est inhumée dans le caveau familial, au cimetière de Notre-Dame-de-Bonsecours à Montebello. Née le 7 mars 1828, elle apparait sur un portrait peint par Antoine Plamondon en 1836, où elle est représentée assise au piano auprès de sa mère. À la mort de sa soeur Azélie, en 1869, elle, célibataire, vient en aide à son beau-frère, Napoléon Bourassa. Elle s’occupe de ses neveux et nièces et se charge de l’éducation d’Henri Bourassa, à qui elle fait lire la Bible, de même que les oeuvres de Walter Scott et de James Fenimore Cooper. En 1871, au décès de son père, elle est l’une des héritières de la seigneurie de La Petite-Nation. De 1884 à 1894, elle habite à Montebello, dans la maison érigée par Napoléon Bourassa.

16 avril 1894 : Meurt à Ottawa Joseph-Charles Taché, médecin, journaliste et écrivain. Né à Kamouraska, le 24 décembre 1820. Il étudie la médecine au séminaire de Québec, puis s’installe à Rimouski. Il pratique son métier jusqu’en 1847, année où il est élu député conservateur à l’Assemblée législative du Canada-Uni. Il s’oppose à l’abolition du système seigneurial. Collaborateur à plusieurs revues, et défenseur de la culture canadienne-française, il devient sous-ministre de l’agriculture en 1864. Il est l’auteur du recensement de 1871. Il reçoit le titre de docteur en médecine en 1877. Il fit paraître ses derniers contes et légendes dans le Courrier du Canada.

19 juin 1894 : Décès de Donald Morrinson, légendaire justicier de Milan près de Lac-Mégantic. Né le 15 mars 1857(ou 1858, selon certaines sources, il part part pour l’Ouest canadien et les États-Unis vers 1877. Il apprend le métier de cow-boy. L’argent qu’il gagne aide son père, Murdo, à payer la ferme familiale. Cependant, son père hypothèque la propriété auprès d’un officier militaire, Malcolm MacAulay, qui avait abusé de son analphabétisme et l’en avait expulsé. Morrinson harcèle les nouveaux propriétaires et quand la grange brûle, on jette le blâme sur lui. Une longue chasse à l’homme s’ensuit. Pour procéder à l’arrestation, on fait appel à l’Américain Jack Warren, constable spécial à la moralité douteuse et contrebandier de whisky. Warren se vante qu’il pourra dépasser Morrinson au tir, mais au moment du duel, il est blessé mortellement. On poursuit Morrinson dans les forêts du lac Mégantic de juin 1888 à avril 1889. Il se cache la plupart du temps chez des sympathisants de la communauté de Scotstown. Finalement, une trêve est conclue, mais on embusque Morrison et on l’arrête. Il est jugé à Sherbrooke, où on le condamne à 18 ans de travaux forcés pour homicide involontaire. Le ministre de la Justice autorise sa libération en juin 1894 et il meurt quatre heures plus tard. Il est enterré au cimetière Gisla, près de Milan. La Fête des Écossais, célébrée chaque été à Lac-Mégantic, commémore Morrinson et tous les colons écossais qui se sont établis dans la région du lac Mégantic. Son histoire a été romancée dans The Canadian Outlaw (1892) d’Oscar Dhu, Donald Morrinson: The Megantic Outlaw (1948) de Henry G. Kidd et The Outlaw of Megantic (1973) de Bernard Epps. Sa vie est le sujet d’un album concept en langue écossaise de Calum Martin intitulé The Megantic Outlaw, paru en 2007.

22 juin 1894 : Décès à Saint-Boniface, de Mgr Alexandre-Antonin Taché, archevêque de St-Boniface. Né le 23 juillet 1823 à Fraserville (aujourd’hui Rivière-du-Loup), il fait ses études au séminaire de Saint-Hyacinthe puis au grand Séminaire de Saint-Sulpice à Montréal et il entre ensuite au noviciat des Oblats à Longueuil. À l’âge de 21 ans, il part pour le Nord-Ouest canadien, il n’est que sous-diacre. Ordonné à la Rivière Rouge par Mgr Provencher, le 2 octobre 1845, il devient membre de la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée. Il évangélise les autochtones des missions de la Rivière-Rouge, entre autres, la mission de Saint-Jean-Baptiste de l’île à la Crosse. Il estt nommé évêque par le pape Pie IX, le 14 juin 1850 et passe en France pour recevoir la consécration épiscopale des mains de Mgr de Mazenod, évêque de Marseille et fondateur des Oblats. Il est consacré le 23 novembre 1851, dans la cathédrale de Viviers, sous le titre d’évêque d’Arath, in partibus, et coadjuteur de l’évêque de Saint-Boniface. Il se rend à Rome après sa consécration. De retour à la Rivière Rouge, le 27 juin 1852, il devient évêque de Saint-Boniface le 7 juin 1853. Le 22 septembre 1871, il fut créé archevêque de Saint-Boniface.

6 septembre 1894 : Décès à Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans. de Georges Boucher Boucherville, romancier, conteur, né le 21 octobre 1814. Il s’inscrit au Petit Séminaire de Montréal, puis étudie le droit, tout en conservant un fort intérêt pour la littérature. À l’âge de vingt ans, il publie La Tour de Trafalgar, un récit fantastique, qui connaît plusieurs rééditions. Admis au barreau en janvier 1837, il ouvre une étude en province, mais revient s’établir à Montréal et participe aux réunions des Fils de la Liberté. Il prend partie des Patriotes en 1837, il est détenu et s’exile. Il rentre au Bas-Canada en 1843 et exerce le droit. Il signe plusieurs articles pour différents journaux et revues. En 1849, il amorce la publication en feuilleton de son roman de mœurs et d’aventures Une de perdue, deux de trouvées. La même année, il publie Les Sophismes de M. Bastiat. En 1867, après avoir été brièvement secrétaire du lieutenant-gouverneur du Québec, il devient greffier du Conseil législatif du Québec, un poste qu’il occupe jusqu’à sa retraite en 1889 et il publie son Dictionnaire du langage des nombres de plus de 1000 pages, qui concourt à forger un langage universel.

14 septembre 1894 : Décès de Narcisse-Fortunat Belleau, né le 20 octobre 1808 à Québec, maire de Québec (1850-1853), premier ministre du Canada-Uni (partageant ce poste avec J.A. MacDonald) de 1865 à 1867, lieutenant-gouverneur du Québec de 1867 à 1873, administrateur de la Banque de Québec de 1848 à 1893.

8 octobre 1894 : Meurt à Québec Adolphe-Elzéar Guillet dit Tourangeau, politicien, mais de Québec. Né le 15 février 1831 à Québec, il fait ses études au Séminaire de Québec et étudie le notariat à l’étude de l’honorable Louis Panet. Reçu notaire le 5 novembre 1855, il étudie le droit à l’Université Laval. Il ouvre un bureau à la Basse-ville de Québec. De 1862 à 1863, il est agent d’assurances pour la Compagnie provinciale du Canada, l’Aetna Fire Insurance puis la Reliance Life Company. En 1865, il fonde avec un associé la Brasserie Tourangeau, Lloyd and Company. Il se lance en politique en 1863. Il est élu échevin du quartier Saint Roch, poste qu’il occupe du 20 janvier au 3 juillet 1863. Le 29 juin, le maire de Québec Thomas Pope meurt en fonction et les conseillers de la ville persuadent Tourangeau de lui succéder. Il est élu par 11 votes contre 3 pour son adversaire William Jolicoeur. Les citoyens de la ville lui confirment sa victoire lors de l’élection du 3 décembre 1863. Il met en place un service régulier de traversier entre Québec et Lévis. Sous son gouvernement, en 1866, les premiers tramways à traction animale font leur apparition dans la ville.

30 octobre 1894 : Décès à Montréal d’Honoré Mercier, premier ministre de la province de Québec entre 1887 et 1991, né à Saint-Athanase le 15 octobre 1840.

29 novembre 1894 : Mort de Sir Charles Stanley Monck, né le 10 octobre 1819. Il fut le dernier gouverneur de l’Amérique du Nord britannique (1861 – 1867), et le premier gouverneur général du Canada.

1895

17 janvier 1895 : Décès à Montréal de Joseph Tassé, journaliste, écrivain, traducteur, homme politique. Né le 23 octobre 1848 à L’Abord-à-Plouffe, il fait ses études au collège Bourget à Rigaud. Il est élu députée du Parti conservateur à la Chambre des communes du Canada dans la circonscription fédérale de la Cité d’Ottawa en Ontario à l’élection de 1878, puis à celle de 1882. En 1891, il est nommé sénateur de la division sénatoriale De Salaberry. Parmi ses œuvres littéraires, on distingue Philémon Wright ou colonisation et commerce de bois (paru en 1871) ; Les Canadiens de l’Ouest (1878), Un parallèle : Lord Beaconsfield et Sir John Macdonald (1880) ; Au château des Roches (1886), Le 38e fauteuil ou Souvenirs parlementaires (1891), Voltaire, Mme de Pompadour et quelques arpents de neige (1898).

7 mai 1895 : Décès à Ottawa de Joseph-Eugène Marmette, romancier, critique littéraire. Né à Montmagny, le 25 octobre 1844, après ses études au Séminaire de Québec et au Regiopolis College de Kingston, il entre à la faculté de Droit de l’Université Laval. Il épouse la fille de l’historien François-Xavier Garneau. Il occupe divers postes au sein des gouvernements provincial et fédéral. Il écrit des romans historiques, privilégiant la période de la Nouvelle-France et les premières années qui suivent la Guerre de la Conquête. Publiés dans les journaux, sous forme de feuilleton, ses romans lui valent le surnom de « Alexandre Dumas québécois ». De ces œuvres, citons François de Bienville (1870), roman centré sur la figure historique de François Le Moyne de Bienville ; L’Intendant Bigot (1872), roman centré sur la figure de François Bigot, intendant malhonnête de la Nouvelle-France ; Le Chevalier de Mornac (1873) ; La Fiancée du rebelle (1875) ; Le Canada et les Basques (1879), recueil regroupant un récit de Marmette, un de Faucher de Saint-Maurice et un de Nazaire Le Vasseur.

4 août 1895 : Décède à Paris Louis-Antoine Dessaulles, homme politique, journaliste, essayiste. Il est un libéral et un anticlérical reconnu, membre de l’Institut canadien de Montréal et son président en 1862. Il est inhumé au cimetière de Pantin. Il était né à Saint-Hyacinthe le 31 janvier 1818.

4 septembre 1895 : Décès d’Antoine Plamondon, artiste peintre, portraitiste. Natif de L’Ancienne-Lorette, il devient l’apprenti du peintre Joseph Légaré. En 1826, il se rend à Paris, où il étudie la peinture. De retour au Canada, il peint de nombreuses toiles, mais en 1845, la plupart de ses oeuvres sont endommagées lors d’un incendie. Il emménage à Pointe-aux-Trembles (aujourd’hui Neuville) en 1851. Il cesse de peindre en 1885. Il était né à L’Ancienne-Lorette.

4 octobre 1895 : Décès à Québec de Owen Murphy, politicien, maire de Québec et banquier. Né le 9 décembre 1827 à Stoneham, il devient marchand de bois et ensuite il est nommé directeur des chemins de fer Quebec Central Railway. est membre du Conseil de la Ville de Québec de 1871 jusqu’à 1874. Il est élu maire de Québec en 1874 et occupe ce poste jusquà 1878. En 1886 il est élu député de l’Assemblée législative pour le parti libéral et réélu en 1890.

1896

3 mars 1896 : Décès d’Henry Nathan Starnes,  marchand, banquier, homme politique, maire de Montréal de 1856 à 1858 et de 1866 à 1868. Né le 13 octobre 1816 à Kingston, Haut-Canada.. Décédé le 3 mars 1896 à Kingston.

4 novembre 1896 : Meurt Louis Tourville, né à Montréal, le 22 février 1831. Il fait ses études chez les Frères de la doctrine chrétienne à Montréal. Il travaille d’abord au magasin de nouveautés Merrill, puis chez Morrisson, Cameron et Empy. Il est fondateur de la Banque d’Hochelaga en 1873 et il est son président jusqu’en 1878. Il fait le commerce du bois et des grains. Il est membre du Montreal Board of Trade dès 1873, directeur honoraire de la compagnie d’assurance Equitable de New York, président de la Compagnie d’exposition de Montréal de 1891 à 1896, membre du syndicat pour l’achat du chemin de fer Montréal-Sorel. Il est nommé conseiller législatif de la division d’Alma le 9 mai 1888. Il est inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 7 novembre 1896.

30 décembre 1896 : Meurt à Montréal Édouard-Charles Fabre, troisième évêque du diocèse catholique de Montréal. Né à Montréal même le 28 février 1827, après ses études de lettres à Saint-Hyacinthe, il va suivre son cours de philosophie à Issy, en France,  où il reçoit la tonsure des mains de Mgr Affre. Revenu à Montréal en 1846, il est ordonné prêtre, par Mgr Bourget, le 28 février 1850. Vicaire deux ans à Sorel, il est ensuite curé de l’église de Pointe-Claire encore deux ans. Le 1er avril 1873, il élu coadjuteur de Montréal et sacré dans l’Église du Gesù le 1er mai suivant. Évêque en titre de Montréal, à la démission de Mgr Bourget, en mai 1876, il administre le diocèse pendant vingt ans et est promu archevêque en juin 1886.

1897

17 août 1897 : Meurt à New Carlisle Théodore Robitaile, né à Varennes le 29 janvier 1834 et baptisé sous le prénom de Louis-François-Christophe-Théodore. Il fait ses études à l’École modèle de Varennes, puis aux États-Unis, au Petit Séminaire de Sainte-Thérèse, à l’Université Laval, au McGill College. En mai 1858, il reçoit un diplôme en médecine. Il s’installe à New Carlisle où il ouvre un cabinet. Il devient promoteur, puis actionnaire de 1871 à 1890, de la Compagnie du chemin de fer de la baie des Chaleurs. Il est élu député lors de plusieurs élections provinciales et fédérales. Le 26 juillet 1879, il est nommé lieutenant-gouverneur de la province de Québec, fonction qu’il exercera jusqu’au 6 novembre 1884. Il est sénateur de la division du Golfe à compter du 29 janvier 1885 Il fut inhumé dans le cimetière Notre-Dame-de-Belmont, à Sainte-Foy, le 21 août 1897.

1898

12 avril 1898 : Meurt Elzéar-Alexandre Taschereau, archevêque de Québec, le premier cardinal né au Canada. Il fait ses études au petit séminaire de Québec de 1826 à 1836 et de 1837 à 1842. En 1856, il obtient un doctorat en droit canon à Rome. Il devient supérieur du Séminaire de Québec. En 1852, il aida à fonder l’Université Laval. Il est nommé archevêque le 24 décembre 1870. En 1886, il est nommé cardinal. Il était né le 17 février 1820.

13 juin 1898 : Meurt à Montréal l’honorable sir Joseph-Adolphe Chapleau, homme politique, 5e premier ministre du Québec, lieutenant-gouverneur du Québec. Il est admis au barreau le 2 décembre 1861. En 1867, il est élu député de Terrebonne au provincial. Le 31 octobre 1879, il est nommé premier ministre du Québec. Il démissionne le 31 juillet 1882. En mai 1883, il devient secrétaire d’État dans le cabinet Macdonald au fédéral et il occupera de différents postes ministériels. Il est nommé lieutenant-gouverneur du Québec le 5 décembre 1892, poste qu’il occupe jusqu’en janvier 1898. Il est enterré au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

1899

23 janvier 1899 : Meurt David Marcil, médecin, homme politique. Né le 14 mai 1835, à Saint-Timothée (Beauharnois), il est médecin à Saint-Eustache (comté de Deux-Montagnes). Il est élu maire à Saint-Eustache, puis Conseiller législatif libéral de Mille-Isles en septembre 1888.

8 mars 1899 : Décès de Charlotte Elmire Aubert de Gaspé, reconnue par ses actions philanthropiques, cofondatrice de quelques sociétés bénévoles. Elle est la fille de Philippe de Gaspé. Elle épouse Sir Andrew Stuart le 8 juin 1842 à Québec. Elle était née le 5 mai 1817, à Québec.

16 janvier 1899 : Décès de Charles Chiniquy, prêtre catholique, converti au prsebytérianisme, apôtre de la tempérance au Canada, prédicateur anticatholique. Il étudie au petit séminaire de Nicolet de 1822 à 1833. Ordonné prêtre en 1833, il est successivement prêtre dans les paroisses de Saint-Roch, Beauport et Kamouraska. Il mène une campagne efficace dans tout le Québec contre l’alcool et l’ivrognerie. Il publie en 1844 un Manuel de tempérance qui devient un énorme succès de librairie. En 1862, il adhère à l’Église presbytérienne du Canada. Il devient un critique virulent de l’Église catholique romaine et de sa théologie, affirmant que cette Église est païenne, qu’on y vénère la Vierge Marie, que sa théologie, antichrétienne, souille l’Évangile. Le 5 novembre 1894, il guérit subitement d’une maladie grave. En 1864 il épouse Euphémie Allard de sa paroisse de Sainte-Anne. Durant le reste de sa carrière il sera un prédicateur anticatholique acharné. Il était né le 30 juillet 1809, à Kamourska.

19 novembre 1899 : Meurt Sir John William Dawson, géologue, recteur de l’Université McGill. D’ascendance écossaise, il étudié la géologie et l’histoire naturelle à l’Université d’Édimbourg. Il s’établit au Canada dès 1842. De 1855 à 1893 il est le professeur de géologie et recteur de l’Université McGill à Montréal. Il est anobli en 1884. Dans ses écrits sur des sujets géologiques il conserve une attitude inspirée par la religion, refusant d’admettre que l’homme pût descendre par évolution d’ancêtres animaux et tenant à ce que notre espèce n’eût fait son apparition sur cette terre qu’à une époque tout à fait récente. Le Collège Dawson à Montréal porte son nom. Il était né en Écosse, le 13 octobre 1820.

passé

Souvenirs du passé

Souvenirs du passé, ruines d’une structure dans un boisé de Laval. Photo : Grandquebec.com

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