La Marie-Conteuse raconte...

Guillaume et le grain de maïs 2

Guillaume et le grain de maïs 2

1-Version sonore 

 Guillaume et le grain de maïs 2

Copyright © La Marie-Conteuse

2- Transcription

Tacatac tacatac tacatac (cuillères musicales)

Mon Guillaume était parti, effectivement, avec son coq sous le bras. Il est allé travailler à Ville Saint-Pierre dans une porcherie. C’est Georgette qui était la propriétaire. La Georgette… une vieille fille endurcie, euh pardon, une célibataire convaincue, mais qui avait de la jarnigoine en mautadit. Elle s’occupait de la porcherie toute seule ! Et Guillaume venait l’aider de temps en temps. en temps. C’est justement Rose-Aimée qui l’avait référé à Georgette.Oh ben, quand Georgette l’a vu arriver au loin avec son coq sous le bras, elle a marmonné :  » Ah mon Dieu, le bel animal !  » Elle parlait pas de Guillaume, là, elle parlait du coq !  Là Guillaume est arrivé puis Georgette lui a lancé :  » Cout’donc Rose-Aimé m’avait pas dit qu’elle m’envoyait une beauté pareille ! « Guillaume était gêné.– T’sais, ton coq, i’ est tellement beau ! Avec ses belles plumes rousses pis noires presque bleutées au soleil, pis sa belle crête rouge. Allez, écoute Guillaume, tu devrais me le donner.– Mais voyons donc, c’est mon porte-bonheur, c’est tout ce que j’ai, j’peux pas vous le donner.Mais là, la Georgette a dit que son coq est mort depuis 15 jours, pis là « ses poules ben… i’ en peuvent plus ! »

– Non, non, Guillaume a dit, écoutez, je veux bien que vous vous en occupiez pendant la journée, comme ça je vais aller travailler dans la soue. J’vas toute nettoyer pis je le reprendrai après.

– C’est très bien, j’vas ben m’en occuper, qu’elle dit Georgette.

Ben là, Guillaume a travaillé toute la journée à nettoyer, astiquer. La soue à cochons, à la fin de la journée, était propre comme un sou neuf, pis vous me croirez pas mais ça sentait bon, à part de t’ça.

À la fin de la journée, il s’en va voir Georgette pour se faire payer. Mon Dieu ! I’ a vu son coq à moitié déplumé ! Hé, il se demandait ben où Georgette l’avait mis dans la journée. J’vous l’donne en mille, hein… Dans l’poulailler, pis les poules, elles s’en étaient très ben occupées.

Mais là, Georgette, elle lui dit :  » Écoute Guillaume-là, je fais un marché avec toi : tu me donnes ton coq, pis moi, je vais te donner le plus beau p’tit cochon de la dernière portée.

Ben là, quand i’ a vu l’coq à l’air tout dépité, il trouvait que c’était une ben bonne idée.

Alors, il s’en va dans la porcherie, il s’en va chercher le plus beau p’tit cochon rond, toute rose, pis il le met sous son bras, pis il s’en va travailler ailleurs.

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