La guerre et le Québec

Marine du Canada en Corée

Marine du Canada en Corée

La Marine canadienne en Corée

Pour assurer l’appui naval aux opérations des Nations Unies en Corée, un total de huit navires de la Marine royale du Canada ont été assignées. Ils ont du exécuter une multitude de tâches :

  • Organisation d’un blocus permanent de la côte afin d’empêcher le ravitaillement dès la mer des troupes ennemies;
  • Protection de ses propres côtes afin d’empêcher les débarquements ennemies;
  • Protection des porte-avions des attaques aériennes et sous-marines;
  • Appui des forces terrestres des Nations Unies par le bombardement des zones côtières occupées par l'ennemi ;
  • Opérations de déminage;
  • Opérations de renseignements;
  • Patrouilles de routine, etc.

C’est le 5 juillet 1950 que les navires Cayuga, Athabaskan et Sioux sous le commandement du capitaine J.V.Brock partent de la base d’Esquimalt. Les trois destroyers canadiens s’engagent dans la bataille immédiatement. Au cours des années, cinq autres destroyers canadiens ont servi en Corés: Crusader, Iroquios, Haida, Huron et Nootka. La Marine Royale du Canada a maintenu une force permanente de trois destroyers sur le théâtre des opérations pendant toute la campagne.

Les Canadiens furent d'abord rattachés aux forces britanniques pour maintenir le blocus de la côte ouest, puis ils furent déplacés vers la côte est.

En août, ils prennent part au bombardement des positions ennemies pendant le débarquement des forces de la République de Corée dans les îles nord-coréennes.

En septembre, les trois destroyers participent à des opérations du débarquement d'Inchon. Leur mission est protéger un des flancs de la force d'invasion.

En décembre 1950, les Canadiens sont chargés d’assurer le retrait des zones, menacées par l’ennemi.

Dans les combats de ces jours, deux du groupe de six navires alliés, commandés par le capitaine Brock, sont endommagés par des mines. Les quatre restants, guidés par le canadien Cayuga, continuent les opérations.

Pendant toute l’offensive chinoise de la fin de 1950, les navires canadiens demeurent en action.

Le 22 décembre, l'Athabaskan est retiré du service afin de subir des réparations. Le Sioux retourne à Japon le 2 janvier 1951 et est remplacé par Nootka. Le Cayuga prend une petite pause bien méritée, le 8 janvier 1951.

Le 25 janvier 1951, les destroyers Cayuga et Nootka sont bombardés par l'ennemi, mais les navires repoussent l’attaque avec leurs canons de quatre pouces et font taire les batteries côtières chinoises. Le Cayuga est à nouveau attaqué le 27 janvier, mais il s'en tire indemne.

Pendant toute la guerre, les navires canadiens continuent à combattre. Quelques mois sont très occupés, d’autres sont plutôt calmes, mais ce sont toujours des patrouilles régulières, des bombardements des voies ferrée et des routes, des duels avec l’artillerie ennemie et d’autres tâches routines de la guerre.

On ne peut oublier un échec, quand dans la nuit du 30 novembre 1951, les troupes communistes chinois envahirent les défenses d’une île, dont la défense navale était assurée par les destroyers canadiens qui quittèrent leurs positions, étant sûrs que l’ennemi n’attaquerait pas dans les conditions climatiques adverses.

En octobre 1952, la Marine royale du Canada a souffert ses seules pertes dans la guerre de Corée. Le destroyer L'Iroquois est atteint d'un coup direct par une batterie côtière ennemie au cours d’une patrouille. Trois marins sont tués, dix autres sont blessés.

Après la fin des hostilités, le 27 juillet 1953, les forces navales des Nations Unies demeurent sur place afin d'évacuer les îles qui devaient être remises à la Corée du Nord. Le dernier destroyer canadien quitte la Corée en septembre 1955.

Au moment de l'armistice, quelque 3 600 officiers et marins de la Marine royale du Canada avaient servi en Corée.

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