L’Hôpital Sainte-Anne 

L’Hôpital Sainte-Anne soigne les hommes et les femmes qui se sont battus pour le Canada et est le dernier hôpital fédéral administré par Anciens Combattants Canada, un organisme qui comprend le ministère des Anciens Combattants et le Tribunal des anciens combattants. L’Hôpital Sainte-Anne compte environ 500 anciens combattants résidents et plus de mille employés. L’hôpital est appelé à dispenser aux anciens combattants canadiens des soins géronto-psychiatriques de haute qualité, d’offrir une réponse de pointe à leurs besoins d’ordre physique, psychologique et social.

De sa fondation à la fin 1917, l’hôpital Sainte-Anne se distinguait par l’ambiance amicale. Cependant, la discipline militaire était imposée par la Commission des hôpitaux militaires, car la Commission considérait que c’était une mesure nécessaire pour une institution sous son administration. Des unités du Hospitals Commissions Command furent donc formées, et le personnel autant que les patients étaient placés sous autorité militaire.

Jusqu’en 1970, avant le déménagement, l’Hôpital Sainte-Anne vivait sous ce régime de la discipline militaire, mais de l’ambiance familiale, où tout le monde se connaît et se respecte.

Le 11 novembre 1918, s’achevait la Grande guerre, cependant, les patients continuent d’être admis à l’Hôpital Sainte-Anne et en 1920, l’hôpital est placé sous la tutelle du nouveau ministère du Rétablissement civil des soldats et de nouveaux services y sont ajoutés (plus tard, il est passé sous la tutelle du ministère des Pensions et de la Santé nationale).

Un centre de neuropsychiatrie y est ouvert au printemps de 1920 et un pavillon de trente lits pour les tuberculeux est aménagé sur le terrain de l’hôpital la même année. En 1924, l’hôpital organise des services pour les patients requérant des soins infirmiers à domicile.

L’Hôpital Sainte-Anne a toujours eu deux vocations : la médecine générale et les soins psychiatriques.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, deux nouveaux pavillons, les bâtiments G et H sont construit en un temps record. Malheureusement, en 1943, un incendie qui prend début dans la cantine, détruit une partie de ce bâtiment.

C’était toutefois une expérience positive : on s’est rendu compte avec l’étonnement que l’hôpital n’était pas équipé pour faire face aux désastres. On n’avait pas de portes coupe-feu et ni des bornes-fontaines. Pour combattre le feu, l’équipement de Dorval a été appelé et on a du pomper l’eau d’un bassin en voisinage. Alors on procède à corriger le manque d’installations anti-incendie, installant un nouveau collecteur d’incendie.

En 1944, un nouveau pavillon administratif est érigé qui sert encore aujourd’hui aux ateliers d’artisanat des anciens combattants et le Pavillon de la Croix-Rouge est inauguré.

Le 2 septembre 1945, la Seconde Guerre mondiale prend officiellement fin pour tout le monde, à l’exception des hôpitaux qui continuent à combattre pour la survie des combattants blessés.

En 1950, le ministère des Affaires des anciens combattants rachète à l’Université McGill le terrain sur lequel l’Hôpital Sainte-Anne était bâti. À l’époque, l’hôpital compte environ deux douzaines de bâtiments. L’hôpital avait une capacité de 1 100 lits et comptait 1 062 patients (pas plus de 38 lits étaient disponibles, sans possibilités de réserve pour les cas d’urgence, ce qui est un taux incroyablement haut pour un établissement de la santé).

Il est intéressant de remarque que vers le milieu des années 50, le nombre de patients en psychiatrie augmente, tandis que celui des patients en médecine générale diminue : près de la moitié des patient suivent maintenant le traitement en psychiatrie dans l’aile psychiatrique de l’hôpital ou dans cinq salles du pavillon principal.

En résultat, à partir de 1955, la vocation psychiatrique commence à s’imposer graduellement à Sainte-Anne et l’hôpital devient le centre de la recherche dans le domaine.

Un détail important : La solution du problème d’image s’imposait. Les meilleurs spécialistes et administrateurs de voulaient pas travailler dans un établissement lié avec les militaires, croyant qu’il s’agissait d’un niveau trop bas pour « des vrais experts ».

Une des solutions est donc d’investir dans la recherche médicale, l’Hôpital Sainte-Anne se transformant en un grand centre d’étude et de soins pour la rééducation des paraplégiques, des quadriplégiques, des alcooliques et dans la gériatrie.

L’hôpital attire le docteur Gustave Gingras, médecin talentueux qui avait collaboré avec le neurochirurgien Wilder Penfield pendant la Seconde guerre Les travaux de ces médecins leur valent une renommée internationale.

En 1958, l’hôpital héberge 1 139 anciens combattants alors que la capacité réelle est de 1 130 lits.

On constate qu’un nombre croissant de patients âgés est admis avec de nombreux cas d’artériosclérose, de la maladie d’Alzheimer (bon, la maladie n’était pas connue à l’époque, mais les symptômes, oui, ils bel et bien existaient). Il faut réorganiser les unités de soins.

La fin des années cinquante est également marquée par la diminution du nombre de patients psychiatriques alors que les maladies physiques augmentent. Le moyen âge des patients augmente.

Dans les années 80 et 90, le nombre d’admissions diminue. Les anciens combattants sont de plus en plus âgés et le ministère des Anciens Combattants conçoit le programme pour l’autonomie des anciens combattants, qui leur permet de recevoir de nombreux services d’aide à domicile, dont les bénéficiaires se sont dotés de Comités de patients très représentatifs et très actifs.

Cependant, la glorieuse histoire de l’hôpital Sainte-Anne n’est pas terminée. Cette grande institution qui a fait des preuves de courage et d’efforts incroyables au fil des années maintient sont excellent travail harmonieux pour assurer la santé des gens qui ont donné le meilleur pour leur patrie.

Coordonnées de l’Hôpital Sainte-Anne :

305, boulevard des Anciens-Combattants
Sainte-Anne-de-Bellevue

H9X 1Y9

Téléphones : 514 - 457-3440 et 1 800 361-9287

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