La guerre et le Québec

Masque à gaz pour animaux

Masque à gaz pour animaux

Un masque à gaz pour animaux

Une arme chimique est une arme utilisant des produits chimiques, toxiques pour les créatures vivantes. L'arme peut être létale ou simplement neutralisante, et peut se révéler toxique pour la flore.

Même si la recherche et l'emploi d'armes chimiques s'inspirent de ceux d'armes biologiques, dont l'usage est très ancien, son usage s’est développé pendant la Première Guerre mondiale et c'est le 22 avril 1915, à Langemark, que les Allemands commencent à utiliser des produits suffocants, en nappes d'abord, puis par projectiles. Il s'agissait de vagues de chlore dont les effets se faisaient sentir sur 3 kilomètres.

Cet emploi des gaz s'est fait au mépris absolu des lois de la guerre et en opposition flagrante avec les Actes de La Haye, ainsi malgré tous les accords internationaux, après la Première Guerre, une crainte des états-majors est l'utilisation des gaz de combat dans une guerre future. Pour soutenir cette affirmation, il suffit de constater les travaux réalisés dans les fortifications permanentes, afin que les occupants soient à l'abri des effets funestes de l'arme chimique.

Plusieurs pays ont  poursuivi des programmes de recherche sur les armes chimiques, ces programmes s’intensifiant progressivement à partir des années 1930, avec le durcissement des relations internationales. De nouvelles substances, toujours plus toxiques furent découvertes et synthétisées.

En 1940, un peu partout dans le monde, un stock important de munitions chimiques avait été constitué dans l’objectif de mener une guerre chimique. Ce stock était essentiellement constitué de munitions d’artillerie et de bombes d’aviation, chargées en phosgène, en ypérite, en trichloréthylamine, en léwisite, en adamsite.

La protection, qui comporte l'ensemble des moyens réduisant ou annihilant les effets des produits toxiques, comprend la protection individuelle par les matériels protégeant soit les voies respiratoires, soit les autres parties du corps et la protection collective comportant les dispositions tactiques et les mesures techniques à prendre pour protéger les combattants, les animaux, le matériel.

La protection individuelle prévoit l’utilisation des appareils filtrants purifiant l'air inspiré en retenant les produits toxiques (masque à gaz), des appareils isolants créant une atmosphère isolée de l'air extérieur et des vêtements spéciaux protégeant contre le pouvoir vésicant de certains produits.

Les animaux peuvent être protégés par des dispositifs basés sur la neutralisation chimique (masque pour chevaux et chiens, housse pour paniers à pigeons. Un moyen de fortune consiste, pour le cheval, à lui coiffer les naseaux d'une musette doublée contenant, entre la doublure et la musette, du foin imprégné d'une solution neutralisante.

Dans les années 1930, cette psychose des gaz empoisonnés, provoquée et entretenue par la propagande des deux côtés de la ligne du feu avait amené un inventeur à fabriquer un masque à gaz pour pigeon voyageur. Le pigeon voyageur devait porter un masque à gaz, tout comme les êtres humains, les chiens et les chevaux, pour se protéger contre les gaz délétères en portant ses messages.

Cependant, durant la Seconde guerre mondiale, l'emploi de gaz de combat n'a pas eu lieu, au moins, elle n’a pas connu l'emploi des gaz sur le terrain.

Les photos ne manquent pas, fin 1939 et début 1940, qui montrent l'acuité de la crainte des gaz autant pour les militaires que pour la population civile.

masque à gaz pour les chevaux

Masque à gaz pour les chevaux. Photo : Loutan.net

masque à gaz pour les chiens

Masque à gaz pour les chiens. Photo : Laboiteverte.fr

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