La guerre et le Québec

France demande armistice

France demande armistice

France demande un armistice

Le commandement allemand prend acte de la demande d’armistice du maréchal Pétain et annonce qu’Adolf Hitler délibérera avec M. Mussolini des conditions à poser à la France

Berlin. – Le commandement allemand prend acte de la demande d’armistice du maréchal Pétain et annonce que le chancelier Hitler délibérera avec M. Mussolini des conditions à poser.

Voici le texte du message du maréchal Henri Pétain, tel que diffusé par le British Broadcasting corporation et capté par le Columbia Broadcasting System.

Français et Françaises!

À la requête du Président de la République, j’ai pris la direction du gouvernement de la France. Je songeai à ceux qui combattaient, fidèles à nos traditions militaires, contre un ennemi fortement supérieur en nombre. Je pense aussi aux anciens combattants que je commandais durant la dernière guerre. Je me suis donné à la France pour améliorer la situation en cette heure sombre. Je songe actuellement aux malheureux réfugiés, aux hommes, aux femmes sur les routes, chassés de leurs foyers par les infortunes de la guerre. Je leur exprime la sympathie, la compassion les plus sincères.

C’est le cœur gros que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat. Hier (16 juin 1940), j’ai envoyé un message à l’ennemi pour lui demander s’il me rencontrerait comme entre soldats après la bataille, honorablement, pour chercher le moyen de mettre un terme aux hostilités. Que tous les Français se serrent autour du gouvernement que je préside durant ces tristes jours. Qu’ils fassent leur devoir …

Berlin. – Radio-Berlin mande que le maréchal a proclamé la capitulation de la France et que le chancelier Adolf Hitler rencontrera prochainement M. Mussolini pour conférer de la situation. Un communiqué du commandement allemand dit :

Le communiqué allemand :

Le président du conseil des ministres de France, le maréchal Pétain, a annoncé dans une allocution à la radio, adressée à sa nation, que la France devait déposer les armes. Il a mentionné la démarche faite par lui pour informer le gouvernement du Reich de sa décision et pour apprendre les conditions auxquelles l’Allemagne serait disposée à accéder au désir de la France. Le Führer rencontrera le président du Conseil d’Italie, M. Benito Mussolini, afin de débattre la position des deux États.

Bordeaux, 17 juin 1940. A 8h. 30 ce matin, le monde apprenait du maréchal Pétain, qui succédait hier soir à M. Paul Reynaud à la présidence du conseil des ministres de France, que celle-ci avait demandé un armistice à l’adversaire. On informe de Berlin que les dirigeants du nazisme ne sont pas disposés à traiter, et entendent exploiter leur victoire.

Hier, M. Paul Reynaud, qui préconisait la résistance à l’envahisseur jusqu’au complet épuisement de toutes les ressources de la métropole et des colonies, a démissionné. Il avait préparé la France à la lutte de son mieux, en restaurant les finances, en rétablissant l’harmonie entre les classes, et en réprimant les éléments défaitistes. Le ministère qui remplace le sien conserve au ministère des Affaires étrangères, M. Paul Baudouin, jeune banquier. Il compte quatre généraux, un amiral. Le général Weygand est ministre de la Défense nationale et chef du grand état-major; le général Colon est ministre de la Guerre et l’amiral François Darlan, ministre de la Marine.

Le gouvernement de l’Espagne a annoncé que l’Allemagne l’a invitée à participer aux négociations avec la France.

site de l'armistice

Site de l’armistice à Compiègne. Photographie : © GrandQuebec.com

Pour compléter la lecture :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>