La guerre et le Québec

Joe Clark : Pas de conscription

Joe Clark : Pas de conscription

Pas de conscription, dit Joe Clark

Peu importe la durée ou l’ampleur des hostilités au Moyen-Orient, le Canada n’aura pas recours à la conscription et ne déploiera pas son infanterie dans la région du Golfe, a affirmé hier (le 21 janvier 1991) le ministre des Affaires extérieures, M. Joe Clark.

« Il n’y aucune circonstance où le gouvernement pourrait avoir recours à la conscription », a tit M. Clark devant le comité permanent des Affaires extérieures des Communes.

Devant les journalistes, le ministre Clark a ajouté que la durée de la guerre ou l’ampleur des hostilités ne pourraient influencer la décision du gouvernement de ne pas recourir à l’enrôlement obligatoire.

Le ministre de la Défense nationale, Bill McKnight, avait laissé entendre la semaine dernière que le Canada n’aurait pas recours à la conscription mais c’était la première fois hier que le gouvernement se prononçait aussi clairement sur le sujet.

Le Canada compte quelque 87800 militaires dans ses forces régulières et environ 40000 réservistes. Jusqu’à présent, 1830 militaires ont été dépêchés dans la région du golfe Persique, dont 21 volontaires de la réserve.

Ottawa exclut aussi toute participation aux hostilités de son infanterie, car les troupes terrestres des Forces canadiennes n’ont pas été entraînées pour combattre dans le désert, dit M. Clark.

Il demeure toutefois possible que le Canada augmente son effort de guerre. Le rôle de l’aviation canadienne pourrait notamment être modifiée, a suggéré M. Clark.

Aussi, le gouvernement canadien n’exclut pas la possibilité d’équiper les 24 CF-18 de missiles air-sol. Les chasseurs canadiens pourraient alors participer directement aux raids aériens effectués en Irak et au Koweït par la force multinationale. Mais aucune décision en ce sens n’a toutefois été prise jusqu’à présent, a dit M. Clark.

Le plan de paix proposé par le secrétaire-général des Nations unies Javier Perez de Cuellar peu avant l’ultimatum du 15 janvier demeure pertinent, dit M. Clark. Mais Saddam Hussein devra démontrer qu’il se retire du Koweït avant que des pourparliers soient tenus.

(C’est arrivé le 21 janvier 1991).

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