La guerre et le Québec

Hitler pose ses conditions

Hitler pose ses conditions

Hitler pose ses conditions

Hitler rencontre les plénipotentiaires français dans le wagon de Compiègne où Foch avait le 11 novembre 1918 posé ses conditions d‘armistice à l’Allemagne. – Ne pas reprendre les armes ni aider la Grande-Bretagne

Compiègne. C’est dans le wagon où avait été conclu l’armistice de novembre 1918 qu’a eu lieu la remise des conditions allemandes aux parlementaires français.

Le préambule aux conditions d’armistice remises aux parlementaires français cet après-midi (21 juin 1940) reprend la thèse soutenue par Hitler dans Mein Kampf: l’Allemagne n’a pas perdu la guerre en 1918, elle a été trahie par ses gouvernants d’alors, voilà pourquoi l’Allemagne dut capituler.

Le chancelier Hitler est resté debout devant les parlementaires français, tandis que le colonel-général Wilhelm Keitel donnait lecture à ceux-ci du préambule aux conditions de l’armistice. Puis le Führer a salué avec raideur, tandis que les parlementaires français, le général alsacien Huntziger en tête, restaient au garde à vous. Puis il remit au généra Huntziger les conditions d’armistice. En 10 minutes la cérémonie était terminée. Le chancelier quitta promptement le wagon-restaurant où elle s’était déroulée, aux accents d’une fanfare qui exécuta l’hymne national allemand et le chant du nazisme Horst Wessellied.

Le chancelier Hitler occupait la place u maréchal Foch

Le chancelier allemand avait occupé la place du maréchal Foch. À sa droit étaient rangées le feld-maréchal Goering, le grand-amiral Erich Raeder, M. Joachim de Ribbentrop, l’amiral Leluc, le général Huntziger, M. Léon Noël, le général Bergeret, M. Rudolf Hess, le colonel général de Brauchitsch, le colonel général Keitel.

Aussitôt après le départ du chancelier, les parlementaires français se réunirent pour débattre les conditions. Un téléphone était à leur disposition pour communiquer avec Bordeaux sur la réponse à rendre. On présume qu’ils séjournèrent à Compiègne jusqu’à ce que leur gouvernement ait rendu sa réponse. Le préambule aux conditions, lu aux parlementaires pour le colonel-général Keitel, renfermait les dispositions suivantes:

  1. L’Allemagne devra recevoir des assurances qui empêcheront la reprise du combat.
  2. La France devra donner à l’Allemagne toutes assurances pour mener la guerre du Reich contre la Grande-Bretagne
  3. Les conditions préliminaires devront être posées d’une paix qui pourvoira à la réparation des torts causés à l’Allemagne par la violence.

wagon du marechal Foch

Site historique Wagon du maréchal Foch, armistice 11 novembre 1918, 22 juin 1940. Photo : © GrandQuebec.com

Le général Keitel a néanmoins déclaré que son gouvernement n’entendait pas prêter aux conditions d’armistice et aux négociations pour la fin des hostilités un caractère injurieux pour un « courageux ennemi ».

La remise des conditions eut lieu dans le wagon-restaurant 2419-D de la Compagnie des Wagons-Lits, comme celle des conditions de novembre 1918.

Rappel de l’armistice de 1918

Berlin, 21 juin 1940. Voici le texte du préambule aux conditions d’armistice, dont a donné lecture le colonel-général Keitel aux parlementaires français:

… »L’armée allemande déposait les armes en novembre 1918. Ainsi se terminait une guerre que le peuple allemand et son gouvernement n’avaient point voulue, et dans laquelle l’ennemi, en dépit de son énorme supériorité, ne réussit en aucune manière à vaincre l’armée, la marine et l’aviation allemandes.

Cependant, dès l’arrivée de la Commission allemande de l’armistice, on violait la promesse solennellement donnée. Le 11 novembre 1918, dans ce wagon, commença le temps de la souffrance, pour le peuple allemand. L’opposition, l’humiliation, les souffrances morales et matérielles que l’on pouvait causer, prirent naissance ici. Les promesses méconnues, le parjure s’unirent contre un peuple qui au bout de plus de 4 ans d’héroïque résistance n’eut qu’une faiblesse, celle de croire aux promesses des hommes d’État démocratiques ».

« Le 3 septembre 1939, 25 ans après le commencement de la grande guerre, l’Angleterre et la France déclaraient de nouveau la guerre à l’Allemagne sans aucun motif. Maintenant le sort des armes en a jugé. La France a été vaincue, le gouvernement français a prié le gouvernement du Reich de lui faire connaître les conditions allemandes d’armistice… »

wagon de ompeinge

Wagon de Compiègne. Photo : © GrandQuebec.com

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