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Historique des glissements de terrains

Historique des glissements de terrains

 Historique des glissements de terrains

Lettre d´information dédiée aux glissements de terrains au Québec

Le 11 mai 2010, la terre s’est ouverte à Saint-Jude, engloutissant une partie de ce village montérégienne. Les sauveteurs ont les corps sans vie d’un couple de leurs deux filles.

Les quatre membres de la famille se trouvaient au sous-sol de leur élégante maison de campagne en train d’encourager le Canadien de Montréal, lorsque le glissement de terrain s’est produit. Il a laissé un grand cratère et il a aussi avalé trois voitures et un tronçon de route asphaltée. 

Malheureusement, ce ne pas la première fois qu’un glissement de terrains cause la perte de vies. En fait, ce phénomène est plutôt assez courant.

Voici un recueil de glissements de terrain les plus importants survenus au Québec depuis la fondation de la Nouvelle-France et jusqu’à nos jours:

1663 : D’effroyables tremblements secouèrent toute la Nouvelle-France pendant plusieurs fois. La première secousse eut lieu le 5 février 1663, mais la terre trembla pas moins de 34 fois au cours des sept mois suivants. Ce tremblement de terre bouleversa le paysage. Des cours d’eau disparurent, des rivières sentaient le soufre et certaines devinrent jaunes et d’autres étaient rouges comme le sang. Des forêts entières s’abattirent comme des châteaux de cartes, des crevasses s’ouvrirent et des montagnes s’effondrèrent dans le Saint-Laurent… Au fait, le nom du Village des Éboulements évoque le glissement de terrain qui a profondément modifié la topographie de la Nouvelle-France à la suite de ce tremblement de terre.

17 mai 1841 : Un éboulement balaie la rue Petit-Champlain de la ville de Québec. Le glissement du terrain détruit neuf maisons et cause la mort de 39 personnes : Ligne du temps – 1841

27 avril 1894 : L’Éboulis de Saint-Alban : « Ce fut la plus terrible catastrophe écologique survenue au Canada de mémoire d’homme. Des géologues vinrent des Etats-Unis et d’Europe constater cet horrible désastre. »André De La Chervrotière. 5 personnes y ont perdu la vie. Source : Érudit.org (document en format PDF).

Le vendredi 27 avril 1894, vers 19h30, toute la contrée environnante de Saint-Alban était mise en émoi par un fracas épouvantable dont l’écho s’est répercuté, dit-on, à 16 km à la ronde ! À l’époque, une majestueuse chute de plus de 30 mètres était présente sur la rivière Sainte-Anne.

À tous les printemps, la crue des eaux avait l’habitude de ronger la berge formée d’une couche d’argile et de sable. En 1894, les neiges ont fondu beaucoup plus rapidement que d’habitude, ce qui a accéléré le processus d’érosion. La rivière s’est soudainement bloquée, et elle s’est forée un chenal sous la croûte d’argile et de sable ce qui créa l’éboulis.

L’éboulis a charrié environ 1,8 Milliard de mètres cube de terre, ce qui représente 70 fois le stade olympique de Montréal rempli dans son entier. Les dégâts causés par l’éboulis sont considérables. Le moulin Gorry a été complètement englouti par l’éboulis ainsi que 8 fermes et une érablière de 500 ou 600 érables. Les ponts de Saint-Alban et de Saint-Casimir ont été détruits. Une étable de Saint-Casimir a été emportée par l’éboulis. Il y a une arche de l’un des ponts de Sainte-Anne-de-La-Pérade qui a été endommagée sévèrement par la fin de l’éboulis. Les dommages ont été évalués à plus de 300 000 dollars. Source : Ginochicone 

Voir aussi : Bases de données en histoire de la Mauricie. 28, Laflamme, J.-C.-K. «Modifications remarquables causées à l’embouchure de la rivière Ste-Anne par l’éboulement de St-Alban».

(Note de GrandQuebec : Nous remercions Mme Odile St-Amant qui a fourni des données sur l’éboulement de St-Alban).

12 novembre 1955 : À Nicolet, trois personnes meurent à la suite d’un glissement de terrain qui emporte de nombreux bâtiments – l’évêché, le palais épiscopal, le poste d’essence, des maisons, le collège des Frères. En outre, il faudra démolir la cathédrale de Nicolet. En l’espace de dix minutes, près de deux cent cinquante mètres cubes de terres ont glissé dans la rivière Nicolet, formant un cratère d’environ 12 mètres de profondeur, plus de cent vingt mètres de largeur et près de deux cents mètres de longueur. Pour plus de détails sur cette catastrophe : Ville de Nicolet.

 4 mai 1971 : Le village de Saint-Jean-Vianney de Shipshaw, situé à 20 km au nord-ouest de Chicoutimi, est anéanti par un glissement de terrain. Près de 35 maisons, sur un total de 70, ont été englouties dans une mer de boue. La catastrophe a fait 31 morts. Pour plus de détails : Glissement de terrain au Saguenay et  Chicoutimi.

 21 juillet 1996 : Une violente tempête, accompagnée par des pluies diluviennes, ravage l’Est du Québec. Glissements de terrains, éboulements, ruisseaux, rivières et lacs rendus furieux, les eaux arrachant tout sur leur passage, ponts emportés ou submergés… Huit morts, des milliers de personnes évacuées et des dégâts matériels qui se chiffrent en dizaines de millions de dollars, tel est le bilan de la tragédie. Pour plus de détails : Catastrophe au Saguenay .

 Pour compléter la lecture, voici notre article sur les villages québécois qui fondent : …En 1998, le village de Salluit a connu un glissement de terrain majeur et un grand nombre de maisons ont été perdues. …Le même problème est présent à Umiujaq, un village d’une population de 300 Inuits, où personne n’ose construire de nouvelles maisons. À Kuujjuarapik, les Cris ont signalé de nombreux craquements survenus dans les routes et terrains…. Remarquons que plusieurs pistes d’atterrissages, construites en pergélisol, fondent aussi ce qui met en danger le système de communications entre les villages.

 Lisez la suite : Villages qui fondent .

 Bonne lecture!

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architecture paysagiste

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1 commentaire

  1. Odile St-Amant

    2010/11/23 at 4:47

    Bonjour,
    Je suis très étonnée que vous ne mentionnez pas l’Éboulis de Saint-Alban du 27 avril 1894.
    http://www.erudit.org/culture/cd1035538/cd1045506/7071ac.pdf
    « Ce fut la plus terrible catastrophe écologique survenue au Canada de mémoire d’homme.
    Des géologues vinrent des Etats-Unis et d’Europe constatercet horrible désastre. »André De La Chervrotière.
    5 personnes y ont perdu la vie.
    http://ginochicone.blogspot.com/
    Le vendredi 27 avril 1894, vers 19h30, toute la contrée environnante de Saint-Alban était mise en émoi par un fracas épouvantable dont l’écho s’est répercuté, dit-on, à 16 km à la ronde !

    À l’époque, une majestueuse chute de plus de 30 mètres était présente sur la rivière Sainte-

    Anne. À tous les printemps, la crue des eaux avait l’habitude de ronger la berge formée d’une couche d’argile et de sable. En 1894, les neiges ont fondu beaucoup plus rapidement que d’habitude, ce qui a accéléré le processus d’érosion. La rivière s’est soudainement bloquée, et elle s’est forée un chenal sous la croûte d’argile et de sable ce qui créa l’éboulis. L’éboulis a charrié environ 1,8 Milliard de mètres cube de terre, ce qui représente 70 fois le stade olympique de Montréal rempli dans son entier. Les dégâts causés par l’éboulis sont considérables. Le moulin Gorry a été complètement englouti par l’éboulis ainsi que 8 fermes et une érablière de 500 ou 600 érables. Les ponts de Saint-Alban et de Saint-Casimir ont été

    détruits. Une étable de Saint-Casimir a été emportée par l’éboulis. Il y a une arche de l’un des ponts de Sainte-Anne-de-La-Pérade qui a été endommagée sévèrement par la fin de l’éboulis. Les dommages ont été évalués à plus de 300 000 dollars.
    Bases de données en histoire de la Mauricie
    28, Laflamme, J.-C.-K. «Modifications remarquables causées à l’embouchure de la rivière Ste-Anne par l’éboulement de St-Alban». …
    mauricie.cieq.ca/biblio_th_explorer.php?-action=browse…

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