Immigration au Québec

Québec, terre d’infécondité

Québec, terre d’infécondité

Québec, terre d’infécondité

On ne fait pas assez d’enfants au Québec. Si les Québécois, peu importe leur origine ethnique, refusent désormais d’en faire davantage, la seule solution, si on veut garder une population de sept millions d’habitants, est d’ouvrir largement les portes du Québec aux immigrants en provenance des pays étrangers et des autres provinces canadiennes.

Or, selon le démographe Jacques Henripin, cette solution est périlleuse. Elle peut même conduire à la guerre civile. Aussi, croit-il qu’il faut résolument faire nous-mêmes des enfants plutôt que de remplacer les berceaux par des avions chargés de centaines de milliers d’immigrants.

Autant de préciser tout de suite : la dénatalité n’est pas un problème exclusivement québécois. Ce problème-là existe dans l’ensemble du monde occidental, et surtout dans les pays de l’Europe de l’Ouest. Toutefois, selon Jacques Henripin, « ce qui aggrave le cas québécois, c’est que nous perdons chroniquement des joueurs dans nos échanges migratoires avec les autres pays ».

Henripin soutient que c’est seulement après une période de répit se poursuivant jusqu’au début du prochain siècle, que commencerait la véritable dégringolade de la population québécoises. Lorsque la baisse de population serait solidement enclenchée, le Québec perdrait environ 25% de ses effectifs à tous les quarts de siècle. Cette perte d’effectifs pourrait s’avérer encore plus substantielle si le Québec continuait d’encaisser des pertes dans ces échanges migratoires.

(Texte publié le 20 juin 1987).

Vieux-Port la nuit

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