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Noël en photos

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Noël en photos

L’arbre de Noël, appelé aussi sapin de Noël est une décoration servant à souligner une tradition païenne christianisée par les Églises chrétiennes au long du Moyen Âge et associée aux cadeaux de Noël.

En fait, l'arbre sacré se retrouve dans la plupart des religions. Il en est de même pour l'arbre de la connaissance d'Adam et Ève à qui fut proposé le fruit défendu représenté par la pomme, après la tentation du serpent. Dans plusieurs civilisations, des offrandes sont faites sur un arbre qu'on brûle, redonnant symboliquement le feu aux dieux. Dans la tradition biblique, le Buisson ardent est également la manifestation de Dieu qui prend la forme du feu.

Chez les peuples baltes, slaves et en Sibérie, après une bonne chasse, les meilleurs morceaux étaient accrochés en offrande sur un arbre que l'on brûle. Dans certaines tribus germaniques, la bûche de Jül était brûlée et les cendres conservées pour protéger la maison de la foudre et pour bénéficier de son pouvoir magique de fécondité. En Scandinavie, les gens suspendaient des pommes, des pâtisseries et autres petites offrandes dans les branches.

Au début, l'Église chrétienne était réticente à la tradition de l'arbre de Noël, car elle l'associait au paganisme, mais elle renouvela sa symbolique en faisant, l'arbre de la naissance du rédempteur. Quand saint Boniface convertit les populations germaniques, le culte de l'arbre fut christianisé et fut admis par l'Église. Elle considéra aussi que les arbres à feuilles persistantes représentaient le renouveau de la vie.

En fait, dans le cadre de la tradition chrétienne stricte, l’arbre de Noël ne doit pas être érigé avant la veille de Noël, c’est-à-dire le 24 décembre et doit être enlevé douze nuits après, pour l’Épiphanie, mais les décorations des rues démarrent plus tôt et il n’est pas rare qu’un sapin survive jusqu’à la Chandeleur peu de jours avant le début du Carême.

centre amc arbre de noël

Au Québec, la tradition veut que l’on utilise comme arbre de Noël le sapin baumier (Abies balsamea) qui a la propriété de dégager un parfum fort apprécié. Arbre de Noël au Centre AMC (ancien Forum de Montréal). Photo : © GrandQuebec

arbre de noel mcgill college

Arbre de vie, symbiose de nombreux rites, la belle tradition de l’arbre de Noël plonge ses racines dans la nuit des temps. Place Ville-Marie. Photo : © GrandQuebec

sapin de noel alexis nihon

L’arbre de Noël fut introduit au Québec dès 1781 par les mercenaires allemands et en particulier le major général von Riedesel, des troupes de Brunswick, et son épouse. Le général planta, à Sorel, le premier sapin de Noël nord-américain. Trois arbres de Noël, Place Alexis Nihon. Photo : © GrandQuebec

noel place ville marie

L'usage de sapin artificiel en plastique, souvent pliable, réutilisable, est une alternative à celle du sapin naturel. Photo : © GrandQuebec

magasinage de noel

La frénésie du magasinage de Noël à Montréal est accompagnée d’un nombre infini des décorations : des cheveux d’anges (de longs fils blancs très fins), des glaçons en verre, en plastique ou simples fines bandelettes d’aluminium simulant la glace présente sur l’arbre l’hiver… enfin, les énumérer toutes, cela prendrait des pages entières… Photo : © GrandQuebec

plantations arbres de noel

Au Canada, quelque trois cents entreprises spécialisées dans la production cultivent annuellement plus de 110 km² d'arbres de Noël. La récolte atteint deux millions d'arbres. Cette production génère des revenus évalués à 30 millions de dollars, selon le ministère de l'Agriculture du Québec. Photo : © GrandQuebec

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Le père Noël est une sorte de divinité qui accomplit des miracles, descend du ciel et fait apparaître des cadeaux comme par enchantement. Photo : © GrandQuebec

creche au québec

Lors de l’angélus dominical du 19 décembre 2004, le pape Jean-Paul II a donné l’explication suivante concernant le sapin de Noël :  «on trouve souvent à côté de la crèche le traditionnel sapin de Noël, une tradition elle-aussi très ancienne, qui exalte la vie. En hiver, le sapin toujours vert devient la marque de la vie qui ne meurt pas. C’est habituellement au pied de l’arbre de Noël décoré que sont déposés les cadeaux. Ce symbole est tout aussi parlant en clef de lecture chrétienne car il rappelle l’Arbre de la Vie, image du Christ, don suprême de Dieu à l’humanité. Photo : © GrandQuebec

la creche

La crèche de Noël, souvent associée, n'est pas un accessoire du sapin, elle est simplement concomitante. Autant le sapin a une double origine païenne et chrétienne, autant la crèche n'a qu'une signification religieuse. La crèche devant l'église de St- Joseph de Mont-Royal. Photo : © GrandQuebec

cadeaux de noel

De manière révélatrice, on assimile le Noël commercial à l’authentique tradition chrétienne menacée par le désenchantement du monde. Photo : © GrandQuebec

bonhomme de noël

Arrivé au Québec vers 1880 sous le nom de Santa Claus, le bonhomme ventru à la longue barbe argentée subira les foudres du clergé catholique et des ligueurs nationalistes canadiens-français qui le considèrent trop protestant et trop anglais (au cours de la Première Guerre mondiale, les partisans des Alliés jugent même ce personnage trop teuton et traître à la patrie). Il sera donc rebaptisé, au début du XXe siècle, du nom bien français de père Noël, non sans avoir flirté pendant un certain temps avec les surnoms de saint Nicolas, de Kris Kringle, de petit Noël et de bonhomme Noël. Photo : © GrandQuebec

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Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le jour de l’An est la fête la plus populaire des Canadiens français. Certains commerces font comme si le bonhomme Noël passait deux fois dans les maisons, une première fois chez les Canadiens anglais et une seconde fois chez leurs compatriotes francophones. Photo : © GrandQuebec

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Le message de l’arbre de Noël est que la vie reste verte et qu’elle est un don, non matériel mais d'elle-même, dans l'amitié et l'affection, dans l'entraide fraternelle et le pardon, dans le partage et l'écoute de l'autre. Photo : © GrandQuebec

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    La valeur patrimoniale de Noël est évidente. Répandue dans tous les pays et insérée dans toutes les cultures, Noël se veut une fête nationale, « bien de chez nous ». Ancrée dans des traditions censément immémoriales, sinon mythiques, elle invite à toutes les nouveautés et encourage toutes les modes. Décorations de Noël, Place Alexhis Nihon. Photo : © GrandQuebec

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Noël se caractérise aussi par les décorations. Celles-ci sont de plusieurs types. Les boules de Noël sont brillantes et de différentes couleurs. Photo : © GrandQuebec

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Les sapins de Noël peuvent être vendus coupés ou en pot, ce qui permet de le replanter à la fin des festivités. Photo : © GrandQuebec

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Le Sapin Fraser (Abies fraserie) est une autre essence est utilisée au Canada. Ce sapin ne donne aucun parfum mais conserve mieux ses épines que le sapin baumier (arbre de Noël dans le hall d'entrée de la RBC). Photo : © GrandQuebec

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Le sapin replanté peut lui-même servir de sapin de Noël d'extérieur : la généralisation de guirlandes électriques « tous temps » permet aux particuliers de décorer un arbre de leur jardin, souvent visible de la rue, ainsi que la façade de leur maison. Photo : © GrandQuebec

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Certains des sapins sont vendus « enneigés » (les feuilles sont en plastique blanc ou elles sont recouvertes d’une poudre blanche) ou même décorés (boules et guirlandes accrochées avant la vente) voire parfumés. Photo : © GrandQuebec

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Aujourd’hui, au Québec, la fête de Noël est composée d’un père Noël, d’une messe de minuit bien catholique, de cartes de vœux popularisées, d’un sapin et de couronnes de branches, de feuilles de houx. La plupart de ces éléments, soit païens, soit profanes, ont été intégrés à la fête de Noël récemment, il y a un peu plus d’un siècle, mais ils ont permis de fabriquer un décor qui donne à la période hivernale son atmosphère unique. Photo : © GrandQuebec

сrêche de noel

Bien entendu, Noël était fêté dans les campagnes canadiennes depuis les temps de la Nouvelle-France. Au début du XIXe siècle, la fin de novembre donne le coup d’envoi du temps de l’avent, une période d’attente et de préparation spirituelle à la venue du Christ. Ces quatre semaines, appelées Petit carême, favorisent la pénitence et se terminent avec la fête du baptême de Jésus, le 13 janvier, quoique plusieurs paroisses conservent leur crèche jusqu’au 2 février, fête de la présentation de Jésus au temple et de la purification de Marie. Photo : © GrandQuebec

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Sapin naturel décoré. En fait, l'image auprès du public d'un sapin en plastique est moins bonne que celle d'un sapin naturel, mais c'est souvent le moyen le plus économique, le moins salissant et le plus pratique (pas d'élimination du sapin à prévoir) pour qui habite en ville. De plus, la variété des tailles permet de choisir un sapin correspondant à la place disponible dans l'habitation. Arbre de Noël, Place Shaughnessy. Photo : © GrandQuebec

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L’univers du temps des Fêtes est assez bien établi et les légères variantes d’une année à l’autre se font sur un même thème. La valse des présents, la décoration des maisons ou le repas en famille font partie des obligations sociales auxquelles on doit se plier pour être heureux. Photo : © GrandQuebec

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Au moment où l’on assiste à la croissante commercialisation de Noël, par un même mouvement, l’un engendrant l’autre, la nostalgie du temps des Fêtes se ressent de plus en plus fortement. Photo : © GrandQuebec

sapin de noel

Le sapin de Noël se caractérise aussi par les décorations qu’il porte. Celles-ci sont de plusieurs types : Une étoile au sommet du sapin, rappelant l’étoile de Bethléem qui guida les rois mages vers le lieu de naissance de l’enfant Jésus. L’étoile est parfois remplacée par une pointe. Au Québec, traditionnellement c’est l’enfant le plus jeune de la famille qui installe l’étoile sur le sapin. Photo : © GrandQuebec

gare bonaventure

    Le sapin de Noël se caractérise aussi par les décorations qu'il porte. Par exemple, flocage et givrage : le sapin floqué est recouvert d'une colle ignifuge à base d'eau et de ouate de cellulose et/ou de fibres de coton (blanches – simulant la neige – ou colorées) qui sont vaporisées à l’aide d’un brouillard d’eau, le sapin givré est peint et floqué légèrement. Photo : © GrandQuebec

cadeaux de noël

La vertu principale de cette période de l’année est la générosité. Les marchands tentent de convaincre les gens d’acheter dans les magasins des centres-villes ou dans les magasins généraux des villages. En outre, le luxe et le superflu sont réhabilités pendant quelques semaines. Les clients sont encouragés à donner aux autres ce qu’ils ne songeraient pas à acheter pour eux-mêmes. Si les réclames des journaux parlent de la possibilité de joindre l’utile à l’agréable, c’est, en définitive, l’agréable qui l’emporte. Photo : © GrandQuebec

jouets de noel

La coutume de décorer le sapin se répand au cours de l'époque victorienne, se limitant toutefois à la classe bourgeoise. Dans les années 1920, cette pratique commence à se généraliser dans les grands centres urbains. En milieu rural cependant, le sapin décoré ne devint une réalité familière qu'au cours des années 1930. Photo : © GrandQuebec

decorations de noel

Du petit sapin de table on passa, vers la fin du XIXe siècle, aux sapins de grande dimension. Cette nouvelle mode serait attribuable à l'arrivée des premiers supports en métal sur le marché. Dans les milieux populaires, on remplaçait ces supports trop coûteux par deux planchettes de bois croisées et clouées ou on plantait le sapin dans un seau rempli de terre. Ensuite, on commence à suspendre le sapin au plafond! Photo : © GrandQuebec

guirlande boa

    Les guirlandes : simples ou lumineuses, clignotantes ou non, colorées ou blanches, de rubans, chaînes de perles ou d'objets divers, ou encore de type « boa ». Photo : © GrandQuebec

magasinage de noel

La marchandisation croissante : Tout catholique soit-il, Noël au Québec est devenu un événement commercial. D’un côté, il inclut la visite à l’église pour assister à la messe de minuit, mais de l’autre côté, il évoque aussi de plus en plus le sapin, les ornements, les décorations de gui, le réveillon et, surtout, le « traditionnel magasinage » des Fêtes, comme on le dit dès les années 1900. Photo : © GrandQuebec

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À partir de la fin du mois de novembre, les gens de Montréal, de Québec et d’ailleurs courent les grandes surfaces et passent des heures à dénicher une « étrenne » pour leur épouse, leur fils, leur neveu, leur tante, leurs amis ou leurs collègues. Photo : © GrandQuebec

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Généralement, ne pas échanger de cadeaux ou réveillonner seul est communément jugé comme un geste provocateur ou une malédiction. Photo : © GrandQuebec

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Le père Noël, qui débarque sous ses allures contemporaines à Montréal vers 1880, soit bien avant les campagnes de publicité de Coca-Cola, symbolise les joies de ces festivités, où l’excès (de nourriture ou de dépenses) est à l’honneur. Photo : © GrandQuebec

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Sapins de Noël modernes, avec des guirlandes clignotantes. Photo : © GrandQuebec

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Accueillie comme un moment de recueillement et de chaleur humaine, la fête honore la pacotille et les gadgets; elle est tout à la fois universelle et locale, traditionnelle et actuelle, personnelle et commerciale. Photo : © GrandQuebec

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Hall du Centre Desjardins, installations de Noël. Alors que l’Église catholique cherche à imposer l’image du petit Jésus, accompagné du père Fouettard, la société de consommation propose une divinité toute différente, joviale, débonnaire, libérale, indulgente. C’est en ce sens qu’on peut parler de Noël comme du premier rite « postmoderne » de la société canadienne-française : elle amalgame des tendances considérées jadis contradictoires mais qui, dans ce cas-ci, donnent à la saison hivernale sa force et sa magie. Photo : © GrandQuebec

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Autrefois, le Noël tournait autour de la messe de minuit et du réveillon. Les Canadiens français n’échangeaient pas de présents, pas plus qu’ils n’envoyaient de cartes ou ne mangeaient de la dinde ou du plum pudding. Noël représentait davantage un temps solennel, fait de recueillement et de prières, mais aussi d’agapes familiales, pendant lequel les bons chrétiens célèbrent la naissance du Christ. Photo : © GrandQuebec

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On compte plusieurs suspensions de formes diverses ayant un rapport avec Noël, notamment des angelots, des Pères Noël, des miniatures d’objets en bois, des serpentins multicolore et même des bougies allumées (mais attention aux bougies et aux feux en général pour ne pas déclencher un incendie). Photo : © GrandQuebec

ogilvy noël

Vitrine du Centre commercial Ogilvy. Aujourd’hui, à présent que nous connaissons le monde imaginaire de Walt Disney, nous comprenons mieux qu’un patrimoine puisse être à la fois authentique et artificiel, ancestral et nouveau, féerique et axé sur la société de consommation. Loin d’être exclusives, les oppositions se nourrissent les unes les autres dans la figure d’un mythe capable de domestiquer la production de masse, d’enchanter les biens manufacturés et de vendre sans sembler rechercher le profit. Photo : © GrandQuebec

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Quelque chose qui ressemble à l’arbre de Noël au Centre commercial Alexis Nihon. Les emprunts culturels et les métissages entourant Noël… les chants de Noël sont des hymnes; on parle sans cesse de la magie du temps des Fêtes, etc. Le matin du 25 décembre, la société de consommation réalise ainsi le rêve qu’elle trahit par ailleurs tous les autres jours de l’année : elle enchante par ses objets, elle donne par ses achats, elle unit par son individualisme et elle sacrifie (les soldes de marchandises n’étaient-ils pas appelés des « sacrifices » au tournant du XXe siècle?) par intérêt. Photo : © GrandQuebec

cadeaux noel

Les cadeaux de Noël : ceux-ci ne sont pas des accessoires à proprement parler, mais on les place au pied du sapin la veille de Noël à cause de leur aspect décoratif (ils sont emballés dans le papier cadeau). Le support du pied de sapin peut être une demi-bûche de bois dont le côté plan est posé au sol, avec un trou sur le dessus pour coincer le tronc; un grand pot rempli de sable, de terre, de pierres ou de galets ; un pied de métal, deux planches clouées en croix avec un trou à l’intersection pour glisser le tronc de l’arbre. Photo : © Grandquebec

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Aujourd'hui, le père Noël se promène en traîneau à l’âge de l’automobile, mais on salue toujours la magie du temps des Fêtes en une époque d’intense rationalisation. Photo : © GrandQuebec

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