Dès l’année de l’arrivée, les fondateurs de Ville-Marie érigent un petit fort avec une palissade.
Une fois le fort en place, la chapelle, l’hôpital et la maison commune sont construits. Les travaux sont dirigés par M. Gilbert Barbier, dit le Minime, expert en charpenterie. De cette façon, les colons peuvent passer l’hiver à l’intérieur une maison en bois (jusqu’à l’automne, ils vécurent sous les tentes). Cette maison commune n’a pas été terminée, mais elle était déjà habitable.
Au printemps de 1643, les premiers Iroquois apparaissent dans les alentours du poste. En juin, c’est la première escarmouche sans toutefois grandes conséquences.
La plus grande partie des colons vivent enfermés dans le fort qui occupe l’endroit de l’actuelle Place Royal, mais quelque uns ont l’audace de s’installer à l’extérieur du fort et bâtir de modestes maisons de bois aux murs ayant des meurtrières.
Le fort construit est démoli après vingt ans de service loyal. Le nouveau fort possède une haute palissade avec des bastions, des courtines et des redoutes.
Les colons de la Ville-Marie sortent armés chaque fois qu’ils se rendant à défricher et cultiver le sol. C’est la cloche de la chapelle qui annonce le début des travaux et la fin de la journée et personne ne peut sortir hors de la ville sans entendre le son. Si un danger se présente, c’est la cloche qui donne l’alarme.
La ville souffre en permanence la pénurie des moyens financiers. En 1651, Jeanne Mance donne son propre argent pour remplir la caisse qui est absolument vide, mais cette situation n’est pas normal. De Maisonneuve voyage donc en France pour obtenir des recours financiers.
À Paris, il rencontre les Associés de Notre-Dame, dont le nombre est de sept membres seulement. Le Royer l’aide à recruter quelques cent hommes, « braves artisans, tous savants dans leurs métiers et tous gens de cœur pour la guerre ».
Une seule dame vient avec ces cent hommes, mais elle seule en vaut cent : c’est Marguerite Bourgeoys.
Au moment de l’arrivée de ces gens, le nombre des habitants de la Ville-Marie ne dépasse cinquante personnes. Naturellement, la perspective d’y vivre n’a rien d’amusant et des défections sont constantes. Personne ne peut blâmer les gens qui n’ont eu le courage suffisant de vivre sous les attaques des Indiens, dans le froid et le travail très dur.
En 1653, des premiers colons de la Ville-Marie, il n’en restait plus que neuf personnes.

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