Histoire du Québec

Vie parlementaire agitée

Vie parlementaire agitée

Une vie parlementaire agitée

Les premières élections parlementaires au Bas-Canada ont lieu en juin 1792. De cinquante députés élus, 35 sont de langue française, dont un protestant, et 15 de langue anglaise, dont un catholique.

La première session de la chambre d’assemblée s’ouvre le 17 décembre 1792. Progressivement, au fil des débats, de regroupements ou partis politiques plus ou moins officiels apparaissent. Plusieurs députés de langue française, souvent membres de professions libérales, forment le parti canadien. Des députés de langue anglaise, souvent des marchands d’origine britannique ou liés à la fonction publique constituent le British Party que l’on appelle aussi parti anglais ou parti des bureaucrates. Ces partes n’ont pas les mêmes intérêts ni la même vision du développement du Bas-Canada.

La chambre d’Assemblée n’ayant ni premier ministre ni ministres, c’est l’orateur de la Chambre qui en devient la figure dominante. La fonction d’orateur permet à Louis-Joseph Papineau de s’illustrer et de devenir le leader du parti canadien puis du parti patriote à compter de 1828.

D’abord simplement assis sur les chaises à la droite et à la gauche de l’orateur, c’est le 17 janvier 1801 que l’on décide de faire réaliser de pupitres pour les députés et de les installer dans la salle de séances.

débat de langue

Débat de langue

Le débat de langue. Huile sur toile marouflé sur le mur au-dessus du trône du président dans la salle de l’Assemblée nationale (législative) cette œuvre du peintre Charles Haut a été réalisé de 1910 à 1913. Les auteurs et guides ont longtemps prétendu qu’elle représentait « la première séance de l’Assemblée législative du Bas-Canada en 1792 ». Elle illustre plutôt « le débat de langue : séance de l’Assemblée législative du Bas-Canada, le 21 janvier 1793 ». La confusion résulte du fait que l’on croyait que le débat de langue s’était tenu au cours de la toute première séance.

La scène se déroule dans l’ancienne chapelle du palais épiscopal, où l’on voit réunis tous les 49 députés élus en 1792 (Louis de Salaberry ayant été élu dans deux comtés). Il avait été question de proscrire l’usage du français dans la chambre d’Assemblée. Le personnage central du tableau est Michel-Alain Chartier de Lotbinière qui, front haut et bras levés prône l’emploi de la langue française à l’égale de la langue anglaise dans les délibérations et dans les comptes rendus de celles-ci. Près de lui se tient Pierre-Stanislas Bédard et Joseph Papineau, père de Louis-Joseph. On aperçoit par les fenêtres le Château Saint-Louis.

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