Histoire du Québec

Histoire de la sœur Fidelet

Histoire de la sœur Fidelet

Histoire de la soeur hospitalière Fidelet

Ce qui suit est raconté par sœur Marie Morin dans son livre Histoire simple et véritable de l'établissement des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph en l'isle de Montreal.

Histoire de la sœur Fidelet

«En l’année 1673, Monsieur Macé, prêtre du seminaire de Saint Sulpice de Paris, insigne bienfaiteur de cette communauté, envoya à sa sœur, notre digne mère Macé, qui était alors supérieure, Mademoiselle Catherine Louise Fidelet pour être Religieuse chez nous.

On la reçut agréablement venant elle d’une si bonne part, et elle fut mise au noviciat, et après son année de postulation, on lui donna notre habit et le voile blanc pour ces bonnes qualités et dispositions à la vertu qu’on a reconnu a la suite être solides, comme je le dis.

A son dixième mois, elle fut reçue en chapitre pour la profession, mais peu après on reconnut qu’elle s’était liée d’amitié particulière avec une novice d’un méchant esprit et qui avait de grands défauts, ce qui obligea la communauté, de l’agrément des supérieurs, de retarder celle-ci et de lui donner des espreuves telles qu’on pu s’assurer de sa vocation.

Pour cela on n’a pas eu aucun égard qu’elle était reçue pour faire profession, on lui dit qu’elle n'avait qu’a disposer les choses pour sa sortie, qu’elle ne devait plus penser a être Religieuse, mais a retourner à Paris, qu’on l’y ferait reconduire et paierait les frais de son voyage, ou bien si elle voulait, s’établir dans le Canada, à son choix.

Ces propositions si peu attendues furent pour elle un coup de foudre.

Après avoir pleuré amèrement son infortune, elle dit résolument qu’elle ne sortirait point et que puisqu’elle ne méritait pas d’être Religieuse dans ce monastère, qu’au moins on lui permit d’y demeurer servante le reste de ses jours. Après lui avoir donné quelques jours a penser a cette affaire et reconnu qu’elle était peu coupable, on lui dit qu’elle pourrait être reçue converse si, après en avoir exercé les fonctions pendant six mois, on l’en jugeait capable. Ce qu’elle accepta avec joie, et a la fin du temps préfixe fit sa profession en la première qualité de sœur hospitalière, la communauté étant contente de son humilité et obéissance dans laquelle elle a persévéré jusqu'à la mort. »

soeurs hospitalières

Vitrail du Pavillon de Bullion, Hôtel-Dieu de Montréal, montrant l'arrivée des trois premières soeurs Hospitalières à Montréal. Image : GrandQuebec.com

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