Maurice Duplessis, 16e premier ministre du Québec et l'une des figures les plus controversées de l'histoire du Québec, meurt en 1959. C’est le Parti libéral de Jean Lesage qui remporte les élections suivantes.

C’est le début de la «Révolution tranquille»: d'importantes réformes sociales sont mises en œuvre et le syndicalisme prend de l'ampleur. La nationalisation de la production et de la distribution de l'électricité est annoncée. Parallèlement, on note un net recul de l’Église, omniprésente jusqu’en 1960.

Le terme «dynamisme» devient à la mode au Québec, et plusieurs manifestations d'envergures sont considérées comme des symboles de ce dynamisme:

À titre d’exemples, il suffit de mentionner l'Exposition de 1967 (l’Expo–67), ou encore les Jeux olympiques de Montréal en 1976.

C'est lors de l’Expo-67 que le général de Gaulle s'écrie «Vive le Québec libre !», exclamation qui est diversement appréciée à travers le pays.

Cependant, certains nationalistes québécois critiquent la Révolution tranquille menée par le gouvernement Lesage, la considérant comme trop timide.

À partir de 1963, le Front de libération du Québec se livre à des activités terroristes dirigées contre les symboles du Canada. Ces actions se concluent, en octobre 1970, avec l'enlèvement de l'attaché commercial britannique, M. James Richard Cross, et du ministre du Travail et de l'Immigration, M. Pierre Laporte. Ce dernier est tué par ses ravisseurs, ce qui conduit à la «crise d'Octobre».