Histoire du Québec

Interprétation militaire

Interprétation militaire

Équipes d’interprétation militaire du Musée Stewart

Le Musée Stewart est réputé pour ses démonstrations militaires du XVIIIe siècle impeccables présentées durant l’été dans la cour intérieure du musée.

Dans son uniforme gris-blanc et bleu, la Compagnie franche de la Marine recrée avec panache les manœuvres.

C’est en 1962, à la Foire mondiale de Seattle, que les troupes de la Marine du XVIIIe siècle faisaient leur première apparition dans une reconstitution historique et militaire.

L’hiver suivant, des sous-officiers du Royal 22e Régiment forment un groupe d’étudiants de divers collèges, écoles et universités. Cette nouvelle troupe prend la relève au Musée Stewart et présente quotidiennement des manœuvres historiques dès l’été 1963. La Compagnie se bâtit rapidement une excellente réputation. Si bien qu’en 1967, elle se voit confier la garde d’honneur du commissaire général de l’Expo 67.

Qui étaient les Compagnies franches de la Marine ?

En 1663, la Nouvelle-France devient province française à part entière sous l’autorité du ministère de la Marine. C’est ainsi que des Compagnies franches de la Marine sont appelées à défendre la colonie. Les premiers soldats débarquent en Nouvelle-France au mois de novembre 1683. À partir de 1684, année de leur première campagne en Iroquoisie, elles sont de tous les conflits et elles participent à toutes les batailles, jusqu’à la capitulation finale le 8 septembre 1760.

En 1688, il y avait au Canada 30 compagnies comprenant chacune de 50 à 65 hommes. Ces compagnies sont officiellement constituées en « Compagnies franches de la Marine » en 1690 et pourvues d’un règlement spécial en 1695.

Ces troupes ont été la première armée coloniale du continent nord-américain. On les retrouve sur tout le territoire, de la forteresse de Louisbourg jusqu’aux postes éloignés des Grands Lacs et de « la mer de l’Ouest ».

En fait, les soldats des Compagnies franches de la Marine ne servent jamais en mer. Ils ne sont pas cantonnés dans des casernes non plus. Le soldat vit chez l’habitant, dans les campagnes et dans les villes de la vallée du Saint-Laurent, participant à la vie quotidienne de la population.

Le 78th Fraser Highlanders

Le régiment 78th Fraser Highlanders propose une vision de la vie des soldats écossais du 18e siècle, en Amérique du Nord. Cette unité se compose d’étudiants portant des reproductions fidèles du kilt et du plaid à dominante rouge et de l’équipement utilisés par les Highlanders de cette époque.

Le 78th Fraser Highlanders a été récréé en 1966 par le colonel J. Ralph Harper et David M. Stewart, fondateur du Musée Stewart, dans le but de transmettre à la jeunesse leur considération pour l’histoire et plus particulièrement pour l’héritage militaire canadien.

Lorsqu’elle manie son fameux mousquet britannique, Long Land Pattern Service Musket, la troupe suit les mouvements décrits par George Grant dans The New Highland Military Discipline  (mis en valeur dans l’exposition Histoires et Mémoires du Musée Stewart), publié en 1757.  Les démonstrations sont rythmées par les cornemuses et les tambours et incluent parfois la « danse de l’épée », une occasion pour les soldats de prouver leur agilité.

Qui étaient les 78th Fraser Highlanders ?

C’est Simon Fraser, fils du seigneur de Lovat, du nord-ouest de l’Écosse, qui lève en 1757 le 78th Regiment of Foote – Fraser Highlanders. Cette unité comprend environ 1 500 hommes de son clan.

Le régiment est cantonné au Canada de 1758 à 1763. Pendant la guerre de Sept Ans, cette formation a joué un rôle majeur dans le déroulement du conflit entre la France et la Grande-Bretagne, connu comme pendant la Guerre de Sept Ans, où les highlanders serviront le roi Georges II. Ils ont participé aux batailles et événements marquants de cette longue guerre : la prise de Louisbourg (juin 1758), les campagnes de Montmorency et Beauport (juillet 1759), la batailles des Plaines d’Abraham (septembre 1759), celle de Sainte-Foy (avril 1760), la prise de Montréal (septembre 1760), campagnes de St-John et Terre-Neuve (septembre 1762).

Le régiment a été dissout à Québec en décembre 1763 et ses soldats ont reçu des parcelles de terre en guise de récompense. Nombre d’entre eux ont tenté leur chance sur ces nouveaux territoires et épousé des Canadiennes françaises. Certains sont devenus de grands propriétaires terriens, de véritables seigneurs, et ont exercé des fonctions dans l’administration publique.

D’autres se sont lancés dans les affaires, principalement le négoce de la fourrures et le commerce du bois. Des descendants de ces Écossais ont exploré le continent et laissé des traces de leur passage, donnant notamment leur nom aux rivières Fraser et Mackenzie.

Apportez votre pique-nique et venez voir à l’oeuvre la Compagnie franche de la Marine et le 78th Fraser Highlanders.

compagnie fraiche de la marine

Le complexe militaire du fort Stewart et un groupe de soldats de la Nouvelle-France. Photo : © GrandQuebec.com

highlanders

Introduction à la danse celtique. Photo : © GrandQuebec.com

La Compagnie franche de la Marine du Musée Stewart – XVIIIe siècle. Démonstration du tir des fusils à silex. Vidéo de GrandQuebec.com

Danse celtique. Vidéo de GrandQuebec.com

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